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  • en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #471
    Pascal LamachèrePascal Lamachère
    Maître des clés

      Bonjour,

      Y a divers sujets qui me passionnent dont j’hésitais à évoquer des thèses, ainsi que continuer une des histoires et des projets créatifs à concrétiser et vous partager au fil des vendredis. Pas encore fait pour me concentrer sur les urgences, et je ne le ferai pas non plus pour aujourd’hui pour vous raconter une histoire, une mésaventure vécue dernièrement.

      Cela a commencé samedi ou dimanche de la semaine dernière. Un gros bruit, choc en provenance du toit. Et constatation des pierres, une cannette et un gros morceau de bouteille de verre cassé, du goulot, lancés dans la zone de l’arrière du jardin, par, pensait-on, trois jeunes d’une dizaine d’années rigolant de plus belle après engueulade par mon père. Je me suis dit que j’allais m’en mêler pour les intimider, en usant à un moment donné d’un appareil photo pour faire genre pris sur le fait comme preuve. Sans l’intention de faire le délateur mais pensant qu’ils y repenseraient à deux fois avant de revenir jouer les loubards. Et comme ils sont revenus lancés des projectiles, je me suis dit que les intimider plus clairement pourrait être efficace. Dans la foulée, je n’ai pas pu m’empêcher de les traiter de « petits cons » comme mon père l’avait fait quelques minutes avant. En faisant un doigt d’honneur pour faire le cake, alors qu’ils étaient en train de courir. Le genre de truc à ne pas faire, qui n’apaise pas les esprits, mais quand la part reptilien du cerveau rentre en action, difficile de le faire taire.

      Au passage, un de mes grands défauts, c’est une forme d’hypersensibilité, d’avoir la pression qui monte vite dans le cerveau et de pouvoir être « hystérique ». Pas au point d’être violent en acte, mais en parole je suis capable de sortir tout un tas d’insultes quand je ne me sens pas respecté, que je me sens agressé d’une façon ou d’une autre dans mon « bon sens ». Ce qui me rassure d’une certaine façon, c’est qu’il semble bien que je ne suis pas le seul dans ce cas.

      Le lendemain, peut-être parce que méprise, difficile d’être certain à cet instant, ils (ou elle ?) sont revenus à la charge, en lançant jusqu’à un gros morceaux de bout de bois.

      Si j’évoque possible méprise, c’est qu’alors que je cuisinais, avec les écouteurs sur les oreilles, mon père est sorti de la maison pour aller les voir. J’ai compris que des projectiles avaient de nouveau étaient lancés, j’ai grondé en ouvrant la porte du jardin (ils lançaient les projectiles depuis un petit chemin, par dessus la haie, avec bancs çà et là, qui longe un pâté de maisons par derrière) puis je suis retourné finir ce que je faisais. Ne voyant pas mon père revenir au bout de 2-3 minutes, comme il n’est plus trop en âge de se défendre, je suis sorti voir au cas-où (peut-être trop vu de films et lu de faits divers, mais on est jamais trop prudent, même si c’est pas tant de la prudence pour le coup). Le voyant avec les jeunes non loin de lui au bout d’une rue, j’ai commencé à courir par réflexe, sans réfléchir à l’inutilité de chercher à les intimider en l’occurrence (on pourrait dire un tort de ma part), ce qui les a fait fuir.

      De ce que j’ai compris en arrivant à sa hauteur, ils s’étaient un peu moqués de lui alors qu’il essayait d’établir un dialogue. Après un instant d’hésitation, je me suis mis en tête de retrouver leur piste, dans l’idée de savoir où ils habitaient et d’expliquer à leurs parents les conneries qu’ils faisaient si ils devaient continuer à lancer des projectiles sur la / les maisons, plutôt que d’alerter la gendarmerie. Comme ils étaient déjà loin, qu’il n’y avait plus de bruit pour les repérer, je suis rentré.

      Quelques minutes plus tard, après débriefing avec mon père et explications de ma mère qu’une trottinette avait été laissée, n’aimant pas les situations stressantes qui durent, je suis sorti en me disant qu’ils allaient revenir pour la reprendre et que cela pourrait être l’occasion d’avoir une bonne discussion, possibilité de jouer les médiateurs.

      Ce qui était très con de ma part. Car j’aurais dû me douter qu’ils avaient eu peur et qu’ils ne seraient pas revenus seuls. Et que vu mon tempérament, je devrais savoir depuis le temps que je ne suis pas fait pour jouer les médiateurs de la sorte. Si ce n’est que je me pose des questions sur l’intention, si y a pas un côté encore plus loubard des aînés, ou si y a eu vraiment méprise, et / ou part de mensonges de la part des jeunes pour que de leurs aînés s’en mêlent.

      Bref, ils étaient en train de repartir vers chez eux par le sorte de camino longeant le pâté de maisons lorsqu’ils m’ont vu arriver près du banc d’où les projectiles avaient été lancés. Ils m’ont interpellés de loin à plusieurs reprises. J’ai senti qu’il y avait danger dans l’air, les voyant plusieurs, au nombre de 4, et peut-être aussi surtout dans leur façon d’interpeller. Une forme d’intuition lisant les signes de l’inconscient, pourrait-on dire. Et n’étant pas du genre tête brûlée, j’ai hésité. Mais partant du principe qu’ils n’étaient pas impliqués dans le lancer de projectiles, que cela aurait été l’opportunité de faire cesser la connerie des plus jeunes, je suis allé à leur rencontre. Autre grosse bêtise / inconscience de ma part.

      Aussitôt à portée de discussion, le frère aîné a commencé par m’accuser d’avoir intimidé avec une arme le groupe de son petit frère et de l’avoir insulté « d’avoir pas de couilles », un truc du genre, et que c’était pas lui le fautif des projectiles lancés mais une jeune demoiselle, et un de ses amis à côté a commencé à me provoquer, se rapprocher de manière assez menaçante.

      Le pire, si je puis dire, c’est que son petit frère m’a semblé lui-même le contredire de l’accusation. Lui dire que c’était pas moi (il accusait mon père ?). Il a continué malgré tout à être menaçant, à évoquer une arme qu’il avait sur lui qu’il était prêt à sortir. Et son ami a continué de se rapprocher semblant vouloir se défouler, se battre, sans écouter le plus jeune qui me disculpait, ni vraiment me laisser le temps de pouvoir m’expliquer.

      Après, question que je me pose : c’est si mon doigt d’honneur ou l’appareil photo a été pris pour une arme de loin, ou la petite télécommande du portail à un moment donné en main (beaucoup trop petite pour être confondue avec une arme, et je crois pas l’avoir gardé en main, un doute, si c’est le cas, leur imagination leur a peut-être joué des tours), si il y a réellement eu méprise. Qu’une part des accusations sont fondées sur la méprise et non pas de la provocation. Et la vexation d’avoir été insulté de « petits cons ». Si c’est le cas, qu’il y a eu méprise, je puis comprendre que le sang du frère aîné n’ait fait qu’un tour comme moi j’ai voulu défendre mes parents, voulu empêcher qu’il y ait des projectiles qui ne soient de nouveau lancés et pouvant blesser les têtes, dont le chat de la maison et les oiseaux qui sont de temps en temps dans le jardin. Et j’imagine qu’il bluffait pour l’arme, qu’il n’avait pas réellement d’armes sur lui.

      Toujours est-il qu’il a continué dans sa menace de sortir une arme et le plus menaçant de ses deux amis de réellement vouloir en venir aux poings, et probablement aux pieds et à la tête. Sans plus cherché à savoir ce qui s’était passé. A partir de là, je ne pense pas avoir eu tort de vouloir maintenir une distance entre eux et moi, si ce n’est peut-être de m’emporter verbalement après menace encore plus explicite de sa part de vouloir se bagarrer. Et pour le coup, je n’ai pas pu m’empêcher de dire aux deux aînés menaçants l’insulte qu’il m’avait accusé à tort d’avoir lancé, mais aux deux et non à son petit frère ni à l’autre de leur ami plus en retrait, tout en courant pour ne pas aller jusqu’à l’affrontement physique, et au cas-où le port d’arme, la menace par le frère de sortir une arme ne soit pas du bluff.

      Une fois rentré à la maison, j’ai continué à les insulter de manière encore plus virulente, outrancière, mea culpa. Et peu après mon père a eu le courage de sortir pour calmer le jeu, jouer le rôle de médiateur. Ce qui semble-t-il a réussi à faire.

      Et pour la petite histoire, au départ j’avais pensé que l’accusation sur arme sortie par moi c’était soit un mensonge des jeunes, soit une tentative de provocation, d’accusation pour inverser le rôle des agresseurs et des agressés, mais ils lui ont aussi tenu cette version, et je me suis dit en y réfléchissant qu’il y avait peut-être eu réellement méprise en prenant peut-être l’appareil photo et son objectif (sorti pour faire genre qu’ils sont pris en flagrant délit, identifiables, et décourager de revenir lancer des projectiles ; j’ai peut-être trop regardé la série « Veronica Mars » à l’époque où diffusée, déjà près de 20 ans maintenant), ou autre, pour une arme. Encore que, de gros doutes quand même que l’accusation d’avoir été menacé avec une arme ne soit pas juste un mensonge plutôt qu’une méprise, car on ne peut pas dire que je les ai menacés avec quoique ce soit, d’autant que j’étais resté assez loin d’eux. Si ce n’est que je pense à une université qui a été évacuée, en alerte attentat, truc du genre, il y a quelques temps, parce qu’une étudiante avait pris une housse de trépied pour un engin dangereux et avait contacté son père qui avait des relations, un statut dans les forces de l’ordre, si je me souviens bien, et il y avait eu évacuation par mesure de précautions avant de se rendre compte de la méprise. A l’époque où y avait eu l’attentat en Russie et la peur d’attentats en France, des menaces, où les autorités étaient sur le qui-vive.

      Par contre, quand les esprits s’échauffent, si je puis comprendre que s’efface l’objectivité, et je reconnais que je n’ai pas été des plus zen verbalement, ils n’ont pas cherché à réellement comprendre ce qui s’était passé, ils n’ont pas été à l’écoute de ce que j’ai pu dire ni même des contradictions apportées par le premier concerné, et ils ont dit à mon père que je les avais « chauffés » alors que c’est clairement, que c’est objectivement l’inverse. Et que ce qu’ils ont fait c’est une forme de harcèlement, de menaces répréhensibles et de fausses accusations.

      Au final, je m’en veux quand-même de m’être emporté verbalement, pour les insultes. Peut-être que si j’avais pu expliquer calmement et clairement le déroulement des faits, ils auraient cessé leurs menaces. D’autant que peut-être qu’il y a eu réellement méprise. Mais surtout je me suis questionné sur qui a été le(s) responsables des projectiles lancés et d’autres bêtises autour du banc ces derniers temps (poubelles renversées et déchirées certains jours, traces de brûlures sur du plastique). Car il y a bien eu délinquance de l’un / des uns ou de l’une, au départ. Du mal à croire que c’était la jeune fille (il ou elle s’est cru(e) dans « Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban », au moment où Hermione lance des projectiles sur la tête de Harry alors qu’ils sont dans la cabane de Hagrid, pour les faire sortir au moment où arrivent Dumbledore, le premier ministre de la magie et l’aspirant bourreau ?) comme l’a prétendu / accusé le jeune homme vu que ce n’est pas la seule « bêtise » qui a été commise, que c’est les enfants qu’on entendait rigoler après atterrissage des projectiles et qui fuyaient quand on sortait de la maison. Peut-être qu’elle était aussi impliquée (pour tenter d’impressionner / amuser de ses amis ?), mais certainement pas seule à lancer des projectiles. J’ai pensé, supposé.

      D’aucuns diraient qu’on a eu tort de partir du principe que l’attitude de coupable signifie culpabilité, et que l’attitude d’innocence reflétait de l’innocence. On aurait dû attendre d’être certain avant de chercher à les faire cesser les lancers.

      Et au final, c’est une très étrange synchronicité. Je pourrais l’interpréter comme une concrétisation de paix avec soi-même et du deuil d’une forme de « paix » d’avec le monde que j’avais écrit la veille, au cours du message de la semaine dernière. Que les pensées à un moment donné influent sur la « réalité vécue », d’une manière ou d’une autre. Même en connaissant les explications sur les phénomènes psychologiques qui nuancent les perceptions, relativisent les interprétions, quand vous vivez des « synchronicités » très troublantes, difficile d’être totalement rationnel. Ou pour le dire autrement, de quoi être parano en ces temps troubles et se demander si ce n’est pas des jeunes payés par un lobby pour foutre le boxon. Bon, je doute que ce soit le cas tel que certains en ont été victimes, vous êtes peut-être plus que deux ou trois personnes à lire ce que j’écris ici (merci pour votre attention), et même si certains utilisent certainement un service pour être au courant de ce qui est écrit sur internet sur tel ou tel propos, je les imagine mal tenter d’intimider de la sorte toutes celles et tous ceux qui les critiquent (ce qui me fait penser au film « Guns Akimbo » avec Daniel Radcliffe). D’autant sans revendications. Et cela a juste l’air d’une « délinquance ordinaire » ciblant une maison parce que non loin de là où ils se réunissent.

      Et en tout cas, si j’avais une leçon à en tirer et un conseil à donner pour qui se retrouverait dans ce même genre de circonstances :

      – quand vous êtes victime d’une certaine forme d’agression par des jeunes (et aussi des moins jeunes, en fait), ne pas chercher à les intimider dans l’idée que cela pourrait les faire cesser leur connerie ;

      – et quand il semble pouvoir être instauré un dialogue, que vous voulez bien faire, que vous voulez éviter de faire condamner des jeunes qui pourraient devenir encore plus délinquants plus tard à cause de cela, il est tentant de se dire qu’il vaut mieux tenter de faire cesser l’agression par soi-même, sauf qu’il vaut mieux ne pas présumer que vous êtes capable de jouer les médiateurs si vous êtes d’un des « camps concernés » ou que vous savez que la moutarde pourrait vous monter au nez, et donc se tourner vers une autre solution. Contacter les autorités ou alerter un collectif de vigilance citoyenne est probablement le plus sage pour ne pas se faire d’ennemis (au sens qu’ils ne sauront pas que c’est vous qui aura porté plainte et à l’origine de leurs soucis quand pris sur le fait, si d’autres maisons ont été visées et qu’ils foutent encore le boxon et consomment de la drogue dans le quartier) ;

      Non que je veuille encourager à la lâcheté et la délation, et probablement que des lancers de projectiles de la sorte ne peuvent provoquer des blessures trop graves aux têtes, encore que pour les oiseaux et chat difficile d’être certain, et puis quand même il y avait des cailloux assez gros dans le lot, ainsi que planches de bois et le gros morceau de bouteille de verre aurait pu faire très mal si reçu sur la tête. Mais cela peut être considéré comme une bêtise puis de la provocation qu’ils ou elle ont fait et cela ne mérite pas de se mettre en danger, il y a des causes plus importantes à défendre, et même si l’idée c’est pas tant de se faire justice soi-même, quand un souci et une menace persistent, si ils doivent être réglés, autant que cela le soit par les autorités compétentes en la matière.

      Re bref, ils ont tous l’excuse de la jeunesse, il y a peut-être bien une part de méprise et les aînés ont l’excuse de probablement s’être montés la tête à partir de là (ce qui me fait penser à divers faits divers où des gens se sont faits lyncher, tuer à cause de mensonges / intox véhiculés sur des réseaux), mais cela n’excuse pas les projectiles lancés à plusieurs reprises, la mise en danger d’autrui par ces lancers, ni la menace qu’ils m’ont faite quand je suis allé pacifiquement à leur rencontre, et cette mésaventure est pas du genre à réconcilier avec le monde.

      Après, la paix intérieure se travaille et pour être cohérent avec ses idéaux, cela me semble important d’être pacifiste d’une certaine façon tout en ne se laissant pas agresser. Alors je vais y « travailler » pour ne plus insulter de la sorte. Si ce n’est que j’espère que la menace de sortir une arme était bien du bluff et qu’ils ne vont pas chercher à me faire la peau avec, si ils en ont une ou décident de s’en procurer une et qu’ils me croisent de nouveau. Et que les ou la fautifs des lancers de projectiles arrêteront, qu’ils cesseront de faire des bêtises.

      Re après, quelques jours plus tard, des pierres ont encore été lancés, ma mère a eu le courage et l’art de la diplomatie d’entamer une conversation de manière assez zen en leur demandant si ils avaient besoin d’aide, que si ils s’ennuyaient, ils pourraient aller à la MJC, et cetera, trucs du genre. Il en est ressorti que c’était bien les enfants et non la jeune demoiselle, si ce n’est qu’elle traînait encore avec eux et n’a rien fait pour les empêcher de continuer leurs bêtises (pour sa défense, on pourrait parler de tendance à laisser faire tant que se sent seul pour empêcher les bêtises, à l’exemple d’une dame plus âgée qui a été témoin des lancers, de leur délinquance, qui observait de loin et qui s’est rapprochée et est intervenue que lorsque mon père est allé face à face – pendant que ma mère leur parlait depuis le jardin – leur dire pacifiquement quelques mots, pour le soutenir face à leur insolence). Et à un moment, sans justifier que c’était le mobile de leur lancer du jour, ils (là, ils étaient deux du trio) ont aussi sorti, comme leur camarade absent, le coup d’avoir eu l’impression d’avoir été menacés avec une arme. Elle leur a expliqué qu’ils ont dû prendre l’appareil photo pour une arme, de là où ils étaient. Et question qu’on peut alors se poser : c’est que si ils avaient vraiment eu peur d’avoir été menacés de la sorte, pourquoi continuer de plus belle ? Ils sont si inconscients et / ou délinquants à ce point ? Tels ceux qui ne veulent respecter la décision de la CPI ?

      Re re après, en y réfléchissant bien à tête reposée, cela me paraît dérisoire par rapport à des menaces de mort et des dégradations plus frontales et régulières que subissent des personnalités publiques, telle la permanence de Aymeric Caron que des lobbies cherchent à intimider,

      et puis rapport à ce que vivent les gens en zone de guerre, ce qu’ont vécu les peuples colonisés, et les victimes du Hamas et ce que vivent les Palestiniens à Gaza et dans les « colonies illégales » où subissent de nombreuses intimidations quand ce n’est pas des expropriations forcées, illégales, voire criminelles. Et puis aussi par rapport aux extinctions d’espèces (pour « tout dire », on en est à un tel stade de gravité au niveau des soucis écologiques et ce qui me semble être une telle inconscience collective de cette gravité, que je suis tenté de cesser d’écrire, toute activité liée aux ordinateurs, pour ne plus participer aux diversions, ce que je ne fais pas en me disant que ce serait encore plus vain que de faire ma part de colibri).

      Ah, et je vais faire comme Amélie Poulain qui est un temps superstitieuse, de ce que je me souviens du film, par cette pensée positive ancrée : tout le monde va être gentil, tout le monde va être beau d’esprit, le monde va être de plus en plus conscient des soucis écologiques, de l’urgence pour les océans et la vie qui y est, du besoin de révolution systémique, de l’économie anticapitaliste, de la philosophie végane antispéciste, la Palestine reconnue par tous les pays, fin des guerres dans le monde, fin des écocides.

      D’ailleurs, je dirais même plus : tout le monde est déjà gentil, tout le monde est beau d’esprit, le monde est conscient des soucis écologiques, de l’urgence pour les océans et la vie qui y est, de même que pour la terre et les airs, du besoin de révolution systémique, du besoin d’une économie anticapitaliste telle que théorisée par Peter Joseph, du besoin de la philosophie végane antispéciste, l’humanité végétalisant son alimentation, véganisant la civilisation, la Palestine reconnue par tous les pays, fin des guerres dans le monde, fin des écocides.

      Et ceci expliqué, pensé et écrit, je termine le message d’aujourd’hui en vous invitant à :

      Bonne journée, bonne fin de semaine.

      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #470
      Pascal LamachèrePascal Lamachère
      Maître des clés

        Bonjour,

        pour aujourd’hui, cela va être une réflexion sur les idéaux, de la « stratégie », des stratégies, et sur un aspect « non négociable » qui peut permettre d’être ferme dans ses aspirations et important du fait des urgences, mais aussi risques autour, dont le souci des divisions que cela peut engendrer par rapport à l’idée qu’il y aurait en théorie besoin d’une convergence de luttes. Et puis une réflexion sur les outils, les moyens pour y arriver, dont les logiciels et sites.

        Mais avant, concernant les urgences, il y a la situation en Palestine, à Gaza, et comme déjà expliqué, le souci de la mal-information, des biais, de la propagande jouant dessus.

        Et « un cas d’école » qui permet d’identifier une « propagande intox » flagrante : la relativisation des chiffres tout en décontextualisant d’une certaine façon, et puis la fuite argumentative. Comme si il était cherchait à vendre un produit, à maximiser un profit (fixation d’un prix en fonction de critères arbitraires, psychologiques, prix total relativisé par jour ou tel quel quand avantageux de le comparer à la concurrence), voire par le recours à des techniques commerciales sans préoccupation pour la « vérité historique ».
        Qu’appliqueraient certains médias plus soucieux d’attirer l’attention par des titres mensongers, l’utilisation de techniques de com’ marketing, qu’une « honnêteté informative ».

        Et ce que d’aucuns considèrent que c’est ce que font des gens qui cherchent à minimiser la tragédie que vivent les Palestiniens, dont par l’ergotage sur le décompte des victimes.

        J’avais déjà partagé un message de Aymeric Caron à ce sujet : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1777474826099212451

        Et l’évoque à nouveau car des continuent de tenter d’impacter l’opinion public, de minimiser la gravité, tel qu’il l’explique ici : https://x.com/CaronAymericoff/status/1789988980533968988

        Et ici : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1790312347623407774

        Et il est question de la tentative de jouer sur la mise en échelle / perspective contestable ici : https://twitter.com/glupatate/status/1789640852286894390

        Et puis pendant que des journaux ont entretenu la confusion avec des titres comme « Gaza : l’ONU prend ses distances avec les chiffres de victimes annoncés par le Hamas »

        j’ai lu qu’un premier employé international de l’ONU a été tué lors d’une attaque à Gaza, par l’armée Israélienne.

        Et dés lors qu’il est mis en évidence que cesser de relayer les chiffres du Hamas ne remet pas en question le total, la tragédie, d’aucuns cherchent à se trouver d’autres arguments, tels que les « enfants soldats », sans prise en compte du contexte et présumant, voire désinformant : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1790432660294099426

        Et la fuite d’argument bancal en argument bancal fait que certains iraient jusqu’à le « justifier » par l’injustifiable : https://twitter.com/AlbertLvy1/status/1790357137970839956

        Si ce n’est que ne pourrait-on pas conclure que c’est cet « injustifiable » qui est le mobile de l’invasion de Rafah et que les journaux qui le font devraient cesser de titrer « guerre Israël-Hamas » quand le chef du Hamas est ailleurs, que des otages seraient à Gaza et que les Palestiniens sont autant massacrés ?

        Bref, difficile de ne pas s’emporter face au recours à la mauvaise foi, des propos plus que spécieux, captieux, aussi, de quoi saluer le courage, le sang-froid et la probité de Aymeric Caron : https://twitter.com/GuiraudInd/status/1789364036955484612

        « Plateau plus que déséquilibré sur @BFMTV
        pour parler de Gaza et des sanctions possibles contre Israël, face à cinq contradicteurs soutiens du gouvernement israélien.

        « 15 000 enfants tués en 7 mois: n’importe quel autre État coupable de ces crimes aurait été mis au ban de la communauté internationale ». »

        Source : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1788988000317116859

        Et entre la tragédie en cours à Gaza, au Soudan, la guerre Russie Ukraine Otan, et cetera ; les scènes de massacre en Palestine, les scènes de violences physiques lors des manifestations pour la cause palestinienne en Israël, en France et ailleurs, et d’une certaine façon morale contre des qui alertent et cherchent à informer à ce propos ; et constater autant de mauvaise foi et de mal-information dans des médias, avec aussi la complicité des carnistes et des non végans dans le carnage d’animaux ; et cetera ; difficile de ne pas succomber au « syndrome du grand méchant monde » : https://www.youtube.com/watch?v=8WiiqssAME4

        Aussi, ce pourquoi j’essaye de me concentrer sur le « positif », les idées de solutions, dont la cause animale, le véganisme antispécisme, et le besoin de révolution de la « sphère politique et économique ». Sans compromissions.

        « UNICEF France

        Pour une aide humanitaire et solidaire aux enfants de Gaza.

        Pour un cessez le feu immédiat.

        Pour la libération des otages.

        Ensemble nous pouvons sauver et protéger les enfants de Gaza.

        Rejoignez le mouvement ! ➡️ https://alleyesongaza.unicef.fr »

        Source : https://twitter.com/UNICEF_france/status/1790766589350130128

        Sans oublier le souci pour les femmes et les hommes (et idéalement non plus les animaux non humains) : « La cause des femmes instrumentalisée par Israël » : https://www.youtube.com/watch?v=KcLmNwizSMw

        Bref, ce qui fait que je conserve un certain « optimisme », c’est que d’expérience, je dirais que n’importe qui à un moment a pu faire preuve de mauvaise foi et sembler inflexible dans la justification d’une mauvaise habitude telle que le carnisme, ou d’un formatage culturel tel que l’idéologie néolibérale ou du consumérisme, de même que du sionisme :

        « C’est à Nabi Saleh que j’ai abandonné le sionisme » : https://ujfp.org/cest-a-nabi-saleh-que-jai-abandonne-le-sionisme/

        finir malgré tout par évoluer, se convertir et tenir un « discours inverse ». Si je puis dire.

        Après, quand vous vous éveillez à certaines valeurs, une éthique, certains idéaux, en général se cristallise une facette « non négociables ».

        Tel qu’exprimé dans ce billet du journal de Personne : « Non Négociables » : https://www.youtube.com/watch?v=h4-PjQy3CUw

        Au passage, un conseil donné à celles et ceux qui sont convaincus par l’intérêt de la végétalisation de l’alimentation et « véganisation », c’est de ne pas chercher à convertir leur entourage en insistant de trop. Au sens de camper sur ses positions, expliquer de ses mobiles et convictions à l’occasion, mais se faire à l’idée qu’il est plus facile de convaincre des inconnu que de sa famille, que « nul n’est prophète en son pays ».

        De ce que je me souviens, Victor Duran-Le Peuch, l’auteur du podcast « Comme un poisson dans l’eau » évoque ce souci et conseil du genre au cours de l’épisode :

        « T’es pas seul·e, on est là, on est plein, et on va rien lâcher ! » : https://www.youtube.com/watch?v=K2jkj7bt8jA

        Aussi, quand vous êtes pour le moment le seul végan de votre famille, de votre entourage, de quoi se sentir seul. Si ce n’est que le plus dur, c’est que plus le temps passe, mieux vous vous informez, plus vos convictions s’affermissent, plus il est difficile d’accepter que d’autres restent complices des crimes de l’humanité en ne végétalisant pas leur alimentation et ne véganisant pas alors qu’ils constatent que c’est faisable. Même quand vous comprenez que le souci est systémique, paradigmatique. Et pour ma part, j’en suis à préférer manger seul et à ne pas être des réunions quand je ne puis préparer un repas végétalien pour les convives / quand le menu n’est pas végétalien végan pour toutes et tous.

        Mais pour la sociabilisation, et pour l’engagement, vous avez des associations véganes antispécistes, et puis des communautés basées sur ces idéaux sur Internet. En politique, le parti « Révolution Écologique pour le Vivant », et des événements tels que « L’UniREVcité » : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/evenement/unirevcite-2024

        Aussi, même si je ne suis pas pour les compétitions, j’admire l’esprit d’équipe à végétaliser l’alimentation de tous : « Un club de football fait le choix du véganisme » : https://www.vegemag.fr/actualite/un-club-de-football-devient-100-vegan-6546/

        Au passage, probablement à cause du lavage de cerveau – à coup de slogans publicitaires – qu’a tenté de faire subir des lobbies carnistes / non végans, et peut-être aussi du fait de certains faits divers sur des gens qui ne cherchaient pas à équilibrer leur alimentation, et préjugés issus d’études biaisées, de connaissances non mises à jour,

        certains s’imaginent qu’il est plus difficile d’être végan et sportif de haut niveau.

        Par exemple, même parmi les végans depuis plusieurs années, il y en aurait encore à penser qu’il faut se préoccuper de la composition en acides aminés des protéines. J’ai pas encore retrouvé l’article qui évoquait des études sur les rats dans les années 60 qui a conduit à ce genre de préjugés, mais à savoir :

        « Sauf cas particulier, il n’est pas nécessaire de se préoccuper de la “qualité” et de la composition en acides aminés des protéines que nous consommons. La diversité des sources et la quantité suffisent amplement. (ANSES, 2017) »

        Fiche sur Les protéines : https://vegan-pratique.fr/conseils-nutrition-vegetalienne/les-proteines/

        Et toujours est-il que :

        « Le véganisme au menu du quotidien de plus en plus d’athlètes » : https://ici.radio-canada.ca/sports/1149737/sport-alimentation-veganisme-athletes-institut-national-sport

        « Sport et véganisme, un duo gagnant ! » : https://vegan-pratique.fr/conseils-nutrition-vegetalienne/les-sportifs/

        Et qu’il y a des sportifs de haut niveau connu pour leur véganisme et qui ont évoqué l’intérêt de l’alimentation végétalienne, tels que :

        Novak Djokovic, Venus Williams, Lewis Hamilton qui considère que c’est l’un des facteurs de son succès sur la piste, Carl Lewis (en 1991, un an après avoir changé son alimentation, il a établi un nouveau record du monde au 100 mètres, que Carl Lewis attribue à son mode de vie végétal), et Scott Gordon Jurek qui est un ultra-marathonien et champion d’ultra-trail (allant jusqu’à faire des courses de plus de 200 km) et qui « considère que cette alimentation lui permet d’avoir un organisme suffisamment sain pour courir de très longues distances. »

        « Petite liste de sportifs et athlètes végans » : https://proteines-vegetales.fr/les-sportifs-et-athletes-veganes/

        Ceci dit, comme déjà expliqué plusieurs fois, il n’y a pas qu’un seul « véganisme ».

        Si ce n’est que j’allais évoquer une des figures françaises les plus médiatiques et les plus controversées de la cause animale et son soutien à une candidate de l’Eurovision 2024 très chahutée du fait du carnage en Palestine, pour le mettre en exergue, partant du principe que malgré son peu de souci pour des humains elle était végane, mais en fait, je viens de lire qu’elle ne l’était pas, du moins pas au moment où l’article qui se penche sur son cas a été publié.

        Aussi, on pourrait faire le rapprochement entre son manque de cohérence dans son alimentation et son souci pour des animaux, avec son manque de cohérence entre ce qu’on pourrait considérer son aspiration à un monde meilleur et son racisme.

        Et il n’en reste pas moins que cela illustre des divergences même parmi celles et ceux qui s’affichent défenseurs de la cause animale.

        Ce qui se retrouve sur le plan politique : il y a plusieurs partis autour de la cause animale mais tous n’ont pas le même programme, le même positionnement sur l’échiquier politique.

        Le seul qui me semble cohérent, ayant en programme un horizon antispéciste, est allié à « La France Insoumise », c’est le parti « Révolution Écologique pour le Vivant » : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/programme

        Bref, l’aspect « Non Négociables » me semble important, pour ne pas dire essentiel.

        Reste que je m’interroge sur la stratégie, pour de l’efficacité concrète, sans être contre-productif vis à vis de ses idéaux.

        Les divers partis politiques autour de la cause animale comme des qui ont à cœur l’écologie, de même que les difficultés qu’ont rencontré la NUPES, illustrent la difficulté de faire converger les luttes.

        Ce qui m’amène à la réflexion sur le casse-tête que tout cela peut être.

        D’autant plus en incluant dans le « problème à résoudre » le fait que :

        « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

        Et ce qui m’amène à ce qui peut faire converger, les points communs, mais surtout ce qui divise, empêche de faire synergie. Car avant de penser stratégie, qui dit recherche de convergence, dit mettre à plat les désaccords, ou du moins les divergences entre militants et citoyens, adhésions à des opinions à un moment donné.

        Aussi, sans la prétention de faire un tour d’horizon holistique de tous les profils existants dans la population humaine, de toutes les variantes, pour vulgariser, une petite liste d’étiquettes, de « cases » :

        – il y a les non végans et les végans ;

        – il y a les racistes et les antiracistes ; les spécistes et les antispécistes ;

        – il y a les qui ne remettent pas en question l’économie classique et les aspirant à une révolution de l’économie (au passage, un article de Peter Joseph qui évoque le besoin de révolution de l’économie pour éviter de verser dans le fascisme :
        « Du capitalisme au fascisme » : https://peterjoseph.substack.com/p/nexus-from-capitalism-to-fascism );

        – des planifiant diverses sortes de réformes mais sans volonté de favoriser de la « démocratie plus directe », et des remettant en question des rouages politiques, des règles républicaines, pour un référendum d’initiative populaire, voire l’idée d’une nouvelle république ;

        – des sous-estimant les soucis environnementaux ayant gobé des thèses des lobbies climato-sceptiques, des écolos tendance « green washing », « capitaliste-compatibles », instrumentalisant le souci, et des « vrais écologistes » ;

        – des « réalistes » qui se croient réalistes par inconscience des problèmes civilisationnels et potentielles solutions nécessaires, des réalistes au sens de conscience des difficultés, et des utopistes au sens de conscience des difficultés mais considérant que malgré tout il faut faire tout son possible pour arriver à concrétiser des idéaux quand bien même c’est mission impossible ;

        – des qui s’intéressent à des « thèses complotistes » sans remettre en question le système qui donne du pouvoir aux comploteurs ni les soucis civilisationnels,
        des qui se trouvent des populations « bouc émissaire » sans remettre en question le fonctionnement civilisationnel,
        des qui stigmatisent le complotisme sans remettre en question le système qui provoque les soucis civilisationnels,
        des qui considèrent certaines théories et problèmes géopolitiques au cas par cas, en faisant la part des choses, remettant en question un mode de fonctionnement considéré cause d’injustices sociales, d’écocides, de pollutions, de dépassement des limites planétaires, de phénomènes délétères, et cetera ;

        – les individualistes, les « tout va bien madame la marquise », les catastrophistes survivalistes, les sur tous les fronts, les catastrophistes misant sur les écolieux, les cherchant à limiter les dégâts pour le bien commun planétaire ;

        Bref, toutes ces « étiquettes » ne sont pas forcément toutes des plus pertinentes pour définir des accords et désaccords paradigmatiques, par rapport à une pensée systémique, de civilisation, j’ai écrit ce qui m’est venu là, pour le moment, à l’esprit, toujours est-il que voilou.

        La remise en question du spécisme, l’antispécisme à lui-seul, avec tout ce que cela sous-tend comme remise en question, dont la généralisation du véganisme pour l’humanité autant que possible et mise en place de la Zoopolis, pourrait être la base commune à la civilisation. Qui n’aspire pas à un monde le moins pollué possible (pollution qui serait l’une des principales causes de mortalité systémique sur cette planète), où la civilisation a un mode de fonctionnement basé sur des principes pour de la pérennité, avec respect des autres espèces animales et lieux de vie pour l’épanouissement ?

        « L’antispécisme ? une politique de l’émancipation » : https://www.revue-ballast.fr/lantispecisme-une-politique-de-lemancipation/

        Et si pas encore écouté, pour le développement d’argument et thèse, cf. le podcast « Comme un poisson dans l’eau » de Victor Duran-Le Peuch : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

        Et : « Révolution Écologique pour le Vivant » : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr

        Difficile de combattre la propagande spéciste tant sa prégnance à des racines lointaines dans certains pays comme en France, tel qu’évoqué si je me souviens bien au cours de cet épisode de lecture titré « Les humanistes ont de quoi trembler ! » : https://www.youtube.com/watch?v=kae26j10vHQ

        Mais il y a intérêt à le faire, je pense.

        Et par rapport à ça, dans cet objectif, j’ai fait mon deuil d’une forme de « paix » d’avec le monde mais j’ai fait la paix avec moi-même, si je puis dire.

        En terme de stratégie, une forme de « démocratie économique » orientée éthique pourrait y participer, je pense.

        Après, ce qui reflète la difficulté de converger pour une cause commune, c’est que quand bien même il y aurait intérêt à de la « démocratie économique », revoir un mode de fonctionnement, ne serait-ce que pour l’intérêt des classes les moins aisées dans une perspective de lutte des classes, il s’en trouve à défendre ce qui ne ferait pas de leurs intérêts, à relayer des théories conspis contre des idées qui pourraient faire de leurs intérêts. Sans être à priori eux-mêmes des « agents du système » sous couverture, faisant de l’intox. Peut-être plus des lambda qui se sont faits eus par des intox, une théorie de conspi.

