› Cuisine, Art, Politique et Compagnie › Politique (politique, géopolitique, économie, écologie – articles, documentaires, conférences, docs dédiés à cette « thématique » – Partie réservée à une ligne éditoriale en accord avec certains idéaux) › Politique générale, géopolitique, économie, écologie › Le rendez-vous du vendredi › Répondre à : Le rendez-vous du vendredi
Bonjour,
pour aujourd’hui, je vous partage la vidéo [Histoire poétique à suivre] Lecture des textes poétiques écrits du 15 au 17 janvier 2023 (8ème vidéo sur cette histoire poétique) : https://www.youtube.com/watch?v=vqGkshdRzu4&list=PLWG3MhJ7E0kjNm7nKDDSwHnSKlza7G-oF&index=8
Ensuite, beaucoup de choses à ancrer, et quand on fonctionne par associations de pensées, difficile de synthétiser et de ne pas faire de digressions. D’ailleurs, à propos de la « façon de penser », m’est venue une réflexion, façon de considérer le « mécanisme de la pensée ». Bon, j’ai peut-être déjà plus ou moins philosophé à ce propos, si ce n’est que ce n’est pas des marottes – cause animale végane antispéciste, systémique, urgences civilisationnelles – que j’évoque sciemment consciemment régulièrement au fil des vendredis, des messages, et qu’il me semble ne pas avoir évoqué de la sorte, de ce que j’ai en tête. Encore que, je me souviens avoir évoqué une question du genre « qui pense quoi ? », et je viens de zyeuter que c’est au cours du message du 17 novembre 2023. Cela revient un peu à cette question, si ce n’est tentative de réponse à formuler plus ou moins autrement.
Bref, au passage, me fait penser à une vidéo du journal de Personne qui pose la question : « Qu’appelle-t-on penser ? » : « Manifeste contre le terrorisme » : https://www.youtube.com/watch?v=M_oWovOfOZA
Et une où il est question d’avoir conscience de ses influences : « Hommes sous influence » : https://www.youtube.com/watch?v=55FNScb-5bU
Aussi, la façon de considérer le « mécanisme de la pensée » qui m’est venu à l’esprit est un mécanisme en « plusieurs dimensions », ou disons « composantes », si je puis dire :
– la composante des sens, des informations par les sens au fil des instants, par le vécu au prisme de « l’éducation ». Faudrait que je retrouve ce que j’avais scribouillé sur ce sujet. De ce que je me souviens, c’était purement théorique, de l’extrapolation, me demandant comment interpréterait le monde un aveugle sourd et muet qui n’aurait que le sens du toucher, des énergies, et peut-être de perceptions extrasensorielles ; et comment l’absence de langage inculqué le ferait « penser », quelles pensées il pourrait avoir. Exercice de l’esprit pas évident, au sens que difficile de faire abstraction de la façon de penser apprise. J’ai un doute sur la conclusion que j’en avais tirée, si ce n’est considérer que de la pensée est liée à l’interprétation des sens au fil des instants, mais aussi que nous avons une « présence d’esprit » qui ferait que nous penserions même sans stimuli extérieurs, si ce n’est que j’ai un doute sur ce qui occuperait alors l’esprit au cours de l’incarnation.
