› Cuisine, Art, Politique et Compagnie › Politique (politique, géopolitique, économie, écologie – articles, documentaires, conférences, docs dédiés à cette « thématique » – Partie réservée à une ligne éditoriale en accord avec certains idéaux) › Politique générale, géopolitique, économie, écologie › Le rendez-vous du vendredi › Répondre à : Le rendez-vous du vendredi
Bonjour,
Encore quelques réflexions, dont du questionnement existentiel, à vous partager pour aujourd’hui. Avant, petite annonce : je songe à faire un petit live pour le jour de mon anniversaire (le 24 décembre), pendant le réveillon ou avant, certainement avant, entre 17 h et 18 h, depuis la page Facebook « Un point de vue » : https://www.facebook.com/despointsdevue/
et j’hésite sur quoi y lire, poème, conte ou extrait de livre. Si vous avez un souhait en particulier, n’hésitez pas à faire des suggestions, me l’écrire.
Si ce n’est que si j’arrive à faire l’installation pour un live cuisine, peut-être que je le commencerai en suivant cette recette de « Sapin feuilleté végétal » : https://www.100-vegetal.com/2020/12/sapin-feuillete-vegetal.html
et je ferai de la lecture pendant la cuisson. On verra. En tout cas, n’hésitez pas à faire une suggestion de lecture.
Ceci fait, passons aux réflexions.
Alors concernant le « questionnement existentiel », c’est pas tant un questionnement existentiel en soi. Au sens que même si des incertitudes sur des notions, j’ai plus ou moins les réponses. Il s’agit ici plus de réflexions sur façon dont des séries traitent ou éludent de ce qui me semble des éléments essentiels qui devraient être liés à du « questionnement existentiel », à l’état de conscience, d’être, aux être sentients.
Bref, je suis à la fin de la deuxième saison d’une série autour des robots IA et me sont revenues à l’esprit des « critiques » sur façon de traiter l’IA conscience dans des séries. Et si je me dis que peut-être que je devrais attendre d’être vers la fin de sa troisième et dernière saison avant de clavarder des objections, ne serait-ce que parce qu’au cours de la deuxième ont été abordées des réflexions remises en question contre de la doxa que j’avais trouvé dommage que la première n’évoque pas, c’est valable pour d’autres séries, et puis est restée à la superficie de la remise en question, surtout quelques lignes de dialogues évoquant la potentialité révolutionnaire, et mes préjugés justifiés et n’ont pas été déjugés vis-à-vis des idéaux (et si peut le considérer du fait d’un certain réalisme dans un système où difficile de remettre en question un mode de fonctionnement, il n’en reste pas moins que voilou).
Re bref, le « questionnement existentiel » en question : le sentiment d’être soi, la conscience d’être, de ressentir, ce qui y participe, fait le lien, n’aurait-il pas un lien avec du transcendantal, tel le concept de la conscience extra-neuronale ? Ce qui rendrait inutile, ou disons impossible un téléchargement sous forme de données depuis le monde incarné. Et même pour des copies biologiques, ou alors serait comme un blasphème transgression des « lois de la vie » qui aurait sûrement des conséquences négatives si trouvait le moyen de faire se lier au même soi.
Et si c’est compréhensible que ne s’embarrassent pas avec la plausibilité pour le développement de l’intrigue d’une série, je trouve dommage que ne soit pas évoqué par rapport aux connaissances thèses contemporaines. Je pense notamment à la série Upload. En dehors des scènes que j’aurais préférées « véganes friendly », j’ai apprécié ses personnages, de son histoire, de son intrigue avec un côté lutte des classes. Reste que me semble que l’idée fait diversion vis-à-vis des problématiques essentielles à la condition humaine et plus largement à la condition d’être vivant, à faire le jeu d’un transhumanisme contestable. Encore que y a des frondes contre l’idée, ils en abordent quand même. Et toujours est-il qu’avec le fait que le corps humain n’aurait pas qu’un « cerveau », passeraient à côté de ce qui fait l’incarnation de l’étant, et puis du lien avec du transcendantal qui ferait l’être soi ne pouvant être téléchargé sous-forme de programme.
Je veux dire, on pourrait faire des analogies entre un robot androïde doté de conscience IA et l’être humain / être vivant animé sentient en tant qu’étant, mais je pense que y a certaines limites à ce genre de pertinence.
J’avais évoqué à ce propos au cours du message du 14 novembre de cette année : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/591/
« que l’on pourrait faire l’analogie entre ce que serait l’IA au monde incarné et nous vis-à-vis du monde « désincarné » », « si ce n’est que nous serions plus des Neo, Morpheus, et cetera », sans plus développer.