        En fait, à une époque, à l’époque où le mouvement des indignés tentait de prendre en France, capitalisant sur la médiatisation d’ « Occupy Wall Street » et du livre « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel, constatant qu’un certain nombre avaient du mal à remettre en question leurs habitudes alimentaires que je considère de criminels, je m’étais dit que remettre en question le fonctionnement de rouages politiques et de « l’économie », du capitalisme, du libéralisme, du néolibéralisme, cela pourrait être être un des meilleurs moyens de convaincre certains camps de faire synergie, cause commune. De mettre plus ou moins tout le monde d’accord.

        On aurait pu faire autrement pour être plus efficaces, la plupart n’avions pas d’expérience militante, ni bien réfléchi à de la stratégie sur le moyen et long terme, après il y a aussi le fait qu’en France à l’époque le climat social était pas tellement contestataire, dans l’expectative. Diverses théories sur le pourquoi le mouvement des indignés n’a pas tellement fait d’émules.

        En tout cas, au fil du temps j’ai pu constater la difficulté de lutter pour l’anti-capitalisme.

        A ce propos, un exemple de « fuite argumentative », d’argument bancal en argument bancal, quand face à ce qui aurait de quoi remettre en question une certaine « posture idéologique », certains amateurs de théories du complot en sont venus à gober et relayer que des remises en question de l’économie telle que pratiquée, contre « l’économie de marchés », d’idées pour de la « démocratie économique », relevait d’un agenda de groupes obscurantistes, type de transhumaniste. Tout en considérant des Bill Gates et autres milliardaires fautifs de certaines problématiques.

        Mais pour remettre en question ceux qui ont le pouvoir monétaire de nuire au bien commun, ne faut-il pas penser le problème de cause à effets ? Comprendre les principes de la lutte des classes et l’intérêt d’idées pour de la « démocratie économique » ? Plutôt que de croire que stigmatiser des personnalités qui sont eux aussi influencées par un système, des agents d’un « système économique », sans idée de « système économique » alternatif, résoudra quoi que ce soit.

        Et pour la petite histoire, n’ayant pas trop eu affaire à ce genre de discours lors de discussions au cours d’événements, je m’étais dit que c’est juste du trollage à la base des hoax, car me semblait logique de comprendre le principe, l’intérêt d’une remise en question de l’économie, mais j’ai des connaissances sur les réseaux qui ont fini par relayer ce genre de théorie.

        Après, dans une remise en question d’un paradigme, il ne faut pas chercher à faire consensus dans l’immédiat.

        Et déjà partagé des liens qui excusent, au sens d’expliquer les ressorts du « complotisme », du « conspirationnisme », tel que cet article de Frédéric Lordon  : « Conspirationnisme : la paille et la poutre » : https://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

        et Peter Joseph : « Notre réalité post-vérité (Croyances non fondées sur des preuves, culture du complot et limites du débat) » : https://peterjoseph-substack-com.translate.goog/p/our-post-truth-reality?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

        L’article d’origine : https://peterjoseph.substack.com/p/our-post-truth-reality

        Toutefois, si je l’évoque, c’est qu’un certain nombre de militants se sont divisés autour de la gestion de la pandémie et le climato-scepticisme semble avoir encore des adeptes. Et j’ai l’impression que cela a fait le jeu de partis politiques « pas glop », que certains s’en sont « droitisés ».

        Difficile d’avoir une estimation de la population, en terme de nombre d’individus, qui a évolué de la sorte, et c’est probablement pas une priorité, plus efficace de tenter de rassembler sous la bannière de l’antispécisme, de l’idée d’une « démocratie économique », de la prise en compte des soucis environnementaux, celles et ceux qui en comprennent l’importance.

        Et puis dans la jeunesse, nombreuses et nombreux se mobilisent courageusement pour tenter de contrer des lobbies pollueurs. Ce qui laisse à penser une potentialité d’efficacité.

        Tels Greta Thunberg et cette jeune dame dont l’intervention a été partagée sur son compte instagram :

        Extrait :

        « Nous leur faisons savoir que nous leur ferons obstacle.

        Nous arrêterons ce champ pétrolier et la violente expansion pétrolière et gazière d’Equinor à travers le monde.

        Passez à l’action via le lien de @stopcambo dans la bio. »

        Source : Pour lire le message en entier et écouter le speech : https://www.instagram.com/p/C69FS5No3cS/

        Et il me semble que de la « majorité silencieuse » soutient ce genre d’initiatives, a conscience du souci du réchauffement climatique, du besoin de révolution qui en prend acte. En théorie. A moins que « l’ubérisation » et la « bollorisation » finissent par accaparer l’attention et les préoccupations des uns et des autres.

        Ce qui me fait penser à la conclusion d’un article que je n’avais pas encore partagé sur ce fil de discussions :

        « Quand le Nord s’inspire du Sud… » : https://www.revue-ballast.fr/nord-sinspire-sud/

        Extrait :

        « Peut-être même que nous finirons par adopter un suffixe en ‑isme, et ce dans l’objectif clair et précis de rénover les utopies et de détruire le système capitaliste-racial-patriarcal. Cette chimère à trois têtes qui sait parfaitement s’adapter à tous les contextes humains, polymorphe et coriace, changeant d’apparence en fonction de l’environnement et des situations. Attaquées séparément, une des trois têtes prend les commandes, visibilisant un type de domination, les deux autres mises en sourdine continuent à nourrir celle qui fait face tout en assurant les arrières : combattues isolément, les trois têtes constituent une entité invincible. Nous, nous vous proposons de « faire d’une pierre trois coups » en visant le cœur de ce monstre qui terrorise nos vies depuis si longtemps, pour enfin changer d’ère. Rien de moins. »

        Et sachant que l’écologie et la lutte des classes sans prise en compte de l’importance de la cause animale, de l’étique végane antispéciste, c’est du gaspillage, pourquoi pas le véganisme antispécisme anticapitalisme ?

        Pour y arriver, je n’ai pas encore évoqué de réflexion sur les outils, les moyens, dont les logiciels et sites. Je me suis plus épanché que je ne comptais sur les autres sujets. Ceci dit, je ne comptais pas tellement développer à ce propos, alors je vais essayer de résumer avant de terminer le message d’aujourd’hui :

        – pour dénoncer la monétisation des « données personnelles » et des risques qui vont avec la potentialité de ciblage, accrue avec l’utilisation de l’intelligence artificielle, s’est popularisée l’expression « Quand c’est gratuit, c’est vous le produit », qui se discute, car en fait, beaucoup de services sont gratuits sans pour autant monétiser les données personnelles, sans chercher de contreparties autre que le partage de leurs convictions, de leur passion, et d’aucuns considèrent plus pertinente l’expression  « Si vous êtes le produit, ce n’est pas gratuit », tel que l’auteur de cet article : « Si vous êtes le produit, ce n’est pas gratuit » : https://www.laquadrature.net/2016/08/17/si-vous-etes-le-produit/ ;

        – pour chercher à militer, à faire convergence, à convaincre des prêts à être convaincus, à sensibiliser à des causes, il ne faut pas rester dans « l’entre-soi », de quoi se dire qu’il faut être prêt à investir tous les champs permettant l’expression de ses opinions, et donc ne pas délaisser les réseaux populaires. Et j’ai souvenir d’un réseau social alternatif que j’avais trouvé parfait à ses prémices, dans l’intention et niveau design, mais où j’ai trouvé que l’autogestion squattée par certains militants rendant indésirables certaines personnalités alors que c’était « discutable », voire injuste, a parasité, gâché, fait que le réseau a périclité. D’un autre côté, cela fait du bien d’être entouré de gens qui comprennent et partagent les mêmes idéaux. Et il s’est développé depuis d’autres réseaux alternatifs, dont « diaspora », où tout un chacun gère d’une certaine façon lui-même son compte comme il l’entend. Et il y aurait un intérêt à des réseaux et des outils non soumis aux GAFAM.

        Voir arguments et listes sur : « Dégooglisons Internet » : https://degooglisons-internet.org/fr/

        Et si vous deviez utiliser diaspora, ma page : https://diaspora-fr.org/people/5044160009d4013a5ae07a0e1fe011af ;

        Pour approfondir la question autour des risques de censures, des tentatives d’influences du pouvoir et des intérêts privés, voir les publications travaux de l’association « La Quadrature du Net » : https://www.laquadrature.net/

        Et ceci écrit, concernant la remise en question de l’économie, de stratégie, d’outils, comme déjà évoqué, Peter Joseph devrait mettre en place un système accompagnant la sortie de son quatrième film documentaire de la série Zeitgeist, « Zeitgeist | Requiem ». Ce sera certainement l’occasion de tenter de faire converger les aspirant à une révolution de système économique.

        En attendant, ne pas oublier que « L’antispécisme ? une politique de l’émancipation » : https://www.revue-ballast.fr/lantispecisme-une-politique-de-lemancipation/

        Enfin, je presque termine le message d’aujourd’hui en évoquant des recettes de « fromages végans ». De nos jours, de toutes sortes en été réinventés, cuisinés, à cuisiner ou à se procurer, des « tartinades » aux plus raffinés, fermentés.

        Je n’en suis pas un grand amateur à la base mais j’avais cherché des alternatives véganes car père Normand, des amateurs dans la famille, pour les inciter à ne plus être complices des crimes de l’humanité par leur consommation, et puis par curiosité.

        Bref, pour les pizzas véganes, il existe principalement deux types de fromage végan. Un à râper, tel que celui de cette recette : « Fromage végétal à râper » : https://francevegetalienne.fr/blog/2017/7/14/fromage-vgtal-rper

        Et un plus crémeux mais qui se gratine aussi à la cuisson, tel que :

        50 cl de lait végétal, 1 cube de bouillon de légumes, 10 cl d’huile, 60 g de farine de riz, 16 c à soupe de levure de bière, 2 c à c d’ail, 2 c à c d’oignons en poudre, du sel, 4 c à s de vin blanc (facultatif) ; vous faites chauffer l’huile, vous ajoutez la farine de riz, vous mélangez au fouet une bonne minute, puis vous ajoutez le lait végétal, vous fouettez jusqu’à épaississement, puis vous ajoutez le reste des ingrédients, vous fouettez bien, mélangez bien le tout 2 bonnes minutes, et c’est prêt à être utilisé.

        Et tel que dans cette autre recette : « Pizza végane au fromage maison » : https://patateetcornichon.com/recettes/pizza-vegane-au-fromage-maison

        Le fromage « végan crémeux » est aussi parfait pour accompagner une soupe à l’oignons, et le râpé pour une recette de poutine végane.

        Il existe plusieurs recettes de poutines véganes, et pour une occasion spéciale, quand vous recevez pas mal d’invités, si vous avez le temps et la motivation, une recette qui a du succès : « Recette de poutine végane »  : https://www.lapetiteokara.fr/recette-de-poutine-vegan/

        A noter que pour cette recette, vous pouvez ne pas râper le fromage végan mais le hacher, et vous pouvez remplacer les pommes de terre par des légumes, faire des frites de légumes (avec des betteraves, carottes et panais, coupés en frites, cuits une 10ène de minutes à la vapeur, badigeonnés d’huile et d’épices et dorés une 12ène de minutes au four – préchauffé à 190 °c – étalés sur un tapis de cuisson),

        et faire vos propres chorizos végans (ce qui ne fait pas en soi de travail supplémentaire si vous en faites plusieurs pour un autre repas).

        Il existe plusieurs recette de saucisses véganes, de chorizos végans, j’ai pas retrouvé celle que j’avais adaptée, alors voilou la recette ici :

        vous mixez 400 g de haricots rouges avec environ 1,5 c à soupe de concentré de tomates, 1 c à soupe d’huile, 3 c à s de paprika doux, 1,5 c à s de paprika fort fumé, 1 c à c d’ail en poudre, 1,5 c à c de coriandre en poudre et 1,5 c à c de cumin en poudre ; puis vous ajoutez 100 ml d’eau et vous mixez de nouveau ; puis vous mélangez 210 g de gluten avec 30 g de fécule, vous ajoutez ce mélange et mixez de nouveau ; puis vous ajoutez environ 120 ml d’eau et vous remixez de nouveau ; vous formez 12 saucisses véganes, chacune enveloppée dans un film fraîcheur adapté à la cuisson vapeur, vous faites cuire 1 h à la vapeur puis, une fois déballées, sorties des films fraîcheur, vous pouvez cuire à la poêle quand utilisées telles quelles en plat principal (et congeler les non utilisées sur l’instant), ou en couper en morceaux avant de les faire revenir tels que dans la recette de poutine végane.

        Un autre type de fromage végan pour d’autres recettes, telles que des salades fraîches : la « Mozzarella végan ». Ah, le site anglophone sur lequel j’avais trouvé la recette n’est plus en ligne, mais je viens de trouver un équivalent en Français qui s’en inspire : « Mozzarella vegan maison » : https://www.mabonnecuisine.fr/mozzarella-vegan/

        Et il y a les fromages végans fermentés. Je fais de temps en temps une recette assez simple qui nécessite que peu d’ingrédients : noix de cajou nature, eau, sel, jus de citron, et 1 capsule de probiotique, 2 jours de fermentation à l’air libre, le pot à moitié couvert, puis 3 jours au réfrigérateur après éventuellement ajout d’épices, d’aromates, vous trouverez la recette ici : https://marcwelter.com/blogsansgluten/fromage-vegetal-fermente-sans-lactose-sans-caseine/

        Ceci dit, à faire si vous pouvez trouver une provenance « équitable », j’ai appris il y a quelques temps que le mode de préparation le plus courant n’était pas éthique : « La noix de cajou, pratique mais pas tout le temps éthique » : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1961510/noix-cajou-conditions-travail-difficiles-usines-afrique-asie

        Et j’ai pas potassé le dossier à fond, pas encore cherché à faire des fromages végétaux fermentés élaborés, si cela vous intéresse, un article qui me semble très bien synthétiser sur les fromages végans :

        Comment faire du (très bon) fromage vegan maison ? : https://vegetalisetoi.com/blog/comment-faire-du-fromage-vegan/

        Et je termine le message d’aujourd’hui sur ce petit poème :

        Je rêve

        Je rêve d’un monde
        où les êtres humains
        se soucient des vies animées
        et des conditions, d’onde en onde

        Je rêve d’êtres humains,
        une civilisation de la dignité,
        s’attachant à la concrétisation d’idéaux,
        la paix avec et pour les Palestiniens

        Je rêve d’une civilisation antispéciste,
        l’humanité végétalisant, sans crimes dans le lot,
        tout un chacun ne craignant pour des lendemains,
        éthique pour essence, pérennité en moteur, piste

        Je rêve de la solution aux urgences,
        à l’application, à cœur, éveillées consciences,
        sans renvoyer aux calendes grecques, sur terre,
        d’esprit, bons jours, merveilleux univers.

        Merci de votre attention,
        Bonne fin de semaine !

        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #469
        Pascal LamachèrePascal Lamachère
        Maître des clés

          Bonjour,

          c’est probablement vain de l’exprimer ici, à nouveau, mais dans l’idée du sorte d’exutoire politiquement engagé, de vous exprimer certaines préoccupations, le réchauffement climatique avec le souci pour la cause animale est le genre de sujet qui risque d’être toujours d’actualité jusqu’à la fin de nos vies. Comme déjà dû l’écrire.

          Bref, ce qui m’amène à de nouveau vouloir en « parler » et insister dessus, c’est encore et toujours l’impression que la plupart sous-estiment la gravité, comme si de rien n’était. Et les messages d’alertes tels que ceux du directeur du « Climate Emergency Institute » qui me semblent crédibles quant à la situation critique.

          Alors je ne vais pas encore et toujours vous inviter à lire et regarder les mêmes docs pour de l’argumentaire, surtout évoquer pour aujourd’hui la réflexion qui m’y a ramené :

          – les réactions suite à la réélection du maire à Londres, dont de nombreuses publications d’un compte soit-disant dédié à un fil « d’actualités internationales » mais qui n’évoque jamais la thématique du réchauffement climatique, tout au plus l’évocation de tragédies lors de déchaînements d’éléments, de « l’info-consommation » à base de drames, sans faire le lien qui pourrait être fait avec les effets du réchauffement climatique et les soucis systémiques ;

          – ce qui me semble être une forme d’hystérie (et d’hypocrisie) collective dans de la sphère polico-médiatique française, manifestée par une sorte de chasse aux personnalités soutenant la cause Palestinienne, telle que Guillaume Meurice en a fait les frais, avec ce qui me semble être à l’œuvre : de la mauvaise foi, un « deux poids deux mesures », de ce que dénonce l’association ACRIMED : https://www.acrimed.org/ ;

          – avec aussi toute l’attention que captent ces contre les manifestations de soutien à la Palestine, alors qu’il y aurait urgence à faire cesser le massacre, la guerre, les guerres, que des instances internationales vont dans ce sens ; et puis après, si je trouve admirable toutes les mobilisations pour un cessez-le-feu, en soutien à des populations en péril, cela pourrait être l’opportunité de faire synergie entre les causes, de rappeler le lien avec d’autres urgences, des causes liées dans le cause à effet ;

          Et au passage, si je n’ai pas fait une étude poussée de ces médias, que je n’ai pas fait une veille médiatique comme ACRIMED le fait, surtout vu des extraits d’émissions commentés par des activistes, il me semble qu’ils (les médias critiqués) ont en commun d’aussi maltraiter le sujet « réchauffement climatique », la cause animale et sociale. Ce qui renforce mon impression qu’il faudrait une convergence des causes, une synergie de militance, si je puis dire. Dans l’esprit de ce que propose « Révolution Écologique pour le Vivant ».

          Ceci dit, avant d’expliciter un peu au sujet de l’urgence climatique et des soucis et potentialité de causes à effets, du point de vue holistique, je suis assez perplexe face aux calomnies, discours d’opposition et répressions en France contre celles et ceux qui alertent sur la tragédie que subissent les Palestiniens, se mobilisent contre.

          On pourrait faire le rapprochement avec aussi le mauvais traitement d’autres sujets, analyser des mêmes raisons, toujours est-il qu’en l’occurrence, ce qui me semble assez flagrant dans le « deux poids deux mesures », en plus de ce que dénoncent des instances internationales, c’est les déclarations d’anciens présidents français, à l’époque d’où ils étaient présidents, en soutien à la Palestine, versus des discours, les répressions et calomnies contre des soutiens à notre époque. En dehors de la critique qu’on pourrait faire de la politique que ces anciens présidents ont mené, qui fait que j’irais pas jusqu’à considérer que ceux d’il y a plus d’une décennie seraient à « glorifier » de par là, l’histoire des qui se font du souci pour la Palestine a retenu de leur courage dans leur prise de position.

          Et on pourrait aussi évoquer la contradiction entre les discours et les actes à notre époque (et pas qu’à notre époque, mais bon), le fait que des politiciens aient reconnu des crimes de guerre et avaient évoqué une opposition à l’invasion de Rafah mais n’aient finalement rien fait. Ou rien pu faire ? Et qu’il continue d’être réprimé des manifestations de soutien à la Palestine, y compris en Israël.

          Bon, certes, il y a question de la menace de cesser de fournir des armes, mais ce n’est pas une opposition claire et ferme, et pendant ce temps, à l’heure où j’écris ces lignes, Rafah continue d’être bombardée, des images dramatiques diffusées, il semble que le massacre continue à Gaza.

          Et je me suis demandé si c’était de la culpabilité de la France, dans « l’inconscient collectif », tel un égrégore impactant sur le plan « politico-médiatique », vis à vis des parts sombres de son histoire, ainsi que si c’était du fait de la dette morale envers la population juive qu’ont nombreux pays occidentaux, comme on pourrait considérer qu’il y en a envers des pays de l’Afrique, les pays qui ont été colonisés, envers des populations d’humains ainsi qu’envers les animaux non humains.

          Si ce n’est qu’on a creusé et est en train de creuser une « dette morale » aussi envers la Palestine, il me semble. Et d’aucuns contestent que le passé ne peut justifier le présent, situation présente, « crimes de guerre » considérés injustifiables de toutes façons. Et puis les bombardements ne mettent-ils pas aussi en péril, en danger, la vie des otages ? Peut-être pensent-ils qu’ils sont ailleurs ?

          Toujours est-il que si d’aucuns n’ont peut-être pas bien fermement condamné les morts et la prise d’otage par le Hamas, la situation actuelle fait que de quoi considérer qu’il y a injustice envers la Palestine et de leurs soutiens, tel que le considère ce député David Guiraud :

          « 🇵🇸 Le jour anniversaire de la liberté de la presse dans le monde, l’incapacité du gouvernement à dénoncer clairement les atrocités perpétrées par l’armée israélienne contre les journalistes le rend complice du drame.

          Et ce pendant qu’en France, on censure ceux qui s’opposent au génocide. Qu’il est triste ce service public, qui se dit Charlie mais qui bâillonne la bande à Charline.

          On se croirait dans un sombre cauchemar au pays des Lumières, mais c’est une triste vérité, ceux qui contrôlent les matraques cherchent souvent à faire taire ceux qui ont des idées. »

          Source : https://twitter.com/GuiraudInd/status/1787849496598089737

          Et qu’un exemple de ce qui contraste avec le gouvernement :

          « Espagne versus France :

          INFO : La ministre de l’innovation d’Espagne, Diana Morant, sur les manifestations dans les universités et la guerre à Gaza « En tant que ministre des Universités, je dois montrer ma fierté envers les étudiants qui ont un esprit critique, l’exercer et le transmettre à la société » »

          Source : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1788120924052422951

          Et quand on voit une vidéo du Premier ministre israélien dans les années 80 où il est présenté « affirmant qu’Israël possède et contrôle les États-Unis, y compris son gouvernement », ceci expliquerait les pressions sur la CPI, et cetera, et de quoi se demander si certaines injustices en France ne prennent pas leurs sources dans ce même genre « d’alliance ».

          Après, contre les calomnies contre les pro-Palestiniens, pour ne pas attiser l’antisémitisme qui est condamnable et ferait d’une certaine façon le jeu du sionisme, peut-être que stratégiquement, si pas encore fait, il devrait être songé à un rapprochement avec « L’Union juive française pour la paix » : « À Paris, rassemblement en soutien au peuple palestinien » : https://ujfp.org/evenements/a-paris-rassemblement-en-soutien-au-peuple-palestinien/

          développer avec eux une « stratégie médiatique » pour faire taire les accusations calomnieuses,

          cf. le dossier : « La lutte résolue de l’UJFP contre l’antisémitisme » : https://ujfp.org/la-lutte-resolue-de-lujfp-contre-lantisemitisme/

          et faire porter la voie de la cause Palestinienne en France en évitant les répressions, ou au moins en démontrant aux yeux de tous que les accusations d’antisémitisme ou autre qualificatif « pas glop » relèvent d’un non sens, de la mauvaise foi, voire d’une complicité des calomniateurs avec des « pas glops ».

          Ceci expliqué, concernant l’urgence climatique, peut-être est-ce encore pour vous de l’exagération, du catastrophisme, une forme d’hystérie, mais avez-vous pris le temps de lire, d’écouter, de regarder de ce que je vous ai suggérés ?

          Car même si nous avons une certaine capacité d’adaptation, quand vous êtes cuits, vous êtes cuits ; quand vous êtes noyés, vous êtes noyés ; quand vous êtes sur un volcan qui explose, vous êtes explosé ; quand il y a extinction de masse d’espèces, dont des butineurs, des robots butineurs ne pourront peut-être pas être suffisamment déployés, et puis stress hydrique et stress thermique impactent les rendements, et de cause à effets les risques de famines renforceraient les conflits, et cetera.

          Et bref, si pas encore lu : « Top 40 des impacts du changement climatique » : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

          Et le rapport entre les réactions suite à la réélection du maire à Londres et la préoccupation pour le réchauffement climatique, c’est pas pour critiquer le choix de maire. Les électeurs ont probablement bien choisi.

          Reste que j’ai (ré)appris il y a quelques temps qu’une bonne partie de Londres pourrait être inhabitable, sous les eaux, dans quelques décennies, dans moins longtemps qu’il avait été théorisé avec les données mises à jour, comme de nombreuses autres villes, zones pour le moment émergées, dans le monde.

          D’aucuns ont contesté, ergoté sur le surnom du glacier Thwaites, surnommé le « glacier de l’apocalypse », mais si c’est peut-être un peu exagéré en tant que tel, je pense qu’il peut être considéré comme un repère d’une forme « d’apocalypse », que vivent déjà dans une certaine mesure des populations.

          Aussi, si il faut savoir aussi vivre l’instant présent, ne pas mésestimer l’importance de causes à défendre à notre ère, ne pas les délaisser via des politiques à mener, nous n’avons pas forcément le luxe d’attendre de se préoccuper des conséquences en se disant que nous pourrons nous adapter.

          Aussi, donc, il me semble qu’il faudrait en prendre acte, ne plus tergiverser, et que nombreux scientifiques spécialistes du climat sont de plus en plus alarmistes, considèrent que les politiques des pays les plus pollueurs sont toujours loin d’être à la hauteur, que collectivement il y aurait beaucoup à faire (généralisation de l’alimentation végétalienne, du véganisme, mise en place d’une économie favorisant de la « démocratie économique », n’aspirant pas à de la croissance par principe, ayant des principes éthiques, écologiques en moteur) et à ne pas faire (dont cesser des pollutions, dont fin de l’utilisation des combustibles fossiles pour l’énergie).

          Ce qui me fait penser à des vidéos d’un jeune journaliste qui critiquait la plupart des journalistes d’être mal informés et de mal informer sur ce sujet. J’ai dû partager une de ses vidéos au cours du message du 22 décembre, ainsi que sur ce fil de réflexions dédiées au réchauffement climatique :

          « Urgence – info climat – Le saviez-vous ? – Et cetera brèves » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/urgence-info-climat-le-saviez-vous-et-cetera-breves/

          Mais comme l’a expliqué Aurélien Barrau face aux membres du medef, ce n’est pas le seul problème « écologique / environnemental », aussi, je ne vais pas insister en relayant à nouveau le propos de ce jeune journaliste. Si vous n’aviez pas pris le temps de l’écouter et que vous voudriez l’écouter maintenant, cf. le message du 22 décembre.

          En tout cas, il n’en reste pas moins qu’il y a le souci du réchauffement climatique, des conséquences, et qu’il faudrait se mobiliser aussi pour ce genre de sujet, de souci.

          Ce qui me fait penser à des propos du capitaine Paul Watson dans son livre manifeste « Urgence ! Il faut sauver les océans », tels que de cette citation réflexion qui y figure, si je me souviens bien :

          « Ne soyez jamais déprimé ou pessimiste à propos de l’avenir. Vous n’avez aucun pouvoir dans le futur. Vous n’y existez pas encore. Vous n’existez que dans le présent. Votre pouvoir est dans le présent. C’est ce que vous faites aujourd’hui qui façonnera l’avenir » – Capitaine Paul Watson

          Source : https://www.instagram.com/p/C5tOwpnKNUA/

          Et dans ce présent, je pense que nous devrions peser de tout notre poids collectif pour la prise en compte du réchauffement climatique, et cetera, pour des politiques, de l’économie adaptées autant que faire se peut ; la généralisation du végétalisme ; l’application à des idéaux de l’antispécisme, de la Zoopolis, et cetera.

          Et donc s’appliquer à une convergence des luttes, des causes.

          Un peu comme le font Greta Thunberg et de ses pairs avec des affiches pour diverses causes lors des manifestation, incluant le souci pour le climat, la Palestine et le Congo, entre autres : https://www.instagram.com/p/C6gAqCVil3e/

          Si ce n’est en y ajoutant d’autres causes telles que le véganisme, l’antispécisme, qui ne me semblent pas figurer sur leurs pancartes, pas être de leurs revendications affichées.

          Et à propos de souci pour la Palestine et paradigmatique, il lui manque à lui aussi, de mon point de vue, la préoccupation pour la cause animale, l’encouragement à la végétalisation, au véganisme, la philosophie antispéciste, l’aspiration à la Zoopolis en « corde à son arc de pacifiste », mais si pas encore pris le temps de l’écouter, je vous suggère d’écouter « L’esprit du temps de Gaza » avec Peter Joseph et Abby Martin (pour la vostfr, activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur “Traduire automatiquement” et puis sur “Français”) : https://www.youtube.com/watch?v=RoMuEBcusSk

          Bref, j’ai conscience que c’est plus facile à théoriser qu’à s’appliquer à de la solution, mais j’espère qu’au moins vous aurez compris mon avis, pourquoi je pense qu’il y a urgence, des gravités, que je trouve crédibles les alarmistes, qu’il ne faudrait pas attendre pour bien faire, telle que mise en place d’une « convergence » des luttes, de sensibiliser autour, de la Palestine au climat, en passant par la cause animale, la philosophie antispéciste.

          Et dans ce qui rend compliqué de passer de la théorie à la pratique, qu’il y a ce qu’il faudrait faire et la tendance qui ne va pas dans ce sens, j’ai aussi conscience du souci des préoccupations quotidiennes, des galères, des soucis de tout un chacun, ainsi que des diversions.

          Le genre de trucs qui fait que nombreux alarmistes sont devenus catastrophistes, des « doomeurs », à force de s’informer, de se tenir au courant de l’évolution, de tenter de sensibiliser les autorités et le public et de constater le chemin pris par la civilisation qui semble ne pas en prendre acte.

          A ce propos, pour la petite histoire, avant-hier, j’ai consulté des publications qui m’ont semblé refléter une certaine inconscience, un captage d’attention dans les diversions, et relever d’une certaine « indécence » compte tenu des morts en Palestine et du risque de l’usage du nucléaire dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine Otan :

          l’utilisation du terme « Jour de guerre » pour le soutien à une équipe sportive, un élément de langage de « va-t-en-guerre ».

          Vous trouverez peut-être que c’est une simple maladresse, une blague de fans qui n’engagent qu’eux, sans conséquences, et peut-être est-ce récurent, au sens d’annuel quand des grandes rencontres, et un tort de l’analyser en préjugeant, mais j’y vois l’impact d’une ère de conflits, qu’ils entretiennent de la sorte. Et qu’ils servent de la sorte l’intérêt d’un système contestable. Avec la critique qu’on peut faire des compétitions qui exacerbent le chauvinisme, l’instinct grégaire, source du hooliganisme.

          Au passage, digression : j’ai lu il y a quelque temps une publication vantant l’ouverture d’esprit de Poutine :

          « Les pays comme Israël, l’Ukraine, la France ou les USA sont les bienvenus aux Jeux des BRICS en Russie.

          A la différence des JO2024, le Président Poutine ne mélange pas sport et politique. L’Iran, la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres ont déjà confirmé leur présence. »

          Que j’ai trouvé très contestable : les compétitions « politisent » les jeux, le sport, les « jeux olympiques » ne sont pas un moment de franche camaraderie. Et la seule façon de ne pas mélanger sport et politique, il me semble que cela serait de s’amuser sans faire le « jeu » de sponsors, sans le jeu de l’esprit de compétition, le jeu des diversions aux soucis de civilisation, aux urgences.

          Vous me direz, si vous jouez sur le concept, les mots, s’opposer à ce mélange entre « sport et politique », qui revient plutôt à vouloir rendre au terme « jeu » toutes ses lettres de noblesse, cela relève d’une intention politique. Sauf que cette intention n’est pas l’objectif. Et quand bien même cela le serait d’un certain point de vue, pour celles et ceux qui ne voudraient pas qu’il en soit autrement, qui ne voudraient rien changer au système, j’espère que vous aurez compris la logique.

          Si pas bien, voir les conférences que je vous ai déjà invitées à voir :

          « Conférence gesticulée : Capitalisme et Sport : jeu, set et match ! »

          « Une autre histoire du sport ou pourquoi je ne serai jamais Luis Fernandez »

          et « Le jeu comme outils de résistances pour contourner ou surmonter le cadre imposé »

          Évoquées ici : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/conference-gesticulee-capitalisme-et-sport-jeu-set-et-match/

          Fin de la digression.

          Bref, j’espère qu’un cessez-le-feu sera bientôt en vigueur, que le génocide sera stoppé, que les crimes cesseront, que le « conflit » Israélo-palestinien trouvera une issue pacifique, que Gaza plus sous blocus, que les Palestiniens pourront vivre leur vie sans craindre que le ciel leur tombe sur la tête.

          Et pour l’instant, je vais m’en aller faire des « Prières pour la Paix » : https://www.youtube.com/watch?v=xVk87zJWeUM&list=PLWG3MhJ7E0kiAZOzNc9-0czU5hIvYrM6_&index=1&pp=iAQB

          Mais avant, je termine le message d’aujourd’hui en évoquant l’intérêt de recettes végétales pour s’assurer que des enfants réfractaires aux légumes en accompagnement, en mangent. Car il n’est pas rare que des enfants aient du mal avec les légumes et certaines recettes végétaliennes véganes sont une très bonne occasion de « filouter », leur faire manger des légumes avec un certain plaisir.

          Telle qu’une recette de « steaks aux haricots rouges » :

          vous mixez 500 grammes de haricots rouge cuits, refroidis, avec environ 100 grammes de crème de soja ;
          puis vous ajoutez environ 230 g d’oignons (plus ou moins l’équivalent de 2 oignons), deux poivrons (ou l’équivalent en autres légumes) coupés en morceaux, du sel, du poivre et éventuellement d’autres épices, vous mixez bien le tout ;
          puis vous ajoutez environ 150 grammes de farine (en ce qui me concerne, je mets environ 100 g de t110 et 50 g de farine de sarrasin et environ 12 g de gluten, mais vous pouvez mettre 150 g de la même farine) et vous remixez à nouveau ou mélangez bien le tout dans un saladier ;
          vous préchauffez le four à 180 °c et faites avec la préparation 12 tas sur un tapis de cuisson, à l’aide d’un emporte-pièce, puis faites cuire environ 10 minutes ;
          ensuite et enfin, faites revenir à la poêle environ 3-4 minutes chaque face des steaks végans qui seront au menu, et faites éventuellement déguster avec une sauce de tomates. Vous pourrez conserver les steaks végans restants au congélateur pour faire cuire ceux dont vous aurez besoin un autre jour, sans forcément de temps de décongélation.

          Et il y a aussi des focaccias véganes où vous pouvez ajouter des légumes à la pâte, et pas mal d’autres recettes véganes.

          Dans un autre genre, c’est moins intéressant pour faire manger des légumes, mais il est possible d’ajouter de la purée de légumes dans les pâtes à crêpes véganes et pancakes véganes. De même dans les Crumpets dont je vous avais mis la recette ici : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/crumpets-vegans-au-beurre-de-cacahuete-et-chocolat-ou-autre-a-personnaliser/

          et où peut être remplacé les liquides ou une bonne partie des liquides par une sorte de purée de légume(s) végane. J’avais testé avec de la purée de potimarron dans les Crumpets et c’est resté appréciable pour des neveux réfractaires aux légumes en accompagnement.

          Voilou pour aujourd’hui,
          Merci de votre attention,
          Bonne fin de semaine !

          en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #468
          Pascal LamachèrePascal Lamachère
          Maître des clés

            photographie Pascal Lamachère avec tshirt de sport Vegan Runer de l'association L214, dans cuisine, avec divers livres tel que Le mal du sucre, Urgence ! Il faut sauver les océans, Vous êtes l'Evolution de Mr Mondialisation, Antispéciste, recettes de cuisine végane pour étudiants, le nouveau mouvement pour les droits humains de Peter Joseph, et cetera

            Bonjour,

            pour aujourd’hui, j’aimerais vous rendre sensible, si ce n’est pas encore fait, à la cause animale, au véganisme, à l’antispécisme, que vous preniez conscience de son importance, de ce pourquoi d’aucuns – dont moi – considèrent que c’est primordial. Mais si c’est déjà fait, tant mieux !

            Intention écrite, j’ai déjà partagé pas mal de liens à ce propos, je ne sais si vous avez pris le temps de bien les consulter, je pourrais vous en conseiller d’autres argumentant encore de manière conséquente, mais pour commencer, continuer ce commencement, une réflexion :

            Il y a des mèmes humoristiques, des illustrations caricaturales qui circulent sur comment telle et telle type de population voient ce que les végétaliens mangent et ce que nous mangeons vraiment, ou du moins un exemple de plat plus ou moins sophistiqué de ce qui peut être au menu. Encore que, j’ai un doute si c’est le repas ou le paraître, ou les deux, cela fait longtemps que j’en ai pas regardé, je confonds peut-être. En tout cas, j’ai souvenir d’un qui caricature sur ce que des gens non végans peuvent penser ou suggérer pour charrier, et ce qu’un végan type peut réellement manger.

            Bref, ce qui m’a inspiré en y repensant un mème plus sérieux, moins caricatural : on pourrait en faire un sur comment les végans, des groupes de végans pour telle ou telle raison, voient les non végans.