Au passage, me fait penser que j’avais zyeuté des études de linguistes expliquant que la façon de nommer par exemple des objets dans l’espace peut impacter certains talents liés au repérage, et cetera. Un peu comme faire ou non régulièrement certains exercices de l’esprit influence l’état de l’acuité, formate de cause à effets des variations culturelles, et cetera ;
– la composante « désincarnée », du « presque hors-temps », de la mémoire, liée à la « présence d’esprit » au cours du vécu. Quand quelque chose préoccupe l’esprit, une fois que vous l’avez « digéré », pensé et repensé, jusqu’à le clarifier à l’écrit, quand pas lié à l’affect, un souci systémique, une cause à défendre, cela a déjà dû sûrement vous arriver de considérer un sujet tel un dossier classé, sans ressentir le besoin impérieux d’y reréfléchir qui vous y avait fait penser. Du moins au moins un certain temps. Et mais quand question au cours d’une conversation, d’une lecture, de rouvrir le « dossier » telle une matière à penser gravée en soi. Un peu comme un voyage dans la noosphère ou le concept des archives akashiques ;
– la composante transcendantale, hors-temps, par la présence d’esprit, la conscience sans son miroir. D’aucuns ont théorisé que la vie provient d’une sorte de code cosmologique, sous-tendue par une sorte de champ d’informations. Je vulgarise peut-être un peu trop de ce que j’avais lu, à force de lire diverses théories sur divers sujets, les synthèses de certaines me sont un peu égrenées, toujours est-il qu’il me semble que d’un certain point de vue on pourrait considérer qu’il y a des « informations » qui ne sont pas tant « engrammées » par le vécu incarné, mais ordonnées, filtrées, apportent de la « matière à penser », d’une autre dimension que la noosphère ou le concept des archives akashiques, ou cela y revient d’une certaine façon mais, si je puis dire, d’un autre « étage » , d’une autre strate ; et mais que si peut se perdre de la mémoire du vécu, ne se perdrait pas d’une certaine façon ce qui relèverait de cette composante ;
Bref, je ne suis pas certain qu’une telle distinction soit pertinente ou suffisante pour définir ce qui participe du processus de penser. Je pense qu’il y a de cela et mais je ne vais pas plus m’y attarder, car en tant que « sujet incarné », ce qui me préoccupe c’est surtout un questionnement sur ce qui participe du fonctionnement de la civilisation, sur la matière à penser, et ce qui relève ou non de la PNL, de la programmation neuro-linguistique, de l’anesthésie, du conditionnement et de l’éveil des affects, de ce qui participe de l’inconscience et des prises de conscience. Car comme qui dirait, on n’est pas ses pensées, on évolue au cours de l’existence dans ses pensées, considérations, en fonction des expériences, des connaissances, des traumatismes et moments savoureux, si ce n’est que j’ai écouté quelques vidéos sur TikTok de gens qui m’ont semblé aller trop loin dans la remise en question, être de celles et ceux qui cherchent à effacer l’ego, en se faisant plus royaliste que le roi, comme si ils et elles venaient de découvrir la relativité de ce qui est considéré de l’identité et du jeu des influences à se faire le chantre d’une façon de considérer les individualisations, sans que cela soit un sujet bien réfléchi et bien maîtrisé par elles et eux-mêmes, à faire des sophismes pour leur « démonstration » / raisonnement. Ou comme si ils et elles participaient à des expériences de PNL, sans forcément en avoir conscience, sans forcément comprendre, bien savoir de ce qu’ils et elles faisaient à trop généraliser.
Ce qui me fait penser que je voulais aujourd’hui aussi vous parler de la notion d’ego. J’y reviendrai plus loin. Pour l’instant, par rapport à cette histoire de « mécanisme de la pensée », dont par la façon de nommer les choses, j’avais déjà évoqué une réflexion autour de la PNL, programmation / éveil ou non affects et de la cause animale. Et il me semble que je reviens un peu à la même conclusion. C’est-à-dire que vous n’avez pas besoin de nommer « bien » ou « mal » pour ressentir que c’est « pas glop » quand la vie est ôtée à un être. De ce que je me souviens d’un documentaire, il me semble que c’est vers le début de « En route vers un monde altruiste ? » – où notamment Matthieu Ricard explique qu’il y aurait une part d’innée et d’acquis, invitant à travailler l’altruisme, être au service de solution aux maux pour ne être miné par l’empathie -, où il est expliqué que des études ont été menées sur des enfants et qui auraient mises en évidence la tendance d’une « empathie naturelle ». Et même si peut s’atténuer pour diverses raisons environnementales, circonstanciées, temporelles, qu’on pourrait considérer que c’est d’une certaine façon lié à la « part naturelle adaptative » dans le monde incarné, cela me semble plus relatif et moins absolu que la tendance à l’empathie.
Ce qui me fait penser à la citation « le cœur a ses raisons que la raison ignore » qui peut être interprétée de deux façons du fait de la polysémie des mots et du prisme de la doxa ou non.
Au passage, ce qui me fait penser qu’à mon sens, nombre de préjugés, de malentendus et avis divergents par la communication, les informations, viennent du fait qu’on ne prend pas toujours le temps de penser au sens des mots et diverses informations captées par communication non verbales selon les circonstances, qu’on plaque notre propre définition sans réfléchir au sens que donne autrui, et parfois en surinterprétant tout en manquant d’informations pour vraiment comprendre.
