#626
Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    pour aujourd’hui, je voudrais revenir sur cette histoire de « menace existentielle ».

    Je partage totalement l’avis prisme d’Aurélien Barrau sur « la situation de menace existentielle directe » : https://www.tiktok.com/@intervues/video/7336886749676817697

    contre le capitalisme, pour l’intérêt de mettre en place un système anticapitaliste, prise en compte de la cause animale véganisme écologique antispéciste.

    Par contre, avec la justification sur le contexte politique du pays où ils vivent, de ce qui fait que peut se comprendre le collapsologue qui avait évoqué les périls liés au réchauffement climatique comme la seule cause de « menace existentielle » : l’historique des discours, des actes / politiques et la situation actuelle des limites planétaires dépassées, et cetera, et dont l’urgence et des catastrophes qui devraient advenir en plus de la tendance délétère qui en découle.

    Bon, pour ce qui est de l’historique des discours, je ne me suis pas intéressé à l’ensemble des déclarations, pas une vue d’ensemble du passé et actuelle, peut-être pas bien juste de différencier le passé et le présent de la sorte, mais il semblerait que deux des gouvernants des plus grands pays aient (eu ?, n’ont plus ?) une tendance climato-sceptique, peu de soucis pour les impacts environnementaux ; et des écolos et des mouvements écologistes pas mal réprimés de par le monde ; alors que si on en remonte dans les années 1990, avant que des discours mauvaises influences de lobbies climato-sceptiques trolls ne se propagent sur internet, pas mal de discours citations (hormis une citation d’un lu qu’on pourrait considérer refléter préfigurant de l’idiocratie biais méprises, ou disons tendance de politiciens populistes démagos mal informés comprenant pas bien) reflétant l’inquiétude, conscience du souci et ambition de tenter de le contrer, d’en prendre acte.

    Et c’est assez déprimant d’avoir l’impression qu’un peu plus de 30 ans plus tard, alors que la situation environnementale s’est aggravée, cela semble encore plus compliqué de faire raisonner autour à prendre acte. Car même si cela remettrait en question la plupart des politiques, et en tout cas le système « économique-politique », mettrait fin à des privilèges du pouvoir par l’argent et surexploitation liée ; qui aurait intérêt à une croissance sans limite en théorie et impossible en pratique à un moment ou l’autre, à l’extinction de masse ? Car à un moment donné, il ne s’agirait même plus de faire appel à être moral mais question de bon sens vis-à-vis d’une pérennité environnementale nécessaire. Et pourtant, impression des politiques d’insouciants irresponsables, plus que dans les années 1990. Du moins à la lecture de discours prétendant à des engagements. Car évidement, pourrait considérer une trajectoire prise par des politiques ne pouvaient faire acter comme il aurait fallu et faudrait du fait d’un mode de fonctionnement, dont telles les diversions dont les aspirations à la conquête de l’espace ou juste tourner autour de la lune sans souci pour les impacts environnementaux situation terrestre qui ne se résoudra améliorera pas de la sorte.

    Bref, je ne vais pas revenir sur la théorie. Cf. thèses et éthiques – dont pour l’anticapitalisme et le véganisme antispécisme – invitées à consulter au fil des vendredis.

    Mais reste que quand je lis la conscience du péril d’il y a plusieurs décennies et des rapports sur la gravité de la situation actuelle, dont de nouvelles espèces menacées à leur tour d’extinction, de nouvelles espèces récemment ajoutées à la liste, et ce qui a semblé certaines inconsciences irresponsabilités, dont des discours contemporains pas autant soucieux et des programmes politiques de manquant autant de conscience écologique anticapitaliste qu’il faudrait que d’éthique végane antispéciste ; assez déprimant, très inquiétant.

    Et par rapport à cela, même si je pense important d’évoquer des idéaux, un système horizon qui serait viable pérenne en théorie, je comprends que certains tentent de sensibiliser alerter essentiellement sur la gravité de la situation. Si ce n’est que je dirais que pour ne pas répéter la même « erreur », genre éviter le greenwashing écoblanchiment, devrait aller de pair. Car pourrait dire que si de nos jour certains politiques semblent moins sensibles au péril qu’à une certaine époque, voire que certains ont eu une politique délétère anti écologique inexcusable, tel l’Américain, pour une raison ou une autre, ceux d’à l’époque où bien pris au sérieux dans les discours n’auraient pas impulsé la révolution économique-politique-éthique nécessaire. Peut-être à cause du concept de « fenêtres d’opportunités », en plus de l’irresponsabilité de certains liée à un mode de fonctionnement habitudes difficiles à changer. Et que si important d’arriver à faire prendre conscience que les périls et potentialité de l’avenir se jouent sur les décisions actions du présent / par le présent, aussi important de ce qui favoriserait la prise d’action en en prenant acte, les actions adaptées.