            Bon, j’ai d’ailleurs hésité à le faire en image, mais ce serait gore, probablement censuré sur les réseaux, ou donnerait encore moins envie de lire la suite, alors je l’écris, je le décris :

            Sur cette planche d’images, il y aurait une case représentant comment les « végans pour les animaux » voient les non végans : des criminels ; il y a aurait une deuxième où comment les « végans pour l’environnement » voient les non végans : des irresponsables et des pollueurs ; une troisième case où comment les « végans pour la santé » voient les non végans : des fumeurs mangeant leurs cigarettes ; et une quatrième et dernière case où les « végans pour les humains » voient les non végans : des voleurs d’assiettes, des affameurs.

            Et mis à part le mobile « pour la santé », je pense que c’est pas tant des caricatures. Si ce n’est que certains végans militants considèrent que la seule raison, le seul mobile non relativisable et qui fait qu’on s’y tient définitivement, est celui pour les animaux. J’ai déjà dû plus ou moins l’expliciter dans un message.

            C’est-à-dire que si l’on peut s’intéresser à l’alimentation végétale, et plus largement aux produits végans, à en devenir végan, pour plusieurs raisons, suivant le mobile, certains finissent par se démotiver. Lu des témoignages dans ce sens. Non pas que cela soit compliqué, quelques astuces assez simples à savoir. Encore que, même si, du fait des préjugés que l’on peut avoir avant de franchir le pas, ou auxquels on est confrontés quand on en parle autour de soi pour la première fois, on est en général poussé à bien s’informer et manger plus équilibré que quand on était pas végan, ce n’est pas forcément le cas de tous. Je me souviens avoir lu une anecdote à propos d’une artiste chanteuse assez connue qui avait végétalisé un temps son alimentation avant de se reconvertir, du fait de mal assimilation d’omegas, d’un type d’omegas, truc du genre. Je ne sais plus si histoire de maladie faisant qu’elle assimilait mal / synthétisait pas ce qu’il lui fallait par une alimentation végétale « généraliste », si ce n’est que je me souviens que certains expliquaient que de leur point de vue c’est parce qu’elle s’était mal informée, qu’il existait une solution végane pour ce qu’il lui fallait et recommandaient de ne pas se contenter de sensibiliser autour de la b12 mais aussi sur ce genre de « subtilités ». Et si il faut l’artiste a re-végétalisé son alimentation ensuite, si ils lui ont expliqué et qu’ils avaient raison. Toujours est-il qu’en général peut y avoir des solutions pour bien équilibrer mais qu’on pourrait en conclure de cette anecdote que des gens ne vont pas chercher si cela leur semble trop compliqué et que leur mobile n’était pas tant d’être végan pour le respect de la vie animale, qu’ils n’ont pas (encore) eu une ouverture d’esprit, une prise de conscience, une sensibilisation à cela, à cette fin.

            Au passage, à propos des omegas : https://vegan-pratique.fr/conseils-nutrition-vegetalienne/les-lipides-et-les-acides-gras/

            D’autres fiches de conseils nutritionnels en liens sur : https://vegan-pratique.fr/conseils-nutrition-vegetalienne/

            Bref, après, le mobile pour l’environnement, la santé et les humains est relatif mais vrai dans une certains mesure, et comme déjà expliqué, pour les animaux – et aussi pour les autres mobiles en fait – suffit pas juste d’être végan. Au sens qu’il n’y a pas qu’un seul type de véganisme, et que c’est important de ne pas être la cause de leur mort, d’être le plus possible végan, mais il y a aussi histoire d’environnement, de lieux de vie, d’orchestration de la Zoopolis. Donc besoin de révolution de système, paradigmatique, pour un ayant cet objectif, qui le permette, le mette en place.

            « Zoopolis — penser une société sans exploitation animale » : https://www.revue-ballast.fr/zoopolis-penser-une-societe-sans-exploitation-animale/

            « Les animaux avec nous, nous avec les animaux » : https://www.revue-ballast.fr/les-animaux-avec-nous-nous-avec-les-animaux/

            « Luttes animales et luttes sociales » : https://www.revue-ballast.fr/luttes-animales-et-luttes-sociales/

            D’autres articles sur l’éthique animale : https://www.revue-ballast.fr/category/lutter/ethique-animale/

            Au passage, à propos des arguments contestables, réfutables des chasseurs qui tentent de se donner bonne conscience, ou pas trop mauvaise conscience :

            « « Quand tu réalises que ce que tu prenais pour des vérités sont des mensonges, et quand tu prends tout ce raz-de-marée dans la figure, c’est très fort : l’une des choses principales pour les nouveaux militants est de gérer cette rage et de pas exploser. » se souvient Alexandra Morette »

            Extrait de : « Il faut cesser de considérer les animaux comme des objets de consommation » : https://lareleveetlapeste.fr/il-faut-cesser-de-considerer-les-animaux-comme-des-objets-de-consommation/

            Et toujours est-il que vous trouverez des fiches de réponses à diverses idées reçues en lien sur : « Les idées reçues les plus courantes passées au crible » : https://vegan-pratique.fr/pourquoi/idees-recues/

            Et si vous doutez de la possibilité de généraliser en masse pour une raison x ou y, dites-vous que des gens ont végétalisé leur alimentation, se sont véganisés alors qu’à une époque ils ne s’imaginaient pas pouvoir se nourrir de la sorte.

            « Sylvie Guillem – Danseuse étoile et végane pour les animaux » : https://www.youtube.com/watch?v=lhKVHa0ejuA

            Il y a même des témoignages d’anciens éleveurs, travailleurs dans des abattoirs et bouchers ayant fini par se convertir et végétaliser leur alimentation, à devenir végan.

            Alors quand je constate que pour le moment autant de gens de mon entourage ont du mal à remettre en question leurs habitudes alimentaires, à s’éveiller en acte au souci pour les animaux, bien qu’ils aient pu manger de très bons repas végans et constater la viabilité sur le long terme, des fois je me dis que l’hypersensibilité, ou disons avoir au moins un niveau d’empathie bien éveillé rend plus propice à franchir le pas vers le véganisme, mais de quoi considérer que c’est plus un manque de cohérence, de probité de leur part, et que ce que je considère être de l’inconscience, de l’inconsistance, de l’inconséquence, est en partie liée à la doxa, un système, un mode de fonctionnement civilisationnel, des mauvaises influences d’une culture qui évoluera en fonction des efforts de tout un chacun et la fin des dissonances cognitives.

            Car nombreux et nombreuses se disent sensibles à la cause animale, sont contre la maltraitance animale, la maltraitance et crime contre les animaux, condamnés – en dehors des abattoirs – au niveau du droit, par la loi, dans de nombreux pays. Et de quoi en déduire que c’est surtout des mauvaises habitudes alimentaires prises, avec peut-être quelques préjugés face à de l’inconnu, et l’inconscience de certains soucis et de la potentialité, qui font qu’il est difficile d’en sensibiliser, d’en motiver à végétaliser.

            Au passage, j’ai appris il y a quelques temps qu’il y a eu des périodes dans l’histoire de l’humanité où les animaux étaient mieux considérés au niveau du droit, dans certains pays, jusqu’à interdire de les tuer, où c’était considéré comme criminel, et que leur reconnaissance par le statut juridique peut être une façon de révolutionner le système, le rapport aux animaux. Cela a été évoqué au cours d’un épisode avec une enseignante-chercheuse en droit des animaux : « Les animaux sont-ils des personnes ? » : https://www.youtube.com/watch?v=_NMT6TpRB7w

            Et au passage, si je parle de végan, de véganisme, d’alimentation végétalienne sans évoquer de régime veggie, c’est parce que les industries d’exploitation animale sont liées au carnisme. Et le respect de la vie animale implique sa non exploitation à des fins de consommation dans de telles circonstances.

            Je l’ai déjà évoqué au cours du message du vendredi 22 décembre, dont le fait que si Léon Tolstoi était en vie de nos jours, en exprimant sa citation qui lui est attribuée en 1891 :

            « S’il cherche sérieusement et sincèrement la voie morale, la première dont l’homme se privera sera la nourriture animale ; car […] son usage est tout simplement immoral, car il exige une action contraire au sentiment de moralité – l’assassinat – et il n’est provoqué que par la gourmandise, la voracité. »

            il préciserait certainement que par « nourriture animale » il ne pense pas qu’aux cadavres mais aussi à ce qui n’entraîne pas leur assassinat immédiat.

            Pour les arguments, voir les liens partagés au cours du message du vendredi 22 décembre, et puis vous avez des réponses sur « Les idées reçues les plus courantes passées au crible ».

            Si ce n’est que je crois que je n’avais pas encore évoqué certaines « subtilités » sur ce fil, entre végétalisme et véganisme, telles que la maltraitance des singes pour la récolte de noix de coco dans certaines exploitations, et donc à privilégier des sources véganes : « Mise à jour : le travail des singes est dissimulé dans l’industrie thaïlandaise de la noix de coco » : https://www.petafrance.com/actualites/dissimulation-du-travail-des-singes-dans-lindustrie-thailandaise-noix-de-coco/

            Et le souci des cosmétiques testés sur les animaux, voir le « dossier de PETA », où est évoquée la possibilité d’alternatives aux expériences, de l’alternative à de la torture sur les animaux : https://www.petafrance.com/nos-campagnes/experimentation/

            Pour s’assurer que les produits cosmétiques n’impliquent pas de l’exploitation et de la souffrance animale non humaine, vous avez le label « cruelty-free and vegan ».

            Et puis il y a le souci des divertissements utilisant les animaux, et où donc cela illustre que le souci pour les animaux ne se limite pas seulement à la végétalisation mais implique un tout, un souci systémique.

            Et pour revenir au droit, à la loi comme levier, incitation, amorce à la prise de conscience jusqu’à prendre acte et respecter la vie animale, cela me fait penser à ce que d’aucuns préconisent pour lutter contre les écocides, tel qu’évoqué vers la fin de ce documentaire pièce de théâtre « Écocide : changer ou disparaître » : https://www.youtube.com/watch?v=eoTgjCTuPOw

            Ainsi, toujours est-il qu’en attendant, pour le moment, il n’en reste pas moins que j’en veux terriblement à celles et ceux qui savent qu’ils pourraient végétaliser leur alimentation, ont l’opportunité de le faire mais se trouvent des excuses pour ne pas encore avoir franchi le pas, à ne pas tendre vers le véganisme, à « véganiser » leur mode de vie. Je les considère tels des complices des crimes de l’humanité.

            Si vous pensez que c’est un jugement excessif, c’est que vous n’avez probablement pas pris le temps de lire, d’écouter, de regarder les documents que je vous ai conseillés au fil des vendredis.

            Si vous avez encore besoin de matière à penser pour être convaincu :

            •  à lire le livre « Antispéciste – Réconcilier l’humain, l’animal, la nature » de Aymeric Caron ;
            •  à lire le livre « Plaidoyer pour les animaux » de Matthieu Ricard ;
            •  à lire le livre « Urgence ! Il faut sauver les océans » du capitaine Paul Watson ;
            •  à lire, à consulter divers livres et sites internet dédiés aux recettes véganes, des rapides à faire pour le quotidien aux plus élaborées pour les fêtes, tels que :

            « Recettes Véganes de divers chefs végans compilées sur le site de L214 » : https://vegan-pratique.fr/recettes/
            « Patate et cornichon » : https://patateetcornichon.com/
            « La cuisine de Jean-Philippe » : https://www.lacuisinedejeanphilippe.com
            « Pigut, petites idées pour grandes utopies » : https://pigut.com/
            « La poussière d’étoiles, cuisine végane » : https://loetitiacuisine.com/
            « 100 % végétal, cuisine végane » : https://www.100-vegetal.com/ ;

            et vous pouvez vous inscrire à un « programme d’accompagnement en douceur vers une alimentation végétale » : https://vegan-pratique.fr/veggie-challenge/ ;

            •  il y a des livres que je n’ai pas encore à ma disposition mais qui sont recommandés par des antispécistes, présentés comme traitant très bien le sujet, tel que « Comment l’humanité se viande » de Jean-Marc Gancille ;
              la revue contre le spécisme « L’Amorce » : https://lamorce.co/ qui vient de faire un premier numéro papier ;
              diverses recommandations de lectures en fin d’épisodes du podcast « Comme un poisson dans l’eau » et évoquées dans des publications dédiées sur les réseaux sociaux du podcast, cf. liens listés sur : https://linktr.ee/poissonpodcast ;
            •  il y a régulièrement de nouvelles publications sur le podcast « Comme un poisson dans l’eau » de Victor Duran-Le Peuch, de nombreuses thèses développées et qui devraient avoir de quoi vous encourager à végétaliser votre alimentation, vous « véganiser », vous faire comprendre l’intérêt, le pourquoi du comment : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

            tel que récemment « Table ronde : Où sont les animaux dans les luttes écologistes ? » : https://www.youtube.com/watch?v=CuAABuGCDy8 ;

            Aussi, si pas encore pris le temps de lire, d’écouter, de regarder, si vous pensez que mon jugement envers les « non végans pour le moment » est dur, plus ou moins injuste, d’autant que je ne suis pas né végan, que j’ai une alimentation végétalienne « que » depuis plus d’une dizaine d’années, et que quid de mon regard sur les espèces animales non véganes et qui ne peuvent pas l’être ?, réponse, explication :

            j’aurais aimé naître dans une civilisation végane (hormis bien entendu le stade nourrisson où l’on doit boire le lait de notre mère ;

            « Âges de la vie et sportifs – On peut être végan à tous les âges de la vie et en étant sportif : suivez le guide ! » : https://vegan-pratique.fr/info_nutrition/ages-de-la-vie/ ;

            au passage, un « slogan » pour inviter à se passer de lait et faire comprendre que l’espèce humaine vole le lait des bébés des autres espèces : « pas ta mère, pas ton lait » ) antispéciste anticapitaliste s’appliquant au paradigme de la Zoopolis,

            et contrairement aux animaux, hormis certains animaux de compagnie dont l’alimentation peut être végétalisée, y compris les chats même si de ce que j’ai compris peut être plus compliqué pour eux (avec le fait que toutes les marques de croquettes et pâtées véganes ne se valent pas, comme les non véganes, en fait) :

            « Sur l’alimentation végétarienne des chats et des chiens » : https://david.olivier.name/fr/sur-l-alimentation-vegetarienne-des-chats-et-des-chiens

            « Marques de croquettes, pâtées et compléments vegan pour chat » : https://www.veganimalis.com/croquettes-patee-vegan-chat/

            nous avons en général, sauf peut-être certaines exceptions pour cause d’allergies, de maladies ou risques de famine, la capacité, le pouvoir de « choisir ».

            Si ce n’est que cela ne devrait pas tant être une question de choix considérant que le carnisme implique des crimes, et cetera.

            « Manger des animaux (ou pas) est un choix personnel, non ? » : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/manger-animaux-choix-personnel/

            Réponse : idéalement, cela ne devrait pas l’être, la civilisation devrait être végane.

            Et en fait, d’un certain point de vue, la principale, seule différence avec les autres animaux n’est pas l’intelligence, l’âme, la mobilité, des qualités qu’auraient aussi les animaux non humains, au niveau cognitif, conscience, sentience

            (un éthologue va jusqu’à considérer qu’il n’y aurait pas vraiment de différence : « L’inconsistante Apologie du carnivore de Dominique Lestel » : https://www.cahiers-antispecistes.org/apologie-de-la-mauvaise-foi/  ),

            mais des pouces préhenseurs permettant de manipuler des objets, de fil en aiguille développer diverses compétences, d’affiner les connaissances, le savoir, de la compréhension.

            Encore que, les animaux n’en sont pas moins dénués de cultures. Diverses études auraient mis en évidence que « les animaux ont leurs propres culture et traditions ».

            Et puis d’aucuns considèrent que l’alimentation végétalienne humaine est une potentialité « depuis la nuit des temps », que la découverte de la b12, et cetera, a surtout permis de comprendre comment éviter des carences et leurs conséquences, d’avoir une alimentation équilibrée.

            Donc peut-être pas des plus pertinents de l’évoquer de la sorte, s’agit pas tant de vanter l’intérêt d’un développement culturel.

            Toujours est-il que la plupart n’ont pas d’excuses valables comme des animaux non humains, qu’en général, depuis un certain temps, en tant que civilisation, nous aurions la capacité d’avoir une alimentation végétalienne et de véganiser, et de respecter la vie animale par des sanctuaires, et cetera, à concrétiser de la Zoopolis.

            Alors, vous me direz, ou pas, nous sommes pour le moment encore infoutus de respecter globalement la vie humaine pour éviter des crimes de nos congénères d’une manière ou d’une autre. Ce qui va des morts à cause de la précarité

            (« Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés » (vostfr disponibles, sous-titres à activer s’ils ne s’affichent pas, bas droite de la barre de lecture, à gauche du ptit engrenage)  : https://www.youtube.com/watch?v=cZ7LzE3u7Bw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=50 ;
            « Inégalités : ce que vous ne saviez pas que vous ne saviez pas » : https://www.youtube.com/watch?v=K3sUJyyX4cg ),

            aux morts du fait des pollutions

            (

            « Étant donné que la pollution de l’air est aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité systémique sur cette planète, mis à part le changement climatique, qui lui-même s’avance déjà sur un territoire apocalyptique, il est très difficile de voir les agents de ces industries comme de véritables êtres humains. Compte tenu de la façon dont ils ont menti au public, entraînant une fois de plus d’innombrables décès, sans parler des décès futurs. Et puis, vous reculez encore plus loin, et vous regardez la nature de l’ensemble du système. Et comment l’industrie du tabac et l’industrie des hydrocarbures et de nombreuses autres industries se comportent de la sorte en raison d’une mentalité et d’une logique de jeu renforcées et inhérentes au système économique lui-même. »

            Extrait traduction française de l’épisode 31 du podcast « Revolution now ! » : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode31-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=nui

            La transcription après la vidéo sur peut être facilement traduite (mais attention à la traduction automatique de certains passages qui tronquent parfois le texte original), ou sinon il y a l’option de traduction automatique de YouTube.

            L’article d’origine : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode31-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl ),

            aux mutilés et morts lors de manifestations (articles à ce propos : https://www.revue-ballast.fr/?s=violences ),

            aux morts par terrorisme, par conflits, lors des guerres.

            Une tâche ardue, un vaste chantier, si ce n’est pas une mission impossible mais nécessaire pour les pacifistes, par toutes celles et tous ceux qui comprennent et comprendront qu’il ne devrait pas en être autrement, qu’il en va de la dignité humaine, de la vie.

            Mais mis à part la catastrophe climatique, la pollution, les écocides qui se sont aggravés, si il y a beaucoup à faire et que nous sommes dans une ère de grands périls, d’aucuns considérant même que la 6 ème extinction de masse est devenue plus ou moins inéluctable, d’autres considèrent que l’humanité a progressé. Au moins par rapport aux conflits guerriers, une mise en perspective des morts lors des guerres sur la fresque de l’histoire connue. Et si vous prenez le temps de lire ne serait-ce que l’épisode 31 du podcast « Revolution now ! » de Peter Joseph, ainsi que l’article

            « A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste » : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

            vous devriez comprendre le souci systémique et la potentialité par une révolution de système. Et ne serait-ce que végétaliser son alimentation par souci des autres espèces, c’est accorder de la valeur à la vie animée en général et à l’environnement permettant de son épanouissement. Dont aux autres humains.

            Ceci écrit, je crois toujours en l’intérêt d’une généralisation du véganisme, en l’intérêt de militer pour, d’inviter les gens à végétaliser leur alimentation, à vous inviter à végétaliser votre alimentation si pas encore fait, et puis la potentialité de limiter les dégâts du réchauffement climatique.

            Reste qu’il y a urgence, comme il y aurait urgence à faire cesser les guerres.

            Et quand je lis qu’il est fait pression sur la CPI (cours pénale internationale) pour ne pas concrétiser ses velléités d’émettre un mandat d’arrêt ; qu’il n’est pas respecté l’appel au cessez-le-feu de l’ONU ; ce qui serait des mensonges exprimés, distillés par des personnalités sur des plateaux télévisés qui sont parfois contredites uniquement sur les réseaux :
            https://twitter.com/jpmignard/status/1786053698772242614

            ou dans d’autres émissions par des courageux contradicteurs mis sous pression : https://twitter.com/REV_Bretagne/status/1785694744707739846 ;

            alors que diverses instances et associations crédibles font état de la situation tragique, dramatique, désastreuse,

            je suis consterné et dubitatif face au peu de souci pour les vies humaines en péril, aux « justifications » que peuvent se trouver certains pour nier l’évidence, s’arranger avec leur conscience, se croire du « bon côté de l’histoire ».

            Peut-être que dans le passé certains n’ont pas condamné assez fermement les morts et la prise d’otage par le Hamas, mais cela ne devrait pas justifier le génocide, ni les « crimes de guerre », ni servir à minimiser la gravité de ce qui est commis contre les Palestiniens, il me semble.

            Si vous ne vous tenez pas bien au courant de la situation en Palestine, à voir, écouter les témoignages exprimés via l’émission « Télé Palestine », et enquêtes et conférences publiées sur la chaîne YouTube Officielle d’Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos

            Et les publications sur le site « Investig’Action » : https://investigaction.net/

            Et les publications de Aymeric Caron qui fait le lien entre souci pour la cause animale et l’humanité en général : https://twitter.com/CaronAymericoff

            Et pour les anglophones ou celles et ceux qui utiliseront un outil de traduction, un monsieur, Peter D Carter, spécialisé sur le dossier du réchauffement climatique (directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité), qui a évoqué parfois l’intérêt du véganisme et a aussi évoqué la situation à Gaza, dont je vous ai déjà invité à suivre le compte, les publications : https://twitter.com/PCarterClimate

            Et un cas de sanction qui me semble très bien refléter certaines contradictions, de l’injustice flagrante, un « deux poids deux mesures » :

            « C’est l’histoire d’un mec, il est poursuivi pour une blague sur un mec qui fait un génocide. La justice dit qu’il y a rien de mal dans la blague. Du coup le mec il refait la blague. Et là il est viré. Elle est bonne, non ?

            @GMeurice et @radiofrance

            à la manière Coluche. »

            Publié sur : https://twitter.com/d_schneidermann/status/1786069870578159793

            Au passage, à propos de la difficulté de révolutionner le système, quand bien même cela relève du bon sens, de ce que l’humanité devrait logiquement faire, et de réchauffement climatique, une pointe d’humour que je viens de lire et qui me semble être une assez bonne métaphore :

            « Imagine, tu es en voiture avec trois potes, et au loin, au bout d’une ligne droite, tu aperçois un mur. Un grand mur. Qui barre toute la route. Genre 20 m de haut.
            Évidemment, la seule chose logique à faire c’est de freiner. Pour ne pas te fracasser contre le mur. (1/8) »

            La suite à lire sur : https://twitter.com/Nain_Portekoi/status/1783893108175917173

            Et pour de l’humour concernant la cause animale, à lire des planches de bandes dessinées sur : https://insolente-veggie.com/

            Pour conclure le message d’aujourd’hui, je dirais qu’il y a de quoi douter que nous arrivions à faire la voie de la paix, difficile de convaincre celles et ceux qui ont du mal à changer leurs habitudes, qu’il y a des urgences sur lesquelles on peut avoir l’impression de ne pas avoir d’emprise, que la situation est plus que délicate pour la civilisation ; mais que nous pouvons toujours faire notre part de colibri, et part après part, qui sait ?!

            Et déjà évoqué plusieurs fois, mais si vous avez besoin d’un résumé, d’une synthèse pour les conseils nutritionnels, franchir le pas :

            Et j’ajoute un autre article dont je vous conseille la lecture : « L’antispécisme ? une politique de l’émancipation » : https://www.revue-ballast.fr/lantispecisme-une-politique-de-lemancipation/

            Et à savoir que si vous avez des plats préférés non végans dont vous pensez que vous auriez du mal à vous passer, dites-vous qu’il existe des alternatives véganes même pour des meringues véganes et des « fromages végans ». La possibilité d’adapter les plats, de toutes les recettes, de « véganiser ». Et de nombreuses très bonnes recettes véganes de base à découvrir qui pourraient devenir de vos recettes favorites. Cf. les liens vers les sites plus haut et les alternatives, les « astuces » pour adapter évoquées au cours du message du 22 décembre.

            Et si pas encore lu : « L’éthique de Léon Tolstoï » : https://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/

            Et enfin je vous suggère de vous intéresser au concept de l’altruisme, à l’entraînement du « cerveau » à l’altruisme, aux recommandations de Matthieu Ricard, « Moine bouddhiste, Humanitaire, Auteur et Photographe » : https://www.matthieuricard.org/

            Merci de votre attention,
            Bon courage,
            Bonne fin de semaine !

            en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #467
            Pascal LamachèrePascal Lamachère
            Maître des clés

              Bonjour,

              pour aujourd’hui j’aimerais évoquer l’idéal démocratique, les bases pour l’essence d’une démocratie « digne de ce nom », l’idée de constituante par des citoyens, d’importance de « processus constituant populaire », et la défense d’une personnalité – titulaire d’une maîtrise en droit et professeur d’économie-gestion – qui en a été et en est encore le chantre, pas mal chahuté, pour ne pas dire calomnié, par certains militants et certains médias. Avec l’expression de quelques réserves.

              Pour la petite histoire, pour vulgariser, pour certains militants se vendant sur Internet comme « antifa », dès que vous commencez à avoir un certain succès médiatique et à débattre avec des personnalités politiquement à droite sur l’échiquier politique, vous êtes assimilé à la fachosphère, à être jugé « rouge-brun », confusionniste quand il est préjugé que vous « brouillez les pistes ». Ils en ont fait un graphique, une liste « d’indésirables » et un « wiki militant » qui essentialisent selon leur prisme.

              Hors, à mon sens, c’est des étiquettes relativisables dans certains cas, et le confusionnisme est un terme qu’on pourrait considérer comme favorisant lui-même la confusion, tant il recouvre des projets, des programmes très différents, incluant le président Macron comme de ses opposants : https://fr.wikipedia.org/wiki/Confusionnisme

              et est en tout cas une simplification contestable qui stigmatise sans mise en débats des idées au cas par cas.

              Et dans son cas, à la différence des sujets dont la résolution serait clairement politiquement de gauche sur « l’échiquier politique classique », telle que contre le réchauffement climatique, les soucis économiques, pour les environnementaux et la cause animale (dont certains partis soi-disant animalistes voudraient présenter comme « apolotique », ni de gauche ni de droite, alors que des implications sur le plan économique, et que pour la mise en place de l’idéal de la Zoopolis, passerait nécessairement par favoriser le végétalisme, le véganisme, avec révolution de « l’économie », planification économique d’une manière ou d’une autre), l’antispécisme,

              telle que je la comprends, son idée part d’une très bonne intention : celle de vouloir que les gens s’assument en tant que citoyen, au sens de participer à la vie politique de la cité ; réfléchissent au contrat social, aux règles, aux rouages, s’abreuvent d’une matière à penser conséquente, se « politisent » d’une certaine façon, et débattent, discutent entre eux à transcender les préjugés. Ce qui peut potentiellement élever la conscience collective aux problèmes et solutions, et n’a pas danger en soi d’éventuellement « droitiser », il me semble. Ni de brouiller les pistes in fine. Et pourrait même « gauchiser », favoriser la gauche par une nouvelle république.

              Alors il y a la question de la transition, du temps qui serait nécessaire pour éviter de faire n’importe quoi, et donc peut se dire que le projet devrait être porté par un programme qui n’est pas exclusivement centré dessus, si ce n’est respectant l’idée d’une constituante populaire, telle que, si je me souviens bien, l’a suggérée madame Mabrouka M’Barek, députée constituante tunisienne, lors des auditions programmatiques menées par Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise, pour la présidentielle de 2017 :

              « Audition programmatique – ConstituanteMadame Mabrouka M’Barek, députée constituante tunisienne, aux auditions programmatiques de JLM2017 » : https://www.youtube.com/watch?v=I3yUcq2_umA

              Ceci écrit, concernant la définition de la démocratie : « Les propos d’Alain : démocratie, anarchie, monarchie, oligarchie, constitution, abus de pouvoir » : https://youtu.be/v1GJfK6IJIg

              Et en bref, les principaux reproches qu’on pourrait faire à la représentativité dans le cadre de la 5ème République :

              – imposition de choix au moment des élections, sans que ces choix cristallisent forcément ce pour quoi les gens voudraient voter, par rapport à la conscience de ce qui ferait leurs intérêts, dont non pollution des environnements, une civilisation ayant pour objectif de la pérennité sur le long terme, autant que faire se peut, et non pas de la croissance économique pour principe moteur ;

              – et en plus, pas de mandat impératif, ce qui favorise l’électoralisme, les stratégies et les calculs électoralistes dupeurs, ou disons contestables, du filoutage ;

              – et en plus, le résultat de l’élection ne représente pas nécessairement le choix des votants, au sens que le résultat d’une élection est parfois relatif non seulement au budget et aux réseaux médiatiques qui portent des candidats, mais aussi à des règles qui font que le résultat pourrait être différent en fonction de celles-ci, tel qu’expliqué dans :

              « Monsieur le président, avez-vous vraiment gagné cette élection ? » : https://www.youtube.com/watch?v=vfTJ4vmIsO4

              « Election.rm » : https://www.youtube.com/watch?v=B2JvW8ma9Vc

              et « L’élection présidentielle au Jugement Majoritaire — Les résultats » : https://articles.laprimaire.org/l%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-au-jugement-majoritaire-les-r%C3%A9sultats-373e089315a4 ;

              – cela ne me semble pas trop vulgariser de considérer qu’il y a interaction entre pouvoir sur des lois, des règles de vie et pouvoir monétaire, pouvoir économique, et de ce point de vue, le pouvoir n’est pas que de pouvoir décider ce qu’on fait de son « pouvoir économique », mais de pouvoir en avoir, qu’il y ait une « démocratie économique » d’une manière ou d’une autre, en lien avec le respect du « bien commun », non provocation d’extinctions du fait des crimes civilisationnels, par surexploitation, pollutions, divers travers, manques d’incitations à respecter l’environnement, et cetera.

              Au passage, à propos de la notion de pouvoir, une conférence d’un professeur de philosophie qui, de ce que je me souviens, évoque les jeux de frictions autour des aspirations des uns et des autres, la difficulté de s’accorder : Master Class sur la notion d’ « autorité » : https://www.youtube.com/watch?v=jHfTJe4-XLQ

              Présentation : « Tout pouvoir corrompt, paraît-il, et tout pouvoir n’est pas légitime. Mais l’autorité, qui ne se décrète pas, est autre chose sans doute. Une façon d’ordonner plutôt que de hiérarchiser. »

              Et puis concernant la « démocratie économique », argumenter autour et des idées, je vous ai déjà invité à consulter, lire, écouter, regarder divers docs, dont : « Conquérir la souveraineté populaire, sur la valeur et sur la monnaie » : https://www.youtube.com/watch?list=PL9C4E9847954BBFF4&v=Fb6vZ7-XiNI

              Ah, et cela me fait penser à une que je n’avais pas encore partagé ici : Audition programmatique : « Uberisation et salaire à vie » – Sarah Abdelnour et Bernard Friot : https://www.youtube.com/watch?v=tpyQp_9txE0 ;

              Bref, ceci précisé, je pense qu’il ne vaudrait mieux pas dissocier l’aspect politique, orchestration pour de l’« éthique » au sens de justice social, de valeurs fondatrices, d’idéaux, et économique, mais de la même façon qu’il y aurait en théorie plusieurs façon de mettre en place de la « démocratique économique », la démocratie, la république, en tant qu’établie par une constitution, des règles, est plus ou moins respectée, un idéal perpétuellement remise en question, à faire, relative aux efforts d’individus (tels que les lanceurs d’alertes et militants pour des causes communes) et d’institutions. Où concrètement, c’est le résultat qui importerait.

              Il me semble qu’il l’évoque avec le politologue Yves Sintomer au cours de l’entretien : « J’AI PAS VOTÉ – Le tirage au sort en politique » : https://www.youtube.com/watch?v=xiDpyNtasGQ

              qui fait suite au film documentaire « J’AI PAS VOTÉ » : https://www.youtube.com/watch?v=uzcN-0Bq1cw

              Pour aller plus loin sur la théorie, approfondir le sujet, une « Conférence sur le référendum d’initiative populaire » où de ce que je me souviens, à un moment donné il répond avec une certaine patience à de ses « opposants » : https://www.youtube.com/watch?v=sjDUr3I-En0&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=75&t=1121s

              Et vous pouvez consulter son blog, ainsi que divers docs sur ce site qui promeut l’idée : https://www.le-message.org/actualites?lang=fr

              Et la conférence de Loïc Blondiaux, politologue et professeur de science politique, « Comment passer de la démocratie représentative à la démocratie directe » : https://www.youtube.com/watch?v=JYaO1rJ9TNw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=75&t=913s&pp=gAQBiAQB

              Et de ce que je me souviens, il avait été évoqué à un moment donné du documentaire « Larry Lessig : la rébellion du professeur de Harvard », documentaire présentant une tentative de révolutionner le système américain avec pour principale idée de décorréler le pouvoir monétaire des élections. Le documentaire semble ne plus être en ligne, un article qui l’évoque en détail : « Larry Lessig : la rébellion du professeur de Harvard » : https://www.les-crises.fr/larry-lessig-la-rebellion-du-professeur-de-harvard-par-flore-vasseur/

              Aussi, j’ai été assez admiratif de la patience, de la pédagogie, capacité de Etienne Chouard à répondre, bien que à brûle pourpoint, calmement à certains tel qu’il l’a fait au cours de la conférence sur le référendum d’initiative populaire mis en lien plus haut. Et je pense que son idée, son concept pour un processus constituant populaire est très intéressant.

              Si j’ai des réserves, c’est parce que :

              – je pense que son idée est une bonne amorce, une bonne accroche pour « politiser », inviter à réfléchir et à actualiser les règles politiques et économiques, pour le bien commun, la vie sociale, mais si l’on considère que pour concrétiser l’idée, il faut suffisamment de prêts à, de convaincus, c’est valable pour toute idée de paradigme, et si je pense que tôt ou tard son idée pourra être appliquée, plusieurs chemins peuvent y mener, et je ne suis pas totalement convaincu que cela soit « la cause des causes » à défendre, la priorité de notre époque ;

              – je pense que comme quelques autres personnalités dissidentes, il a injustement été « stigmatisé » ; on pourrait parler du scandale autour des « Fonds Marianne » et des associations subventionnées telles que « Conspiracy Watch » qui y ont probablement contribué ; par contre, si cela ne remet pas en question l’intérêt de l’idée de « processus constituant populaire », et que je n’ai pas suivi et étudié tous les « dossiers / thématiques annexes » sur lesquels il s’est exprimé, je ne suis pas d’accord avec sa mise en avant d’un candidat à la présidentielle qui m’a semblé être tendance climato-sceptique et pas faire solution sur le plan « économique », ainsi que sur un certain nombre de prises de position. Dont sur la covid 19. Et donc dont il me semble clairement surestimé la pertinence sur des sujets pourtant cruciaux pour penser les solutions par un programme politique qui y serait adapté, en favoriserait l’avènement, la concrétisation.

              Et en fait, il me semble être tombé, comme nombreux dissidents, « médias alternatifs », dans le « piège » de la réaction, de l’admiration d’un Raoult, d’une opposition sans nuances à la gestion de la pandémie. A sous-estimer le souci des zoonoses et gober et diffuser certains discours « contestables ».

              Et en fait, là, c’est certes pas tant son idée de constituante, de processus pour la constituante que je remets en question, en doute, je m’efforce d’ailleurs de la dissocier et de ne pas l’assimiler lui à la sphère politique contestable de laquelle il peut faire le jeu de sorte, mais je pense que pourrait aussi considérer qu’il sous-estime certains problèmes civilisationnels et sort de son sujet pilier ;

              Par contre, pour sa défense :

              – dans une vidéo qu’il a partagé où un politique évoque la déclassification de documents sur la gestion de la pandémie en Allemagne et qui révélerait des scandales, il serait notamment question d’une imposition d’un discours médiatique qui serait faussement scientifique pour faire le jeu de lobbies, de corruption à cette fin, et donc le reproche du recours à l’argument d’autorité sans fondement scientifique indiscutable, et si de la petite recherche que j’ai faite pas trouvé d’article autour de la publication / révélation de ces documents, il me semble bien que le discours politico-médiatique a été critiquable par ce prisme, notamment par le manque de pédagogie et surtout d’humilité vis à vis de la prudence nécessaire plutôt que se la jouer savant quand beaucoup d’incertitudes, qu’ils ne maîtrisaient pas encore / pas suffisamment le sujet, tel que le reproche ce professeur de philosophie qui critiquait des philosophes médiatisés dans des « médias de masse » : https://www.youtube.com/watch?v=jSWFkGY6O-0

              Après, cette excuse concerne un manque de « pédagogie » politico-médiatique qui n’a pas favorisé des débats sereins et une conscience éclairée, excusable par le manque d’expérience (moins excusable quand sous la pression de lobbies, par intérêts financiers), mais à mon sens ils ont eu et ils semblent avoir encore le même travers qu’ils dénoncent, reprochent : de croire que leur considération vis à vis de la covid 19 était et est représentative de la « science révélée », de chercher à imposer eux-aussi à leur façon un « récit covido-sceptique », par adhésion à une version, pas forcément aussi bien informés qu’ils le pensent / le prétendent / le présentent.