Aussi, « le cœur a ses raisons que la raison ignore », d’aucuns l’utilisent parfois pour dire que ce qui relève du cœur ne s’explique pas, relève de l’émotionnel, voire des sentiments, que c’est ainsi, qu’il n’y a pas lieu de tergiverser. Sauf que le cœur capterait diverses informations, et il me semble qu’on pourrait considérer raisonne d’une certaine façon, juste que pas un raisonnement qui demande un temps de réflexions, d’analyse des données, plus instantané, qu’il n’aurait pas besoin du cerveau pour « comprendre », alors qu’inversement, le cerveau aurait besoin du cœur, de l’écouter, pour comprendre du sens de l’existence, des informations qui lui échapperaient sans cela. Je considère donc le cœur un peu comme un ordinateur quantique qui traiterait des informations en temps réel et « saurait » instantanément quand pas « pollué » par tout un tas de traumatismes. Bien entendu, pas un savoir accessible par le mental, mais je dirais pas dénué d’une forme de « pensée », de « raisonnement ». Ce qui ne me semble pas trop jouer sur les mots, le concept. Et puis il y a le « cœur » au sens « philosophique », « philo-poétique-politique ».
Ainsi, être libre penseur sur le plan cérébral, de l’intellectuel selon un certain sens, me semble être un concept relatif, plus relatif que par le cœur. Je veux dire : on pourrait considérer le « cœur » comme le siège de traitement d’informations, et donc potentiellement aussi soumis à tout un tas d’influences informatives, non hermétique, si ce n’est que je pense qu’il faut distinguer ses réponses au stimuli des stimuli, et que si on peut certainement s’égarer suivant les humeurs, ce serait plus du fait de mal s’écouter, les biais du mental que du « cœur » ; et j’ai lu nombre de gens se définir comme libre penseur, faire certes l’effort de penser, mais s’appuyant sur une matière à penser parfois contestable, relativisable, et une influence plus ou moins inconsciente vis à vis de ce qui amène la pensée à suivre tel cheminement, être dans l’illusion de penser librement par ignorance d’antithèse valable et du cause à effet qui les a amenés à penser de la sorte. Au sens que parfois on pense penser par soi-même sur tel ou tel sujet, mais difficile de tout savoir, et quand s’extrapole, s’interprète, c’est parfois selon des lectures, des prismes qui nous ont « parlé », inspiré, permis d’avoir des prises de conscience, sans forcément s’élever au-dessus de tous les préjugés, peut parfois toujours avoir à en apprendre, et s’agit alors moins de « penser par soi-même » qu’en savoir plus.
J’ergote peut-être de trop. Mais quand je réfléchis à l’évolution de mes considérations, de ce qui a été de mes préjugés, et en lisant d’autres ayant eu les mêmes torts et aussi finir par faire évoluer leurs « opinions », leurs « avis », cela me conforte sur les « strates » de « vérité », qu’il y a de l’objectivisable, même si parfois relatif.
Et en tout cas, en écrivant cela je pense à quand se demande un avis, parle de « à son avis », alors que bien souvent, ce n’est pas notre avis propre, plus les préjugés qu’on nous a mis dans la tête, et que c’est souvent de la matière à penser plus conséquente qui nous en fait prendre conscience.
Pour anecdote, de ce qui m’a fait aborder de la sorte : il y a quelques jours, un « créateur » d’image via IA génératrice d’image à partir de texte, sur la thématique des vampires a soumis une où les vampires sont dans un café végan, et en description au-dessous de l’image il a mis une phrase du genre « Si vous voulez mon avis, ce truc végétalien est juste une mode / battage médiatique ». Alors cela peut être interprété de plusieurs façons suivant le « niveau de conscience » de qui l’apprécie ou pas, de quoi douter de l’intention sans en questionner l’auteur. Pourrait être juste une maladresse. Car pourrait considérer que le fait qu’il y ait même un café végan pour vampire reflète que les lobbies non végans sont impuissants contre une tendance qui n’est en réalité pas une mode, pas un « battage médiatique », daterait même de « l’avant monde ».