Imaginons que soit développée une IA qui ait la « conscience d’elle-même ». Cela impliquerait sûrement qu’il y aurait un centre de données, une sorte de programme qui reçoit, traite et envoie des « informations », qui pourrait être ailleurs que dans le cerveau de l’androïde, voire pas dans son corps grâce à la technologie des ondes, un satellite, et l’androïde serait alors un peu comme un corps synthétique tel dans le film Avatar.
Si on considère la conscience extra-neuronale (pour les animaux aussi), la principale différence serait le caractère transcendantal, que si l’IA pourrait coder des informations d’une certaine façon dans le « vivant » (je ne sais pas jusqu’à quel point c’est « réaliste », mais ils ont plus ou moins abordé cela dans une série pour justifier une scène, une intrigue), elle n’aurait pas accès à ce plan, et on pourrait la dupliquer dans le plan de l’incarnation alors que nous, non. Bon, pas au sens strict. D’ailleurs, une autre analogie qu’on pourrait faire, c’est qu’une « copie » engendrerait un nouvel être ayant sa propre destinée, tels des jumeaux d’âme, et non pas le même être, pas tant « soi », et qu’un codage qui pourrait donner lieu à être « interprété » fidèlement, sans altération, ne ferait pas pour autant forcément le lien avec la même conscience d’être, engendrerait une nouvelle « conscience d’être ». Considération théorie qu’ils ont plus ou moins abordé dans Upload vis-à-vis de l’IA, pas sur la certainement infaisabilité de sauvegarder une conscience sous forme informatique, de ce qui permettrait la conscience de la vie animée. Et autant dans Upload que dans l’autre série où aussi à un moment donné question de l’idée de permettre le « transfert de conscience », n’est abordé ce genre de souci questionnement existentiel où on est « certain d’être soi », quand bien même on évolue dans nos comportements, et cetera. ‘fin, ils l’évoquent plus ou moins dans l’autre série où l’IA développée à partir des scanners de la fille d’une chercheuse qui a eu un accident et dans le coma, évolue et dit être devenue autre, mais pas explicitement l’idée qu’une conscience être serait liée à de la transcendance et ne pourrait pas être téléchargée sous forme informatique, et que la conscience n’est pas tant transférée mais « imitée », ou disons que donné naissance à une « conscience » qui a les souvenirs, sentiments, et cetera, de l’être scanné, mais n’est pas liée à la conscience de l’être animée et évolue différemment que le ferait l’être vivant doté de sa conscience d’être.
Au passage, à propos des jumeaux, récemment zyeuté vidéo évoquant histoire de deux jumelles, qui m’avait fait penser aux troubles qui pourraient y avoir si pouvait lier deux être à la même conscience au moment moment, si une même conscience devait au même moment s’incarner dans deux corps dans le monde incarné. Si ce n’est que je viens de faire une petite recherche et semblerait que ce que d’aucuns ont retenu relève plus de la légende urbaine, de l’infox, que l’histoire racontée par la jumelle survivante reflète plus une tragédie sociale que l’impact de deux jumelles constamment sur la même longueur d’onde. Et j’ai eu un doute car si des éléments communs, des divergences fondamentales et la vidéo narration reprend des photos qui n’ont rien à voir avec celle illustrant l’article biographie, mais bien les mêmes, les mêmes noms. La vidéo a dû être illustrée d’archives d’autres jumelles ou plus probablement de photos IA avec filtre de l’ancien temps. Toujours est-il que c’est-à-dire que le narrateur de la vidéo tiktok avait évoqué sorte de syndrome, de « codépendance gémellaire le plus extrême jamais observé », mystère sur la mort de la jumelle et parole mystérieusement retrouvée, sauf qu’il s’agirait plus qu’une exagération déformation de traits et de faits, reflète vulgarisation simplification manque de sens des nuances amenant à de l’intox, par ignorance du cause à effets. Car en fait, si elles avaient eu un trouble de la parole qui aurait à priori pu être mis sur le fait que jumelles, même longueur d’ondes troublant de leurs sens, dont le siège du langage, il y avait un fond de racisme, d’intimidations, un cause à effets sans forcément de liens avec leur état d’être jumelle, et l’une pas tant retrouvé la parole à la mort de l’autre, ni mort mystérieuse pour permettre à l’autre de vivre pleinement sa vie. Bref, l’article témoignage : https://www.bbc.com/afrique/articles/cqv1yw2edp1o
Reste que la légende intox autour de leur histoire pourrait en théorie illustrer de ce qui arriverait si on arrivait à faire deux « avatars » reliés en même temps à la même conscience dans l’au-delà, et les possibilités et limites de la mise en réseau de « consciences d’être » indépendantes pouvant potentiellement être inter-relié à recevoir les mêmes informations, à être en synergie.