              Hors, aussi, quand vous avez des notions, des connaissances en pharmacovigilance, il y avait de quoi être plus prudent vis à vis des arguments d’autorité, même émanant d’un prix Nobel, dont ce n’était d’ailleurs pas le domaine d’étude.

              Par exemple, quand il est contesté, à juste titre, l’interprétation de courbes de mortalité, c’est aussi valable pour l’interprétation que les covido-sceptiques en ont fait où il n’est pas bien pris en considération le contexte, relativiser selon le contexte.

              Et il y avait de quoi être prudent vis à vis des études, de l’interprétation des études. Dont sur les effets de la covid 19, des possible soucis du fait de contaminations à répétition quand pas prise de précautions, sur le long terme, comme du vaccin.

              « La science n’est pas capitaliste, mais son usage l’est » : https://www.investigaction.net/fr/la-science-nest-pas-capitaliste-mais-son-usage-lest/

              Aussi, par cette critique, considération, je renvoie dos à dos covido-sceptiques et pro-vendeurs-de-vaccins covid 19, anti et pro, chaque camps dogmatique, car il me semble que le tort concerne les uns et les autres qui n’ont pas été prudents dans leurs « conclusions », promotion d’une « thèse contestable / relativisable ». Pour le dire autrement : chacun a de ses torts et de ses raisons.

              Et en fait, c’est le sujet typique où la matière à penser a une importance essentielle, cruciale, où il faut pouvoir y consacrer suffisamment de temps afin de faire le tri entre infos crédibles et mal-information, où besoin d’une certaine culture, où il y a de quoi critiquer le manque de prudence vis à vis des interprétations, et la prétention à savoir de quoi il en retournerait sans avoir pris le temps de suffisamment s’informer sur les diverses thèses et anti thèses. Et puis où il faut probablement encore attendre avant que la science puisse faire toute la lumière, sans doutes, sans incertitudes.

              Et donc le sujet typique où si vous prenez le temps de recherches et d’y penser, vous pouvez trouver de quoi contredire ou relativiser les arguments d’autorité, les assertions d’un certain nombre.

              Et mais aussi où la stigmatisation de versions sans mise en débat sérieuse n’a pas aidé à se faire un avis forgé en « connaissances de cause ». A pousser les gens à camper sur leurs positions, à se cantonner dans une sphère de médias alternatifs ou de masse propre à favoriser des biais, de la dissonance cognitive, faute d’être confronté à des arguments conséquents, crédibles, un « discours honnête », à reconnaître les incertitudes, le besoin d’approfondir les études, la prudence sur les interprétations, et cetera.

              Pour approfondir le souci autour de la covid 19 :

              quand vous êtes convaincu du bien fondé de votre idée, que vous l’avez honnêtement potassé, êtes confronté à ce qui vous semble pas mal de mauvaise foi, diverses formes de corruption, mis à part les gens corrompus de base, financés par un lobby pour faire diversion avec de « fausses solutions », au service d’un groupuscule sectaire qui les mettrait sous pression quand bien même ils finiraient par avoir des désaccords à vouloir s’en détacher, vous vous tournez naturellement vers celles et ceux qui y trouvent un intérêt, et donc dans son cas, par ce prisme, on ne peut pas lui reprocher de chercher à aller au bout de son idée, de chercher à la concrétiser en débattant avec tout un chacun, de penser et d’appliquer une stratégie dans l’espoir d’y arriver, de faire bouger les lignes, de tenter de mettre fin au statu quo, et pas à l’assimiler à une sphère militante controversée / douteuse, je pense ;

              – le scandale autour du fonds Marianne me semble refléter ce souci, ce problème, qui conduit à la stigmatisation de personnalités, jetant l’opprobre sur des idées qui ont de quoi inquiéter des mafias, des lobbies, même si pourtant pas les individus en tant que tels (dont les convictions, les opinions, considérations, les réflexions, les pensées peuvent potentiellement évoluer), par rapport à des idéaux qui devraient concerner tous (aucun être vivant n’aurait intérêt à une extinction de masse, à la pollution de son environnement, à la précarisation au sens de mise en danger des conditions de vie sur terre, non ? Alors ne faudrait-il pas tout faire contre les écocides, et cetera ? Plutôt qu’une chasse aux conspis, aux écolos, et cetera militants, contre-productive, et cetera méthodes contestables) ;

              autrement dit, à lire si pas encore fait : « Noam Chomsky et la stupidité institutionnelle » : https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-et-la-stupidite-institutionnelle/ ;

              Re bref, tout cela me fait penser que la force de certaines idées et thèses controversées est peut-être parfois alimentée par de la stigmatisation plutôt que pouvoir en débattre de « bonne foi », une bonne fois pour toutes. Si je puis dire. Alors je ne fais pas de la liberté d’expression par principe, sans contextualisation, une cause prioritaire, même si je pense qu’important de se mobiliser pour éviter de la criminalisation de certains cas. Pour argumenter en détails, de l’argumentaire sur la relativité du concept de liberté d’expression, à écouter ou lire l’épisode 40 du podcast « Revolution Now ! ».
              La transcription après la vidéo sur : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode40asdf
              peut être facilement traduite (mais attention à la traduction automatique de certains passages qui tronquent parfois le texte original), ou sinon il y a l’option de traduction automatique de YouTube.

              Enfin, plutôt que de préjuger pour raison x ou y, je pense important de se faire un avis sur son idée en écoutant au moins de ses conférences mis en lien plus haut, telles que celle sur le référendum d’initiative populaire, ainsi que de lire son livre « Notre Cause Commune – Instituer nous-mêmes la puissance politique qui nous manque » ; et pour presque terminer le message d’aujourd’hui, à lire un article d’antithèse et un article de thèse :

              Mais je termine le message d’aujourd’hui en rappelant que :

              « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

              Et que plutôt que de privilégier un candidat qui sous-estime le souci même si c’est principalement par stratégie, en pensant en terme de palier, en priorisant l’idée de constituante citoyenne à concrétiser dans l’espoir de révolutionner la sphère politique-médiatique-économique et combattre plus efficacement l’influence de certains lobbies qui iraient à l’encontre du bien commun, de l’intérêt général, d’une certaine éthique,

              je pense plus pertinent d’inviter à une nouvelle forme de gouvernance qui favoriserait la prise en compte des soucis qui concernent tous, présents et à venir, pour la cause animale, et cetera, autant que faire se peut :

              « Le philosophe de l’environnement, Glenn Albrecht, propose une nouvelle forme de gouvernance » : https://www.dailymotion.com/video/x7tvlkt

              et en palier d’appeler au vote pour le parti politique « Révolution Écologique pour le Vivant ».

              Pour rappel, leur programme : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/programme

              Bonne fin de semaine !

              P.S. : Si pas encore vu, vidéo petit délire avec lecture d’un poème écrit début avril : « Danse et poème « Ramdam » pour la Palestine » : https://www.youtube.com/watch?v=fMKx55_Gn0k&list=PLWG3MhJ7E0kiAZOzNc9-0czU5hIvYrM6_&index=3&pp=gAQBiAQB

              en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #466
              Pascal LamachèrePascal Lamachère
              Maître des clés

                Bonjour,

                pour aujourd’hui, je commencerai avec un moment nostalgique, de spleen, en partageant trois chansons d’auteurs compositeurs interprètes dont j’ai apprécié l’univers musical, la plume, la voix, en bref le talent.

                La première, « Jusqu’à mes yeux » de Marina : https://www.youtube.com/watch?v=kjDihDr08IM

                De ce que j’ai compris, elle a cessé le chant il y a quelques années, et à mes yeux, elle fait partie des artistes qui ont galéré à cause du système capitaliste, auxquels je pense quand je lis et évoque cet article de l’économiste philosophe Frédéric Lordon :

                « Garantie économique générale et production culturelle » : https://blog.mondediplo.net/garantie-economique-generale-et-production

                La deuxième, « Mon époque » de Pascal Mono : https://www.youtube.com/watch?v=DfF90mLdaf4

                Dont la bribe de parole « Mon époque épilogue » me semble plus que jamais d’actualité. J’évoquerai ci-après le pourquoi du comment.

                Pour terminer ce partage de chansons d’aujourd’hui, voilou « Le Monde Est A Rendre » de Louis Delort : https://www.youtube.com/watch?v=YPLfbjfVuJM
                qui évoque aussi à sa façon un des soucis de la civilisation : le pouvoir de l’argent, le pouvoir des incitations. Et le pourquoi il faudrait une « Garantie économique générale et production culturelle » d’une manière ou d’une autre. Autrement dit de la « démocratie économique ». Au passage, le mot « démocratie » a tendance à être utilisé, instrumentalisé à tort et à travers selon des professeurs qui ont à cœur son essence, son idéal, dont sous-estimé l’importance du « pouvoir économique », du besoin de « démocratie économique ». J’aurais probablement le temps de développer pour aujourd’hui sur la définition de « l’essence démocratique » et critiquer, évoquer ce qui est considéré être certains enfumages, certaines tartufferies, mais j’ai des conférences et documentaires à partager pour étayer, cela mériterait probablement que j’y consacre un vendredi, même si j’aurai probablement du mal à n’y évoquer que cette « thématique ».

                Toujours est-il qu’en attendant, l’article « Garantie économique générale et production culturelle » explicite très bien de l’argumentaire pour de la « démocratie économique ».

                Et toujours est-il qu’il y aurait plusieurs façons d’orchestrer de la « démocratie économique ». Via des sécurités sociales sectorielles telles que le théorise Bernard Friot et le réseau salariat, le programme de « Révolution Écologique pour le Vivant » en palier, ou via l’idée de paradigme de Peter Joseph.

                Mais que pour y arriver, quand on milite pour des idéaux, pense les problèmes et les solutions, un horizon, il y a le souci des incitations, et le concept de « conatus » de Spinoza à prendre en considération, en théorie. J’ai déjà dû l’évoquer au cours d’un message, sans toutefois l’expliciter, vous renvoyant à de la lecture et visionnage de docs.

                Ce qui m’a donné envie de l’évoquer à nouveau, c’est que c’est le genre de considération qui m’est venu à l’esprit et me viendra encore à l’esprit à la lecture ou l’écoute de certains discours, de certains propos. Tel qu’avant-hier le début de visionnage d’une vidéo où une jeune « business woman » a commencé son accroche avec une technique de communication pour tenter d’appâter le chaland avant d’enclencher sur une phrase du genre « si vous ne partagez pas cet état d’esprit, si vous n’avez pas d’ambition, vous pouvez zapper, et si vous restez, maintenant que nous sommes entre gens ambitieux… ». Ce que j’ai fait, la zapper, après avoir hésité l’espace d’un instant à laisser un commentaire pour militer pour mes idéaux, lui expliquer ce que je considère être de la bêtise, bêtise qui revenait à actualiser un « Si à tel âge ans on n’a pas une montre super cher, c’est qu’on a raté sa vie par manque d’ambition », ou à un « si vous êtes sans emploi et précaire, c’est parce que vous n’avez pas fait l’effort de traverser la rue ».

                Bref, je comprends que les gens veuillent gagner de l’argent d’une manière ou d’une autre dans ce paradigme. Le souci, c’est que nombre de gens comme elle semblent ne pas comprendre les problèmes de civilisation, que ce qui semble être de leur intérêt ne le fait pas toujours à long terme. Mais aussi que pour penser des idéaux et concrétiser, il faut le prendre en considération, le comprendre et l’exprimer à en être suffisamment efficace.

                Aussi, il aurait probablement fallu que je m’adresse directement à elle, mais sur certains réseaux, difficile de retrouver des vidéos quand on a effacé l’historique, et puis il y a le souci de la limite du nombre de caractères, et puis je suis un peu beaucoup fatigué de jouer les « Don Quichotte », et en tout cas j’exprime ici ce que j’aurais voulu dire à cette « business woman » du monde de la finance, à celles et ceux dans son genre :

                – l’ambition dans la vie n’est pas tant de vouloir une bonne situation sociale, de la richesse monétaire, ce qui comble momentanément un vide existentiel ; être pauvre en richesse et s’en satisfaire dans une certaine mesure dans un « paradigme contestable », ce n’est pas manquer d’ambition ; pour le dire autrement, l’ambition des ambitions cela me semble être aspirer à un monde où il y a un mieux être collectif, pour soi et les autres, en comprenant les soucis et les solutions, où de la solution nécessiterait une révolution de l’économie et des rouages politiques, et non pas faire le jeu du système financier, non pas y jouer ;

                – tant que le paradigme est ce qu’il est, je comprends les artistes, les personnalités, associations et médias qui conditionnent leurs créations, la poursuite de leur entité, de ce qu’ils font, à des dons, à le budgéter, fixer des objectifs, des paliers à atteindre. Je trouve que c’est un mode de fonctionnement normal, qu’ils ont raison tant que le paradigme est ce qu’il est. Toutefois, ce mode de fonctionnement a ses limites, comme l’explique d’une certaine façon Fréderic Lordon au cours de sa réflexion « Garantie économique générale et production culturelle », et je trouve dommage quand ils ne militent pas au moins à un moment ou un autre pour un paradigme autre, ne semblent pas comprendre le souci systémique, le besoin de révolution de l’économie, même si devait être mission impossible, pour une raison ou une autre, à révolutionner au stade où nous en sommes ;

                – si il faut être un peu couillon comme moi pour passer autant de temps à ce qui ne lui rapporte rien, ne pas s’appliquer à une stratégie pour pérenniser un minimum sa propre situation, au point de se sacrifier, de pouvoir être Sdf du jour au lendemain, ce n’est pas totalement désintéressé, au sens que les élans fraternels, amicaux, par compassion, par passion, pour des idéaux, c’est un centre d’intérêt, le plus noble à mon sens, et puis cela me semble moins couillon in fine que chercher à se forger des succès financiers où il est participé in fine à son propre mal être ainsi que la destruction de l’environnement, de la pollution, à faire le jeu du statu quo, et cetera travers ;

                en attendant un changement de paradigme, sans attendre car peut-être mission impossible, ma raison me dit qu’il vaudrait mieux trouver le « juste équilibre », c’est-à-dire réfléchir et s’appliquer à de quoi s’y retrouver tout en tentant de concrétiser ses idéaux, un peu comme le planifie Peter Joseph, par exemple ; et car même si il serait possible de « vivre sans argent » d’une certaine façon même dans le paradigme actuel (si vous en doutez, faites une recherche avec en mots clés « vivre sans argent », vous trouverez témoignages et conseils), c’est délicat, et dans ce genre de cas il est consacré du temps à sa relative autonomie, dépendante indirectement en général du système monétaire ; mais la quête de financement est alors un moyen et non une fin en soi ;

                – pour vulgariser, même si il peut se trouver et se penser des exceptions, un des soucis vis à vis de l’intérêt financier, de quête de succès financiers, des ambitieux « businesseurs », du souci du paradigme qui fonctionne de la sorte, c’est que quand vous faites les choses par intérêt financier et / ou pour un certain statut social, il me semble que l’essentiel des efforts et du temps est consacré non pas à ce qui fait de votre intérêt ni l’intérêt du bien commun sur le long terme, se transforme en perte de sens, il n’est pas incité à une élévation de conscience personnelle et collective, cela rend moins propice à la remise en question, à une quête de vérité, plus vulnérable à des défauts, à diverses formes de corruptions, aux lobbies, notamment car le temps nécessaire pour transcender ses préjugés et le formatage civilisationnel, comprendre le mieux possible de façon holistique, jusqu’à l’élévation de son niveau de conscience, ne peut alors être « rentabilisé », et je pense que les promesses « d’argent facile » qui permettraient de se consacrer à ce qui fait sens reposent de toutes façons sur un « système financier contestable », une pyramide de Ponzi, un attrape nigauds ;

                Cela me fait penser à la vidéo du journal de Personne : « Pourquoi travailler ? » : https://www.youtube.com/watch?v=AJ8XKSuLUA4

                – j’ai bien conscience du souci, du scepticisme autour de la question des motivations, des mobiles, la facette « incentive », des doutes sur pouvoir fonctionner autrement, sauf que l’argument de gain d’argents comme carotte a conduit à une « financiarisation », de la virtualisation, et les travailleurs essentiels au fonctionnement de la civilisation sont moins bien payés que les spéculateurs, que nombreux emplois que d’aucuns jugent contre-productifs et délétères pour une pérennité de civilisation mais qui sont mieux rémunérés pour une raison x ou y, une raison mauvaise à mon sens ; et si vous doutez de la possibilité de s’organiser autrement, de la viabilité, que vous considérez que des idéaux sont utopie, vous ignorez probablement du succès, de la concrétisation à certaines époques, tel qu’évoqué sur l’aspect purement économique au cours de ce documentaire : « Vivir la Utopia / Vivre l’Utopie » : https://www.youtube.com/watch?v=-wLH8veaVrw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=65

                et sur le plan économique et éthique, si je me souviens bien, au cours, entre autres, du deuxième volet de l’épisode 21 du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/watch?v=knvgqVO6R4c
                , deuxième volet de l’épisode autour du risque d’écofascisme ;

                et puis en tout cas, si cela peut paraître un casse-tête et compliqué de révolutionner la civilisation, ce ne pas sans solution théorique, il y a des réflexions sur la stratégie à mener, sur les paliers à atteindre, des idées prenant en compte le conatus, le souci des incitations ;

                – j’ai l’impression que nombreuses et nombreux sont les gens qui sous-estiment la gravité de la situation « environnementale », et n’ont pas bien bien conscience de ce qui y a conduit, et de ce qui pourrait faire solution (dont le véganisme, mais pas que, pas un changement uniquement par la consommation sans révolution de paradigme économique, en bref en solution : le véganisme + antispécisme + anticapitalisme avec application de la Zoopolis via idées de Bernard Friot et du réseau salariat ou l’idée de paradigme de Peter Joseph), de ce qu’il faudrait faire, que le souci n’est pas tant la surpopulation qui pourrait arriver un jour mais ne serait pas encore le cas. Je vous ai invité à lire et voir de nombreux docs à ce propos, sur ces sujets, au fil des vendredis, qui étayent, tels que la semaine dernière : Aurélien Barrau donne une bonne leçon au MEDEF : https://www.tiktok.com/@intervues/video/7336886749676817697

                « Top 40 des impacts du changement climatique » : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                les publications et partages de Peter D Carter
                « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité », autour de l’actualité concernant les indicateurs, leur évolution : https://twitter.com/PCarterClimate

                A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                Le programme de « Révolution Écologique pour le Vivant » : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/programme

                Le Pdf de leur base programmatique : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/storage/app/media/programme/PDF-DE-LA-BASE-PROGRAMMATIQUE-REV-JUIN-2023.pdf ;

                Pour plus ou moins finir cette réflexion autour de l’intérêt d’une « démocratie économique orientée éthique », un des arguments forts, c’est d’éviter autant que faire se peut les écocides, la surexploitation, les mobiles de pollutions, de crimes environnementaux, les pratiques mafieuses qui vont à l’encontre des intérêts collectifs, du bien commun, mettent en péril les conditions de vie sur terre, provoquent des extinctions de masse.

                A ce propos, j’en ai vu qu’un extrait, faudrait que je prenne le temps de les regarder avant de les conseiller, mais il semblerait que la série de documentaires « Mafias et banques » de ARTE évoquent de ce souci. Et puis il y a le documentaire « La Face Cachée du Pétrole » qui évoque d’une certaine façon ce dont a parlé Boris Cyrulnik au cours d’un interview : https://rutube.ru/video/cbec499ef62437077627f04e3e74c121/

                N’ayant pas encore vu « Mafias et banques », je ne vous mets pas aujourd’hui la trilogie en lien. Concernant « La Face Cachée du Pétrole » :

                1ère partie : Le partage du monde : https://www.dailymotion.com/video/xewkez

                Présentation : « La première partie du documentaire qui balaye la première moitié du XXè siècle (jusqu’en 1945) montre, documents à l’appui, la volonté d’hégémonie des grandes compagnies pétrolières mondiales et leurs ententes commerciales illégales. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partageaient le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les compagnies américaines n’ont pas hésité à fournir en pétrole les nazis sans que l’Etat fédéral américain ne les accuse jamais de haute trahison. Business is business. »

                2ème partie : Les grandes manipulations : https://www.dailymotion.com/video/xewm92

                Présentation : « Le seconde partie du documentaire dissèque les tractations secrètes qui ont eu lieu au Proche-Orient entre les États-Unis, la CIA et les grandes monarchies du Golfe. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières américaines qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Le documentaire explique également comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique… »

                Ceci partagé, ne pas oublier le souci posé par l’exploitation massive des énergies fossiles pour l’énergie.

                « Initiative du Traité de non-prolifération des combustibles fossiles » : https://fossilfueltreaty.org/fra/

                TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION DES COMBUSTIBLES FOSSILES : https://fossilfueltreaty.org/fra/#endorse

                Concernant le souci d’extinction de masse, la sixième extinction de masse et problème paradigmatique : « Sixième extinction de masse et inégalités sociales sont liées » : https://www.revue-ballast.fr/jean-marc-gancille-sixieme-extinction-de-masse-et-inegalites-sociales-sont-liees/

                Ceci écrit, le pourquoi du comment « Mon époque épilogue » me semble plus que jamais d’actualité est en lien avec les guerres dans le monde, le génocide en Palestine, l’attaque par l’Iran, de ce qui serait des mobiles du pouvoir de l’Iran et de sionistes, et les urgences écologiques.

                Avec les raisons de ce qui freinerait les idéaux pour / vers l’absolu, ou pourrait en favoriser l’avènement : les points communs, enchevêtrements, divergences, dissonances, oppositions, entre sphère politique, médiatique, « économique » et religieuse.

                Cela me fait penser à cet épisode du journal de Personne qui l’évoque d’une certaine façon : « Le diable et les banlieues » : https://www.youtube.com/watch?v=2BSj4o58ECg

                Et en fait, la sphère médiatique pourrait être considérée incluse dans tout ce qui englobe « l’économique », car une des excuses du « journalisme » quand il y a mal-information, autant professionnel que amateur qui s’y dévouerait plus que les professionnels, me semble être le jeu des influences lié au pouvoir de l’argent et les efforts à faire pour une quête de vérité où il y a besoin de moyens, dont pouvoir prendre beaucoup de temps de bien s’informer, de faire le tri et prendre le temps de réflexion, de bien y penser. Mais il y a question de volonté politique et individuelle, d’individus non totalement formatés voire dissidents, de lanceurs d’alertes tel Julian Assange, qui fait qu’elle peut et pourrait être considérée encore comme relativement à part. A ce sujet, lire entre autres cette tribune : « Démocratiser les grands médias » : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias

                Toujours est-il que pour un certain nombre, le plus problématique est la « religion capitaliste », avec l’anthropocentrisme, et lié des dogmes religieux qui en font le jeu d’une certaine façon.

                Après, je trouve de l’athéisme aussi problématique d’une certaine façon, autant que des adeptes de dogmes religieux qui se comportent en agents au service d’un système que d’aucuns considèrent délétère, font le jeu du carnisme, des écocides, des inégalités sociales.

                Je veux dire, il y a des gens qui se définissent athée de croyance qui me semblent partager et servir des idéaux qui me semblent essentiels, tels que Jérôme Segal :

                A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                Et des adeptes de toutes les religions idem.

                Comme feu Léon Tolstoï : « L’éthique de Léon Tolstoï » : https://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/

                Et des musulmans et musulmanes telle Dalila Awada : « Dalila Awada à propos de sa foi et sa militance pour l’abolition de l’exploitation animale » : https://www.revue-ballast.fr/dalila-awada-si-la-justice-exclut-les-animaux-elle-demeure-partielle/

                De ce que j’ai constaté, nombreuses et nombreux se mettent au service d’idéaux sur la base d’une sorte de foi, y puisent de leur énergie, sont de leur mobile, de leur incitation à agir en acte, sorte de foi qui concerne aussi des athées quand ils ne sombrent pas à en devenir nihilistes.

                Mais je trouve dommage de se définir athée alors qu’il y a tant de mystères qui auraient de quoi remettre en question à suivre un cheminement un minimum « spirituel », que cela me semble important dans une quête de sens, de « vérité » ;

                et si ce n’est que les certitudes mal fondées et ce que je qualifierais de la mauvaise foi, de l’hypocrisie ou de « l’obscurantisme » de certains dogmatiques religieux, ou d’aucuns diraient faussement religieux, me semble aussi poser souci dans cette quête.

                Digression : en fait, concernant la critique de l’athéisme, c’est plus par rapport à la posture qui me semble revenir à une forme d’imposture, de ce qui me semble être le manque de probité intellectuelle, ou tout simplement le manque de curiosité et les préjugés, et mis à part pour ceux qui en deviennent des terroristes nihilistes sur le plan philosophique, sont athées à en devenir terroristes, c’est probablement injuste de les mettre d’une certaine façon dans le même panier que les terroristes, les criminels par obscurantisme.

                Comme expliqué, sous-entendu, j’ai une certaine admiration pour des gens qui se définissent athée tout en servant des idéaux, tel Jérôme Segal. Et j’ai lu, appris qu’il y aurait des études qui révéleraient que des athées auraient tendance à être plus altruistes que certains « dogmatiques religieux ».

                Reste que « intellectuellement », de l’athéisme me semble autant obscurantiste que du non athéisme, au cas par cas.

                Alors je n’ai pas la prétention d’avoir la « science infuse », réponse à toutes les questions existentielles, de certitudes sur tout. Surtout que si certes, dans un prisme de lutte des classes, pour certains idéaux, il y a de quoi se méfier, rester prudent vis à vis de la spiritualité new âge, et cetera, l’athéisme en tant que posture d’être au monde n’est pas plus « véridique » / pas plus « éveillée ».

                Et aussi qu’en tout cas des raisonnements d’athées sont contestables, me semblent basés sur une certaine ignorance, et que de ceux qui se prétendent et se vendent comme « zététiciens » ne sont pas aussi irréprochables dans leur posture, l’application de leur méthodologie, leur raisonnement, qu’ils le prétendent.

                Bon, pour tout dire, ici, la critique de l’athéisme est pour moi plus un prétexte pour évoquer ce qui me semble n’avoir pas encore évoqué : il y a quelques temps j’ai écouté une série de courts épisodes d’un petit podcast diffusé sur le site d’une radio, France Culture du groupe Radio France, si je me souviens bien, prétendant vulgariser par le prisme de la zététique, de la « pensée critique », certaines thématiques du « paranormal ». Sauf que c’était si généraliste que me sont venues des objections que je considère crédibles, à l’aune de ce que j’ai appris en ayant potassé ce genre de sujets. Et que ce genre de « pensée critique » m’a semblé plus du rabâchage de préjugés qu’un travail de journaliste à qui on aurait demandé de mener une quête d’investigations en lui accordant tout le temps nécessaire de faire toute la lumière possible avant d’en faire un compte rendu. Et cela reflétait à mes yeux la tendance à donner un job avec pour principal objectif de faire du contenu et non pas une quête de vérité, dans un temps d’investigation limité, ne cherchant pas à faire le cas par cas nécessaire pour ce genre de sujets. Et le propos que j’ai trouvé le plus pertinent, c’était celui pour conclure sa série : reconnaître qu’il n’était pas forcément le plus qualifié pour parler de ces sujets, mais que voilou. Ce qui se comprend du fait du système, et c’est plus le système politico-médiatique et l’athéisme par ignorance des « mystères » que je critique, que le journaliste qui a fait ce pour quoi il était payé.

                Et ce qui me ramène sur l’importance de la matière à penser, de pouvoir avoir le temps d’en savoir plus sur les thèses et anti-thèses, et cetera, avant de se forger une opinion, pour comprendre le mieux possible plutôt que de juger à en préjuger par de l’ignorance.

                Au sujet de la critique de « zététiciens », de la critique de certains adeptes du courant de la soi-disant « pensée critique », et si vous voulez en savoir plus sur qui me semblent être des études crédibles de certains phénomènes qualifiés de « paranormaux », voir des partages sur le groupe : « Phantasmagoria : paranormal, hantises, poltergeists et apparitions » : https://www.facebook.com/groups/1192040898138293

                Bref, fin de la digression.

                Et si j’ai évoqué le souci posé par des dogmatiques religieux, c’est que certains chercheraient à provoquer l’apocalypse pour faire venir le messie. Ce qui reviendrait à de l’auto-prophétie et non une authentique prophétie, il me semble. Et en tout cas, cela peut paraître dingue, un pari dangereux, criminel, l’apogée de l’obscurantisme, et il n’en reste pas moins que tel serait l’objectif de certains, tel qu’expliqué ici : https://twitter.com/PaulMoreiraPLTV/status/1780197196257808801

                Judaïsme messianique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Juda%C3%AFsme_messianique

                Sionisme chrétien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme_chr%C3%A9tien

                Et bien entendu, je ne mets pas non plus tous les religieux, tous les croyants dans le même panier. Tous ne sont pas sionistes, il n’est pas dans leur plan de faire la guerre et de tuer leurs opposants. Et des plus fervents sont antisionistes : Antisionisme juif : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisionisme_juif

                Et ce qui me fait penser à un documentaire sur des racines du sionisme, de la stratégie, où de ce que je me souviens il est évoqué l’alliance entre athéisme, la religion du veau d’or, d’intérêts financiers plus que culturels, des velléités d’utiliser des groupes antisémites dans certains pays pour pousser à l’alya sioniste, et des religieux. Mais où donc il était question que des fondateurs n’étaient pas des plus religieux. Et si difficile d’être certain de qui instrumentalise qui quand les intérêts convergent et que les camps ont chacun une forme de pouvoir qui font qu’il y a intérêt à s’accorder sur de la stratégie, un agenda à mener, il était laissé entendre que c’étaient des fondateurs athées qui menaient. Ce aussi pourquoi j’ai une certaine méfiance vis à vis d’un certain athéisme, dans le cause à effets.

                Et re toujours est-il que le lien avec la situation actuelle dans le moyen orient, c’est que de quoi avoir l’impression que les adeptes de l’apocalypse messianique sont prêts à provoquer leur momentum, qu’il est plus ou moins arrivé à l’apogée de leur objectif. Si ce n’est qu’ils ne sont pas les seuls et difficile d’être certain de la suite des événements.

                Au passage, un autre cas d’école de l’importance de la « matière à penser » et difficulté de savoir quoi en penser quand on s’intéresse aux diverses thèses, anti-thèses, contradictions, sans parti pris : le rôle de l’attaque de l’Iran suite au bombardement de leur consulat et morts d’occupants, le jugement sur l’acte et les conséquences.

                Aussi, je dirais qu’un des travers de l’info-consommation sur les réseaux et « conversations de comptoir », me semble être la tendance à s’exprimer à brûle pourpoint sur la base d’informations biaisées, à s’en écharper quand prend partis, commence à adhérer à une propagande, à un prisme, même si réfutable.

                Car en fait, entre les adeptes de Trump en mode sioniste qui ont relayé sa propagande ; les adeptes à la BHL justifiant l’attaque du consulat iranien par rapport à ce qu’ils ont considéré leur entente avec des agents du Hamas et tentant d’éluder tous les cadavres sous le tapis à cause des « crimes de guerre sionistes » ; celles et ceux qui se sont réjouis sans penser aux conséquences potentiellement cataclysmiques ; celles et ceux qui ont annoncé le début de la 3ème guerre mondiale ; et cetera ; divers avis se sont opposés, certains facilement contestables, et beaucoup de temps utilisé par tout un chacun pour finalement des zones d’incertitudes plus que de chercher à mieux s’informer, à prendre le temps de comprendre des opinions, sachant aussi qu’il y avait de quoi être prudent vis à vis de nombreuses « informations ».

                Et quelques questions qui m’étaient venues à l’esprit, sur le coup : les adeptes de Trump qui ont gobé et relayé sa propagande, sa mauvaise foi, ont-ils conscience que son remède pourrait être pire que le mal, et puis qu’il n’est pas crédible dans sa prétention à pouvoir empêcher l’Iran ? Quel intérêt d’infliger une « gifle » à coup d’explosions coûteuses et polluantes, quand l’efficacité du dôme de fer est connue de tous ? Faire fonctionner le dôme de fer coûte cher, mais n’est-ce pas l’exemple typique où les coûts sont collectifs mais où certains tirent profit du business de la défense, que cela fait les intérêts d’un complexe lobby militaro-industriel, même si quelques victimes ? Bon, d’aucuns ont évoqué des percées, des explosions contre des bâtiments, un service des agents du Mossad à la base aérienne de Nevatim (paix aux âmes des mourus), peut-être que l’Iran a atteint de ses objectifs immédiats, mais bon. Et des commentateurs ont évoqué que c’était une tentative pour saper la « normalisation » en cours des rapports entre Israël et l’Arabie Saoudite. Après, n’est-ce pas plutôt propice à renforcer les alliances ? Et à ce propos, quid de la participation d’autres pays à la défense d’Israël ? Je veux dire, je ne suis pas pour la guerre, je suis pour la défense, mais la défense de l’intégrité de toute vie, de tous et de toutes, pas un « deux poids deux mesures inique ».

                Ainsi, la réflexion qui m’a paru la plus sensée à brûle-pourpoint : « La REV condamne l’attaque iranienne contre Israël, tout en notant qu’elle est une réponse à l’attaque d’Israël contre le consulat iranien en Syrie le 1er avril qui avait fait 16 morts, attaque provocatrice destinée à créer la risposte iranienne, et donc l’escalade. »

                Source : https://twitter.com/REVPourLeVivant/status/1779439878549143671

                Aussi, n’y a-t-il pas injustice flagrante contre les Palestiniens ? La résolution de l’ONU pour un cessez-le-feu est pour le moment restée lettre morte. Des cyniques pourraient en conclure que c’est parce que défendre la Palestine ne rapporte rien en terme financier, que les payeurs sont des sionistes.

                Alors cela me fait penser à cette chanson : « La fille aux cheveux blancs » : https://www.youtube.com/watch?v=pxxqxtcKbhE

                Et il n’en reste pas moins qu’avec un peu de recul, pour certains : « Le général Vincent Desportes : “Netanyahu était en train de perdre la guerre avec le Hamas, il avait totalement perdu le soutien de l’opinion publique internationale. Netanyahu veut la confrontation avec l’Iran. Netanyahu a monté une machination. Nous sommes piégés une nouvelle fois par Netanyahu” »

                Source : https://twitter.com/oumma/status/1779562587560030365

                Pour d’autres : « Pourquoi l’attaque de représailles de l’Iran contre Israël n’a pas été un « échec » ? » : https://investigaction.net/pourquoi-lattaque-de-represailles-de-liran-contre-israel-na-pas-ete-un-echec/

                Et puis : « La riposte tout en relief de l’Iran contre Israël » : https://investigaction.net/la-riposte-tout-en-relief-de-liran-contre-israel/

                Extrait : « La forme de l’attaque est en elle-même un message. Elle contraint à la comparaison avec le génocide à Gaza qui touche essentiellement des civils, qui détruit des hôpitaux, des mosquées, des établissements scolaires… et qui souligne une disproportion indéniable entre le but annoncé, détruire le Hamas, et les moyens utilisés. »

                Aussi, en attendant, sans attendre, pendant que la parole dans les médias de masse semble trustée en majorité par le « deux poids deux mesures inique », de la propagande sioniste, la souffrance d’êtres en Palestine continue (condoléances, paix aux âmes des victimes), les bombardements et morts de Palestiniens ont continué, le chemin vers la paix, vers la prise en compte de divers soucis, de l’éthique, d’idéaux, semble encore long à devoir être tracé alors qu’il y a urgence.

                Et en fait, on pourrait considérer la géopolitique tel un jeu d’échecs aux règles particulières, fluctuantes, où y a de nombreux tricheurs, divers intérêts, des désaccords et des accords qui font que le résultat est plus ou moins imprévisible, pas forcément de gagnants.