Ainsi, en fait, je pense qu’on abuse parfois de « à mon avis », alors qu’on exprime pas tant notre avis, plus des préjugés, se faisant le relai d’informations prémâchées sans une bonne digestion, sans chercher à en savoir plus. Ce qui reflète les limites des thèses par empirisme autant que des extrapolations, par rapport à « la vérité absolue », du fait du souci des interprétations, du prisme de la doxa, des influences des préjugés desquelles il n’est pas toujours évident d’en prendre conscience, de reconnaître ses erreurs de jugement. Et il ne me semble pas que cela revient à jouer « le maudit français » que de contester ce genre de formulation. Car même si c’était une intention maladroite de militant l’expression du « hype végan » de la bouche d’un vampire, qu’on est pas responsable des mauvaises humeurs et bêtises des gens, de leurs biais d’interprétation, qu’il n’est pas rare que des punchlines soient interprétées différemment, que certains en jouent, jouent avec la polysémie pour donner plus matière à penser que de chercher à convaincre, quand on s’engage à défendre une cause, je pense qu’il faut idéalement pouvoir prendre en considération la façon dont les autres vont bien comprendre ou pas, quand pas trop compliqués de le savoir, et de synthétiser un message en connaissance de cause. Dont le fait qu’on pourrait considérer que si dans les sociétés occidentales les végans sont encore de nos jours minoritaires, en vérité, si l’on pense l’évolution de l’alimentation sur plusieurs siècles et l’influence de la com’, du marketing, pourrait être considéré que le hype qui pourrait passer un jour ou l’autre est celui du carnisme, du non véganisme, que la surconsommation a été favorisée par un système où il a été abusé de propagande carniste, non végane. Et que pour le mettre en évidence, si la « psychologie inversée » peut parfois être efficace, comme le fait très bien cette dessinatrice : https://www.instagram.com/barbaradanielsart/
en l’occurrence, je pense qu’il aurait été plus pertinent de faire dire à un vampire ou mettre en description d’image un propos du genre « Et dire qu’il a un siècle je pensais que ce ne serait qu’un hype ». Bon, après, l’image sur la thématique de vampire que j’avais fait faire par l’IA – un vampire utilisant une machine de sang synthétique – pourrait aussi être jugée un peu maladroite par rapport à la pensée qu’elle peut induire. Car d’aucuns pourraient juger que met l’accent sur un côté « artificiel » du régime alors que pas le cas dans le fond. Si ce n’est que la « punchline » (pouvoir se nourrir sans tuer) me semble être une prémisse constructive pour la cause animale, même si je me reproche quand même un peu de ne pas avoir été plus percutant pour inviter plus clairement au véganisme antispéciste. Difficile de le faire de façon cohérente avec la thématique du vampire, et puis de véhiculer les arguments et informations pratiques à travers juste une image.
Bref, j’en suis venu à me dire que le véganisme, l’antispécisme zoopolis est un penchant « naturel » pour une vie consciente de son impact, du cause à effets. Et que celles et ceux qui cherchent à se conforter dans leurs mauvaises influences culturelles, abusent de l’argument de nature sans réfléchir au sens contestable autour, pour des êtres capables de s’adapter aux circonstances, pouvant se nourrir avec une alimentation végétale. Et j’aurais tendance à croire que l’au-delà est « végan ». Peut prêter à sourire dit comme cela, mais d’après certains, le monde « désincarné » ne serait pas dénué d’une forme d’alimentation, et le « véganisme » y serait la règle. Faudrait que je retrouve la thèse autour, l’explication, mais bon, voilou. Et certes, il n’y a pas qu’une forme de « véganisme », d’aucuns préfèrent le terme antispéciste pour ses implications politiques dans le monde incarné, j’aurais tendance à être raccord avec cette idée, si ce n’est que je pense intérêt d’utiliser le terme végan tel un palier pour inviter à se passer de produits issus des cadavres d’animaux et de leur exploitation.
Et re bref, en fait, si je suis revenu sur le questionnement de « qui pense quoi », c’est parce que j’en suis à un stade où j’ai énormément du mal avec les éléments de langage spécistes, non végans, ce qui relève de l’influence de lobbies et d’une culture que je considère contestables, pétris de préjugés, aux tendances mafieuses, délétères, nocives, nuisibles, toxiques pour le « bon sens », pour le bien commun, et donc même pour les individus qui les composent, en sont des séides, des influencés, quand on y pense bien, pense sur le long terme. Et je me suis demandé si c’était de ma considération ou / et de l’influence par des lobbies constructifs / positifs végans. J’en suis venu à la conclusion que cela venait de la conscience que possible de se nourrir de façon végétalienne, que celles et ceux qui l’ignorent, c’est du fait de préjugés, de com’ type « suicide food », et de leur empathie anesthésiée.