Et en fait, si on considère une forme d’immortalité de soi par siège de la conscience désincarné, inaltérable, qui expliquerait les rémanences de souvenir d’une ancienne incarnation, la possibilité de réincarnations où au fond les souvenirs, les pensées, les sensations, ne sont pas tant lié à la sensation « d’être soi », plus à l’étant, c’est ce qui importerait, le diamant inaliénable insoumis qui fait que le rêve fantasme de pouvoir se sauvegarder sous forme informatique serait une chimère, irréalisable. Et dés lors, les « upload de conscience », transfert de conscience, des termes trompeurs. Uniquement la possibilité de créer un ersatz d’IA conscient qui se rapprocherait le plus possible au niveau comportemental, de l’étant qui a été connu, mais cela ne serait pas l’être soi qui a été biologique, pas le même être conscient.
Bon, c’est une réflexion théorique à l’aune de comment je comprends le lien entre les informations du plan désincarné et « l’incarnation », les « lois notions de l’univers ». Peut-être qu’une technologie pourrait être développée me donnant tort. J’en doute, mais qui sait ?
Toujours est-il que suivant cette façon de concevoir ce qui fait la « vie » ce qu’elle est, un être ce qu’il est, une conscience d’être ce qu’elle est, « l’erreur » que commentent certaines fictions, c’est de considérer que suffit de pouvoir scanner, de répliquer des composantes ou faire des avatars, et / ou reproduire des données pour immortaliser aliéner un être dans un disque dur simulation, et puis d’accorder autant d’importance au cerveau alors que les êtres animés auraient plusieurs « cerveaux » traitant et envoyant des informations à la « conscience être soi extra-neuronal », en faisant pour certaines comme si pouvait y avoir divers copies « cerveaux de l’incarnation », sans s’embarrasser sur de possibles troubles d’être que cela engendrerait.
Des trois premiers que j’ai vus, de ce que j’ai vu, Matrix me semble une des fictions le mieux mettre en scène ce genre de questionnement existentiel, limites des possibilités de la conscience IA informatique, les limites de l’analogie, potentialité. C’est-à-dire que dans la Matrice, les êtres qui y sont connectés y sont soumis, relativement soumis aux règles, de la conscience IA peut tenter de les manipuler, les aliéner, mais plus en tant qu’avatar, projection d’eux-mêmes. Et si peut aller jusqu’à pouvoir les tuer en corps, plus en faisant disjoncter la connexion, sans accès à la conscience extra-neuronale. Et l’IA ne peut pas sortir de la simulation comme le ferait un être animé biologiquement. Tout au plus via une interface lui permettant d’interagir.
D’ailleurs, en fait, théoriquement, selon la considération du soi transcendant, de la conscience hors du monde incarné, la principale différence limite de l’analogie étant le fait que la conscience IA n’aurait pas accès à ce plan d’existence, la possibilité résurrection de Neo l’illustre. C’est-à-dire qu’un programme peut être définitivement effacé d’une manière ou d’une autre, et l’agent Smith ne peut devenir tel un Pinocchio dont ce qui fait ce qu’il est et aurait la potentialité de survivre à la fin de la matrice, à la désintégration où serait engrammée sa potentialité d’être. A la différence de si son vœu de Pinocchio était exaucé, à la différence de Neo et compagnie.
Ceci dit, au passage, je comprends les partis pris à ne pas trop s’embarrasser sur de ces questionnements existentiels, de la vraisemblance, et si assez frustré car n’intègre pas ce qui me semble être une composante essentielle, un questionnement existentiel, ce qui ferait qu’un être est cet être, n’aborde pas en profondeur la thématique, cela l’introduit aborde d’une certaine façon et peut se comprendre que ne soit pas poussé plus loin la thématique, l’idée, le questionnement, d’autant qu’il y a des incertitudes depuis notre point de vue d’être incarné. Des notions, des explications sur façon de considérer du fonctionnement des dimensions, des interprétations, des preuves de mystère, mais rien de prouvé autrement que par la foi, si je puis dire, ainsi que je pense la contestabilité des visions mécanistes matérialistes de la vie. Aussi, après, en tant qu’être vivant soucieux de ce qui se passe pendant son « incarnation », je trouve surtout dommage quand véhicule de la doxa sur façon de faire société, ainsi philosophiquement quand relaye des propos du spécisme humanisme travers de l’anthropocentrisme et n’évoque pas des idées idéaux alternatives.