                Et il n’en reste pas moins que même dans une considération de lutte des classes où des puissants de tous les camps auraient de leurs raisons et de leurs torts divergents d’avec les citoyens, les crimes de guerre semblent avérés, l’injustice envers les Palestiniens flagrante (au passage, pour la petite histoire, de ce qui a aussi motivé ma critique de certains athées au cours d’aujourd’hui, c’est que même si il se trouve des athées soutenant la cause palestinienne, j’ai récemment lu des s’affichant athées prétexter la lutte des classes, leur idéologie politique et opposition aux religions pour ne pas soutenir la cause Palestinienne, s’arrangeant avec leur conscience de manière assez spécieuse, je dirais même clairement contestable, critiquable, peut-être parce que des sionistes cherchant à se faire passer pour des anars marxistes, ceci expliquerait cela), et qu’importe la crainte que suscite ce que pourrait faire l’Iran sur le long terme, l’heure devrait être au respect du cessez-le-feu en Palestine, à l’aide aux Gazaouis (je ne sais pas si l’opposition sera aussi forte qu’avant l’attaque de l’Iran, mais l’injustice, les « crimes de guerre » sont tellement flagrants, qu’avant l’attaque de l’Iran, nombreux Israéliens ont manifesté contre le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu), et puis à l’application de la concrétisation de solutions aux problèmes de civilisation.

                Comment se fait-il que nombreux médias français continuent d’être complices de tant de crimes en donnant essentiellement la parole à des soutiens de Netanyahu, à des climato-sceptiques, à la criminalisation de militants écologiques et / ou de ce qui ne résoudra pas la crise climatique, la crise environnementale, à cultiver ce « deux poids deux mesures » ? Vous pouvez y réfléchir, mais question pour la forme, l’association ACRIMED explique les ressorts : https://www.acrimed.org

                Tel qu’au cours de la tribune évoquée plusieurs fois : « Démocratiser les grands médias » : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias

                Et puis quand on voit que pas mal ont du mal à remettre en question leur carnisme, leur non véganisme, ce sur quoi ils pourraient avoir une action concrète, même si de quoi le considérer en lien avec le souci systémique, au sens que besoin de révolution de l’économie et de la politique et pas uniquement du véganisme, que tout devrait être lié, de quoi se dire que la civilisation est comme face à un Titanic qui a coulé mais se rêve encore dessus.

                Enfin, pour terminer, pour conclure le message d’aujourd’hui, il sera probablement temporisé vis à vis de l’Iran, du fait de son alliance avec la Russie et du risque de guerre nucléaire qui ne ferait pas l’intérêt des Terriens, mais au moment où j’écris ces lignes :

                – l’armée Israélienne serait en marche vers Rafah, il continue d’être tué des Palestiniens, le massacre par l’armée Israélienne n’a pas encore cessé malgré la résolution de l’ONU ;

                – dans un autre genre, la Suisse compte organiser les 15 et 16 juin une conférence sur la paix en Ukraine, et peut-être que c’est de bonne augure, qu’ils réussiront à être efficaces pour instaurer de la paix, mais pendant ce temps, la centrale de Zaporijia s’approcherait « dangereusement d’un accident nucléaire », la guerre continue, de quoi avoir l’impression que chaque grande puissance avance ses pions, les lobbies militaro-industriels à leurs intérêts, qu’il ne tient à pas grand-chose pour les contrer et basculer vers de la paix comme s’y soumettre et basculer vers un conflit plus généralisé ;

                – il y a des pays qui font des efforts pour la transition énergétique comme des individus font des efforts pour être le plus cohérents possible dans leur mode de vie, leur rapport au monde et conscience des soucis et solutions théoriques, mais les plus grands pollueurs, dont les industries les plus polluantes, semblent continuer comme si de rien était, les limites planétaires de plus en plus franchies, les indicateurs de quoi inquiéter, être pris acte sur le plan paradigmatique du besoin de s’appliquer à des solutions et non pas d’abuser de green-washing. Cf. si pas encore fait les publications et partages de Peter D Carter « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité », autour de l’actualité concernant les indicateurs, leur évolution : https://twitter.com/PCarterClimate ;

                Aussi, tout cela me fait penser à une parole de feu Martin Luther King :

                « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

                Quand l’humanité atteindra-t-elle « l’âge de raison », de la « sagesse », de prendre acte des problèmes et des solutions ? De concrétiser des idéaux, pour une certaine pérennité, autant que faire se peut ? Et non pas à se trouver des prétextes tels les va-t-en-guerre ; et non pas au service d’une idéologie délétère.

                Plus facile à dire qu’à faire, à théoriser qu’à concrétiser, je rabâche certainement inutilement, il n’en reste pas moins que voilou,

                « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                Et si pas encore vu, je vous invite de nouveau à voir le film long métrage « InterReflections » de Peter Joseph (des sous-titres français peuvent être activés (cliquer sur « CC » à droite du réglage du volume et sélectionner la langue de votre choix)) : https://www.interreflectionsmovie.com/watch

                Et si pas encore écouté : « Approche intersectionnelle de l’animalité : entre racisme et spécisme » : https://www.youtube.com/watch?v=nERrpDq3q8A

                « Antiracisme et antispécisme peuvent-ils s’allier ? » : https://www.youtube.com/watch?v=dizsz0crC5U

                Et à lire le livre du capitaine Paul Watson : « Urgence ! Il faut sauver les océans » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/conseil-de-lecture-et-commentaire-du-livre-urgence-il-faut-sauver-les-oceans/

                Ainsi que de prendre le temps de lire, d’écouter, de regarder, d’étudier les autres docs évoqués ci-avant.

                Merci de votre attention,

                Bonne fin de semaine.

                en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #465
                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                Maître des clés

                  Bonjour,

                  pour aujourd’hui, je commence en partageant un clip-chanson titré « C’est aujourd’hui que ça se passe », d’un chanteur-slameur – dont j’aime la plume, le punch littéraire, la voix – baptisé « Grand Corps Malade » : https://www.youtube.com/watch?v=HHd1gBWjKmo

                  Il cristallise très bien à mon sens certaines urgences, le courage qu’il faudrait individuellement et collectivement avoir.

                  Ceci écrit, ensuite, au-delà / en plus de la difficulté de bien communiquer pour bien se comprendre (tel que théorisé par Bernard Weber), une réflexion sur par rapport à ce qui me semble freiner, voire me semble être contre productif pour l’avènement d’idéaux : « l’égotisme », qui se retrouve sous diverses formes, variantes. Encore que, c’est peut-être pas tant les jeux d’égos qui pose souci en soi, plus une certaine inconscience, ou disons une prétention sans être à la hauteur de cette prétention. Encore que, peut-être pas juste de juger de façon généraliste sans relativiser au cas par cas. D’aucuns évoqueraient la ruse de la raison. Toujours est-il que je dirais que tout un chacun, à un moment ou un autre, a (eu) des efforts à faire d’une manière ou d’une autre, pour tendre, prétendre être à la hauteur de sa prétention, être cohérent de l’être aux apparences, de bout en bout. Tout en sachant cultiver une certaine indulgence, de l’humilité, ne pas être « plus royaliste que le roi et que la reine » et mal juger, trop juger à en être dans l’erreur, à faire de « l’erreur », de « l’ hypercontestabilité », une forme d’hypocrisie.

                  Ce que je veux dire, signifier, c’est que ce qui me semble participer de la force de lobbies et de la « doxa » versus de l’éthique, des idéaux, pour en théorie un mieux être collectif, c’est à la fois rien et tout. Au sens que cela pourrait juste tenir de la volonté d’être à la hauteur de ses aspirations et de tenter de s’y tenir. Pour le dire autrement : sois pur et tu l’es. Et encore autrement « C’est aujourd’hui que ça se passe ».

                  Plus facile à dire qu’à faire dans un paradigme où tout un chacun a ses soucis quotidiens. Noam Chomsky en a pensé le concept de la « stupidité institutionnelle » :

                  Noam Chomsky et la stupidité institutionnelle : https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-et-la-stupidite-institutionnelle/

                  Toutefois, je dirais que le souci qui y participe, l’alimente, est parfois autant ce qu’on se raconte individuellement pour s’arranger avec sa conscience, chercher à ne pas se donner trop mauvaise conscience.

                  Par cette critique / pensée / considération / constat, je pense, entre autres :

                  – au parterre de grands patrons français, du Medef, à des agents de rouages du système n’ayant pas encore su évoluer, prendre acte de la pertinence du discours de Aurélien Barrau : Aurélien Barrau donne une bonne leçon au MEDEF : https://www.tiktok.com/@intervues/video/7336886749676817697 ;

                  – à la mauvaise foi ou l’inconséquence de celles et ceux qui diffament, font des biais contre les défenseurs de la cause Palestinienne ; certains allant jusqu’à s’attarder sur des titres d’articles et s’en servir sans avoir pris le temps de lecture, de voir que le contenu, les nuances, les détails ne va pas dans leur sens, leur donne tort de toutes façons et donne raison à leurs cibles, tel que l’explique, le dénonce Aymeric Caron : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1777474826099212451 ;

                  dans un autre genre, il y a ceux qui évoquent ce qui serait la réaction de Haniyeh au Qatar apprenant la mort de ses enfants, en s’en servant pour le présenter comme un sans cœur, sans savoir ce qui s’est passé avant et après, et comme si le fait que si il était un psychopathe, coupable de divers travers, devait « excuser » le massacre des Palestiniens, les crimes de guerre qui seraient attestés, un non sens ; et quitte à interpréter sa réaction, je trouve plus juste de la considérer dans l’esprit de la citation de Paul Valéry, même si y a eu des exceptions : « la guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » ;

                  – à l’hypocrisie, la bêtise de certains « écologistes » et compagnie qui ont mis des bâtons dans les roues d’une proposition de loi pour faciliter la transition vers des productions végétales : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1776260115722629486 ;

                  au passage, à écouter : Carnisme, l’angle mort des écolos ? : https://www.youtube.com/watch?v=q5Xj1R2ZBXc

                  et : L’écologie est-elle spéciste ? La “Nature” contre les animaux… : https://www.youtube.com/watch?v=knvgqVO6R4c ;

                  – à l’hypocrisie, l’inconscience ou la mauvaise foi de celles et ceux qui évoquent la sensibilité des plantes alors qu’ils ne sont pas (encore) végans, pas encore végétaliens ; semblent ne rien faire concrètement pour les êtres animés dont on est pourtant certain qu’ils sont doués de sentience. Sachant que si la souci pour les plantes devait être de bonne foi, il devrait impliquer aussi le souci pour les animaux, et comme il faut bien se nourrir dans ce monde incarné, il resterait la possibilité d’être végan frugivore, à en croire certains. Et qu’en tout cas, pour être le moins complice de la mise à mort d’individus sentients, il y aurait intérêt à être végétalien, végan, antispéciste. Et puis sur le plan spirituel, intellectuel, important de ne pas faire de sophisme, de comprendre la différence entre sensibilité et sentience.

                  Pour comprendre la différence à faire, la notion de sentience, cf. le dossier de ce site : https://sentience.pm/

                  Et puis pour rappel, si pas encore lu, ou à relire si oublié l’essence du texte : Quelques réflexions au sujet de la sensibilité que certains attribuent aux plantes : https://www.cahiers-antispecistes.org/quelques-reflexions-au-sujetde-la-sensibilite-que-certainsattribuent-aux-plantes/

                  Et : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                  Et : Pourquoi devenir vegan ? Animaux, environnement, santé, humains : 4 bonnes raisons de faire le choix vegan ! : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/

                  Et : « Le combat animalier est frère des combats d’émancipation » : https://www.revue-ballast.fr/aurelien-barrau/ ;

                  Alors au cours d’une vie, difficile d’être toujours irréprochable ne serait-ce que vis-à-vis de soi-même. A un moment ou un autre, on a sûrement tous eus nos moments d’inconscience ; d’hypocrisie ; de mauvaise foi ; d’ignorance qui se croit plus sachant qu’en réalité ; de petites et grandes lâchetés ; de divers défauts. Aussi, de ce prisme, il importe d’être lucide vis à vis de ses forces et de ses faiblesses, être authentique tout en sachant évoluer à la hauteur de ses idéaux, avec une certaine indulgence sans non plus s’y complaire.

                  Après, le fait qu’avec internet tout un chacun en sait probablement plus sur les uns et les autres, d’un certain point de vue cela fait de nous des agents d’un « big brother » avec « effet loupe », et cela accentue peut-être plus la mise en lumière des défauts que des qualités.

                  Je pense notamment à la conférence d’une dame adepte de la communication non-violente où elle explique ce genre de souci : « Je ne suis pas une Girafe ! » : https://www.youtube.com/watch?v=yfObh93krmE

                  Et toujours est-il que d’aucuns diraient : « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».

                  Toutefois, si l’erreur est humaine, je pense important de cultiver sa conscience, de prendre conscience de ses « erreurs », d’approfondir ses connaissances, de comprendre les problèmes de civilisation et potentielles solutions pour de la viabilité, et d’évoluer en conséquences, en connaissance de cause.

                  Et puis il y a des erreurs qui sont du fait d’ignorance, qui peuvent s’excuser d’une manière ou d’une autre. Qui sont vraiment des erreurs.

                  Et il y a des « erreurs » qui sont du fait de la mauvaise foi, de l’hypocrisie, de l’inconscience entretenue par mauvaise volonté, d’une forme d’irresponsabilité. Certaines moins graves que d’autres.

                  Quand cela justifie et engendre des génocides humains tels que des Palestiniens et d’animaux (« Chaque année, on tue plus d’animaux qu’il y a eu de morts durant toutes les guerres de l’humanité » : https://coteboudreau.com/2014/03/12/morts-danimaux-par-annee-et-morts-durant-guerres/ ),

                  des écocides (documentaire pièce de théâtre à propos des écocides et entretien à propos de la Biodiversité : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/documentaire-piece-de-theatre-et-entretien-a-propos-de-la-biodiversite/ ),

                  cela me semble « diabolique ».

                  Ceci dit, à propos de l’importance de savoir reconnaître ses erreurs quand on en apprend plus : la semaine dernière j’ai évoqué l’humour bon pour la santé, sauf que j’ai appris il y a quelques jours que le « Mdr » qui s’emploie souvent sur internet pouvait être littéral.

                  Il semblerait qu’il soit possible de pouvoir réellement mourir de rire, du fait que le cœur peut s’arrêter à trop rire. Celui que j’ai écouté a évoqué un phénomène du nom de valsalva.

                  De la petite recherche que j’ai faite pour en savoir la véracité, j’ai trouvé : Manœuvre de Valsalva : https://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C5%93uvre_de_Valsalva

                  et : On peut réellement mourir de rire, voici comment ça se passe : https://www.gqmagazine.fr/pop-culture/article/on-peut-reellement-mourir-de-rire-voici-comment-ca-se-passe

                  Mea culpa.

                  Sauf que le genre d’information mal-information que j’ai commis par manque de précisions ne prête à priori pas trop à mauvaises conséquences, car je doute que le fait de vous dire que l’humour est bon pour la santé – ce qui serait avéré du moment qu’on en abuse pas jusqu’à être « Mdr » – vous ait poussé à trop rire, à risquer votre vie.

                  Et vous pourriez me dire, non sans humour : mais alors si c’est vrai qu’on peut mourir de rire, les humoristes sont de potentiels serials killers, et si ils ne le sont pas, c’est qu’ils doivent heureusement pas être drôle à ce point, et celui ou celle qui aurait trouvé la blague ultime à faire travailler les zygomatiques au point d’en succomber, il vaut mieux qu’il ou elle l’emporte dans sa tombe ? Peut-être que c’est le cas si il est rigolé de ses propres farces. Ce qui expliquerait que le trait d’humour à « Mdr » ne fasse pas d’émules, ne se propage pas telle une épidémie ?

                  Plus sérieusement, par rapport à ce qui me semble être les soucis de civilisation, et à propos de choisir ses combats dont il est question au cours de la chanson « C’est aujourd’hui que ça se passe », une citation récemment lue partagée par Peter Joseph :

                  « Beaucoup d’entre nous aiment se demander : « Que ferais-je si j’étais en vie pendant l’esclavage ? Ou le sud de Jim Crow ? Ou l’apartheid ? Que ferais-je si mon pays commettait un génocide ? »… « La réponse est que vous le faites. Tout de suite. » – Aaron Bushnell

                  Source : https://www.instagram.com/p/C5OeoQ0ABla/

                  avec laquelle je suis d’accord, si ce n’est que j’ajouterais que la cause animale est aussi l’opportunité de prendre parti, de se positionner par rapport à cette considération de « que ferais-je en situation « d’injustices », de « crimes systémiques » ». Que quand il n’est pas fait de nombreuses allergies (encore que peut-être existe-t-il des alternatives végétaliennes en tout cas, consulter peut-être un(e) nutritionniste spécialiste végétalisme si vous êtes dans ce cas et en avez les moyens), l’ignorance de la facilité de pouvoir végétaliser son alimentation à en devenir végan n’est pas / plus une excuse quand vous avez de l’information disponible sur internet, des programmes pour faciliter la transition de régime tel que celui de L214 : https://vegan-pratique.fr/veggie-challenge/

                  Conseils et astuces pour bien débuter : https://vegan-pratique.fr/conseils-pratiques-vegan-pratique/

                  Tableau nutritionnel : les clés d’une alimentation végétale variée et équilibrée, en bref : https://visuels.l214.com/sites/vegan-pratique.fr/2020/tableau-nutritionnel/tableau-nutritionnel-web/tableau-nutritionnel.pdf

                  Pour recevoir gratuitement le guide du végan en herbe de l’association PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux) : https://secure.petafrance.com/page/34633/data/1

                  Vous trouverez aussi diverses informations sur le site de l’association Vegan Impact : Le guide de l’alimentation végétalienne : https://www.veganimpact.com/guide-vegan

                  Et en fait, j’ai beau être d’accord avec Peter Joseph sur de sa thèse systémique, trouvés pertinents nombre de propos exprimés au cours de son podcast « Révolution maintenant ! » (« Revolution Now ! » – c’est en anglais mais publiées après les vidéos, il y a des transcriptions qui peuvent être traduites, et l’option de sous-titres français peut être activée sur youtube) : https://www.revolutionnow.live/episodes ),

                  son idée de paradigme en « solution », en alternative au capitalisme,

                  je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il y a exprimé et c’est le genre de « thématique » où j’aurais à redire, à le contredire. Où il me semble sous-estimer la gravité de l’idéologie spéciste, carniste, et la possibilité et l’intérêt du végétalisme quand lié à une considération systémique, paradigmatique telle que la Zoopolis, l’antispécisme.

                  Et car ce qu’on fait subir aux animaux, à la vie animée en général par diverses pollutions ; surexploitation ; tueries ; réchauffement climatique à cause du Capitalocène, de l’anthropocentrisme, énergies fossiles et carnisme ; du non véganisme ; c’est aussi un génocide, un écocide, il y a extinction de masse d’espèces.

                  Et si je comprends que cela soit très difficile de remettre en question de ses habitudes, j’ai déjà exprimé une réflexion à ce sujet, des réflexions au fil des vendredis, et des liens vers d’informations pour aider,

                  et je pense que de militer pour le véganisme antispécisme anticapitalisme ce n’est pas plus difficile, peut-être plus facile en théorie que d’appeler à la paix en temps de conflit (prière pour la paix, j’espère bien entendu qu’il y aura un cessez-le-feu de respecté à Gaza, en Palestine, qu’une solution pacifique sera mise en place, que l’humanité aura la sagesse d’apprendre à vivre sans se faire la guerre, en objectif à mettre en place un paradigme pérenne autant que faire se peut), et en tout cas complémentaire de causes à effets, d’une certaine façon, et c’est le genre de cause sur laquelle tout un chacun et chacune pourrait « ici et maintenant », tout de suite, pour peu que de bonne volonté, avoir une action concrète dans l’état d’esprit « C’est aujourd’hui que ça se passe ».

                  Bien entendu, comme déjà expliqué, je ne sous-estime pas le problème systémique, paradigmatique, je pense que cela devrait être compris, aller de pair avec révolution économique et politique, juste que voilou.

                  Et bref, je pense important de se concentrer sur les idées de solution, et le véganisme (du moment que possible si pas fait trop d’allergies, encore que peut-être existe-t-il des alternatives végétaliennes en tout cas, consulter peut-être un(e) nutritionniste spécialiste végétalisme si vous êtes dans ce cas et en avez les moyens) antispécisme anticapitalisme me semble en être, alors voilou.

                  Recette découverte de le semaine (j’en suis pas fan, faudra que j’essaye en ajoutant des épices, mais testé et approuvé, avec en accompagnement de la sauce tomates et légumes grillés au four ; et à savoir que vous pouvez remplacer la levure sèche par environ 12 g de levure de boulanger fraîche, et que vous pouvez utiliser comme moi un blender classique, en mettant 20 cl d’eau tiède aux alentours des 38 °c et mixant bien) : PAIN EXPRESS AUX LENTILLES CORAIL : https://www.healthyjulia.com/2023/10/pain-express-aux-lentilles-corail-vegan.html

                  Et ne pas oublier : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                  Et idées de paradigme économique évoqué au fil des vendredis, dont les idées de Bernard Friot avec le réseau salariat, de Peter Joseph au cours de sa conférence « Une société viable » (A Viable Society), et le programme du parti politique « Révolution Écologique pour le Vivant ».

                  « Action »

                  Pour la Paix en Palestine, en Ukraine et en Russie,
                  pour la Paix sur terre, pour la Vie,
                  accordons, stop massacre d’innocents,
                  cessez-le-feu, stop bombardements.

                  Pour que la vie sur Terre ne soit un enfer,
                  pour ne plus polluer les environnements,
                  pour un avenir viable, bel et bon air,
                  pour les générations présentes et avenir au temps,

                  Action,
                  véganisez, si pas encore fait, votre alimentation,
                  mobilisons-nous pour un système pérenne,
                  à l’application de solutions à des soucis, aux peines.

                  Merci, bonne fin de semaine.

                  en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #464
                  Pascal LamachèrePascal Lamachère
                  Maître des clés

                    Bonjour,

                    Le 1er avril, c’était le jour du « peace and love rigolo » d’avril, annuel. Vous en avez sûrement été un(e) auteur(e) et / ou commis contre vous.

                    De mon côté, j’avais hésité à en faire, pour faire de l’humour tout en rappelant opportunément que :

                    « Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/les-poissons-une-sensibilite-hors-de-portee-du-pecheur/

                    Toutefois, depuis un certain temps, j’ai la sensation d’être tel un funambule à devoir composer entre insoutenable légèreté et insoutenable gravité. Et si l’humour peut avoir des effets cathartiques, est recommandé pour rester en bonne santé, pas facile d’avoir la plume chatouilleuse quand vous avez en tête diverses atrocités commises par l’in-humanité, conscience de l’urgence climatique, écologique, pour des populations telles qu’en Palestine, pour des êtres vivants animés sur Terre, et de la difficulté de faire « bouger les lignes ».

                    Bref, ceci écrit, expliqué, à propos des poissons, et plus généralement de l’importance de la cause animale, du véganisme pour l’humanité, de la philosophie antispéciste, pour rappel, si pas encore fait, à écouter divers épisodes du podcast « Comme un poisson dans l’eau » sur le sujet (tel que les deux volets de l’épisode 20, « Les poissons plient le game », et l’épisode spécial journée mondiale pour la fin de la pêche de 2021 « Laissons les poissons dans l’eau ! ») : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                    Et au passage, entretien accordé à la Revue Ballast par Aurélien Barrau, astrophysicien poète : « Le combat animalier est frère des combats d’émancipation » : https://www.revue-ballast.fr/aurelien-barrau/

                    Sa chaîne YouTube où vous retrouverez un mixage d’écologie, de science, d’art philosophique et de poésie : https://www.youtube.com/@aurelien_barrau/videos

                    Et bientôt, c’est les européennes, je vous invite à soutenir un parti politique qui me semble faire synthèse entre les problématiques écologiques, économiques et planification d’une voie antispéciste, pour l’intérêt des animaux et de la vie en général :

                    « Révolution Écologique pour le Vivant » : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/programme

                    Le Pdf de leur base programmatique : https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/storage/app/media/programme/PDF-DE-LA-BASE-PROGRAMMATIQUE-REV-JUIN-2023.pdf

                    Et recette découverte de la semaine que j’essayerai de faire un de ces jours et que vous je vous invite aussi à faire si vous pouvez avoir à disposition des pommes non traitées : du vinaigre de cidre (à faire avec des épluchures et trognons de pommes non traitées et lavés) : https://www.instagram.com/p/C323_oIiGWm/

                    Enfin, pour aujourd’hui, je termine avec ce petit poème :

                    « Ramdam »

                    Taïwan très secoué,
                    Gaza ensanglanté,
                    des ex-terriens trucidés,
                    des vivants malmenés.

                    2024, sous le signe de détresses ?
                    Yoda, son chemin de sagesse,
                    de vaincre la peur, devoir est,
                    ne pas oublier, il faut, santé.

                    2024, de jour en jour,
                    au fil des mois, au cours,
                    des (auto-)prophéties funestes,
                    à contrer, leçons en têtes.

                    Mais avenir est compliqué,
                    ère des plus grands dangers,
                    de l’apocalypse en contingence sur récifs,
                    sous, couvent guerre(s) et climat(s) à l’explosif.

                    2024, en tout cas, va se dérouler,
                    et en tout cas, de la bonne volonté,
                    de la réflexion à de l’action,
                    de son mieux, des êtres vers l’horizon.

                    2024, l’art de diplomatie, de médiateurs,
                    et des audacieux activistes, haut les cœurs,
                    pour des idées de solution, des idéaux tenaces,
                    vive, la flamme espoir jusqu’à des jours de grâce.

                    « Salut, monde, r-éveillé, l’hiver est fini,
                    la Terre n’est pas le Trône de fer, savez-vous ?!
                    Mais de nombreux mystères de la vie,
                    tel trésor spirituel, régime végan, régalez-vous. »

                    Et même si d’aujourd’hui à demain,
                    ça risque encore, çà et là, de secouer,
                    qu’il va falloir, avec conscience, de courage s’armer,
                    2024, comme toujours, des instants destins.

                    en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #463
                    Pascal LamachèrePascal Lamachère
                    Maître des clés

                      Bonjour,

                      pour aujourd’hui, je voudrais évoquer à nouveau l’illustration d’une « pensée vivante », d’une évolution de point de vue relative aux connaissances. Par rapport, entre autres, au drame à Moscou, les théories autour, et le traitement médiatique de la situation en Palestine. Et plus généralement les thèses autour de terrorismes, leurs implications sur le plan géo-politique, dont les créations de casus belli, et le problème que posent les biais informatifs pour une bonne compréhension de la situation, des problèmes et des solutions.

                      Mais pour commencer le fil de la réflexion d’aujourd’hui, ce qui m’est venu à l’esprit en premier, il me semble que c’est en partie de ce qui m’a fait écrire la semaine dernière l’invitation à éviter de surinterpréter, de mésinterpréter la part « d’inconscience » dans une création, ainsi que les attitudes, les comportements, la communication, de ce qui peut participer de la difficulté de se comprendre.

                      Bref, il y a quelques semaines, j’ai écouté un monsieur développer une thèse sur ce qui serait du code secret, une quête de sens au cours de laquelle il se tente d’éclaircir des mystères, une voie ésotérique qui ne pourrait se faire qu’individuellement, personnelle.

                      J’ai trouvé son exposé très intéressant et plausible, si ce n’est que des objections me sont venues à l’esprit, ou disons des doutes, ou plutôt de la prudence, de la précaution à avoir sur l’interprétation des données. Car cela revenait à donner une intention à de ce qui peut relever de l’inconscience, et voir le monde à travers un prisme d’illusions tout en pensant se sortir de l’illusion mais en l’alimentant par ce genre de considération, in fine.

                      Avec le fait que dans une quête ésotérique, on peut tout autant être manipulé, un peu comme dans la série Mr. Robot où « Whiterose » tente de le manipuler.

                      D’autant qu’il évoquait de l’interprétation de chiffres en poussant à faire des corrélations improbables, tel un changement de base de calcul pour tenter de trouver des signes ésotériques en s’arrangeant / changeant au cas par cas, entre des cas non forcément liés, et évoquait de l’ésotérisme via des films de Hollywood comme une intention d’un collectif-groupe occulte et quelque chose de « positif ».

                      Ce qui m’a fait penser aux diverses façons dont notre « esprit » peut nous manipuler, telle que le coup des « corrélations illusoires », et où il faut faire preuve de prudence dans les analyses si on veut tenter de comprendre au mieux la « réalité ».

                      Par exemple, le fait qu’il y ait en impression de l’ésotérisme dans des films, des points communs et une évolution qui peut faire penser à un plan de révélation, un agenda occulte, ou une piste à suivre telle dans Matrix, peut s’expliquer par juste le fait que les auteurs scénaristes sont des éponges de leur époque, partagent des références communes, un inconscient collectif commun.

                      Pour s’en rendre compte, si vous vous mettez à écrire une histoire, en cherchant à faire des clins d’œil, vous inspirant ou pas de références de la culture pop’, au cours d’un processus de création, créatif, « original », après écriture, si vous êtes comme moi à fonctionner par « association de pensées », vous pouvez réaliser que des parties de ce que vous avez écrit peut faire penser à d’autres références, connues de vous mais auxquelles vous ne pensiez pas consciemment, ou inconnues de vous à priori et dont le parallèle est fait à posteriori, une fois que vous en prenez connaissance. Ce qui pourrait s’expliquer de plusieurs façons (principe de la double causalité, noosphère commune dans laquelle on se plonge, on « voyage » quand on écrit, simple synchronicité liée au fait que l’imagination est une recréation de la « réalité », de perception que tout être conscient à en base commune), et de même l’évolution au fil des ans, des créations, des générations. Où pas besoin d’une intention délibérée, décidée par un groupe occulte, pour que les créations humaines soient ce qu’elles sont, et où des amateurs d’ésotérisme voient des signes conscients de ce qui relèverait de l’inconscient, et se tromperaient. De même que chaque lecteur ou spectateur peut s’approprier une histoire, l’interpréter selon son propre cheminement, son propre vécu, sa « noosphère », sans que cela soit celui de l’auteur original. De ce qui fait qu’il y a un certain nombre d’histoires, de films jouant sur le mystère qui ont de multiples interprétations, théories, où des camps se forment pour défendre telle ou telle version, où nul ne pourra être certain de la bonne, ou du moins de l’intention implicite originel, si telle est la volonté du créateur de rester secret, de ne pas en dire plus.

                      Aussi, on pourrait parler de sorte de « test de rorschach », le considérer de la sorte, sans qu’il y ait de « bonne réponse », de bonne réponse à un « code secret » du point de vue de l’absolu, d’un ensemble dont la corrélation est subjective, où chaque considération, prisme, du point de vue de l’existence, de la « pensée en vie », est relative à un instant t.

                      Après, si je pense que de la thèse du monsieur sur le code secret repose sur certaines corrélations illusoires, que de sa démonstration repose sur du décryptage « hasardeux », qu’il voit des intentions d’ésotérisme liées là où il n’y en a peut-être pas, rien ne dit qu’il ait tort dans les grandes lignes et sur le fond. Ce qui me fait penser au film « Under the Silver Lake », où de ce que je me souviens, par delà les doutes le protagoniste fait quelques découvertes de ce qui était ésotérique.

                      Si ce n’est que même si l’un n’empêche pas l’autre (un groupe occulte aux « nobles intentions » et des manipulations de lobbies « pas glop »), que c’est pas tant du « code secret », voire pas du tout, au sens que c’est une intention de propagande et non forcément occultiste, je serais plus critique, ou disons plus prudent, moins enthousiaste que lui vis à vis de ce qui peut être clairement identifié comme des empreintes « occultes », de l’influence de groupes sur les scénarios : « Hollywood propaganda » : la fabrication du consentement au cinéma : https://investigaction.net/hollywood-propaganda-la-fabrication-du-consentement-au-cinema/

                      L’Empire vous divertit. Comment la CIA et le Pentagone utilisent Hollywood : https://investigaction.net/boutique/lempire-vous-divertit-comment-la-cia-et-le-pentagone-utilisent-hollywood/

                      Re après, je m’étais dit « et puis au-delà de la « discutabilité » de l’interprétation des « signes », de la thèse autour, avec rôle ou non de sociétés secrètes, il y a le souci par rapport aux discours « individualistes », où il est considéré l’effort que doit faire l’individu pour élever sa conscience, le chemin alchimique fondement de l’ésotérisme sous-estimant le souci systémique, le besoin de révolution systémique plus qu’individuelle, même si synergie entre les deux »,

                      si ce n’est qu’il faut bien des individus qui fassent des efforts, évoluent, fassent de leur révolution pour impulser des changements souhaités, être au service d’un idéal, d’idéaux. Et qu’à travers l’Histoire terrestre, des sociétés ont eu de très bonnes raisons d’être secrètes, d’être occultes. Telles que pour éviter les bûchers de l’inquisition, l’instrumentalisation par les egos et la corruption, le dévoiement, pour plus de pérennité, s’assurer un minimum de constance à travers des générations, de respect d’un objectif, de chemin vers un horizon.

                      Dans le genre, si Jésus avait pu savoir toutes les divergences qu’il y aurait autour de son « enseignement », de sa personne, de son histoire, de sa légende, toutes les implications, le cause à effets, qu’il aurait pu penser et mettre en place une stratégie en connaissance de causes, en connaissance de tout cela, aurait-il fait différemment, mis en place une société plus secrète, ou considéré que son martyr servirait la cause in fine, comptant éventuellement sur des garde-fous, une société secrète, une entité « arbitre » pour s’assurer que l’humanité cultiverait de la spiritualité impulsée, tendrait vers son idéal ?

                      Et en fait, je suis revenu à cette réflexion, sur cette réflexion, considération, en lisant les diverses théories autour de l’attentat terroriste survenu au Crocus City Hall à Moscou, en Russie (paix aux âmes des victimes). Beaucoup semblant persuadés et persuader de leur version, alors qu’en théorisant à partir de ce qui est su avec certitude, il peut se glisser de nouvelles données, à en faire une sorte de twist, telle la fin du 6ème sens. Et que cela peut être considéré comme spéculation contre spéculation, même quand il y a des « faits fiables ».

                      ‘fin, précision avant de développer, au cas-où vous vous méprenez, pour l’éviter : le parallèle, la transition entre sujets, la comparaison peut paraître foireuse, tendancieuse, douteuse, c’est parce que je ne compare pas ; le point commun c’est l’aspect secret, des données inconnues de prime abord, le besoin d’enquête, de quête d’informations pour en savoir plus, avec probablement impossibilité d’être certain d’avoir raison à 100 % de son interprétation ; et que pour servir un idéal, un objectif, pour que le groupe ne soit pas corrompu par des intentions malveillantes, cela peut être compliqué, il faut principalement compter sur soi, son bon sens, tel qu’au cours d’une enquête, d’une quête, où il faut faire le tri entre les diverses versions et où la bonne n’est pas nécessairement celle que d’aucuns présentent comme tel, même si ils sont persuadés d’avoir raison.

                      Précision faite, si vous vous êtes intéressé(e)s aux diverses versions et que vous avez une certaine connaissance de cas où les apparences ont été trompeuses, de manipulations avérées, il me semble que vous devez être d’accord au moins sur l’idée qu’il y a de quoi être prudent sur l’identité des commanditaires.

                      Et cela me fait penser aux mafias, à de l’historique de l’évolution des mafias, une thèse autour des mafias-états. Et des débats sur les révolutions au cours des printemps du début des années 2010, des sophismes, des raccourcis, des biais.

                      Si j’évoque les mafias, c’est en pensant au livre de Michel Bounan « Logique du terrorisme », du moins à un long extrait que j’en avais lu où il est évoqué l’évolution de mafias, de l’état d’esprit autour, d’une « logique du terrorisme » au service d’intérêts mafieux. J’ai pas encore lu son livre en entier, de ce que je me souviens, il généralisait sur tous les actes terroristes et « l’étatisation » des mafias, et il y a peut-être des cas lui donnant tort sur de ses généralités, des réflexions, des parties de sa thèse.

                      Et toujours est-il qu’en fait, à la différence de thèses complotistes au sens péjoratif, il ne s’agit pas de désigner un camp bouc émissaire, plus d’une réflexion systémique tentant de considérer une certaine complexité dans les jeux de pouvoir, les volontés de puissance, divers intérêts.

                      C’est-à-dire que quand vous cherchez de la vérité sur certains « faits », « actes », suffit pas de savoir « à qui profite le crime », ni « où va l’argent » ; il faut éviter les biais d’interprétation, les sophismes ; il y a des limites à ce que vous pouvez savoir et il faut prendre en compte que certains services secrets ont pu commettre des erreurs, ou disons des agents corrompus, des infiltrations d’infiltration, des agents doubles, triples, ou que sais-je du genre.