Un peu comme expliqué, de ce que je me souviens, au cours de : « Mmmh mangez-moi ! » : https://www.youtube.com/watch?v=uQ9CoKnHNL0
Au passage, cela me fait penser que pour m’aérer l’esprit, je regarde parfois des séries et joue à des jeux, mais que j’y prends de moins en moins de plaisir. Je me sens en tension quasi permanente. Le genre de chose qui fait aussi que je pense que le véganisme relève d’une prise de conscience et non pas d’un PNL / conditionnement de l’affect via les messages de sensibilisation desquels je me suis abreuvé.
Toujours est-il que je me sens stressé, en tension, en désaccord, les convictions sur le qui-vive la plupart du temps. D’autant plus dans des séries et jeux plus ou moins contemporains où ils avaient / ont l’opportunité de s’affranchir des normes et surtout des préjugés culturels mais où les scénaristes dialoguistes se sont faits, du point de vue idéaux, les relais des travers civilisationnels, du formatage par les préjugés, ont reproduit un mode de fonctionnement influencé par les travers civilisationnels.
Aussi, si vous avez connaissance de jeux, séries, et cetera « végan friendly », je suis preneur.
Pour revenir sur « qui pense quoi », ce qui me conforte qu’au-delà des influences, que la sensibilité et conscience des conséquences, quand s’apprend que peut avoir une alimentation végétalienne adaptée à soi, et cetera, quand possible, les être qui sont eux-mêmes sont enclins à devenir végans, un autre « exercice de l’esprit », extrapolation qui me semble sensée :
si un végan perd la mémoire qu’il a été végan, ou dans une autre vie avec mémoire réinitialisée, connaissances à ravoir, sauf « accidents de la vie » qui anesthésieraient de son niveau de conscience, un environnement de préjugés qui freineraient de son développement, ou un environnement de survie où difficile de faire autrement, il sera enclin à opter pour le véganisme ;
alors que si un carniste perd la mémoire et renaît dans une civilisation végane, il n’aura pas d’instinct carniste, la curiosité du goût des cadavres d’animaux, pas de difficulté à se passer de produits issus de leur exploitation, rejoignant ainsi l’au-delà en étant resté végan.
Bon, c’est un « exercice de l’esprit », peut-être que les circonstances, l’environnement, des travers culturels feraient que celui qui a été végan dans une autre vie se trouvera borné, entêté, réactionnaire au cours de sa réincarnation. De ce qui rentre en fait dans la catégorie du « un environnement de préjugés qui freineraient de son développement », et donc qu’il ne serait pas tout à fait « lui-même ».
Et toujours est-il que ce qui me conforte que je n’ai pas forcément tort, c’est que des gens ont pu être butés un temps, être en réaction, et finir par y repenser, remettre en question leurs habitudes, alors qu’ils faisaient parti au départ des plus farouches formatés par le carnisme. Et un ancien carniste qui a oublié qu’il l’a été ou pas, dans un environnement végan, où tout est fait pour, de quoi considérer qu’il ne remettra pas en question le véganisme, que l’antispécisme zoopolis serait de son « logiciel de pensée », de sa matrice, de son prisme sur façon dont devrait fonctionner le monde quand on y pense bien / vraiment par soi-même.
Après, concernant d’autres sujets moins clairement liés à l’affect et à la possibilité de « ressentir » des effets, et où besoin de matière à penser conséquente pour comprendre au mieux, le plus holistiquement possible, difficile d’être certain, de prétendre « penser par soi-même ». Au sens que nous avons tous diverses sources d’inspirations, influences, que chaque création, façon de penser germe sur le terreau de ce qui nous a été appris, de ce dont nous nous sommes abreuvés. Si ce n’est peut-être considérer l’importance d’une justice sociale (ce qui me fait penser à cf. « La juste part : Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains », thèse de David Robichaud et Patrick Turmel), et cetera éthique, donc dont le véganisme autant que faire se peut, l’antispécisme jusqu’à la zoopolis, quand on a pas été trop perverti par « l’égrégore » capitalocène anthropocène, quand on est arrivé à s’extraire des mauvaises influences jugées délétères et s’informe au mieux sur les variantes systémiques, les potentialités.
Ce qui me fait penser à ce que je voulais vous dire à propos de propos encrés par Osho de son vivant.
En fait, il y a quelques temps, j’ai écouté une lecture de l’introduction d’un de ses livres par une charmante dame, et des objections, ou du moins des nuances plus ou moins contradictions me sont venues à l’esprit.