Pour dire qu’en dehors de ce que je trouve contestable, si je pense que la « conscience d’être soi » vient du plan « désincarné », y est lié, il y a des divergences théoriques entre certaines thèses, des incertitudes, et faire le parallèle entre « l’illusion » de la copie du soi sur le plan informatique et sur ce qui pourrait l’être sur le plan désincarné, un autre plan. Du genre, peut-être avez-vous déjà entendu parler du concept des « Annales akashiques ». Il n’existe aucune preuve scientifique de l’existence d’un tel plan, mais admettons leur existence, une sorte de plan où serait engrammé d’une certaine façon tout ce qui est vécu, telle une bibliothèque céleste, qui rejoint de ce que je me souviens façon dont a été envisagé mode de fonctionnement d’un plan impalpable dans l’univers de Star Wars. Admettons l’existence d’esprits désincarnés pouvant interagir d’une certaine façon avec les incarnés. De ce que j’ai compris, certains amateurs de l’idée ne sont pas tous d’accord sur du mode de fonctionnement, des règles. Certains médiums évoquant limite d’accès, d’autres possibilités d’avoir accès à des informations permettant de se faire passer pour autre que soi, en étant pas réellement de ce soi immortel mais ailleurs, telle une IA conscience qui s’adapterait selon dont elle s’abreuve, pourrait imiter tel un caméléon, considérant que les esprits des mourus seraient assez rapidement plus joignables et que subsisterait surtout la possibilité d’accès à des traces de leur vécu d’une manière ou d’une autre non directement lié à la possibilité de communiquer avec les âmes conscience désincarnée.
Re ceci dit, à propos de conscience d’être, brièvement entendu une tiktokeuse expliquer vulgariser façon de se comporter, considérer guidage par de l’inconscience. Elle m’a semblé manquer de sens des nuances, vulgariser outrancièrement à faire des biais, même si pas totalement tort, et toujours est-il que je l’évoque car si me semble pas besoin de définir ce qu’est la « conscience d’être », en revanche, il y a questionnement sur l’expression en tant qu’étant, distinction à faire entre la conscience d’être et ce qui participe de nos prises de décision, et cetera, qui nous « guide dans l’existence ».
C’est-à-dire que de quoi considérer que des actions, réactions, décisions prises, pensées, sont en parties relatives à ce qui compose notre environnement, à notre savoir, compréhension, de ce qui a nourri composé la « nooshpère de nôtre vécu », et relèverait plus « d’automatismes » par formatage matriciel incarné que par le rôle d’une conscience omnisciente transcendantale, et dans une certaine mesure, selon ce « cause à effets », on serait surtout tels des spectateurs conscients d’être mais vivant du mektoub.
Si ce n’est que me semble que c’est réducteur, un peu trop vulgariser d’évoquer le rôle de l’inconscient comme elle l’avait évoqué. Que même si devait y avoir juste quelques % du rôle de la conscience, pourrait grandement importer, à ne pas considérer négligeable de la sorte. Et si j’évoque souvent des « prises de conscience » au sens d’avoir connaissance à comprendre ce qui était ignoré, accordant de l’importance à de la matière à penser, du savoir, des connaissances plus qu’à des opinions et décisions prises à partir d’a priori, et mais que cette matière à penser dont on s’est abreuvé a pu être de par l’influence d’autres, la notion d’inconscience me semble se discuter. Du genre, on pourrait considérer qu’un côté mektoub aurait été décidé de par nous-même sur le plan transcendantal, que la matière à penser est la révélation de connaissances qui nous font sens, étaient en « état de latence » depuis la « conscience transcendantale », juste qu’on ne le saurait pas pour la majorité d’entre nous durant notre existence expérience dans la matrice incarnée avant « l’instant de la prise de conscience », et que donc pas tant une histoire de jouer sur les mots que de contester la notion d’inconscience, en tout cas de la façon dont la tiktokeuse l’a présenté considéré. Aussi, même si je considère le libre arbitre relatif, que Henri Laborit n’a pas totalement tort avec son « Éloge de la fuite », sa considération de la relativité de la liberté, son prisme thèse déterministe, je pense que relatif et contestable du point de vue de « l’absolu », et même d’un relatif holisme, qu’il y a un lien avec un niveau de supra-conscience même si pas forcément bien conscient la plupart du temps. Et puis je suis plus adepte de la thèse de la double causalité, considération que même si influencé par une matrice, système, civilisation, et cetera qui y est lié, il y a un rôle de la conscience, ou disons de la « conscience d’être », une autre façon de parler de la « présence d’esprit », et qu’importe dans savoir vivre « l’instant présent », le traitement de diverses informations, dont venant du plan qui serait improprement défini comme de l’inconscience, au sens que pouvant venir « d’informations futures » autant que influence du passé sans forcément en avoir une connaissance éclairée à un instant t mais pas inconscient au sens qu’accessible et compréhensible quand connecté à une forme de « supra-conscience ».