                      Par exemple, d’aucuns voient un aveu de culpabilité le fait qu’en France il y ait le plan Vigipirate relevé à son niveau maximum suite à l’attentat à Moscou. Sauf que savoir qu’on pourrait être considéré coupable, une cible, voire jouer dessus, est très différent d’être réellement coupable. Et il pourrait y avoir rôle de groupe d’apatrides liés à divers pays, dont la France, sans que cela soit de la volonté du pays, du gouvernement, et de même qu’une revendication d’attentat a de quoi être prise avec des pincettes, d’autant quand il y a des commanditaires et des « mercenaires ». Au passage, du livre blanc du terrorisme d’il y a plus d’une décennie, il ressortait qu’après enquêtes les implications et les intentions dans de nombreux actes terroristes se sont avérés ne pas être de ce que les premières informations véhiculaient. Et si les % de camps impliqués / des mobiles serait probablement différents sur la décennie écoulée (avant, les séparatistes régionaux étaient majoritaires, si je me souviens bien), pour illustrer que prudence est de mise.

                      Il y a d’autant plus de quoi être prudent, que tout ne peut pas forcément être su par une enquête poussée. Et ce qui compte en l’occurrence, dans l’immédiat, c’est ce qui est fait et pas fait sur l’échiquier géopolitique.

                      Mais et d’ailleurs, avant de plus extrapoler, petite réflexion : j’ai lu certains se réjouissant de la rapidité d’action, du sort fait aux terroristes arrêtés, à ceux présentés comme tel dans un état de torturés. Se réjouiront-ils si les « aveux » devaient servir de mobiles de guerre, de casus belli, d’attaque contre leur pays ? Et puis nombreux ont passé en pâture la revendication officielle, qu’en est-il des commanditaires ? Des commanditaires des commanditaires ? La vérité, saura-t-on vraiment la vérité des commanditaires un jour ?

                      Et par rapport aux extrapolations à partir de ce qui est su, de ce qui peut s’apprendre : saviez-vous l’implication américaine, de la CIA, au cours de l’Opération Cyclone, de l’aveu même de Hillary Clinton « nous avons contribué à créer le problème que nous combattons aujourd’hui. » ? D’autres groupes auraient été financés pour déstabiliser ce qui ne faisait pas de leurs intérêts, provoquer des « false flags », des attaques sous faux drapeaux.

                      Bon, le fait de financer des groupes ne veut pas dire que vous êtes maître de tout ce que vont faire ces groupes, il y a peut-être même eu des cas où le financeur s’est retrouvé être le dindon du crime, si je puis dire. Il n’en reste pas moins qu’en matière de terrorisme, il y aurait eu des cas où les apparences ont été trompeuses.

                      A ce propos, une situation abracadabrantesque que j’imagine bien : un agent d’un service secret d’un pays x se fait passer pour un radical afin de former une cellule dans l’objectif d’infiltrer un groupe occulte, d’arrêter des membres, des radicalisés aspirant au terrorisme, et au moment de l’arrestation, avant l’action, il s’avère que des membres les plus assidus sont des agents au service de pays y et z ayant le même objectif d’infiltration, mais avant que preuve soit faite, il y a une sorte de suspicions, de capharnaüm, de binz.

                      « X : – Haut les mains, vous êtes en état d’arrestation !

                      Y : – Haut les mains vous-même, je vous arrête !

                      Z : – Euh, idem !

                      X : – Vous vous fichez de moi ? J’ai dit en premier, et je suis le premier à avoir pointé l’arme sur vous !

                      Y : – Ce qui compte, c’est là, et là, qu’importe qui a été le premier à mener, d’autant que je suis comme Lucky Luke, ma rapidité va faire de vous des Dalton en prison !

                      Z : – Euh, à propos de ce qui compte, pourquoi voulez-vous nous arrêter ?

                      X : – Pour vous empêcher de commettre l’irréparable !

                      Y : – Euh, c’est vous le terroriste qui dites cela ?

                      Z : – Terroristes vous-même ! Je suis un innocent agent Z au service de sa majesté !

                      X : – Innocent, innocent, ça reste à prouver !

                      Y : – Euh, attendez, ne se trouverait-il pas que nous soyons tous des agents cherchant à débusquer des aspirants terroristes ? Poutine va bien rigoler quand je lui raconterai l’imbroglio !

                      Z : – Poutine ? Vous êtes au service de Poutine ?!

                      X : – Euh, qui me dit que vous êtes pas des terroristes intelligents jouant maintenant aux agents pour vous sortir de ce guêpier ?

                      Y : – Vous pouvez appeler ma hiérarchie ! Tenez, le numéro…

                      Z : Mais qui est au service de Poutine, ne faut-il pas lui sortir les vers du nez ?

                      X : Cela pourrait être utile, mais à des forces qui ne concernent pas mon pays, encore que, qui sait ? Vous avez peut-être raison, mais à ce propos, et vous ?

                      Y : – Déconnez pas !, j’ai toujours l’arme pointée, je suis rapide comme Lucky Luke, et…

                      Z : Moi ? Si je devais vous l’avouer, je devrai vous tuer dans la foulée.

                      X : Allons, allons, si nous sommes tous de faux terroristes, ou disons des agents d’infiltration, nous pouvons nous comporter comme des gentlemans !

                      Y : Euh, minute, si il a dit qu’il devrait nous tuer si il devait nous dire son employeur, c’est que… Bang !

                      Z : Ouch !!! C’était une blag…

                      Bang ! Bang !

                      Z avait voulu faire un trait d’esprit, une pointe d’humour d’espion, entre espions. Les trois moururent. Quelques jours plus tard, des journaux titrèrent le démantèlement d’une cellule de terroristes, ces 3 présentés comme tel. »

                      Et si dans les pays où les groupes mafieux se sont organisés efficacement à se « démocratiser », on peut supposer peu de possibilités, de risques que cela arrive, entre le besoin de financement, de moyens, de menus services, sans forcément être infiltrés, tous les membres d’une organisation ne partagent pas forcément la même idéologie. Certains peuvent chercher à tirer la couverture pour telle ou telle cause et y avoir des dissensions et des actions qui seraient mues par des intentions divergentes, des conséquences imprévisibles et les commentateurs à se tromper.

                      Je veux dire, c’est peut-être un peu confus, trop théorique, mais par exemple, parmi les militants aspirant à un changement de mode de fonctionnement du système politique et économique, parmi les indignés, ou parmi juste des commentateurs, des analystes en herbe, il y a eu des débats sur les révolutions au cours des printemps du début des années 2010, dont ce qui me semble être des sophismes, des raccourcis, des biais, des raisonnements contestables, et en tout cas des divergences d’analyses basées sur l’interprétation de l’implication de forces étrangères. Pour vulgariser, certains ont considéré de ces « révolutions » financées, influencées par intérêt géopolitique, pour remplacer des gouvernants gênants par des qui seraient plus coopératifs, là où d’autres y ont vu intérêt potentiellement convergeant même si de l’opportunisme, même si il y a pu y avoir des ingérences et ensuite des tentatives de récupération des élans, mais en tout cas raison d’être de dissidents qui étaient légitimes dans leurs revendications, dans leurs aspirations de changement de régime politique et économique. Et l’analyse holistique, une compréhension bien consciente du tableau d’ensemble, des implications, des raisons, est rendue difficile du fait qu’au cours d’une révolution, les mobiles et les êtres, des individus et des groupes, peuvent rapidement évoluer.

                      Et par rapport au terrorisme, vous savez sûrement les suspicions d’implication du FSB dans des attentats qui ont servi à un casus belli, à la deuxième guerre de Tchétchénie.

                      Attentats de 1999 en Russie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_de_1999_en_Russie

                      Je n’ai pas entièrement confiance dans ce qui est publié sur wikipedia, c’est un dossier que je connais peu, peut-être que pour certains spécialistes il y a certitude sur le résultat d’enquêtes, mais malgré les enquêtes depuis 1999, il semblerait qu’il reste des zones d’ombre, du fait de la difficulté voire impossibilité de connaître toutes les informations, toutes les implications.

                      D’aucuns « soutiennent que ces attentats sont le fait du gouvernement russe, pour justifier la seconde guerre de Tchétchénie, à la fin du régime de Boris Eltsine, et établir le pouvoir de Vladimir Poutine en Russie ».

                      Et pour des spécialistes il est en tout cas affirmé qu’est établie la responsabilité du FSB et non de la République tchétchène.

                      Mais qui sait si le FSB n’a pas été infiltré par des agents de la République tchétchène, ou d’autres, afin de jouer « trouble jeu » ? C’est peut-être mission impossible, mais pas impossible que des services secrets soient dévoyés par des agents doubles ? Ou qu’il soit fait croire que c’est des gens au service de telle organisation qui commettent des attentats.

                      Tel que cela a été le cas au cours des « années de plomb » en Italie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9es_de_plomb_(Italie)

                      Où l’extrême droite a fait porter le chapeau à de l’extrême gauche dans une stratégie de tension : « Autre composante essentielle à la dynamique spécifique des années de plomb en Italie : alors que la guerre froide bat son plein, certains éléments déviants des services de l’État (police, sécurité, renseignement), parfois manipulés par des organisations étrangères, s’emploient à faire monter la tension en imputant à l’extrême gauche des attentats organisés (parfois à leur instigation) par l’extrême droite. Cette « stratégie de la tension » est destinée à traumatiser l’opinion, à fragiliser les institutions et à favoriser l’avènement d’un régime autoritaire, propre à repousser ce que certains perçoivent alors, étant donné la puissance et l’ambiguïté du PCI, comme une réelle menace communiste. »

                      Aussi, une des principales justifications que l’on pourrait trouver, c’est de tenter d’influencer d’une manière ou d’une autre vers l’idéologie à laquelle aspirent des troubles fêtes, ou alors des mobiles personnels, individuels, qui rend sensible à de la corruption à des intérêts privés, occultes.

                      Toujours est-il qu’il y a des situations complexes où difficile d’être certain de quelle « lecture » est la bonne. Entre les infiltrations, les infiltrations d’infiltration, la possibilité d’agent double, voire triple, et cetera, il y a de quoi être prudent avant d’accuser et d’agir en conséquence.

                      Je veux dire, en terme d’être vigilent vis à vis de la « logique » de terrorisme de groupes et d’états, et d’intérêts privés, les journalistes et les citoyens devraient être prudents là où on cherche à les amener, par rapport aux intérêts collectifs, à une pérennité de civilisation.

                      Peut-être que je complexifie de trop, et j’ai à plusieurs reprises évoqué au fil des vendredis l’importance du cas par cas plutôt que des thèses et considérations généralistes. Toutefois, cela s’y prête. A la différence d’un attentat qui serait commis par des séparatistes, et d’ailleurs même dans ce genre de cas particulier, il me semble que quand on joue aux enquêteurs, il faut être prêt à tout envisager, à envisager les divers « degrés de vérité », les influences, possibles instrumentalisations, les mobiles collectif et individuels. Et donc être prudent dans son analyse, ses conclusions.

                      Alors de notre point de vue de lambda n’ayant pas toutes les cartes en main ; encore que même en matière d’enquêteurs en ayant suffisamment pour une vue d’ensemble mais cherchant à toutes les avoirs, à avoir une vue d’ensemble complètement holistique, à démêler toutes les ficelles en prenant en compte d’éventuelles particularités, cela peut revenir au même, à être pas tellement plus avancé ; ces histoires de groupes pouvant éventuellement infiltrer d’autres groupes et d’individus au trouble jeu, faire telle une poupée russe avec des imbrications, de l’encastrable jusqu’à l’atome, peut rendre impossible toute certitude. Mais il me semble plus sain d’être prudent, s’accorder une part de doute, que d’être dans la réaction et mal juger par certitude fondée sur une part de préjugés.

                      D’autant quand la « vérité », instrumentalisée ou non, a des implications sur le plan idéologique, systémique.

                      Car ce qui compte, au final, ce qui compte en acte, c’est ce qui est et n’est pas fait, sera et ne sera pas fait.

                      Du genre, par rapport à l’attentat à Moscou, il est possible que des forces cherchent à provoquer une guerre armée plus générale. Et diplomatiquement, du fait des alliances entre telles et telles puissances, certains pourraient chercher à se venger de la mafia poutinienne et / ou tenté de le pousser à la « faute » quitte à ce que cela dégénère en nucléaire, et le meilleur coup que le gouvernement de Poutine, que la Russie pourrait en faire, c’est de ne pas être l’instigatrice d’une nouvelle guerre mondiale, se concentrer sur leurs intérêts régionaux, tenter d’aboutir à un accord en limitant les dégâts.

                      A noter que je commente juste par rapport à la théorie, en théoricien réfléchissant sur la stratégie géopolitique, que je veux pas dire par là que ce serait bien qu’ils continuent la guerre, s’en serve de prétexte pour ne pas trouver d’accord de paix. En ce qui me concerne, je serais pour une révolution mondiale, impliquant que la plupart des gouvernements, donc dont celui de la Russie, fonctionnent autrement ; qu’il y ait mise en place d’un système prenant en compte les soucis écologique, l’urgence climatique, le besoin de « justice sociale », de respect de certains principes – tel que l’épanouissement du véganisme – pour de la pérennité.

                      Dans un autre genre, il y a de ceux qui se la jouent va-t-en-guerre au nom de la paix in fine, et / ou de la « justice », par rapport à la lecture qu’ils font de la guerre en Ukraine. J’en ai vu aller jusqu’à faire une comparaison entre pacifistes américains avant l’entrée en guerre contre le plus grand génocideur du 20ème siècle, participation à la seconde guerre mondiale, et les pacifistes contre les va-t-en-guerre de la guerre en Ukraine, pour signifier que les pacifistes faisaient le jeu du mal, qu’il n’y avait pas de négociation possible, que le remède serait en tout cas du mal.

                      Ce qui me ramène à la réflexion autour de la complexité dans les jeux de pouvoir, les volontés de puissance, divers intérêts. A l’évoquer aussi à la fois comme un exercice de l’esprit, de la pure théorie, et la pratique, pour mettre en exergue l’intérêt et « limites », la contestabilité, voire le non sens de certaines comparaisons, avec les questions que je me suis posées sur la situation :

                      – si un pays limitrophe à la France avait des vues sur l’Alsace, arguait qu’il y avait de la population aspirant à que leur région, leur ville, leur zone, se joigne à eux, et rentrait en guerre dans le nord-est de la France sous prétexte de souci pour des dissidents, est-ce que je n’espérerais pas que des pays permettent à ce que l’Alsace reste Française ? ;

                      – à quel point la comparaison est-elle pertinente ? ;

                      – peut-on comparer la guerre en Ukraine à ce qui se fait dans d’autres conflits, aux puissances qui ne respectent pas le droit international, tel qu’Israël vis à vis de la Palestine, les colonies illégales, et cetera ? ;

                      Pour y répondre, in fine, je pense que l’importance est :

                      – de connaître son « ennemi », dont les alliances, les forces dont il dispose, la nuisance, le carnage dont il est capable ;

                      bien connaître la situation, les implications, l’histoire particulière, les opportunismes, les mobiles, les éventuelles tentatives d’instrumentalisation par des forces externes au conflit ;

                      connaître les forces pouvant chercher à mettre des bâtons dans les roues d’idéaux, à des accords, un processus de négociations, de paix d’une manière ou d’une autre ;

                      A partir de là, il me semble que si vous y réfléchissez bien, les comparaisons sont foireuses, et clairement un non sens de comparer des pacifistes américains d’avant leur implication dans la seconde guerre mondiale aux pacifistes d’aujourd’hui. Déjà parce que les implications ne sont pas les mêmes, la situation est plus complexe ; et ensuite parce que certaines forces autre que les directement impliquées auraient sabordé des initiations de processus de paix ; et enfin que quand il y a risque d’usage de bombes nucléaires, il convient de tout faire pour ne pas y arriver, pour ne pas envenimer le conflit, ne pas alimenter ce qui fait le jeu des blocs militaro-industriels.

                      Aussi, c’est ce que j’aurais à reprocher à tout un tas de théoriciens, internautes commentateurs blogueurs persuadés de tout bien comprendre, s’étant forgées des convictions, usant, abusant de propagande, prenant parti à en devenir belligérant, à faire le jeu de belligérants, car autrement dit :

                      il y a une différence qui me semble fondamentale, à faire, à comprendre, à prendre conscience, entre résoudre un problème posé au cours d’un contrôle, d’une énigme de chasse aux trésors, où vous avez une certitude sur les données sur lesquelles plancher ;

                      et des problèmes géopolitiques où il y a des données sur lesquelles vous avez probablement été mal informé, ou que vous ignorez, et dont les analyses, la « résolution », des enquêtes telles sur les actions terroristes, et l’implication quant aux décisions qui doivent en découler, sont à mener avec prudence, doivent prendre en considération un tout, autant que faire se peut.

                      Cela me semble d’autant plus important, vital, que quand on regarde généralement les thèses autour de terrorismes, les manipulations pour la création de casus belli qui seraient avérées au cours de l’histoire de conflits, et les tentatives d’instrumentalisation, les causes et effets, les mobiles, il n’est pas dans l’intérêt des populations qu’il y ait plus d’armements, plus de bombardements, plus de morts.

                      Bref, la meilleure attitude pour ne pas se tromper, pour ne pas réaliser qu’on s’est fait eu, me semble d’être pacifiste, de chercher à concrétiser une voie pacifique. Certes plus facile à théoriser qu’à concrétiser, je ne sais pas quel accord pourra être mis en place dans l’immédiat, à court terme, je vous renvoie aux idées de politiciens et de journalistes ayant fait un travail de réflexion et d’enquête de fond, telle que Diana Johnstone : La voie française vers la guerre nucléaire : https://investigaction.net/la-voie-francaise-vers-la-guerre-nucleaire/

                      Et à ce que j’ai écrit et liens partagés dans d’autres messages où aussi question de l’Ukraine.

                      Pour finir le message d’aujourd’hui, en lien avec ce souci de quête de bonne compréhension des événements, en lien avec ce qui est relayé et sert de base théorique et de parti pris aux uns et autres, je vais évoquer le traitement et mal traitement médiatique de la situation en Palestine.

                      ‘fin, avant, un « cas d’école » de mal-traitment de l’information par des internautes qui prennent parti, sont des militants au service d’un parti politique « contestable », en s’arrangeant avec les informations, faisant des biais, à moins que la déformation de l’information soit intentionnelle, malveillante, les deux torts étant probablement liés d’une manière ou d’une autre par des membres de la « communauté militante » concernée :

                      il y a quelques jours, il y a eu dans les tendances sur un réseau social, un mot clef en lien avec Médiapart, j’avais failli retenir ma curiosité me disant qu’il était peut-être encore question d’Edwy Plenel quittant la présidence, puis j’ai pris le temps d’en savoir plus et vu que le buzz du moment était autour de la condamnation de deux journalistes.

                      J’ai trouvé douteuse l’accusation, la façon dont la présentaient ces polémistes, et d’une autre petite recherche j’ai pu me rendre compte qu’il s’agit bien d’une déformation de l’information dont certains militants de droite semblent friands, adeptes :

                      D’une information de ce genre : Un avocat et deux journalistes condamnés après avoir voulu aider des jihadistes à quitter l’Etat islamique pour se rendre : https://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/un-avocat-et-deux-journalistes-condamn%C3%A9s-apr%C3%A8s-avoir-voulu-aider-des-jihadistes-%C3%A0-quitter-l-etat-islamique-pour-se-rendre/ar-BB1kmrC7

                      Ils l’avaient réduite à des « islamo-gauchistes collaborant avec des jihadistes ».

                      Un manque de précision sur le contexte qui change toute l’histoire, m’a semblé relever d’une sorte de diffamation, de malhonnêteté intellectuelle. Et clairement de la mal-information.

                      Ce genre d’information-mal-information me semble aussi légion pour tenter de diffamer les soutiens à la Palestine et distiller une propagande sous couvert x ou y.

                      Par exemple, ce qui aurait été un media-mensonge, des allégations de viols commis par Tsahal à l’hôpital Shifa, par une accusatrice qui voulait « susciter la ferveur de la nation » et temporairement médiatisée par Al Jazeera, devient, sous les mains de certains claviers, un : « voyez, Al Jazeera sont des menteurs, ils véhiculent de la propagande pour le Hamas ».

                      Mais à quel moment le fait que cette information ait été un média-mensonge rend plus « acceptable » le massacre de citoyens, des tragédies documentées que subissent les Palestiniennes et les Palestiniens, dont la « politique de la terre brûlée », les colonies illégales, les provocations et actes « pas glop » dont elles et ils se sont retrouvés victimes ?

                      C’est à Nabi Saleh que j’ai abandonné le sionisme : https://ujfp.org/cest-a-nabi-saleh-que-jai-abandonne-le-sionisme/

                      Les médias mensonges et mal-information, les biais, les inexactitudes, le manque de contextualisation, de compréhension plus large peuvent être reprochés à divers camps, divers médias. Ou du moins divers articles, au cas par cas.

                      Il n’en reste pas moins qu’il faut se poser les bonnes questions, si je puis dire. Qu’il y a des informations fiables : Gaza, Israël et médiamensonges : https://www.youtube.com/watch?v=AV3SIgwOWRE

                      Aussi, de la part des accusateurs et simplificateurs du média-mensonge temporairement véhiculé par Al Jazeera sur ce coup (ils ont retiré la vidéo ensuite, évoquant le pourquoi du comment), j’y vois une diversion, le pointage du doigt sur la paille dans l’œil du voisin pour détourner l’attention de la poutre nucléaire dans le sien.

                      Car je me répète, mais en fait, le fait qu’il y ait eu un média-mensonge, démenti / avoué par le média qui en est à l’origine, est-ce que cela rend moins crédible les chiffres de la tragédie ? La menteuse a pensé que cela renforcerait l’aspect tragique de la situation, mais en soit, elle est terrible, tragique.

                      Et si vous n’avez toujours pas compris, au-delà du carnage documenté, du génocide qu’ont subi les Palestiniens qui a légitimé la résolution de l’ONU sur un cessez-le-feu (malheureusement non respectée pour le moment), être antisioniste ce n’est pas être antisémite. Et si vous avez besoin d’arguments, à lire le dossier : La lutte résolue de l’UJFP contre l’antisémitisme : https://ujfp.org/la-lutte-resolue-de-lujfp-contre-lantisemitisme/

                      Et à lire l’autre article évoqué plus haut, « C’est à Nabi Saleh que j’ai abandonné le sionisme », publié aussi sur le site de L’Union Juive Française pour la Paix.

                      Et si vous n’avez toujours pas encore pris le temps de bien lire cet article d’un qui s’est revendiqué juif de culture et athée par croyance : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l‘intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                      Enfin, je termine sur un exemple de vidéo de massacre (âme sensible s’abstenir) non contextualisée par nombre d’internautes, et non contextualisée d’un point de vue de lambda si vous ne faites pas de petite recherche autour, mais qui à mon sens cristallise une des horreurs dont sont victimes les Palestiniens : https://twitter.com/PrimeNewsDigest/status/1770929015307534844

                      Ici, le compte qui l’a relayé l’a contextualisée par : « Images d’Al Jazeera : des terroristes sionistes assassinent 4 Palestiniens non armés à Khan Yunis à l’aide de frappes de drones. »

                      Le responsable du compte qui l’avait re-relayé, par qui je suis arrivé sur cette vidéo, avait cru bon de préciser : « Corrigeons : « Images d’Al Jazeera : des terroristes sionistes assassinant 4 terroristes palestiniens confirmés non armés » »

                      Alors qu’en fait, il ne sait rien des cibles en question, et de la petite recherche que j’ai faite, il semblerait que l’armée israélienne n’ait pas encore communiqué sa conclusion de l’enquête. Et cette façon de présenter coupable des victimes non armées résonne comme une sentence, et me fait penser au ciblage par l’intelligence artificielle qu’aurait utilisé de l’armée israélienne.

                      Et en fait, dans la vidéo d’info d’un internaute qui m’a appris ce recours à l’intelligence artificielle dans un certain nombre de cas en Palestine, il y a d’évoqué l’intensification des bombardements israéliens par le recours à l’IA, et l’inquiétude autour de la multiplication de massacres d’innocents, de bavures que cela peut engendrer. Même en mettant de côté qu’il devrait y avoir un cessez-le-feu et la contestabilité du sionisme, il y a de quoi inquiéter même les (ex-)alliés américains de Netanyahou.

                      Tel qu’évoqué dans cet article : Le ciblage par intelligence artificielle de l’armée israélienne embarrasse le gouvernement américain : https://www.geo.fr/geopolitique/l-utilisation-de-l-ia-par-larmee-israelienne-pour-viser-ses-cibles-embarrasse-le-gouvernement-americain-219130

                      Extrait : « La réglementation des IA militaire, une question en suspens

                      Pour rappel, ces outils servent d’abord à augmenter les capacités militaires des armées. Et l’IA étant largement tournée vers l’élimination plutôt que la protection des civils, cette dernière fait de plus en plus débat au sein des hautes sphères politiques, tant au niveau des États que des instances internationales. »

                      Bref, j’espère que le cessez-le-feu sera respecté ; qu’une solution pacifique pour le long terme finira par être concrétisée ; qu’il ne sera plus fait le jeu de lobbies tel le lobby militaro-industriel et le pétrolier ; que sera pris en compte les soucis écologiques, l’éthique végane antispéciste, besoin de révolution de l’économie, et cetera.

                      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #462
                      Pascal LamachèrePascal Lamachère
                      Maître des clés

                        Bonjour,

                        pour aujourd’hui, je comptais surtout vous inviter à découvrir quelques créations, dont des vidéos informatives, mais Leïla Huissoud, une chanteuse francophone dont j’aime beaucoup la voix, la qualité de plume, la créativité, a publié la semaine dernière une chanson qui a résonné par rapport à de mes préoccupations, et quelques réflexions me sont venues à l’esprit.

                        Bref, la chanson : « La Maladresse » : https://www.youtube.com/watch?v=fVHwatwxrJw

                        Concernant les réflexions, c’est tout d’abord, principalement, en pilier, par rapport à la quête d’authenticité, autour de cette considération, de cette quête, cette aspiration. Avec tout ce que cela implique, peut impliquer de cause à effets.

                        Car en fait, à mon sens, la quête d’authenticité s’accompagne par une quête de vérité, ou disons de compréhension, de prise de conscience, impliquant mise en lumière sur la part d’inconscience, autant que possible, autant que faire se peut.

                        Ce qui me fait penser à que :

                        • la pensée est « vivante », relative, une interprétation de données, et l’écriture, la communication permet une mise au clair, une mise au point, temporaire, relative au cheminement de la conscience, de l’état de la conscience vouée à évoluer.
                          Cela vous paraîtra certainement de l’onanisme intellectuel de le présenter ainsi, une exagération, une complexification, une généralité conceptuelle, dogmatique, contestable au cas par cas. Probablement que cela l’est par rapport à certaines considérations, à certaines connaissances, tel que 1+1=10 en base 2.
                          Toutefois, les points de vue sont relatifs aux connaissances, et pour certains sujets où vous avez dû en apprendre plus, vous avez dû réaliser de vos préjugés, remettre en question de vos avis. Et j’écris cela par rapport aussi au fait qu’il y a quelques mois, un internaute avait partagé sur un groupe une pensée de Nietzsche relativisant l’importance de la vérité par rapport à ce qui permet aux « forces vitales » de s’épanouir, quitte à user d’artifices. Je vulgarise la philosophie, le texte, toujours est-il que c’est ce que m’a semblé vouloir faire dire à Nietzsche l’internaute, par rapport à ses préoccupations sur le plan politique, pour de sa contrée. Et que je trouve contestable de se servir de pensées d’auteurs humains de siècles passés quand celles-ci sont relatives à un contexte et des connaissances qui ont grandement évolué, pour leur faire dire ce sur quoi ils ne seraient pas forcément d’accord si ils étaient vivant de nos jours, à continuer de penser et revoir leurs copies. Alors si ce n’est que je pense fortement que le Nietzsche qui a écrit les textes du passé est mort et qu’il serait sûrement agacé en tant qu’être ayant évolué de savoir ce qu’un certain nombre ont fait de ses textes pour justifier des idéologies politiques, ainsi que contre des philosophes qui s’en revendiquent tel qu’un Onfray, je n’ai pas la prétention de savoir avec certitude ce qui pourra être fait politiquement, pratiquement, mais j’ai mes convictions sur ce qui devrait être fait, sur le plan systémique, et cela implique une compréhension, une quête de vérité, d’authenticité. Et en vérité, je me contrefiche de ce qu’un Nietzsche ait pu en penser. Sans exclure le recours à de ce qu’évoquait Nietzsche dans ce texte, mais sans en faire une philosophie de vie, encore moins les bases d’un programme politique, une considération de dogmatique. D’ailleurs, je crois aux vertus de l’art, de la « mise en scène ». J’expliciterai tout à l’heure, en fin de message du jour. Surtout que je ne pense pas bon d’en tirer un principe de vie, une conduite à tenir, une généralité avec ses implications sur le plan politique, systémique, tel que m’a semblé vouloir le présenter cet internaute avec du texte de Friedrich Nietzsche, me semblant sous-estimer le pouvoir constructif et vital, nécessaire pour régler certains soucis, d’une certaine « vérité » ;

                        au sens que, par exemple, vouloir trouver une solution à un souci dans un paradigme, se concentrer dessus, est en général très différent que de considérer les imbrications entre divers soucis, avoir un point de vue plus holistique qui permet de prendre en considération un tout, de penser une solution plus pérenne, plus viable sur le long terme, de système, de paradigme, même si plus difficile, demande de mobiliser plus « d’énergie » sur le court terme.

                        En bref, c’est ce qui fait toute la différence entre des politiques contestables, voire nuisibles, écocidères, et des idéaux souhaitables. Et c’est tout le défi, toute la difficulté de penser les solutions au réchauffement climatique, contre ce qui met en péril les conditions de vie sur terre. Un jeune scientifique l’a très bien exprimé au cours d’une conférence titrée « La fin de leur monde » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/compilation-en-rapport-avec-lecologie/ ;

                        • dans une quête d’authenticité, de vérité, il y a le souci du respect de l’information à sa source, quitte à devoir composer avec sa part de mystère, d’inconnaissable, en évitant de surinterpréter, de mésinterpréter la part d’inconscience, la respecter, si je puis dire. Ce qui implique une sorte de synergie entre particulier et universel, une rencontre entre subjectivité et objectivité, du cas par cas et de l’holistique. Telle au cours d’une enquête journalistique. Et ce qui fait que je pense important une certaine quête de vérité pour certains soucis, c’est que même si difficile d’être certain de toutes les implications de certaines idées, de certaines considérations, nombreux sont les médias-mensonges, les hoax, les intox, les mal-informations, les biais de lobbies qui mettent des battons dans les roues d’idéaux, d’idées, servent des propagandes de guerre, à du mortifère, assez facilement identifiables pour peu qu’on prenne le temps d’écouter les débats contradictoires et de bien y penser, et dont des « journalistes », des « personnalités télé » ne se feraient pas l’écho tel qu’ils l’ont fait, si ils prenaient le temps d’une enquête honnête plutôt que de tordre l’information pour le présenter à une sauce que contestait un Malcom X, par exemple.

                        Un cas d’école de nos jours, c’est la propagande servie par certains médias et « intellectuels », pour justifier le carnage contre les Palestiniens, et diffamer de leur soutien, monter en épingle de l’info à les en diffamer, tel que le déplore d’une certaine façon https://www.acrimed.org/ et tel que le critique Aymeric Caron ici (par rapport à l’affaire « science po », entre autres) :

                        https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1769662484779065425

                        Et reprennent en chœur d’autres, tel qu’ici : https://twitter.com/GuillaumeQ1T1/status/1769690836965417443

                        ici : https://twitter.com/Jeanbat31/status/1769672564324872263

                        et ici : https://twitter.com/AniceLajnef/status/1769802311285555218

                        Et en bref, de ce qui me pose souci par rapport au traitement / mal-traitement de l’information, comme vous l’aurez compris, c’est ce qui me semble être une tendance à la maltraitance par certains médias de sujets « objectivables », tel par de ceux évoqués, critiqués, avec le fait de subir des discours, quand il n’y pas de courageux contradicteur, sur des sujets où l’on trouve à redire en potassant un minimum, en prenant suffisamment le temps d’approfondir et de réfléchir. Et à ce niveau d’implications, dans ce genre de cas, les propagandes guerrières, ne s’intéressant pas à des solutions pacifiques, ainsi qu’à l’urgence d’aides à apporter aux Palestiniens, ainsi qu’à l’urgence liée au réchauffement climatique, aux soucis écologiques, m’en deviennent intolérables.

                        Après, c’est certainement un peu hypocrite de ma part de le reprocher de façon généraliste, en dehors d’évoquer des cas pratiques, particuliers tel que le souci pour la Palestine et le réchauffement climatique, et l’importance à accorder à la cause animale, au véganisme, à la philosophie antispéciste. Au sens, dans la mesure où je ne connais pas forcément tous les arguments contre-arguments, certaines complexités de tous les sujets que j’ai évoqués. Et de la même façon que j’ai arrêté de regarder des informations télés et de médias dont je trouvais qu’il y avait une certaine maltraitance de sujets que je maîtrisais un minimum, si dans 10 ans je devais relire tout ce que j’ai écrit ici, j’aurai peut-être du mal à aller au bout, je n’aurai peut-être pas envie de tout lire, et au moins peut-être des contradictions et critiques ou compléments à apporter à certaines réflexions, à l’aune des connaissances à jour, de rouages mieux compris, d’évolutions, de progrès sur le chemin de la « connaissance en conscience ».

                        Toujours est-il que je trouve problématique, consternant les biais, les intox, la maltraitance autour du soutien apporté à la Palestine, de ce qui relève de la calomnie de pacifistes pro-Palestiniens, ainsi que d’écologistes (vive le courage de Greta Thunberg et de ses pairs), de végans, et cetera. Et que dans une quête d’authenticité, prendre le temps de bien s’informer me semble important, ainsi que de pouvoir être entendu « en connaissance de causes », quand l’information a été pris le temps d’être bien « digérée » ;

                        •  ceci écrit, un souci, c’est la masse d’informations, où il y a pas mal d’intox, de hoax de lobbies, de biais. Bon, en général, c’est pas si compliqué. Pour certains sujets, je pense qu’on peut assez facilement se faire une idée, même si il peut toujours s’apprendre certaines « nuances », des subtilités. C’est potentiellement plus compliqué quand se greffe les « opinions ». Par exemple, des arguments de climato-scepticisme peuvent assez facilement être contredits au niveau factuel. Même avec de ceux qui vous prétendent contre-argumentés, si vous prenez le temps de faire une recherche, vous trouverez le contre contre-argumentaire, tel que sur les cycles de réchauffement solaire et des mouvements du noyau de la planète (du genre, quand un « doomeur » évoque la courbe sur une décennie, un climato-sceptique a évoqué une courbe sur deux, arrangeant les données à son interprétation biaisée, mais sur plusieurs siècles, plusieurs millénaires, millions d’années, la courbe prend encore une toute autre allure, et in fine le tendance du réchauffement climatique du fait de l’impact humain via le Capitalocène me semble établie, prouvée) et cetera. En revanche, impression que c’est plus compliqué dès lors qu’il s’agit d’idéologies qui se construisent autour de justifications anthropocentriques, de croyances. Pas au sens de ne pas pouvoir contredire, mais être bien compris, faire prendre conscience du danger des écocides, du dérèglement de l’environnement, de l’impact nocif de certaines activités. Par exemple contre les adeptes d’une apocalypse, d’une prophétie apocalyptique auto-réalisatrice si ils devaient réussir à la faire se concrétiser et non pas parce que mektoub du point de vue de l’absolu, non pas parce qu’il devrait en être ainsi et pas autrement.

                        En tout cas, ce n’est pas évident de rester prudent vis à vis de toutes les informations diffusées, auxquelles vous vous intéressez quand vous êtes éclectique. D’autant que chaque jour voit son lot de nouvelles informations.

                        Aussi, il y a le souci de subir des discours de propagandistes et / ou de mal-informés / mal-informateurs qui compliquent la tâche, mais aussi d’arriver à faire passer ses considérations, participer à ce qui fait la culture collective, contemporaine, même si des outils sur internet permettent une certaine interactivité. Ainsi que comme exprimé à un moment de la chanson « La Maladresse », la difficulté à se parler en temps normal, qui rejoint la difficulté de communiquer exprimé, théorisé par Bernard Weber.