En bref, de ce que je me souviens, Osho développait de sa réflexion autour de la méditation, critiquait « l’occidentalisation » du terme, expliquait sa considération, l’importance qu’il accordait à une autre définition, du souci impulsé par la traduction du terme. N’étant pour le moment pas un féru des spiritualités « zen », des thèses variantes sur les arts de méditer, ni même bien de la sienne, je ne me permets pas de le contredire sur l’essence qu’il y met, son « idéal ». Je dirais même que j’ai trouvé intéressante et valable sa façon de considérer être méditation. Et son explication sémantique rejoint la réflexion sur l’impact des mots sur la façon de « penser », le prisme le l’être au monde. Par contre, avant sa « synthèse », la « synthèse » de son entrée en matière, pour appuyer son raisonnement, il a évoqué plusieurs exemples et des notions desquelles il m’est venu à l’esprit des objections. Et il a eu des raisonnements que je qualifierais même de sophismes. J’en suis allé jusqu’à penser qu’au cours de sa démonstration, il avait le travers qu’il reprochait aux scientifiques et philosophes. D’ailleurs, on pourrait considérer qu’il philosophait sur la méditation, qu’il sortait de son état d’être méditation pour vulgariser à en être contestable, non totalement véridique.
Plus ou moins digression : ce qui me fait penser à ce qu’a évoqué Arthur Schopenhauer au cours de « L’art d’avoir toujours raison », de ce que je m’en souviens, dont le fait que pouvoir être contredit sur des parties de son raisonnement, de ses arguments au cours du développement d’une réflexion, ne contredit pas forcément les fondements et l’horizon, les bases et les cieux, les prémices et la synthèse. Et on pourrait considérer que c’est le cas avec le point de vue qu’exprime Osho.
Toutefois, certaines de ses réflexions m’ont semblé symptomatiques d’une certaine démagogie, l’expression de généralités avec lesquelles j’ai souvent du mal, car bien souvent, vous pouvez trouver des exceptions qui « confirment ou infirment la règle », et si parfois des nuances, contradictions sont considérées du fait de ratiociner et peu pertinentes par rapport à l’essentiel d’un propos, et même si au final c’est pas tant pour lui donner tort sur de sa définition, de sa façon de la penser, je pense que c’est suffisamment important pour être exprimé, de ses propos contredits, ou du moins à relativiser.
Dans le genre, il a exprimé des généralités sur l’état d’être scientifique et de philosophe. Si il semble logique et plus ou moins confirmé par les expériences que l’activité que l’on mène formate et norme, borne de l’étant, du prisme d’une certaine façon, que la concentration sur un sujet peut poser problème pour la « conscience d’être du monde », je dirais qu’il a essentialisé ces rôles qui ne sont pas forcément représentatifs des gens qui les exerce. Et je pense que les exemples dont il s’est servi pour se donner raison, sont sujets à caution.
Par exemple, une de ses anecdotes sur Einstein et une de ses anecdotes sur Kant pour servir le souci de scientifiques et philosophes qui pourraient manquer du « sens des réalités communes ». Peut-être pas tout à fait ce qu’il a écrit, ce que j’ai retenu. Et toujours est-il que si c’est « normal » de réfléchir à partir de ce qui est rapporté et peut être su, pour ne pas préjuger de trop, il convient aussi de relativiser, penser à d’éventuelles circonstances, qu’on ne dit pas toujours tout, et partir du principe qu’on sait rarement tout des diverses versions suivant le point de vue. Bon, je ne vais pas spéculer sur ce qu’il a rapporté d’Einstein plus que de me dire que pas à essentialiser son propos à partir d’une telle anecdote, par contre, pour Kant, il a évoqué de ses manies et son attachement aux habitudes au point que sa santé aurait périclité, sa vie mise en péril suite à ce qui aurait été un changement dans son environnement. Je ne sous-estime pas la composante émotionnelle, l’aspect psychosomatique, je crois au pouvoir de l’esprit sur le corps, et vice versa par synergie dans une certaine mesure, suivant ce qui affecte l’un ou l’autre au départ, mais je me suis demandé si il n’y avait pas une autre raison : le possible manque de vitamine D, une histoire de synergie entre aspect psychosomatique et souci de santé par rapport à carences, car question d’arbre d’un voisin qui aurait poussé au point de lui gâcher de l’ensoleillement alors qu’il passait régulièrement un peu temps devant se fenêtre. Bon, tout dépend de l’heure à laquelle il le faisait, il faudrait que je réécoute, et peut-être qu’Osho ignorait l’importance de l’ensoleillement pour la vitamine D, mais bon, c’est une possibilité, et pour dire qu’on ne sait pas toujours tout pour bien juger. Et si le reproche que j’aurais à lui faire, je pourrais me le faire – extrapoler sans bien tout savoir des tenants et aboutissants, user d’exemples relativisables pour servir un raisonnement -, il me semble qu’il n’avait pas besoin de stigmatiser ainsi scientifiques et philosophes, qu’il a manqué du sens des nuances, qu’il s’est fait un peu VRP de l’être méditant plus qu’un être méditant passionné partageant de ses considérations.