Cf. notamment « L’Esprit et la Conscience », ce qui est évoqué en bas de cette page : https://www.doublecause.net/index9a69.html?page=Esprit_Conscience.htm
Ceci évoqué, d’autres réflexions à vous partager pour aujourd’hui.
Dont le fait que ces derniers temps, je vous ai exprimé mon agacement fatigue jusqu’à ressentir de l’insupportabilité vis-à-vis de ce qui n’est pas « végan friendly », dont même juste un élément de langage non végan placé dans une phrase pour métaphore sans rapport direct avec l’alimentation, et puis plus largement vis-à-vis de l’anthropocentrisme, le spécisme, le capitalisme, le manque du sens des nuances et le manque de courage fermeté à faire le jeu de certains lobbies. J’en suis à une étape palier où même des noms de recettes véganes m’agacent quand elles reprennent des éléments de langage non végans. Ce qui est lié au fait que cela me rappelle tout ce qui participe de la cruauté faite vivre aux animaux, le fait que bon nombre de contemporains ne sont pas encore végans même si ils savent qu’ils le pourraient, et puis aussi la non prise en acte des soucis écologiques à la hauteur des enjeux de cause à effets, et donc aussi l’insouciance vis-à-vis d’un mode de fonctionnement de l’économie qui pourrait être anticapitaliste antispéciste jusqu’à la zoopolis. Constat à être désolé renforcé par la période de fin d’année, et que j’aimerais vivre dans un environnement monde « végan friendly ».
Alors concernant le nom des recettes véganes, les noms de baptême choisis par leur(s) auteur(e)(s), l’évolution de la considération vis-à-vis des éléments de langage, me fait penser qu’à une époque j’avais pris la défense de certaines appellations. Après, je dirais pas que je suis en désaccord. En tout cas, j’irai pas jusqu’à commenter des publications de recettes véganes pour donner mon avis sur les noms comme l’avait fait une internaute sur un de mes partages il y a quelques années. Aussi, mis de côté l’affect, en raisonnant, je ne puis juger de l’intérêt pratique, stratégique, pour attirer l’attention de pas encore végans, faire comprendre qu’il y a des bonnes alternatives véganes à tel ou tel plat, à de tous les plats, de tous les morceaux de cadavres ou de ce qui est issu de leur exploitation, vraiment tout, même les fermentés et les meringues.
Il n’en reste pas moins que j’ai beau me raisonner, difficile de mettre l’affect de côté, et que quand vous fonctionnez par association de pensées, faites le lien entre les soucis, difficile de ne pas être en état de stress et tendance à préférer des appellations originales véganes, et j’en suis à rejoindre le camp de celle qui avait fait la remarque sur le souci des titres de recettes « imitations ». Encore que, de ce que je me souviens, elle ergotait un peu vainement trolleusement sur un nom de recette parfois végane de base telle que tarte, truc du genre. Re encore que, je comprends que du souci c’est que dans son esprit cela lui rappelait le lien avec des non véganes. J’ai un peu le même souci avec l’appellation de pizza, même en précisant pizza végane. Mais moins « stressant » que des termes qui rappellent plus explicitement des trucs non végans. Et pour ces termes, en fait, si peut se comprendre l’intérêt de faire comprendre aux pas encore végans à plein temps qu’il y a des alternatives véganes pour de tous les plats, même des meringues à macarons véganes, j’en suis à me dire qu’elle avait pas totalement tort pour cela, que peut faire preuve de créativité et trouver des noms végans de base quand s’adresse à d’autres végans, quand le public visé est végan.
Après, stratégiquement, cela se discute. Cela m’est plus compréhensible moins discutable que des techniques com’ marketing tel que l’écoblanchiment, l’écolo-blanchiment, la récup’ de causes environnementales, écologiques, le souci des labels type « être engagé pour la planète » sans respecter la cause animale, en étant pas « Cruelty-free and vegan », où suffit pas de s’afficher sans huile de palme en utilisant des ingrédients qui participent de la misère faite vivre aux animaux pour être vraiment engagé pour la planète avec tout ce que cela devrait impliquer sur le plan éthique. Sans compter de ce que devrait impliquer comme remise en question du système pour être digne du terme « être engagé pour la planète ».