                        Ce qui fait que plus vous en apprenez, plus vous en savez, plus vous en comprenez, moins vous avez envie de participer aux conversations de comptoir, ou plus il devient compliqué d’y participer à moins d’avoir fait un travail d’orateur, mis au clair les arguments. Encore que, c’est pas forcément suffisant pour bien rendre hommage à une pensée systémique, quand les débats impliquent une pensée systémique. Ce qui est souvent le cas du fait des imbrications entre sujets, du point de vue holistique. Il peut alors être suggéré des articles et des conférences, des docs, mais encore faut-il que les gens prennent le temps de les regarder, de les consulter, et cela ne simplifie pas les conversations à brûle pourpoint où il est rare qu’il n’y ait pas de jeu de volonté de puissance, des jeux d’egos ;

                         

                        Au final, cela me fait penser aux sages paroles d’une Personne exprimées il y a une 10 ène d’années, sur le fait que pour contredire de manière honnête, de bonne foi, un auteur théoricien, il faut bien comprendre son œuvre, son prisme, et le faire par rapport à ce prisme. Car si des contradictions peuvent être apportées à certaines réflexions, certains passages, cela ne contredit pas forcément le fil de son raisonnement, le bien fondé de son prisme, de ses idéaux. Et il me semble que savoir écouter l’autre, chercher à comprendre, cela devient de plus en plus une forme de luxe que l’on ne peut accorder à tous et toutes, mais nécessaire pour bien juger, si l’on veut éviter de mal juger.

                        En écrivant cela, je pense en partie à un certain nombre de personnalités qui sont calomniées sur internet par de leurs opposants, où il y a de quoi les défendre, démonter la simplification des critiqueurs, et mais où les défendre peut vous valoir d’être assimilé à un certain parti politique « pas glop », et être à votre tour calomnié.

                        Et je pense aussi à « L’Art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer, où il est évoqué d’une certaine façon ce genre de souci, le fait de pouvoir être contredit sur des détails mais n’en avoir pas moins raison in fine. Entre autres.

                        Mais pour revenir à la difficulté de communication, de se parler, une de mes principales préoccupations depuis un certain temps en tant que militant aspirant à servir au mieux des idéaux : pouvoir faire passer le message, et être certain d’être bien compris. Et l’efficacité en terme d’action concrète, d’un point de vue systémique et non pas juste action individuelle.

                        Ce qui, au passage, m’a amené à réfléchir sur l’évolution d’internet, des usages. Ce n’est probablement pas forcément pertinent de se forger un avis de son expérience personnelle, tant internet est une vaste toile. L’on pourrait considérer que chacun utilise internet à sa façon, qu’il y a pléthore d’usages, comme une richesse de comportements sociaux. Si ce n’est qu’entre l’essor des plateformes de streaming, des réseaux, des applications sur smartphones, il me semble qu’on peut y voir les grandes lignes de l’évolution des usages. Et la difficulté de capter l’attention, du temps de cerveaux disponibles, en de pareilles circonstances.

                        Par rapport à cela, si vous êtes comme moi à ne pas utiliser d’applications en vogue sur smartphone et à ne pas interagir sur les réseaux / pages des autres, vous vous retrouvez vite en marge. D’autant que les gens doivent de moins en moins passer de temps à consulter leur fil d’actualité sur les réseaux, quand ils ne sont pas surchargés et ne peuvent accorder du temps qu’à une infime partie des publications, et se consacrer plus aux échanges sur des applications qui ont remplacé les messageries instantanées type d’AOL, Caramail, Msn.

                        Bon, la difficulté de communiquer autour d’idéaux et de certains sujets propices à tensions n’est pas forcément dû à cette évolution, à la part plus importante accordée collectivement aux diversions.

                        Il y a quelques mois, j’ai écouté un entretien de personnalités affiliées au « Club de Rome ». A un moment, quand ils ont évoqué la difficulté de sensibiliser les citoyens, au-delà d’être confronté aux intox, contre l’action insuffisante des politiques, un monsieur a témoigné, a expliqué que sa fille ne s’est intéressée à de ses vidéos que quand elle est venue lui rendre visite, qu’elle a pris le temps d’écouter une conférence qu’il lui avait conseillé pendant qu’il lui massait les pieds. Peut-être pas de quoi en tirer une conclusion générale, on pourrait y voir le reflet comme qui dirait que « nul n’est prophète en son pays », toutefois, il y a des contenus « prises de tête » auxquels peu de gens semblent avoir le courage de sérieusement s’intéresser.

                        Après, cela vient peut-être aussi du fait que le développement des smartphones, des applications, a fait du plus grand nombre des créateurs de contenu, et que sans mettre en place une stratégie de développement de l’audience, de moins en moins de chance d’être lu ou entendu. Même par de ses proches.

                        Ce qui n’est pas forcément tant dû à l’évolution des usages d’internet d’un certain point de vue. A l’époque où les forums et les blogs étaient très fréquentés, en vogue, je me souviens avoir lu des auteur(e)s dont j’appréciais la qualité d’écriture qui n’avaient que peu de réactions à leur partage alors que quand publié(e)s par des qui reprenaient de leurs textes, avec ou sans autorisation, précisant pas forcément qui étaient les auteur(e)s, recevaient une pléthore de louanges parce que ces blogueurs s’étaient constitués une audience, une communauté, en interagissant avec des uns et des autres.

                        Ce qui me fait penser qu’il y a quelques années j’ai ouvert un groupe dédié au cinéma sur un réseau, plutôt que d’en rejoindre un, dans l’idée d’y partager du contenu d’artistes et de conférenciers abordant des thématiques qui me tiennent à cœur, dans l’espoir que de mes contacts s’y intéresseraient et auraient aussi envie d’en partager. Petit à petit certains créateurs de contenu y sont venus, sauf qu’au final, peu de gens s’intéressent au contenu des autres. Alors cela vient probablement du fait qu’en ce moment, depuis quelques temps, il y a un concours de courts métrages organisé par une entreprise, qu’ils font leur auto-promotion. Ce qui exacerbe la tendance. Si n’est qu’il me semble que ce genre de fonctionnement peut aussi se constater en dehors, que c’est symptomatique de l’usage fait par un grand nombre des groupes où se partage divers contenus. Peut-être aussi parce que je ne fais pas d’effort pour animer le groupe, mais bon, la tendance à partager sur un groupe sans s’intéresser à ce que d’autres partagent se ferait quand même certainement par la majorité. D’ailleurs, j’évoque pas tant pour les critiquer, pour déplorer ce rapport aux groupes sur certains réseaux a-sociaux. Je serais hypocrite de le faire. Considérez que je l’évoque plus comme un constat et un peu comme une auto-critique, car je fais un peu la même chose sur les groupes de ces réseaux : partager du contenu sans en général m’intéresser attentivement à ce que les autres partagent. Pour ma défense et la défense de celles et ceux qui font pareil : j’ai déjà pas mal à faire avec les artistes que je suis et les podcasts que j’écoute, pour ce qui me reste de temps de cerveau disponible.

                        Ce qui me fait me questionner par rapport aux méthodes de militance. Sachant que même dans la rue, c’est pas forcément plus évident de capter l’attention que de commenter et d’interpeller sur internet, pour peu qu’il y ait fait un effort de communication çà et là sur les réseaux et sites.

                        Et ceci écrit, à propos de stratégie de développement de l’audience qu’il faudrait probablement mettre en place quand on cherche à communiquer autour d’idéaux, et même pour contester et changer ce mode de fonctionnement : j’ai l’impression que des plateformes de publications de contenus ont elles-mêmes certaines pratiques « étranges », des « stratégies » de développement. Je ne sais plus si TikTok était concerné par une enquête journalistique autour de la mise en avant de contenu, encore que me semble bien que oui, j’ai d’ailleurs souvenir qu’ils avaient contesté des conclusions, toujours est-il qu’au-delà de la critique du fonctionnement des algorithmes et de la suspicion de fonctionnalités qui permettraient de mettre arbitrairement en avant du contenu par des employés, j’ai constaté une « étrangeté » qui n’était pas évoqué dans l’enquête, de ce que je m’en souviens :

                        •  alors que sur youtube il n’y a pour le moment aucune vue de ma publication la plus récente, de mes premières publications sur TikTok, que je me suis récemment mis à utiliser, y ont suscité des centaines de vue et des dizaines de cœurs / « like », sans effort de communication du lien de ma part. De quoi m’encourager à l’utilisation de TikTok.
                          Mais ensuite, pas eu de nombreux likes sur les autres publications, et une vidéo dont le compteur reste bloqué à 2 vues. Ce qui pourrait s’expliquer par le fait que la deuxième que j’y ai partagée était apolitique et qu’ensuite je me suis mis à y partager des poésies militantes, si ce n’est que la toute première était la présentation toute bête du site web « cuisine-art-politique-et-compagnie.com » et que j’imagine mal des internautes liker une telle vidéo sans même avoir pris le temps de consulter le site, ce qui a été le cas de la majorité si je m’en tiens aux chiffres, aux stats, et ce qui me fait soupçonner l’utilisation de « bots » pour des visionnages et du likage de publications ;
                        •  encore que, c’est peut-être pas tant une étrangeté du fait du fonctionnement des algorithmes et éventuel recours à des bots, il y a aussi le rapport des usagers de TikTok qui doivent surfer rapidement, s’intéresser à une pléthore de contenu, peut-être aussi cherché à attirer l’attention par du « likage » (si ce n’est que explication pas convaincante pour les « likes » sur la vidéo de présentation du site pourtant peu consulté et le peu de réactions sur d’autres) : il y a des comptes de créateurs qui ont des millions d’abonnés et des centaines de milliers , voire des millions de vues sur des vidéos, et juste quelques centaines sur d’autres, ce qui laisse à penser que la grande majorité ne va pas sur les profils des créateurs même quand ils s’abonnent, qu’ils consultent surtout leur fil d’actualité tiktok et ne prennent pas le temps de voir les autres vidéos des comptes auxquels ils se sont abonnés, ce qui reflète la tendance à l’instantané sur les réseaux, la masse de contenus partagés, ce qui participe à mon sens de la difficulté de « se parler » entre « concitoyens » ;

                        Bref, cela me fait penser à des réflexion de Boris Cyrulnik, et j’en viens aux vertus de l’art auxquelles je crois. Des réunions autour de l’art. Et ce qui je pense pourrait faire solution pour servir des causes communes, à en mettre fin à des intox.

                        Boris Cyrulnik sur le terrorisme, le complotisme, les guerres, évolution de l’Allemagne et relativité de comportements en fonction de l’organisation sociale : https://rutube.ru/video/cbec499ef62437077627f04e3e74c121/

                        Vers 5 mn 07 secondes, il commence à parler du rôle du théâtre, de la fiction, d’une agora constituée autour, de ce qui pourrait permettre de se cultiver tout en pouvant potentiellement participer, apprendre à se connaître et forger un avis bien éclairé par une phase de discussions en « connaissance de cause », favorisant les prises de conscience, plutôt que de subir le discours de la doxa politicienne et de « journalistes » n’ayant pas le temps d’investiguer, déformant des informations au cours d’un condensé des nouvelles du jour par un prisme d’info de masse au 19h – 20 h, tel que le font / consomment certainement encore beaucoup de gens.

                         

                        Re bref, j’ai fait une longue digression autour de cette notion de quête d’authenticité via le souci de l’information / mal-information, la difficulté de militer pour des idéaux, sans évoquer de notion d’être au monde, de philosophie sur l’être, la vie, mais cela me semble lié d’une certaine façon, et pour finir le message d’aujourd’hui, voilou les liens vers les créations et vidéos informatives, divers docs que je voulais vous inviter à découvrir, à prendre connaissance si pas encore fait :

                        •  les épisodes récents (et des anciens si pas encore tout écouté) du podcast « Comme un poisson dans l’eau », podcast contre le spécisme qui fait synergie avec les soucis écologiques, éthiques, connaissances philosophiques, sociologiques et scientifiques  : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos ;
                        •  Maxime Ginolin, le créateur de l’extraterrestre le plus déjanté de toute la galaxie, a sorti avec sa « Magic Jack Production » une nouvelle enquête de l’Inspecteur Magic Jack : ZOODYSTOPIA : https://www.youtube.com/watch?v=4vVw4Aad20I ;
                        •  sur le souci posé par le réchauffement climatique, des indicateurs autour, des infos sensibilisant, alertant sur la situation de plus en plus inquiétante, les publications et partages de Peter D Carter « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité » : https://twitter.com/PCarterClimate ;

                         

                        Bonne fin de semaine !

                         

                        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #461
                        Pascal LamachèrePascal Lamachère
                        Maître des clés

                          Bonjour,

                          depuis environ une semaine, une phrase, une parole de chanson me passe dans la tête plus ou moins quotidiennement : « n’attends rien que de toi ».

                          Ce sont quelques mots d’une chanson de Fauve, découverte, il me semble, via une création du journal de Personne : Une chanson pour tous et pour Personne : https://www.youtube.com/watch?v=LIWEWmT0yAQ

                          Et toujours est-il que ces mots me sont certainement venus à l’esprit comme un écho à des préoccupations, et une sorte de consolation, une parole de sagesse qui pourrait être préconisée aux jeunes générations qui hériteront d’une planète dans un état de plus en plus écocidaire si on n’arrive pas à inverser la tendance, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui tentent de limiter les dégâts, la catastrophe, s’engagent pour des causes éthiques.

                          Et en fait, j’admire les engagé(e)s pour les causes pacifiques, contre les belligérants, contre le colonialisme, tel que pour l’épanouissement de la Palestine ; pour les causes véganes antispécistes ; contre le réchauffement climatique, pour des causes écologiques, pour l’application de certaines idées ; mais au niveau action directe, je ne sais pas trop où est ma place. Au sens que l’urgence écologique me donnerait envie de me joindre à des militants alertant autour, sauf que j’ai cru comprendre qu’ils militaient pas forcément clairement pour le végétalisme véganisme antispécisme, et les militants pour le végétalisme se concentrent en général uniquement dessus, et les militants pour une révolution de l’économie ne sont pas forcément végétaliens, n’ont pas forcément conscience de son importance et de sa facilité quand il n’est pas fait de nombreuses allergies, et n’ont pas forcément conscience de certaines urgences ; et que je me vois mal privilégier une cause quand je considère qu’il devrait y avoir complémentarité.

                          Et en tout cas, à ma connaissance, de ce que j’ai compris, pour le moment, pour des raisons telle de concentration sur une thématique / cause qui a sa raison d’être, aucun mouvement en France ne fait synthèse entre ces diverses causes, diverses revendications, surtout des livres manifestes de militants tel le capitaine Paul Watson avec son livre « Urgence ! Il faut sauver les océans » et des médias comme https://www.revue-ballast.fr/ qui traitent de ces divers sujets, ont un traitement que je qualifierais d’holistique et honnête, même si parfois des nuances, des divergences.

                          Ce qui est « logique » du fait du fonctionnement de la sphère « politico-médiatique », et on ne peut pas reprocher à des associations de se concentrer sur une cause, comme l’explique à un moment donné Jérôme Segal : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                          Par contre, à titre individuel, personnel, il y a de quoi faire complémentarité. Et il me semble qu’il manque un collectif qui serait dans la convergence des luttes, des causes, des revendications, sans compromission.

                          Alors il y a bien le parti politique « Révolution Écologique pour le Vivant » qui se rapproche de la perfection pour ce qui est de faire synthèse d’idéaux que je considère essentiels, si ce n’est sur le plan économique, je les trouve pas assez « radicaux », pas assez révolutionnaires. Et puis c’est un parti politique.

                          Aussi, en fait, si « Révolution Écologique pour le Vivant » est le seul parti politique qui me donne encore envie de voter, je ne me sens pas l’âme, pas le courage d’un politicien, d’une personnalité publique, et personnellement, au niveau militance d’idéaux, je préfère militer pour tout ce dans lequel je crois, quitte à être cavalier solitaire et être considéré comme un utopiste, que de faire du compromis et me plier à de ce que d’autres ont défini et avec lesquels je ne serais pas entièrement d’accord.

                          Et certes, à un moment donné, dans le système actuel, contre le système, pour un autre système, il faut bien que cela se concrétise sur le plan « politique », politiquement d’une manière ou d’une autre. Et il faut avoir de « l’intelligence stratégique » dans une telle situation. Juste que voilou. Dans ces conditions, je préfère jouer les « idiots utiles » (ou « inutile », selon le point de vue) pour un parti politique tel que celui mentionné, que d’en rejoindre un, ou que d’en fonder un.

                          Et puis étant donné l’urgence climatique et des causes comme pour la Palestine, comme qui dirait l’autre : Andreas Malm : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                          Bref, comme déjà écrit plusieurs fois, à titre personnel, individuel, je rêve de fonder ou rejoindre un écovillage ou écolieu végan dans l’état d’esprit de Eotopia (Les piliers : https://www.eotopia.org/wordpress/fr/les-piliers/ ), et pour ce qui est d’engagement militant, je ne sais donc toujours pas trop si j’ai ma place dans un des divers mouvements qui ont un ancrage dans le réel. Peut-être à faire, une voie à tracer. En attendant, même si vous êtes certainement que deux ou trois à continuer de lire ce « au fil des vendredis » (merci de votre attention), j’ai exprimé le fond de ma pensée ici, et je continuerai probablement tant que j’aurai un accès à internet.

                          Et mais toujours est-il que si vous deviez voter, je vous suggère « Révolution Écologique pour le Vivant », à leur laisser une chance.

                          Pour presque finir le message d’aujourd’hui, je souhaite évoquer ce qui me semble être un cas d’école sur le souci de et posé par la « sphère complotiste », du montage en épingle de l’information théorique biaisée à coup d’abus d’arguments d’autorité pour présenter l’information comme véridique, le détournement d’attention sur les problèmes et les solutions sociales / systémiques : les préjugés sur l’identité / non identité de Brigitte Macron.

                          Si vous menez une petite enquête sur les arguments d’autorité de celles et ceux qui vous disent que preuve est faite qu’ile serait une misteur, ne sachant visiblement par reconnaître une femme quand ils en voient une, vous constatez vite que c’est contestable : aucune preuve n’est faite d’un trucage, ils se basent actuellement sur des déclarations en grande pompe d’un soi-disant journaliste vedette américain mais qui dans certaines de ses interprétations idéologiques et des informations qu’il aurait mal-traité a de quoi être considéré très douteux, dont la fiabilité a de quoi être mise en doute, et donc dont les déclarations sont à prendre avec des pincettes, n’ont pas à être présentées comme une vérité qui serait révélée.

                          En bref, niveau arguments et preuve, il me semble qu’ils sont dans le vide sidéral, à l’image de la trumperie.

                          Alors il y a matière à excuser, au sens d’expliquer les ressorts du « complotisme », comme le fait un Frédéric Lordon dans cet article : Conspirationnisme : la paille et la poutre : https://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

                          ou Peter Joseph ici : Notre réalité post-vérité (Croyances non fondées sur des preuves, culture du complot et limites du débat) : https://peterjoseph-substack-com.translate.goog/p/our-post-truth-reality?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                          L’article d’origine : https://peterjoseph.substack.com/p/our-post-truth-reality

                          Mais il n’en reste pas moins problématique que les amateurs de théories conspi ne soient pas plus prudents dans le rapport à l’information et fassent par là le jeu de « puissants ». Et je pense que le principal « complot » est de « classe », qu’il faut rester prudent avec les « info-sensations » faisant diversion de certaines problématiques et idées de solutions ; diversions qui iraient à l’encontre des intérêts de certaines classes sociales (voire de plus ou moins tous si on considère qu’in fine, personne en bonne santé n’aurait intérêt à l’apocalypse délétère, que tous s’y retrouveraient d’une certaine façon dans un paradigme basé sur une aspiration de pérennité). Ce qui – de la diversion, des intox, info-sensations – est causé, commis à mon sens par les propagandes néolibérales, et souvent de droite. Et ne pas oublier le fait que « Des milliardaires américains financent discrètement des campagnes de désinformation en Europe », ce qui se fait probablement autant par le truchement de médias conventionnels que d’alternatifs.

                          Un article qui me semble synthétiser le souci : A propos des Dominants : https://investigaction.net/A-propos-des-Dominants/

                          Il n’y est pas question de complotisme en soi, mais de ce que je me souviens, je l’avais trouvé pertinent par rapport au souci de certains complotistes qui par leur tendance conservatrice, leur prisme politique, avaient le tort qui y est critiqué.

                          Et je ne veux pas dire par là que toute théorie qui en émanerait (de la « sphère complotiste ») est fausse, à étudier au cas par cas, surtout qu’il faut être prudent dans les implications, le prisme, le traitement, éviter les biais, les sophismes, ne pas prendre pour argent comptant ce qui est clairement douteux. Et en l’occurrence, c’est le genre de dossier qui remet moins – et même pas du tout – en question l’idéologie servie par des politiciens, des gouvernants, que les apparences dont se serviraient aussi de ces « faux opposants » sur le « plan idéologique », du point de vue des intérêts des « classes populaires ».

                          Et en fait, ce qui me fait réagir, l’évoquer, c’est pas pour défendre les politiciens concernés, c’est que c’est ce genre de dossier, de théorie qui fait le buzz, fondée sur de la propagande et non du factuel, où l’usage du faux, de la désinformation est, de ce qu’il me semble (peut-être que j’ai tort sur ce coup, mais de mon investigation, me semble que j’ai raison de plus que douter), du côté de celles et ceux qui vous font croire qu’il y aurait du factuel ; et alors qu’il y aurait tant à dire, à écrire, à ne pas oublier de divers scandales français, par rapport à des causes sociales, écologiques, éthiques à défendre.

                          Après, ensuite, un autre cas d’école sur la prudence à avoir vis à vis des informations écrites, montrées, diffusées, c’est par rapport à l’Ukraine, certaines contradictions.

                          Un internaute a partagé une vidéo extraite, de ce que j’ai compris, d’un documentaire qui date d’un an, mettant en scène des conseillers écoutant une conversation avant le début de la guerre en Ukraine, pour donner le beau rôle du pacifique diplomate médiateur à Macron et celui va-t-en-guerre à Poutine. Sauf qui si on contextualise sans parti pris, même en prenant pour authentique ce qui est montré, fait écouter, en mettant de côté qu’il y a de quoi être méfiant à notre époque sur ce qui est diffusé (si ce n’est sur le coup pas de quoi en douter) :

                          – le président Français a semblé très bien tenté de jouer la carte diplomatique sur ce coup, à vouloir faire respecter le droit international, si ce n’est certains propos sujets à débat, où de quoi saisir que Poutine ne se satisferait pas de certaines réponses, d’une certaine posture ;

                          – contrairement à la façon dont essaye de le présenter l’internaute, Poutine semble clair dans ses soucis, et sans excuser l’entrée en guerre, la situation ne peut être présenter de manière manichéenne, où la seule solution serait que les « bons » fassent la guerre parce que pas d’autre choix ;

                          – l’internaute loue le côté pacifique à l’époque de Macron, montre cette vidéo, cet extrait de documentaire à cette fin, pour lui donner le beau rôle qu’il mérite probablement sur ce coup dans la mesure où de quoi en déduire qu’il aurait fait à l’époque de son mieux pour tenter la voie diplomatique, si ce n’est voie diplomatique qui ne dépendait pas que de lui ni que de la Russie, ou disons que de Poutine, où d’autres forces ont peut-être joué trouble jeu, et il n’en reste pas moins que l’internaute loue le côté pacifique d’à cette époque non pas pour inviter à tenter de faire de son mieux pour rétablir un dialogue diplomatique mais pour faire genre « voyez, il a été tout tenté pour la voie pacifique, Poutine est malgré tout entré en guerre, et comme il n’a rien voulu entendre, il faut soutenir l’effort de guerre pour l’Ukraine quitte à entrer en guerre officiellement contre la Russie, et si on doit le faire, si il doit en être ainsi, c’est la faute à Poutine qui n’en fait qu’à sa tête ». Sauf qu’à certaines époques après le début de l’invasion, des tentatives d’accord auraient été sabordées par certaines « forces » qui seraient non russes, d’après des enquêtes journalistiques, et cela ne légitime pas de toutes façons le fait d’en devenir va-t-en-guerre à risquer une guerre mondiale et nucléaire ;

                          – le dossier me semble assez complexe, trop pour être présenté de la façon dont l’a présenté cet internaute en se contentant de cet extrait, la façon dont il l’a présenté : à un moment donné de l’entretien téléphonique, Poutine évoque le souci autour du Donbass, et en lisant entre les lignes, de quoi comprendre « l’erreur » commise par Macron, la trop grande confiance en la réponse apportée qu’affichaient ses conseillers, la méprise, les amabilités sauvant les apparences mais qui ne résoudraient pas le souci, et « l’erreur » de celles et ceux qui veulent maintenant jouer les va-t-en-guerre : il y aurait eu trouble jeu de certaines forces, il ne s’agirait pas du va-t-en-guerre parano Russe versus le gentil gouvernement Ukrainien et leurs soutiens non corrompus, et il y aurait toujours d’autres recours pour mettre fin au conflit que par l’armement, la guerre ;

                          Plus facile à dire qu’à faire, je ne sais pas ce qui pourrait / pourra être concrétisé de nos jours. En tout cas je vous renvoie au débat contradictoire « Ukraine : il faut débattre ! » : https://www.youtube.com/watch?v=drgjOH3v7Pk

                          Aux diverses vidéos d’Investig’Action sur le sujet : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Ukraine

                          dont : Michel Collon met K.O les pro-OTAN : https://www.youtube.com/watch?v=Kl2fzChJOv0

                          Et publications : https://investigaction.net/?s=Ukraine

                          Et à ces 3 articles cristallisant divers points de vue :

                          Ukraine : le regard de Noam Chomsky : https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky/

                          Libertaires et pacifistes en Ukraine : le choix des armes ? : https://www.revue-ballast.fr/libertaires-et-pacifistes-en-ukraine-le-choix-des-armes/

                          Manifeste : socialistes et communistes russes contre la guerre : https://www.revue-ballast.fr/manifeste-socialistes-et-communistes-russes-contre-la-guerre/

                          Et à des réflexions évoquées au fil des vendredis par rapport à cette guerre et sur divers soucis de civilisation desquels on devrait se sentir concernés, dont le sort des Palestiniens, le besoin de prendre en compte divers soucis pour penser une solution systémique, paradigmatique.

                          Et en bref, toujours est-il que je suis de l’avis de Andreas Malm : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                          Et si vous n’avez toujours pas encore pris le temps de bien lire cet article : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                          Avant de finir pour aujourd’hui avec quelques vers, m’est revenu à l’esprit le souci de certains slogans, l’importance d’avoir conscience des nuances et des divergences entre défenseurs d’une même cause, d’apporter des précisions. Par rapport entre autres au fait que le vendredi 8 mars 2024, c’était la journée du droit des femmes, qu’il y a plusieurs courants féministes, comme il n’y a pas qu’un seul véganisme, pas qu’un seul anti-capitalisme, et cetera. Et avec tout le respect que j’ai pour mesdames, pour permettre l’épanouissement des êtres, pour les droits des femmes, je pense qu’il ne faut pas le réduire à un « mot d’ordre » sans une pensée systémique, qu’il y a un contexte et un système à re-mettre en question. Pour le dire autrement : revendiquer le droit des femmes, pour l’amélioration du sort fait aux femmes en général, se revendiquer féministe sans se soucier du cadre, de ce qui va avec, et de ce qui vivent certaines populations telle que les Palestiniennes, est-ce que cela a du sens ? Toutes les féministes ne sont pas d’accord avec d’autres :

                          La cause des femmes instrumentalisée par Israël : https://www.youtube.com/watch?v=KcLmNwizSMw

                          Et maintenant que c’est précisé, en fin, quelques vers

                          Action

                          Imaginez un monde où de ruse l’on n’abuse,
                          un monde où l’on cherche des solutions
                          plutôt que de se trouver des excuses,
                          où la volonté est bonne, le cœur à l’action.

                          Imagine, imaginez, imaginons, actons,
                          pour les enfants d’hier et d’aujourd’hui,
                          un monde où la Palestine, Gaza libre, belle vie ;
                          bouddhistes, juifs, chrétiens, musulmans, concordons.

                          Imaginez une culture, un monde, une planète,
                          où une espèce ne mettrait pas tout en péril,
                          où des balles ne feraient des trous dans les têtes,
                          fin des heures assassines et des corps sur grills.

                          Imagine, imaginez, imaginons, et agissons,
                          pour de la justice sociale, contre le réchauffement climatique,
                          les écocides, les génocides, le carnage planétaire, systémique,
                          une humanité digne, mise en place d’une belle civilisation.

                          Imaginez, sous les cieux, passées les intempéries,
                          la vie s’animant, le regard éveillé, conscient, sans peur
                          de l’horizon, des lendemains, saveur d’un instant de grâce au cœur ;
                          à concrétiser, au jour le jour, des idées contre des soucis.

                          en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #460
                          Pascal LamachèrePascal Lamachère
                          Maître des clés

                            Pascal Lamachère dans cuisine avec livres écologiques, dont un végan antispéciste, de politique, pour une révolution de l'économie, enquête journalistique sur la covid 19, Julian Assange, avec tasse doctor who à côté, prise en mars 2024

                            Bonjour,

                            pour aujourd’hui, je comptais vous continuer l’histoire dont le titre provisoire est « Dans l’ombre du monde »,

                            mais finalement,

                            • je partage, entre autres, pour commencer, deux publications qui résument « l’actualité » lié au réchauffement climatique et ses effets :

                            « Lorsque l’effondrement d’une civilisation commence à se manifester visiblement et finalement à être enregistré sur le radar humain, il est déjà trop tard pour arrêter ce qui est désormais devenu une cascade écrasante et accélérée d’effets domino.

                            L’effondrement n’est en réalité que la dernière étape. C’est le résultat de mauvaises décisions et d’indécisions survenues il y a très longtemps.

                            Nous vous avons prévenu.

                            – Les “Doomers” »

                            Celle-ci dessus est de George Tsakraklides : https://twitter.com/99blackbaloons/status/1764043692946378887

                            Et celle ci-après la publication commentaire réflexion d’un scientifique de la rébellion accompagnant un résumé vidéo avec graphique :

                            « Nous devons nous rassembler en tant qu’espèce dans une révolution mondiale. Car tout ce qui est en deçà de cela constitue une forme de spécisme et d’écocide mondial intentionnel. De quel côté de l’histoire serez-vous ? »

                            Pour voir la vidéo synthèse du compte « Rébellion des scientifiques », rendez-vous sur : https://twitter.com/ScientistRebel1/status/1759995742121492885

                            Pour rappel, si vous n’avez pas encore pris le temps de lire cet article, à lire : « Top 40 des impacts du changement climatique » : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                            Pour être tenu au courant de l’évolution, de la « situation », de publications autour du souci réchauffement climatique, un compte à suivre que je vous ai déjà suggéré, celui de Peter D Carter, « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité » : https://twitter.com/PCarterClimate

                            • Et puis maintenant que c’est fait, partage d’une publication concernant la situation dramatique en Palestine :

                            « 15 minutes.
                            Prenez 15 minutes pour regarder cette vidéo et comprendre ce que subissent les Palestiniens de #Gaza depuis plus de 4 mois.
                            Des médecins et une infirmière ayant travaillé en mission humanitaire sur place décrivent ce qu’ils ont vu dans leur hôpital.
                            Leurs témoignages sont bouleversants.
                            Ils racontent l’horreur infligée aux civils, majoritairement des enfants et des femmes.
                            Regardez et diffusez.
                            Le massacre doit cesser. »

                            Publication commentaire de Aymeric Caron. Vidéo à voir sur : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1759368908941787274

                            Et si pas encore pris le temps de l’écouter, je vous suggère de nouveau d’écouter « L’esprit du temps de Gaza » avec Peter Joseph et Abby Martin (pour la vostfr, activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur “Traduire automatiquement” et puis sur “Français”) : https://www.youtube.com/watch?v=RoMuEBcusSk

                            • Et ensuite, puisque c’est bientôt le début du Ramadan et Pâques, quelques liens en lien avec la cause animale, la spiritualité végane antispéciste :

                            Un Ramadan Végan : https://greenhalal.over-blog.com/d2968fe5a0d1f438183bf4c8cc3ae1a7

                            UNE MAISON POUR L’AÏD : https://www.facebook.com/l214.animaux/videos/997779547310360/

                            L’Islam, les animaux et la rahma : https://lamorce.co/lislam-les-animaux-et-la-rahma-bonnes-feuilles-du-recueil-la-pensee-vegane-2020-dirige-par-renan-larue/

                            Extrait : « Alors que ces passages mystiques et égalitaristes établissent indéniablement les droits de tous les musulmans non humains, les passages évoquant une hiérarchie entre êtres humains et animaux autorisent quant à eux qu’on tue et mange ceux qui ont été traditionnellement domestiqués, chassés, pêchés. Malgré cela, un certain nombre de musulmans humains, suivant leurs intuitions morales et leur conscience, ont renoncé à manger les animaux. Leur végétarisme ou leur véganisme ne repose pas toujours sur des fondements théologiques très assurés et ils se voient parfois reprocher par leurs coreligionnaires de « considérer comme interdites (haram) des choses qui sont, d’après la volonté d’Allah, permises (halal) ». D’autres musulmans véganes, meilleurs connaisseurs de la théologie islamique des droits des animaux, rappellent qu’il existe une distinction importante entre ce qui est permis ou légal (halal) et ce qui est sain ou bon (tayyib [7]). Ils soutiennent qu’une nourriture halal peut dans certains cas s’avérer nocive et doit en conséquence être évitée. Si un morceau de pain tombe par terre, il est conforme à la loi (sunna) de le ramasser, de l’essuyer et de le manger. Cela est en effet une marque de respect envers la nourriture, de gratitude envers le Grand Pourvoyeur et une manière très efficace de cultiver l’humilité. Mais si le même morceau de pain glisse des mains du fidèle et tombe dans une flaque d’eau sale, alors il n’est plus sain (tayyib), même s’il est halal, et il ne doit pas le manger. De la même façon, bien qu’il soit halal de manger de la viande, il n’est pas bon (tayyib) de le faire étant donné la manière épouvantablement cruelle avec laquelle sont traités les animaux de boucherie aujourd’hui, les effets dévastateurs de l’élevage sur notre conscience et sur l’environnement, ainsi que son rôle central dans les famines et dans la raréfaction des réserves d’eau potable. »

                            Dalila Awada, à propos de sa foi et sa militance pour l’abolition de l’exploitation animale : https://www.revue-ballast.fr/dalila-awada-si-la-justice-exclut-les-animaux-elle-demeure-partielle/

                            Musulmane et végan : la quête de Sahar pour respecter toutes les vies : https://blog.l214.com/2021/07/19/musulmane-vegan-quete-sahar-respecter-toutes-vies

                            Recettes de cuisine Orientale & végétale : https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/oriental-vegetal/

                            Par rapport à Pâques :

                            Témoignage • Cécile : épargner les agneaux de Pâques : https://blog.l214.com/2018/03/28/temoignage-cecile-epargner-agneaux-paques

                            Pour de joyeuses Pâques, laissons leurs vies aux agneaux : https://www.petafrance.com/actualites/pour-de-joyeuses-paques-laissons-leurs-vies-aux-agneaux/

                            La fondatrice de PETA demande au Pape François d’inciter au véganisme pour Pâques : https://www.petafrance.com/espace-media/la-fondatrice-de-peta-demande-au-pape-francois-dinciter-au-veganisme-pour-paques/

                            Autres publications liées à Pâques et au véganisme : https://www.petafrance.com/?s=p%C3%A2ques

                            6 raisons pour lesquelles les chrétiens devraient devenir végans : https://www.petafrance.com/vivre-vegan/6-raisons-pour-lesquelles-les-chretiens-devraient-devenir-vegans-a-careme/

                            L’éthique de Léon Tolstoï : https://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/

                            • Presque enfin pour aujourd’hui, j’hésite à théoriser de nouveau autour de la critique de médias n’évoquant pas ou mal le péril climatique, des thématiques liées, des idées de solution, dont de système d’une « économie qui serait économique au sens propre ». Pour tout dire, ou presque, j’avais commencé à claviarder une entrée en matière expliquant pourquoi il y avait de quoi se sentir comme dans le film « Melancholia » de Lars von Trier, évoquant entre autres une citation de Malcom X et l’importance de la « matière à penser », avant de me raviser, de me dire qu’il valait mieux que je me concentre sur la sensibilisation à l’urgence et les idées. Peut-être que je développerai la semaine prochaine.

                            Pour le moment, pour aujourd’hui, juste ajouter, pour résumer de la préoccupation, de ce qui symbolise le souci, le sorte de « cas de conscience », des réflexions à l’origine :

                            Que savez-vous / saviez-vous des soucis liés au réchauffement climatique, de la situation, des indicateurs liés ? Beaucoup de gens seraient encore de nos jours climato-sceptiques, et sans l’être, on ne prend pas forcément le temps de bien s’informer sur le sujet. Moi-même, avant que je prenne le temps de potasser, je dirais que j’avais pas bien conscience de toutes les implications, le cause à effets systémique, et cetera.

                            Et puis j’ai constaté une certaine « droitisation » de la parole dans certains médias et la défense d’un média qualifié de droite mis sur la sellette, par des internautes (et / ou trolls) ignorant finalement tout du dossier, du pourquoi du comment, reflétant à mon sens une inconscience, mal-information, maltraitance du sujet écologique, les partis pris fondés sur des biais, de l’ignorance, entre autres.