Aussi, si cela ne donne pas par là tort à l’essentiel de sa critique et considération d’être méditation, je dirais que ce que je considère être des sophismes et des propos contestables par ignorance auxquels il a recours pour de sa démonstration, reflètent le souci de l’importance qu’il a voulu y donner, qu’il a un peu fait ce qu’il reprochait aux philosophes et scientifiques. Qu’en cherchant d’une certaine façon à tordre la réalité et ses subtilités, ses nuances, ses complexités, la problématique systémique, pour la faire rentrer dans son prisme, il s’est comporté tel un VRP. Non pas que je mésestime l’intérêt de cultiver l’être méditation. Cela peut participer d’un mieux être personnel et collectif. Reste que de ses réflexions m’ont laissé un peu perplexe.
Et puis il y le côté de la critique de l’ego. C’est un terme sujet à polysémie, si ce n’est en général utilisé péjorativement, avec un côté dépréciatif. Je pensais l’ego principalement considéré au sens comme étant la conscience que l’on aurait de soi-même. Un des éditeurs du wiktionary a cru bon d’ajouter « en tant qu’individu séparé des autres, voire unique au monde, cherchant à être valorisé ». Ce que je trouve aussi contestable, manquer du sens des nuances entre ego et les réactions égotiques, qui ne sont pas la même chose, ou plutôt une cause et des effets.
N’avez jamais eu le sentiment que, même si des « éponges » à diverses informations, à « ne pas se sentir tout à fait soi » par moments, parfois déstabilisé par soi-même, ses propres réactions, qu’on est pas ses pensées, mais que vous pouvez toujours vous retrouver, vous « ressentir » vous-même ? Que quoi qu’il vous arrive, quelles que soient l’évolution de vos considérations, vos points de vue, il y a un côté inaltérable, un « être soi », une présence d’esprit, un être soi qui sera toujours vous-même, conscient d’être du monde, même si tout évolue en permanence, le corps, de la mémoire, les connaissances, et que si dans une autre vie incarnée, que considérant les circonstances, vous pourriez changer du tout au tout au niveau caractère, vous vous sentirez toujours vous-même en tant que présence d’esprit ?
En ce qui me concerne, socialement, je suis actuellement ce qu’on peut considérer un marginal, et comme déjà expliqué, pour de l’idéal éthique, je me définis « végan » par praticité vulgarisation, et même si je devrais plus utiliser le terme « antispéciste », je continue de temps en temps, et peut-être dans une autre vie je me forgerais d’autres convictions, bien que j’en doute, et toujours est-il que j’ai conscience de ne pas être mes pensées, et peut-être est-ce parce qu’une partie de moi s’est mise à un moment donné à être méditation sans trop le chercher, reste que je trouve contestable de généraliser la dépréciation de l’ego, et sophismes quand certains vont jusqu’à vouloir le dissoudre, dissoudre le concept d’identité, ne sachant visiblement pas faire la part des choses, comme si ils tentaient de faire de la PNL / déconditionnement conditionnement maladroitement, inconscients d’une certaine « vérité » inaltérable, partant du principe que dans la vie incarnée il y a des évolutions des pensées, des étants, et cetera, et par raisonnement non empirique pensant que cela s’applique aussi jusqu’à l’être.