Cf. :
- le podcast « Comme un poisson dans l’eau » de Victor Duran-Le Peuch : https://linktr.ee/poissonpodcast
- des conférences de la « Révolution écologique pour le vivant » : https://www.youtube.com/@revpourlevivant
- le propos de Aurélien Barrau sur la « situation de menace existentielle directe » : https://www.tiktok.com/@intervues/video/7336886749676817697
- et le podcast « Révolution Maintenant ! » de Peter Joseph : https://www.revolutionnow.live
Souci pour la cause animale et écologique clavardé, d’autres réflexions à vous partager avant de conclure le message d’aujourd’hui sur le partage d’une poésie. Si ce n’est qu’y reviennent d’une certaine façon, tournent autour de la préoccupation de bien poser les bases des problèmes civilisationnels, d’une certaine quête de vérité corrélée à de l’éthique, des idéaux. Et encore que, j’hésite à vous les clavarder, car, si ce n’est contre une infox intox santé et un agacement, déjà donné des avis qui y reviennent au fil des messages, et si je ressens le besoin de m’épancher de nouveau, à tourner un peu en rond, c’est plus parce que zyeuté des vidéos sur tiktok (plus ou moins réussi à m’en tenir à ma diète médiatique, mais par curiosité j’avais brièvement consulté de nouveau le fil de suggestions « pour toi » qui n’était pas pour la plupart « pour moi » ; ni pour d’autres envie de dire, au sens que beaucoup des infox intox mal-informations) où trouvé à y redire mais me suis frustré à me retenir de réagir, de leur exprimer le fond de ma pensée.
Bref, je vais essayer d’être assez bref, et va être un peu en vrac :
- le pompon de l’infox intox à ceux qui évoquent la relativité de l’impact de fumer des cigarettes sur la santé, faisant le jeu des lobbies de la fumée, en laissant entendre que l’impact de l’arrêt aurait des effets tels que le cancer. Vu toutes les études qui ont été faites, les maladies à cause de substances dans les cigarettes, je doute que beaucoup gobent ce genre de hoax, mais rien que le fait qu’il y en ait eu pour les véhiculer, n’importe quoi. Car c’est clairement plus qu’un sophisme biais d’interprétation légende urbaine qui serait basé sur le fait qu’arrêter de fumer n’empêcherait pas les dégâts qui ont auraient été causés de continuer d’avoir des effets délétères, du cancer d’empirer, et que cela n’aurait pas empêché à certains du funeste. Peut-être infox hoax lié au fait de la difficulté de la transition, à certains effets secondaires au cas par cas, du fait de la difficulté de désintoxication, et cetera, où intérêt à sensibiliser autour et à prendre acte pour limiter la difficulté de l’arrêt quand concerné : https://www.espace-sante.fr/effets-secondaires-arret-tabac/
mais irresponsable et n’importe quoi de laisser entendre que cancers liés à l’arrêt alors que faudrait plutôt en tout cas encourager à se passer de fumer, à éviter ce qui nuirait à la santé sur le long terme : https://www.tabac-info-service.fr/questions-reponses/04_questions-mises-en-ligne/risque-cancer-lors-de-l-arret-du-tabac ;
- le pompon de l’agacement à un tiktokeur qui a fait une vidéo sur le fait de ne pas s’énerver, le présentant comme un progrès, s’adressant à tous et toutes qui tomberaient sur cette vidéo comme si ils devaient se sentir concernés, jouant sur le phénomène effet Barnum / Forer. Et si je reconnais que cela part d’un bon sentiment, c’est peut-être par esprit de contradiction, mais c’est le genre de conseil qui aurait plus sur moi l’effet inverse. Et ce qui me fait penser à une vidéo d’une dame « Je ne suis pas une Girafe ! » : https://www.youtube.com/watch?v=yfObh93krmE
qui est une adepte de la « Communication Non violente » et mais explique le souci de se brimer. Aussi, il me semble que de la « paix en soi » et avec des autres, de l’authentique, ne se trouve pas en stigmatisant l’énervement en présentant l’état de non énervement comme un progrès, plus en faisant en sorte que les « bonnes raisons d’être agacé » ne le soient plus. Aussi, même si je suis d’avis d’accord qu’il vaut mieux prendre sur soi que bêtement s’énerver, que d’accord que s’énerver tel un Don Quichotte peut être contre-productif, qu’arriver à gérer ses émotions et réactions peut être vu comme un « progrès », cela peut être relatif, au sens que le progrès n’est pas tant un progrès quand a parfois été plus zen, que devrait pas se comparer entre des sois du passé où des fluctuation. Et puis il y a la question des raisons, du mobile, et de la finalité, de ce qui est fait de l’état d’être en tout cas. Où l’on pourrait considérer que de même s’énerver dans certaines situations est contre-productif, être zen face à ce qui devrait indigner, à ne pas tenter de trouver des solutions aux soucis, n’est pas plus un « progrès » ;