                            Contre cela, en remède, un docteur et enseignant en philosophie explique le souci, le « fascisme fossile », l’importance de lutter contre la « tentation éco-fasciste », critique « l’écologie de droite et d’extrême droite » : Discussion avec Paul Guillibert : vers un « communisme du vivant » ? : https://www.revue-ballast.fr/discussion-avec-paul-guillibert-vers-un-communisme-du-vivant/

                            Et à propos du risque d’écofascisme, cf. les 3 volets de l’épisode 21 du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                            Concernant la situation à Gaza, en Palestine, l’impact du traitement médiatique sur les prismes de lecture, de compréhension, la conscience de ce qui se trame, il y aurait de quoi critiquer nombreux médias. Cf. les publications d’ACRIMED (observatoire des médias, dont le nom vient de : Action Critique Médias) sur le sujet : https://www.acrimed.org/

                            Et une publication de Aymeric Caron :

                            « Trop de gens se sont tus depuis près de 5 mois, complices par lâcheté, ignorance ou idéologie.
                            L’acteur Liam Neeson s’engage avec @UNICEF
                            pour les enfants de Gaza. »

                            Vidéo à voir sur : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1764587510129201542

                            Et investigations et analyses de Jacques Baud et de Michel Collon et du collectif Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos

                            Et puis quand on considère qu’au final, c’est l’action – en conscience bien éveillée des soucis et des solutions – qui compte, de ce qui me titille et reflète l’inquiétude à en donner raison aux doomeurs défaitistes :

                            – les gens dans l’ignorance ont l’excuse de leur ignorance, mais combien de celles et ceux qui savent que c’est pas si compliqué de végétaliser leur alimentation, que c’est vraiment viable, le font ? Je puis comprendre que certains sont dans l’ignorance, ont gobé de la mal-information, n’ont pas mis leurs connaissances à jour, ou qu’il faille du temps à certains pour changer ses habitudes, et il y a l’excuse de la mauvaise influence de lobbies, paradigmatique, mais bon ;

                            les soignants ont été applaudis lors de la crise engendrée par la covid 19, des artistes invitant à les soutenir par ce symbole et par des chansons, mais non tellement soutenus politiquement venu le temps de leurs revendications, et la plupart des « chanteurs influenceurs » semblant ensuite se dépolitiser d’une certaine façon, et de quoi critiquer le tort collectif, de penser que la « leçon » n’a pas été collectivement bien apprise

                            (la faute en partie aux discours covido-sceptique et de leurs antagonistes faisant diversion par rapport aux problèmes et solution, pourrait-on considérer, de même que de l’avis de certains, les carnistes, les discours climato-sceptiques et les médias de masse sensibilisant mal sont fautifs par rapport à la difficulté de prise de conscience collective de la potentialité de certaines idées, d’idéaux ; pour ce qui est de « leçons » dans le combat contre le coronavirus, la covid 19 : Analyses et témoignages, Les sept leçons du covid à une planète malade : https://investigaction.net/les-sept-lecons-du-covid-a-une-planete-malade ),

                            par rapport à l’opportunité de changement civilisationnel que cela aurait pu être, en prenant acte de divers soucis écologiques et idées en solution, sachant que même si individuellement pas mal ont concrétisé de leur révolution personnelle, le souci est systémique ;

                            – dans une civilisation de divertissements aboutis, généralisés, et tout un chacun ayant ses soucis quotidiens et ses propres préoccupations pour ce qui reste du temps de cerveau disponible, il devient de plus en plus compliqué d’alerter de périls, de sensibiliser pour des causes, de « faire passer le message » à susciter de l’action, une révolution systémique (au passage, à propos de réflexion sur soucis et potentielles solutions systémiques, si pas encore écouté ou lu, cf. le podcast « Révolution maintenant ! » (« Revolution Now ! » – c’est en anglais mais publiées après les vidéos, il y a des transcriptions qui peuvent être traduites, et l’option de sous-titres français peut être activée sur youtube) de Peter Joseph : https://www.revolutionnow.live/episodes ) ;

                            Bref, même si de quoi comprendre la difficulté de passer de la théorie à la pratique, le concept de la « stupidité institutionnelle », la thèse autour ancrée par Noam Chomsky, des alarmistes ne me semblent pas exagérer le péril, et de quoi s’inquiéter de ce qui est collectivement fait et pas – encore – fait.

                            Alors bon courage !

                            • Enfin pour aujourd’hui, pour finir sur une note positive, quelques mots :

                            Ô monde, péril de civilisation,
                            des montagnes aux océans, ère de tribulations,
                            entendez-vous, comprenez-vous ?
                            De l’urgence, des soucis jusqu’au cou.

                            En des lieux, une guerre, un génocide,
                            ailleurs, des incendies historiques,
                            tel au Texas, des moments tragiques,
                            des zones de plus en plus humides-arides.

                            Ô monde, alternance d’états critiques,
                            avez-vous conscience de la potentialité ?
                            Contre écocides, des idéaux avec esprit pratique ?
                            Qu’arriverons-nous à faire, à acter ?

                            Sur Terre, les flots, de l’humanité courage,
                            des végans, soyons-en, soyez-en, haut les cœurs,
                            en rébellion contre les extinctions et la torpeur,
                            en paix avec et par soi et l’éternel rivage.

                            en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #459
                            Pascal LamachèrePascal Lamachère
                            Maître des clés

                              photo avec livres pour un monde meilleur : livre Vous êtes l'évolution de Mr Mondialisation, livre Planète Malade de Michel Collon, livre Julian Assange parle de Karen Sharpe, livre de cuisine végan pour étudiants, livre sur l'Antispécisme de Aymeric Caron, livre The new human rights movement de Peter Joseph, livre Animal de La relève et la peste, livre 10 de la Revue Ballast, livret Ensemble créons de nouveaux jours heureux, et Comment allons-nous sauver le monde, manifeste pour une justice climatique

                              Tel le symbole d’une minute de silence, aujourd’hui, ce sera un « vendredi silence ». En hommage à toutes et à tous les militant(e)s écolo qui ont été maltraités, qui ont été assassinés et qui ont rendu l’âme ces dernières années ; à toutes et tous celles et ceux qui œuvrent pour le bien commun, pour d’autres êtres, pour la cause animale, le véganisme, l’antispécisme, l’anticapitalisme, contre le néo-libéralisme ; aux « clowns tristes » ; aux victimes des guerres, dont des Palestiniennes et des Palestiniens, à Gaza ; aux victimes du sionisme ; aux animaux non humains et humains victimes de l’inconséquence d’une civilisation, des « bêtises » (euphémisme) de contemporains ; aux victimes de ce qui provoque une 6ème extinction de masse ; à toutes celles et à tous ceux qui ont essayé / sont à tenter de rendre le monde meilleur, à toutes celles et à tous ceux qui ont œuvré / œuvrent pour tenter de rendre le monde meilleur à leur façon, quitte à se sacrifier d’une manière ou d’une autre. Condoléances, paix aux âmes des mourus, bon courage aux survivantes et survivants.

                              Vidéo un Vendredi silence : https://www.youtube.com/watch?v=65saqyyWCEI&list=PLWG3MhJ7E0kiAZOzNc9-0czU5hIvYrM6_&index=2

                              en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #458
                              Pascal LamachèrePascal Lamachère
                              Maître des clés

                                Bonjour,

                                pour aujourd’hui, ce sera lecture de trois poèmes avec improvisation musicale en accompagnement, un peu beaucoup à l’arrache. J’aurais certainement mieux fait d’accompagner sans impro, de la sorte, on va dire que c’est pour faire mumuse.

                                A ce propos, je pense entre autres à la thèse du « jeu comme outils de résistances pour contourner ou surmonter le cadre imposé ». Cela mériterait d’être explicité, d’y consacrer un « message ». Peut-être que je le ferai au cours d’un vendredi, si ce n’est que j’aurai rien à vous dire de plus que de ceux qui ont fait des conférences, exprimé de l’historique et des réflexions, tel qu’au cours des vidéos partagées sur :

                                Conférence gesticulée : Capitalisme et Sport : jeu, set et match ! : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/conference-gesticulee-capitalisme-et-sport-jeu-set-et-match/

                                Aussi, si vous voulez par avance comprendre, avoir de mon et de leur point de vue, si vous souhaitez être proactif(ve), à écouter notamment la vidéo titrée : « Le jeu comme outils de résistances pour contourner ou surmonter le cadre imposé ».

                                Ceci écrit, avant de prendre la guitare puis le micro et de faire travailler ma voix, il y a récemment eu la mort d’un « opposant » au président russe qui a fait pas mal de vagues sur les réseaux, et diverses sortes de réactions m’ont de nouveau amené à me requestionner sur les partis pris, le lien entre les médias regardés et les considérations, les variations de points de vue. Aussi sur ce qui semble être en trame de fond de leurs préoccupations, ce qui fait réagir, et ne fait pas réagir, un certain nombre, pas que eux, comme eux.

                                Et en fait, c’est surtout de constater une tendance sur des comptes « d’influenceurs(euses) », qui m’a amené à me requestionner à ce propos. Notamment des publications d’une auteure à succès connue pour certains engagements, de ses « marottes », et vertement conspuée par une communauté. Au passage, cela m’a aussi fait penser à des critiques qui pourraient être émises contre certaines stratégies militantes, par rapport au fait qu’on pourrait considérer que certains militants ont été contre-productifs vis à vis d’elle, s’en faisant comme une antagoniste pour le moment. Encore que, pour être juste, bien juger de l’efficacité, c’est à voir sur le long terme.

                                Toujours est-il que cette auteure et d’autres « influenceurs(euses) » dont j’ai zyeuté les publications sur des réseaux sociaux, ont le courage de leurs opinions, de s’engager pour certaines causes, si ce n’est qu’ils semblent plus sensibles à la fin tragique d’un « opposant » au président russe qu’au peuple de Palestine, ainsi qu’à la cause animale, qu’à l’extinction de masse, qu’à ce qui provoque des écocides. Comme des féministes et autres -istes qui chercheraient à être « capitaliste compatible », ne remettant pas en question le paradigme « économique non économique », et semblent ne pas se préoccuper des soucis écologiques, des écocides, des effets du réchauffement climatique et de la cause systémique. Et je trouve donc de leur « communication » (et non communication) critiquable par ce prisme.

                                Et que cela m’a mené à ce genre de réflexion : « Dites-moi quel média vous lisez et / ou regardez (et ce que vous partagez / retenez en tant que personnalité publique sur les réseaux), et je vous dirai ce que vous ignorez, que vous ne savez pas encore, ce que vous auriez à apprendre et à comprendre. »

                                Cela peut paraître arrogant, mais d’un point de vue critique des médias et puis sociologique, il me semble qu’il y a de quoi faire ce genre de déduction, avoir ce genre de considération, de constat critique.

                                Alors certes, on pourrait considérer qu’il est normal que chacun prêche pour la chapelle, le paradigme dans lequel il croit. Si ce n’est que si on prend du recul sur nos croyances (et c’est aussi valable pour les adeptes de la zététique qui prétendent exercer de la méthodologie), pour certaines, pour certains sujets, il y a l’importance de la « matière à penser », et quand on prend le temps d’approfondir se constate les bases solides de départ et / ou les carences, les préjugés, les intox, les biais, l’ignorance de faits ou de versions plausibles.

                                Et si en matière de sujets non traités, divers camps pourraient se renvoyer le balle, que malheureusement il n’y a pas qu’en Palestine où des atrocités sont commises sur de la population (condoléances aux familles de victimes), sur des êtres vivants (voir entre autres divers conflits considérés peu traités ou mal traités par des médias, évoqués au cours de l’émission « Le monde vu d’en bas », émission d’analyse de l’actualité par le sociologue Saïd Bouamama : https://www.youtube.com/playlist?list=PLKRJPEdkidUou8Wd8_hhRa9u6vkGmUmp_ ),

                                il n’en reste pas moins que je trouve que des « influenceurs(euses) » évoqués se trouvent une ou des causes à défendre en passant à côté du « cause à effets », ne militant pas pour une solution systémique, d’un point de vue plus ou moins holistique ; quand ce n’est pas faire le jeu d’une certaine propagande contestable ; quand ce n’est pas semblant ignorer des soucis qui concernent tous (y compris les animaux non humains) et donc semblant ignorer de la solution qui devrait être systémique, paradigmatique.

                                Et que la façon dont certains évoquent la mort de Navalny tout en se souciant peu ou pas d’autres cas, des imbrications entre sujets qui devraient les faire s’en soucier et les évoquer aussi à un moment ou un autre, sans le faire, à en être – au moins en apparence – dans une certaine ignorance ou forme d’inconscience, reflète ce genre de souci, de problème, je pense.

                                Un point de vue à ce propos : La mort de l’opposant russe Alexei Navalny : https://investigaction.net/la-mort-de-lopposant-russe-alexei-navalny/

                                Extrait introduction : « La mort de l’opposant russe Alexei Navalny dans une prison de l’Arctique vendredi a été immédiatement incorporée à une vaste campagne de propagande anti-russe menée par le gouvernement Biden et ses alliés de l’OTAN, et par les médias qui leur sont associés. Sans autopsie, et encore moins d’analyse factuelle des circonstances de la mort de Navalny, la position unifiée des puissances de l’OTAN est: « Poutine a tué Navalny ». »

                                Aussi, cela m’amène à la façon dont les opinions se forment, ce qu’on sait et ne sait pas, peut et ne peut pas savoir.

                                Thèse : à brûle pourpoint d’une actualité, on pourrait considérer qu’il est normal de réagir à chaud, d’autant quand s’abreuve « d’infos instantanées ». Sauf que bien souvent, dans ce cas, l’inconscient collectif passe d’un drame à l’autre, et il y a alors beaucoup de préjugés, de mal-information. Et dès lors que se gobe des intox, que commence à y adhérer, on aurait tendance à se construire des barrières, des « logiques idéologiques » pour tenter d’invalider ce qui pourrait venir contredire nos croyances, ou de ne pas tenir compte de « nuances », avant tôt ou tard remise en question.

                                La guerre en Ukraine et ce qui est arrivé à Alexeï Navalny (paix à son âme) me semble être un cas d’école. On peut déplorer la guerre et ce qui arrive à des « opposants » dans un pays, sans pour autant prendre parti pour certaines forces, un camp, et chercher à comprendre des mobiles, des motifs d’un pouvoir sans pour autant soutenir des gouvernements belligérants, sans pour autant faire dans le « pro » ou « anti ».

                                Pour le signifier autrement : qui parmi les « influenceurs » qui ont évoqué le cas de Navalny en relayant des articles d’un média de masse, a pris du temps pour investiguer et se poser des questions du genre : « Pourquoi est-ce que je relaye cette information et pas une autre ? » ; « Que sais-je vraiment de ce qui s’est passé ? » ; « Quels sont les divers points de vue existants sur ce sujet ? » ; « Les arguments sont-ils fiables ? » ; « Quelle propagande je sers par ma communication ? ».

                                En général, j’aime bien les exercices de l’esprit, réfléchir à diverses théories, contradictions, à en faire un jeu d’esprit, de l’esprit. Par pour prétendre, pas pour signifier que j’ai la prétention d’avoir atteint un niveau 100 % objectif dans mes considérations, dans mes convictions. C’est peut-être mission impossible d’échapper à toute composante arbitraire. Encore que, à voir au cas par cas.

                                En tout cas, je pense important d’exercer son esprit critique, de réfléchir à ce qui nous fait défendre ou pas telle ou telle cause, et de ne pas s’abreuver d’un seul média.

                                A ce propos, dans mon entourage, il y a des gens que je qualifierais d’intelligents, ayant diverses formes d’intelligence, dont l’intelligence pratique, du concret. Mais quand je réfléchis à ce qui a été mes préjugés et des leurs, je me redis que la matière à penser est importante, et que même en sachant faire la part des choses, en gardant son « libre arbitre », du recul, de sa réserve, de son quant-à-soi, les informations dont on s’abreuve façonnent un prisme sur les événements, l’histoire du monde, les problèmes et potentielles solutions, et que tout le monde n’ayant pas le temps d’approfondir certains dossiers / sujets, que pour certains sujets il est contenté d’une version superficielle en ignorant de possibles contradictions, ou nuances, du fait du fonctionnement de certains médias critiqués par ACRIMED (lire entre autres : Démocratiser les grands médias : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias ), il en résulterait des partis pris pouvant être « inconscients » / pas tellement « en connaissance de cause » sur le plan politique.

                                Bref, je pense important d’exercer son esprit critique, ou tout du moins de réfléchir, se poser des questions, et aussi s’informer au mieux, sachant qu’avoir du recul sur les informations diffusées par un média de masse (et même alternatif) ne suffit pas forcément pour bien comprendre certains cas traités.

                                Cela peut paraître purement ou trop théorique expliqué de la sorte, mais je me suis déjà exprimé sur des sujets concernés par la discutabilité du traitement par de nombreux médias (pour évoquer le souci pour la Palestine, le sort des Palestiniens ; l’intérêt de la philosophie végane, antispéciste, anticapitaliste ; par rapport au réchauffement climatique contre les climato-sceptiques ; le souci et idées systémiques, de paradigme), et vous avez plus haut une thèse d’exemple concret avec l’article – évoquant la façon dont d’aucuns ont réagi à la mort de Alexeï Navalny – et des vidéos publiées sur Investig’Action, et voilou.

                                Ceci écrit, cette histoire de savoir ou / et ne pas savoir ; de réfléchir à ce qui fait que les gens militent et ne militent pas pour telle ou telle cause ; de s’exercer à analyser ce qui participe des considérations, à ce qui validerait ou invaliderait telle ou telle considération ; les infos-rouages pouvant manquer ou compléter, à composer de nouveaux prismes / un nouveau prisme sur le monde ; à en faire un « jeu de l’esprit » ; me fait repenser au concept de « l’ignorance éclairée ». Dont une thèse, un épisode du Podcast de Peter Joseph où il l’explicite, explique de son importance dans la quête du savoir, de la compréhension de la « réalité ».

                                Si vous n’aviez pas encore pris le temps de l’écouter ou de le lire, revoilou le lien, avec le passage où je l’évoquais :

                                « Un épisode du podcast « Révolution Maintenant ! » de Peter Joseph qui évoque le fait qu’avoir tort devrait être « célébré », qu’on ne devrait pas se sentir déprécié du fait d’avoir dit ou écrit des faussetés (tel que je le comprends, au sens de prise de conscience, de l’acceptation à en témoigner, de la difficulté de le faire, de la lutte contre la tendance à la mauvaise foi pour se donner raison dans une discussion en s’arrangeant parfois avec les « faits » et leur interprétation), et le rôle de « l’ignorance informée » en science, des degrés d’ignorance :

                                Traduction française de la transcription de l’épisode 36 du podcast « Revolution now ! » de Peter Joseph (la traduction de la transcription se trouve après la vidéo, si ce n’est que à savoir que la traduction automatique de google ne traduit pas complètement certains passages, pour une traduction complète, traduire à partir de la page d’origine, chapitres par chapitres) : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc-8yztc?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                                L’article d’origine : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc-8yztc »

                                Et enfin, au passage, je n’ai pas encore pris le temps de re-lire en entier cet autre article, je n’ai lu pour le moment qu’environ le premier tiers, mais je trouve très intéressant la réflexion et puis c’est à propos de ce qui façonne nos points de vue, les croyances, considérations, convictions : Notre réalité post-vérité (Croyances non fondées sur des preuves, culture du complot et limites du débat) : https://peterjoseph-substack-com.translate.goog/p/our-post-truth-reality?_x_tr_sl=auto&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                                L’article d’origine : https://peterjoseph.substack.com/p/our-post-truth-reality

                                Maintenant que c’est exprimé, comme promis, lecture de trois poèmes (de ceux écrits au fil des vendredis : « Prières pour la paix » ; « Réflexions cathartiques » ; « Ère – d’instants – critiques ») avec improvisation musicale en accompagnement : https://www.youtube.com/watch?v=xVk87zJWeUM&list=PLWG3MhJ7E0kiAZOzNc9-0czU5hIvYrM6_&index=1&pp=gAQBiAQB

                                Bonne journée, à la semaine prochaine !

                                en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #457
                                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                                Maître des clés

                                  Bonjour,

                                  Mercredi 14 février 2024, c’était la Saint-Valentin (ce sera la Saint-Valentin). Fin janvier, j’avais hésité entre l’évoquer en avance ou en retard, puis j’y ai plus pensé du fait de l’actualité. Alors je l’évoque en retard ce vendredi (ou tout du moins par rapport à quand cela arrivera à vos yeux, à ce vendredi ; au sens que j’aurais pu écrire autour pour celui de la semaine dernière si j’y avais pensé), ou alors considérez que c’est en avance de près d’un an sur l’année prochaine (ou du fait que je scribouille à ce sujet avant vendredi, et en l’occurrence je suis en train d’écrire cette introduction en début de semaine, donc avant la Saint-Valentin 2024). À vous de voir, de considérer comme vous le voulez.

                                  Toujours est-il qu’avant d’évoquer plus en détail ce jour, la Saint-Valentin, de scribouiller autour du symbole, je voudrais évoquer de nouveau le souci pour la Palestine. Au départ, je comptais plus le faire en improvisant à la guitare et en lisant un poème déjà écrit, ce sera peut-être pour la semaine prochaine. Du fait de la Saint-Valentin et la tragédie, le carnage qui continue et l’urgence, me viennent à l’esprit diverses réflexions.

                                  Bref, sans prétendre avoir complètement pris conscience de l’aspect « héroïque » en de pareilles circonstances,

                                  je trouve éprouvant de voir les images des tragédies qu’ils ont vécu, vivent.

                                  Et même en restant prudent sur l’instrumentalisation des images, je pense notamment à un cas où il avait été fait croire que des pouponnières avaient été décimées, je crois bien que c’était un des médiamensonges en lien avec : Rôle des médias dans le génocide des Tutsi au Rwanda : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%B4le_des_m%C3%A9dias_dans_le_g%C3%A9nocide_des_Tutsi_au_Rwanda

                                  ici, il me semble clair que :

                                  – si il devait y avoir propagande du côté Palestinien, elle ne sert pas un discours de va-t-en-guerre mais de défense, de préoccupation de leur sort ;

                                  sur le plan de la propagande, un élément de langage qui me semble propagandiste, contestable, c’est les titres qui évoquent guerre contre le Hamas alors que nombreux sont les civils palestiniens qui sont victimes ; que se joue d’une certaine façon le sort de la bande de Gaza et du peuple de Palestine et pas seulement d’un groupe de terroristes qui serait attaqué au « cas par cas ». Si ces journaux avaient titré les mobiles de la Russie et la complexité du dossier autour du Donbass, que c’était pas tant une guerre contre l’Ukraine, les gens auraient-ils accepté cette version ou fait un scandale, conspué les journalistes l’évoquant ? Et je pose pas tant la question pour signifier qu’il y a un parallèle à faire entre les deux « guerres ». Concernant l’histoire et les débats autour du conflit en Ukraine, je vous renvoie à ce que j’ai déjà exprimé à ce sujet et aux conférences et analyses publiées par le collectif Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Ukraine

                                  Concernant la situation en Palestine, réflexions critiques de médias, voir les vidéos de Télé-Palestine : https://investigaction.net/category/tele-palestine/

                                  et analyses, conférences et entretiens diffusées sur : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Gaza ;

                                  – je n’ai pas encore beaucoup pris le temps de faire une recherche, de l’investigation pour m’informer sur l’authenticité de vidéos de scènes de drames partagées sur les réseaux, mais des organismes crédibles ont fait état de la situation dramatique, et ne serait-ce que les déclarations belliqueuses d’anti Palestiniens attestent de la plausibilité, après, si vous voulez faire la recherche par vous-même, voir des publications liées à #Gaza, dont celles partagées par Aymeric Caron : https://twitter.com/CaronAymericoff ;

                                  Bref, je ne sais si j’ai complètement pris conscience de l’aspect « héroïque » en de pareilles circonstances,

                                  en tout cas je trouve éprouvant de voir les images des tragédies qu’ils ont vécu, vivent.

                                  Par « héroïsme », je pense entre autres au slam de la poétesse Rafeef Ziadah : « Nous enseignons la vie, monsieur ! »  (vostfr) : https://www.youtube.com/watch?v=-LGCTw5wj8U

                                  Au sens que je dirais qu’il faut arriver à avoir une extraordinaire force de cœur positive pour ne pas sombrer dans l’amertume, les émotions négatives, garder la tête haute.

                                  Chapeau.

                                  Après, étant donné ce qui se passe pour la Palestine, les crimes, et ce qui se passe et ne se passe pas sur le plan international, la difficulté de concrétiser de l’aide, le souci pour la Palestine et compagnie, je comprends ceux qui perdent foi en l’humanité, même de ceux qui prennent en compte les jeux d’influences, les circonstances systémiques, les connaissances sociologiques, les comprennent, tel que l’a écrit Peter Joseph :

                                  « une fois de plus, chaque jour je me demande pourquoi j’ai un quelconque respect pour la société humaine – pourquoi tout travail activiste a un sens en général.

                                  Qu’est-ce qu’on essaie de sauver exactement à ce stade ?

                                  c’est toute une planète d’automates surtout narcissiques auto-indulgents.

                                  et l’apathie que nous voyons à l’échelle mondiale face à cette circonstance prouve à quel point la société est en faillite morale. »

                                  Extrait d’un message qu’il a partagé sur son compte Instagram : https://www.instagram.com/p/C3N-nJdPrJT/

                                  Et je dirais que cela rejoint la préoccupation de comment rendre sensible à une cause, la difficulté de contrer les propagandes, les lobbies de la doxa néolibérale, dont les trolls séides inconscients, et faire « passer le message », d’être écouté et compris à travers la masse de diversions, de divertissements.

                                  Et le parallèle vous paraîtra certainement trivial si vous n’êtes pas encore tellement sensible à la cause animale, mais c’est un peu cette désolation face aux catastrophes de l’histoire de l’humanité, que je ressens, que je pense, quand je vois que tant de gens ont encore du mal à prendre conscience que les animaux sont des êtres sentients qui mériteraient de pouvoir vivre leur vie, et que les carnistes sont complices de leur mise à mort par leur consommation alors qu’ils pourraient être végétaliens si ils s’informaient mieux, élevaient leur niveau de conscience.

                                  Et certes, des sondages évoquent un très grand % de population affirmant être sensible à la cause animale. Sauf que entre le sondage et l’acte, l’action, il y a la différence de la théorie à la pratique. Et peut-être que la plupart font de la dissonance cognitive, ignorent encore que cela peut être assez simple de végétaliser à 100 % son alimentation (voir informations, recettes et « astuces », conseils nutritionnels sur des sites dédiés, tel que : https://vegan-pratique.fr/ ).

                                  Toujours est-il que ce qui compte, c’est pas que les bonnes intentions mais surtout le concret. Et au niveau concret, les militants d’associations pour la défense des animaux sont souvent confrontés à un entourage qui est comme le reste de la population, formaté par le carnisme, et il faut parfois rassembler beaucoup d’énergie et du temps pour arriver à traverser les murs de la doxa carniste et les faire évoluer vers le végétalisme, qu’ils remettent en question leurs mauvaises habitudes jusqu’à tendre vers le véganisme. Ce n’est pas mission impossible, mais parfois très compliqué.

                                  Et quand je repense à mon cheminement, mon évolution, je me dis que c’est facile tout en étant complexe. Parce que je pense être naturellement sensible et « bon public » vis à vis de ce qui titille la fibre émotionnel et mais qu’il m’a fallu du temps avant d’en prendre pleinement conscience, d’être cohérent en acte, dont par mon alimentation, apprendre et comprendre que c’était pas si compliqué de végétaliser, à être végan à en défendre de la cause, militer pour à ma façon.

                                  Encore que, Internet facilite le partage des connaissances, permet de rendre le déclic et le passage à l’action plus rapide, si ce n’est qu’il faut pouvoir « capter du temps de cœur et de cerveau disponible » et qu’il y a la mal-information, la propagande des lobbies carnistes et d’exploitations d’animaux à contrer (certains vont à traiter des végans d’extrémistes, sauf qu’il n’y a rien d’extrémiste à respecter les vies animées, à vouloir épargner des vies, et de mon point de vue l’extrémisme c’est leurs trolls de carnistes et se complaire dans ce qui participe de la mise à mort, ne pas arriver à bien en prendre conscience, ne pas bien chercher à comprendre les bonnes raisons d’être végan et d’en prendre acte et évoluer en connaissance de cause).

                                  Pour ce genre de raison, dans l’idée d’arriver à « rendre sensible », les militants et les associations animalistes multiplient en général les différents types de publications. Sachant que le déclic peut venir par l’humour, des images chocs, des témoignages de fond, des articles, documentaires, conférences, des « astuces » pour rendre ses recettes préférées végétaliennes véganes, des recettes végétaliennes véganes de base et / ou des conseils nutritionnels évoquant que c’est assez simple d’adopter un régime végétalien, totalement végétal, végan.

                                  Aussi, j’ai vu des témoignages d’anciens éleveurs, d’anciens employés d’abattoirs, d’anciens pêcheurs, d’anciens chasseurs, d’anciens amateurs « chevronnés » de cadavres d’animaux cuisinés, changer radicalement, qui laissent à penser l’espoir que tout un chacun pourrait avoir le déclic à un moment ou un autre, peut l’avoir, l’aura, ne plus être dans une sorte de dissonance cognitive, faire de même, évoluer à en devenir végan.

                                  Toutefois, dans certains pays comme en France le % de végétalien serait encore peu élevé, le chemin semble très long, si ce n’est jamais si la 6ème extinction de masse continue sur sa lancée, avant d’espérer que se concrétise l’abolition des abattoirs, l’idéal de la Zoopolis.

                                  Si je me souviens bien, Victor Duran-Le Peuch, l’auteur du podcast « Comme un poisson dans l’eau », évoque une forme de lobby, explique du souci, ce genre de « situation » au cours de cet épisode de lecture : « Les humanistes ont de quoi trembler ! » : https://www.youtube.com/watch?v=kae26j10vHQ

                                  Et quand on comprend l’urgence à agir contre le réchauffement climatique (cf. les messages partagés par des spécialistes du sujet tel que : https://twitter.com/PCarterClimate ), l’urgence pour des animaux non humains, l’urgence pour des habitants de la Palestine et d’ailleurs, et la majorité de la population la tête ailleurs, abreuvé par un système considéré délétère, et l’alimentant par leur collaboration (Comment les think tanks sponsorisés par l’industrie de l’armement promeuvent la guerre permanente : https://investigaction.net/comment-les-think-tanks-sponsorises-par-lindustrie-de-larmement-promeuvent-la-guerre-permanente/ ),

                                  il y a de quoi devenir catastrophiste, défaitiste, découragé.

                                  Si ce n’est que même si par « réalisme », il y a de quoi être découragé, défaitiste, par « logique », bon sens, rester dans cet état d’esprit, ne pas arriver à le transcender, il me semble que cela ferait, cela fait les affaires de ce qui est déploré : le laisser faire, l’attentisme, les diversions ; tout ce qui fait le jeu d’une sorte de statu quo, d’un système capitaliste, de climato-sceptiques, de criminels, de va-t-en-guerre, de pollueurs, de génocidaires, de faiseurs d’extinctions de masse, et détourne de solution(s).

                                  Donc, même si cela semble mission impossible, j’ai envie d’écrire qu’à l’instar de gens comme la poétesse Rafeef Ziadah, nous n’avons d’autre choix que de faire du mieux possible pour ne pas sombrer à devenir défaitiste, pour servir de la cause, tenter de rendre sensible à de la cause, impulser de l’action, éveiller de l’empathie, susciter de la compassion et de l’action altruiste pour de la cause, à en arriver à de la révolution, l’impulsion vers un nouveau système, un système végan antispéciste anticapitaliste pour l’humanité.

                                  Tel que l’invite le sage Matthieu Ricard, telle qu’avec sa pensée de la semaine :

                                  « Les images de souffrance, de persécution, d’abus et de maltraitance abondent et sont nécessaires pour éveiller les consciences. Mais il faut maintenir un équilibre pour ne pas tomber dans le ” syndrome du mauvais monde ” qui mine notre espoir et nous convainc que l’être humain est foncièrement mauvais. En vérité, nous avons au plus profond de nous, à la manière d’une pépite d’or dans sa gangue, un extraordinaire potentiel de bonté, de connaissance et d’éveil. Il importe de prendre conscience de ce potentiel, de l’actualiser et de l’amener à son point optimal… »

                                  Source : https://www.instagram.com/p/C3SJb9JsMQa/

                                  Au passage, j’ai évoqué plus haut les éléments de langage contestables, au service d’une propagande déplorable, et le genre que je considère comme tel, c’est les expressions sous-estimant les animaux, dépréciant les animaux. Certains défenseurs de la Palestine déplorent à juste titre « l’animalisation des Palestiniens » comme langage génocidaire, si ce n’est qu’il y aurait aussi à déplorer le mépris sous-entendu pour les animaux et l’extinction de masse dont ils sont victimes ; autant par ceux qui usent et abusent de ce langage que celles et ceux qui s’en offusquent sans rappeler que la plupart des animaux sont plus intelligents, plus conscients que beaucoup présupposent, ont diverses qualités qu’un certain nombre auraient tendance à sous-estimer. Et je pense que l’humanité concrétisera son « potentiel de bonté, de connaissance et d’éveil » quand tout un chacun aura pris conscience que les animaux ont aussi un potentiel que les amateurs de leurs cadavres sous-estiment, ignorent.

                                  Des intervenants du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                                  développent ce genre de thèse ; le souci de « l’animalisation », des éléments de langage, l’implication pour les causes communes contre le racisme, pour du féminisme, de l’écologie et lutte des classes ;

                                  Maintenant que j’ai évoqué le souci pour la Palestine et la cause animale, passons à la Saint-Valentin. J’imagine que vous avez déjà dû lire au moins une fois une publication synthétisant de l’histoire autour de ce jour, du symbole, de l’origine, de l’évolution des coutumes, selon les pays, des hypothèses se complétant d’une certaine façon. Si non, une petite recherche avec « Saint-Valentin » en mot-clé et vous devriez trouver. Là, mon intention c’est plus d’évoquer le symbole. Encore que, j’ai écrit en introduction de ce message que je scribouillerai autour de ce jour symbolique, mais c’est plus / surtout au sujet de « l’amour » qui n’est pas lié qu’à un seul jour en particulier dans les cœurs aimants.

                                  Aussi, en fait, vous trouverez peut-être un peu niais de l’évoquer de la sorte, mais tous ces « éléments », sujets (morts d’êtres à Gaza, guerres de l’humanité, vidéos informant autour, scènes d’horreurs aussi dans les abattoirs, la désespérance que cela peut susciter, et la Saint-Valentin), me font penser au film le 5ème élément de Luc Besson, le moment où Leeloo apprend de l’histoire de l’humanité, dont visualise du cauchemar, réalise la côté atroce dont sont capables les humains, se met à douter de l’intérêt de sauver la terre, et où c’est une forme de l’amour qui sauve d’un sort funeste.

                                  Et en fait, à mon sens, la Saint-Valentin est un prétexte, une occasion. Le mobile, l’essence-ciel c’est l’amour, et pour l’essence de l’amour, que l’amour se vit, cela s’ancre par une histoire. La Saint-Valentin serait donc l’élément non essentiel / non indispensable d’une histoire d’amour, mais pouvant en être du sel, s’inscrivant en anecdote dans un scénario, un élément, une occasion pouvant enrichir le scénario que deux êtres chercheraient à écrire en commun, par « interactions ».

                                  Trois vidéos du journal de Personne qui me semblent chacune à leur façon très bien le cristalliser :

                                  Et euh, ceci écrit, j’en ai peu honte mais j’avais gribouillé il y a plus d’une 10 d’années un comic strip spécial Saint-Valentin que voilou :

                                  comic strip Saint-Valentin, humour au sujet de coeur offert à une amour à l'occasion de la Saint-Valentin

                                  Et il y a trois ans j’ai composée une vidéo de recette de chocolats végans pour l’occasion. Un peu aussi honte du résultat, en partie parce que la vidéo générée ne correspond pas au montage, à l’intention, dû au fait que le logiciel vidéo que j’utilisais avait bugué et qu’à cette époque je n’avais pas encore pris le temps d’identifier le pourquoi du comment. Toujours est-il que voilou  :

                                  Cuisine, art, politique et compagnie. Recette de chocolats à la crème d’avocat et au citron vert : https://www.youtube.com/watch?v=Zh5sBqqrvAI&list=PLWG3MhJ7E0kjmx-Ti1ZSfgsa1JBlMIXeB&index=3&pp=iAQB

                                  Bon vendredi, bonne fin de semaine !

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