Et donc, au-delà de la polysémie du sens de l’ego, de la différence avec les réactions égotiques, si on considère qu’on est dans l’existence incarnée pour « expérimenter », il me semble qu’il ne devrait pas y avoir lieu de chercher à « stigmatiser l’ego » à s’en effacer, et que si bien entendu, tout dépend du sens qu’on lui donne, que peut se travailler contre les réactions égotiques à reconnaître ce qui nous freine ou / et son « évolution positive » et conscience de la valeur de soi et d’autrui, au moins dans la potentialité d’être absolu par-delà les influences, les circonstances, sans tomber dans « l’ego spirituel », il me semble que considérer l’ego tels que l’ont fait certains spirituels, revient d’une certaine façon à paradoxalement renforcer les travers de l’ego au sens qu’ils lui donnent. C’est-à-dire considérer que les soucis du monde viendraient d’un problème en soi / par soi et sous-estimer le souci systémique, la problématique systémique, le cause à effets systémique, et donc mésestimer des solutions qui relèvent d’une remise en question pratique, concrète, de système, qui dépend de tout un chacun, et où pas tant besoin de développer l’être méditant, par juste soi, même si cela peut aider. Ce qui à mon sens relève de l’ego spirituel cherchant à se donnant de l’importance en cherchant à déprécier les scientifiques, les philosophes, et cetera, avoir le travers qu’il reprochait de pratiquer une activité à essentialiser un prisme relativisable, renforçant la division par secteur d’activité qui fait le jeu d’une sorte de statu quo quand favorise le développement d’un sans considération bien holistique, négocie des accords au cas par cas plus que de remettre en question un mode de fonctionnement pour le « bien commun ».
Et euh, voilou principalement de ce qui m’est venu à l’esprit en écoutant des réflexions d’Osho.
Et euh, j’ai pas mal digressé autour de la pensée et de préoccupations, de ce qui me pose souci. Je ne vais donc pas aborder tout ce que je comptais vous raconter pour aujourd’hui.
Je termine le message d’aujourd’hui en évoquant brièvement ce que j’essayerai de développer un peu la semaine prochaine, qui concerne de ce que je vous avais écrit la semaine dernière, le fait que :
« je me dis de plus en plus qu’on aurait dû plus s’appliquer à tenter de concrétiser l’idée d’une constituante populaire afin de minimiser les possibilités de mauvaises influences par des lobbies considérés délétères »
Pour se rafraîchir la mémoire, cf. les docs partagés, le message de réflexions autour de l’essence de la démocratie : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/le-rendez-vous-du-vendredi/#post-467
Et en bref, le professeur de droit, d’économie et d’informatique qui me semble être un des chantres piliers d’une « constituante populaire » avait été pas mal chahuté et stigmatisé par des militants de gauche, à mon sens assez injustement, et je me dis que si la stratégie de la LFI, de Mélenchon, de même que Aymeric Caron avec la REV, pour la « Révolution écologique pour le vivant » ont leur raison d’être, se défend, de même que celle du professeur. Car si on peut débattre de l’idée, de la façon de l’appliquer, de même que ne pas être d’accord avec diverses déclarations, prises de position qu’il a exprimées, il me semble qu’il aurait été plus honnête d’en débattre avec lui, et quand on voit l’évolution de certains de ses détracteurs qui se sont « droitisés », de même que la tendance dans certains pays, j’en viens à me dire qu’à trop avoir peur que cela desserve des idées de gauche, à vouloir trop maîtriser, se passe à côté d’une alternative qui pourrait être intéressante. Et une des vertus que je trouve à son idée, c’est que pour y arriver, cela amène les gens à discuter d’un mode de fonctionnement, peut participer d’une certaine « politisation », favoriser de la compréhension des enjeux de la lutte des classes, des prises de conscience de l’importance de causes communes, dont la cause animale, et le partage d’idées constructives pour arriver à faire évoluer positivement, dans ce sens. Et puis une autre, c’est que cela peut minimiser les possibilités d’influence par des mafias et des lobbies considérés délétères. Et si je me dis toujours que pourrait s’accorder sur l’idée de l’antispécisme, du besoin de révolution du fonctionnement de l’économie, et cetera, prenant acte des problématiques écologiques et sociales, que question de bonnes volontés conscientes, faire « passer le message » pour cet horizon, et que pourrait passer par le programme de la « Révolution écologique pour le Vivant » et l’application de l’idée de Peter Joseph, reste que de quoi se questionner sur les tendances et se dire que de son idée aurait pu éviter des Trumperies, des Macroneries, et cetera. Et permettre à des idées de la gauche de gagner du terrain. Bon, contrairement à certains pays, en France, la gauche portée par LFI de Jean-Luc Mélenchon a réussi à faire démentir des sondages, a le potentiel de remporter la présidentielle, reste que je me pose la question, alors voilou.
J’essayerai de préciser la semaine prochaine.
Ce sera tout pour aujourd’hui,
Merci de votre attention,
Bon courage,
Bonne journée,
Bonne fin de semaine.