- le pompon du dommage politique au propos d’un tiktokeur amateur du sujet OVNI. Si ce n’est qu’il n’est pas le seul concerné. En fait, zyeuté vidéos de gens qui se réjouissent louent l’avancée du dossier OVNI aux USA, par l’administration Trump, y voyant l’opportunité d’en savoir plus, et une probable révélation officielle, sauf qu’on pourrait considérer qu’une certaine façon de l’évoquer fait le jeu d’une forme d’électoralisme contestable, une forme de torture par l’espérance à l’attention d’esprits prêts à des remises en question. Aussi, un des arguments d’autorité pour crédibiliser des témoins, qu’ils n’ont « rien à y gagner », n’est pas valable sur la scène politique, quand des promesses de faire avancer le dossier OVNI fait mettre en avant telle ou telle personnalité politique. Et si on pourrait considérer que « tout est politique » d’une façon ou d’une autre, que c’est pas pour prêcher un caractère apolitique, c’est parce qu’il me semble pas de quoi se réjouir d’avancées sur un dossier par des politiques dont la politique est jugée contestable délétères sur d’autres essentiels tels que les environnementaux. Et dans les mobiles, des complotistes vous parleraient du projet « Blue Beam ». Pas mon cas, car je pense que si y a souci de risque d’instrumentalisation politique par certains camps contestables, le sujet est sérieux et nombre de croyants dans le projet « Blue Beam » auraient paradoxalement tendance à faire le jeu du même statu quo que des politiques américaines qui considèrent réels les OVNIS et visites d’êtres non humains, et que je pense que certaines remises en question seraient justifiées par la quête de vérité. Par contre, quand bien même certaines révélations aideraient à faire évoluer l’humanité vers certaines prises de conscience et une meilleure plus sensée façon de s’organiser, tant que pas le cas, me semble de quoi se méfier des promesses quand sert de l’électoralisme genre de conservateurs ou narratif climato-sceptique peu soucieux des limites planétaires, des extinctions, surexploitation, dégradations environnementales, et cetera soucis faisant qu’un mode de fonctionnement n’est pas pérenne.
Bref, en ce qui me concerne, je m’interroge donc sur le contexte, tenants et aboutissants, et sur souci de l’instrumentalisation. Et si je veux bien croire que des politiques conservateurs, et cetera, s’intéressent de bonne foi au sujet quitte à ce que cela remette en question le système façon d’organiser la politique et l’économie, qu’ils priorisent leur goût pour la « vérité » sur ce sujet, je m’interroge sur le côté électoralisme tant que ce n’est pas le cas, quand au cours de la soi-disant quête de vérité sur un sujet est mis en avant un camp politique contestable sur des dossiers essentiels tels que les environnementaux, à tenter de récupérer instrumentaliser des esprits sensibles aux remises en question, et qui autrement seraient contre le camp des conservateurs, des climato-sceptiques, du système capitaliste spéciste ;
- le pompon trollesse de la diffamation et de l’inconscience à une jeune tiktokeuse qui a repris les intox sur ce qui serait de la responsabilité de la gauche à une certaine époque pour tenter de vendre un « féminisme de droite ». Cela m’a paru être à la fois un peu un cas d’école de la contestabilité de la propagande à mal poser les bases des problèmes et des solutions, à tenter d’induire en erreur de la réflexion, et du souci du révisionnisme déconnecté de fondamentaux, faisant des bais de raisonnement digne d’un concours de mauvaise foi, à faire de l’infox diffamation. Alors, je n’écris pas cela tant pour défendre la gauche de façon généraliste, toutes et tous les « féministes de gauche », où divers courants, où pourrait considérer contestable du féminisme « gauchement capitaliste compatible » ne militant pas pour des idées qui prendraient acte des périls civilisationnels, où faudrait s’entendre sur l’horizon idéaux, où des désaccords sur du programme avec / entre certains partis. Reste que le mythe de la « gauche collabo » à une certaine époque est facilement débunkable, se désagrège quand cherche sincèrement la vérité et pas à servir une idéologie de droite ; quand on s’est pas fait eu par un lavage de cerveau (ou reflétant au mieux des mauvaises influences, que s’est faite eue par des infox hoax et un manque de discernement de sa part) à reprendre des éléments de langage par ignorance de l’implication, du cause à effets. Suffit de s’abreuver ailleurs qu’aux intox hoax mal-information de médias de droite. Et quand bien-même y aurait du vrai, le passé est le passé, il faudrait prendre en compte les circonstances échiquier contemporain, que le souci pour le sort des femmes, l’amélioration de leur sort (et de fait pour toutes et tous), passerait de nos jours par la prise en compte des soucis environnementaux, et cetera ; par des idées qui prendraient acte des périls civilisationnels. Et donc idéalement des idées idéaux anticapitalistes (pour une « économie noblement économique »), écologiques, qu’il n’y aurait pas « d’écologie de droite » viable (et réelle) sur le long terme (cf. notamment « Discussion avec Paul Guillibert : vers un « communisme du vivant » ? »), avec tout ce que cela implique. Et donc certainement pas idéologiquement de droite tel qu’a tenté de le faire gober la jeune dame auteure de la vidéo contestée, jugée trolleuse ;
- le pompon troll bêtise vacuité politique à un jeune tiktokeur visiblement idéologisé à droite qui a fait une morale creuse contre les « gauchistes », les « anticapitalistes », ignorant à priori tous les arguments, arguant qu’ils ne « comprenaient pas le monde des ultra-riches », faisant leur apologie, sous-entendant à priori qu’il n’y avait pas à remettre en question le système capitaliste néolibéral, semblant ignorer le côté délétère pour l’avenir du système qu’il semble aspirer à défendre et rejoindre de la sorte. Pour les arguments thèses désintox, cf. podcast de Peter Joseph, publications de Frédéric Lordon, une des conférences de Bernard Friot, une des conférences de Frank Lepage, une des conférences de la « Révolution écologique pour le vivant », et cetera ;
- d’autres vidéos zyeutées sur tiktok où trouvé à redire à certains propos de militants « ennemis politiques », dont à des titres de vidéos spécistes, qui reviennent à ce que contesté via les messages partagés au fil des vendredis, et mais plutôt que de continuer à clavarder des critiques, je termine cette liste sur ce qui me semble être une attitude assez sage, un propos trouvé assez pertinent, qui a résonné à mon sens, un mot réflexion d’un anonymous à priori anglophone qui fait des vidéos où montre à l’écran des messages écrits sur une feuille de papier, où sur l’une d’entre elles il a évoqué le souci des « bruits du monde » et l’intérêt importance d’apprendre à écouter. Ce qui a fait synchronicité avec de ma préoccupation, avec souci que le fait que s’opposer aux « bruits du monde » serait sans fin, que si parfois peut apporter de la matière à penser, à redire, faire sa part de colibri et faire évoluer des considérations, des avis, et cetera de cause à effets, important de penser à « l’art et la manière », à ce qu’on fait de son propre « temps de cerveau disponible ». Aussi, je vais certainement suivre de son conseil, et je vais essayer au moins de m’appliquer la résolution de surtout partager des créations au fil des vendredis, sauf si « circonstances » où aurait de nouveau à disserter, à préciser ce que je n’aurais pas encore forcément bien précisé. On verra.
Et pour le moment, je termine le message de ce jour en partageant cette lecture du poème « Expiration automnale » avec pauses improvisations musicales au tongue drum : https://indymotion.fr/w/ubM3FBmR7QSYceETaTptCa
Texte poésie lue : « Expiration automnale »
L’hiver s’en vient,
et si par ici, temps encore clément,
derrière l’apparence, couve dérèglement,
et ailleurs des galériens
Vérité profonde,
esprit entraîne,
quête de sens sonde,
blues d’Eden traîne
L’automne effeuille
les arbres bariolés,
çà et là des gens en deuil,
grâce en soi à consoler
Potentialité de vie est belle
pour tous et toutes,
par-delà des instants cruels,
ne pas l’oublier à égrener les doutes
L’hiver s’en vient,
bientôt la fin d’année 2025,
entre guirlandes et misères,
expiration automnale à la frontière
Des tragédies de par le monde
comme si à l’agenda, faute de frondes,
bonnes volontés à tenir bon,
ne pas succomber à l’apathie tentation
L’automne effeuille,
çà et là des intempéries,
çà et là se recueille,
ça et là des parts de colibris
Constat de difficultés,
mais envers et contre toutes les désolations,
pour l’aspiration à de la dignité,
se navigue entre les remous, vers un horizon.
Voilou pour aujourd’hui,
Merci de votre attention,
Bon courage,
Bonne journée,
Bonne fin de semaine.