    Vu les tendances, le côté « mission impossible », de quoi être pessimiste, catastrophé.

    Cultiver un certain sens de l’humour, s’aérer l’esprit, permet de ne pas sombrer, d’être résilient, mais c’est pas la panacée. Car si permet de ne pas sombrer, cela ne fait pas pour autant « solution » vis-à-vis de ce dont nous devrions civilisationnellement faire / pas faire / mettre en place en actant. Et si ce n’est que pourrait considérer que permet de ne pas être contre-productif, de permettre de tenter de sensibiliser de façon plus ou moins originale.

    Toujours est-il que quand vous lisez des citations de politiques invitant à s’engager dans la lutte contre le réchauffement climatique dans les années 1990, voire avant, conscients du potentiel délétère si arrivaient pas à faire acter, que nombreux – la plupart ?, quasi tous ? – des politiciens un minimum sensibilisés sur le sujet ?, il me semble que vous en déduisez qu’ils savaient que sans politique à la hauteur, la crise serait de l’ordre de celle de l’extinction de masse amplifiée. Et malgré cela, du fait des enjeux pour certains lobbies, pour diverses raisons, dont des pressions au moment des COP ?, qu’on pourrait considérer je pense lié corrélé à un mode de fonctionnement, « civilisationnellement », pas réussi à s’entendre suffisamment de façon concrète, et plus de 30 ans plus tard de certaines promesses, la situation a empiré. Et malgré que la situation a empiré, des semblant insouciants.

    Et par rapport à cela, sur ce plan, autant j’ai relativisé les critiques contre la santé mentale du président américain à l’aune des auto-critiques que pourraient se faire des participants à certains médias sur leur mal-information, et cetera ; autant c’est le genre de sujet, le fait qu’il serait (aurait été et n’est plus ?) climato-sceptique, et cetera décisions politiques contestables, qui me le fait considérer parmi les « irresponsables inconscients qui ne savent pas ce qu’ils font ».

    Et mais autant dire que sur ce plan, de ce prisme, de ce point de vue, nombreux médias influenceurs politiques ont été cons trolleurs, coupables de maltraitances d’informations d’une manière ou d’une autre par rapport à ce qui est considéré aurait fallu faire / mieux informer ; d’avoir fait le jeu d’un certain statu quo, de manque de probité, de manque de conscience écologique et éthique dignité. Que c’est des soucis de civilisation.

    Re bref, cela me fait penser à cette citation déjà partagée, qu’on pourrait malheureusement considérer certainement valable aussi pour 2026, et qui synthétise de la problématique à ne pas avoir pris acte comme il aurait fallu :

    « Presque toutes les conversations que nous avons en 2019 sur le changement climatique se tenaient en 1979. Cela inclut non seulement les prédictions sur les degrés de réchauffement, l’élévation du niveau de la mer et les conflits géopolitiques, mais aussi les spéculations sur la technologie de géo-ingénierie, les appels à aider les pays en développement à surmonter la famine et la maladie sans s’appuyer, comme nous l’avons fait, sur des augmentations massives de la consommation de charbon et sur des analyses coûts-avantages qui semblent toujours favoriser l’inaction. Il y a quarante ans, les politologues, économistes, théoriciens sociaux et philosophes qui étudiaient la menace lente du changement climatique a généralement convenu qu’on ne pouvait pas compter sur nous pour nous sauver. »

    Citation tirée du livre ‘Losing Earth: A Recent History‘ (page 200) de Nathaniel Rich.

    Ainsi, aussi, avec les crises géopolitiques et risques de guerre mondiale, me fait penser qu’en fait, à mon sens ce qui illustre d’une certaine façon le besoin de système adapté prenant acte et la difficulté du fait de certains lobbies forces en présence : ne pas mettre fin au capitalisme, ne pas le remplacer par un anticapitaliste pérenne qui permettrait de faire cesser l’idéologie de la croissance pour la croissance à greenwashing écoblanchiment, ce qui y revient (effet rebond, paradoxe de Jevons, où « l’amélioration de l’efficacité d’une ressource peut augmenter sa consommation totale » dans le système capitaliste), c’est comme si vous comptiez sur la résolution de conflits, pour une paix pérenne, sur le complexe militaro-industriel qui vanterait l’intérêt de ses drones terrestres pour « sauver des vies » alors que pourraient être tuées / ne plus être en vie à un moment ou l’autre en suite par d’autres utilisés pour bombarder et que construisent ce qui alimente les armées, encourageraient à les utiliser via lobbies alliés aux lobbies des énergies fossiles et autres extractivistes ne s’embarrassant pas d’éthique environnementale, à surexploiter et être écocidères.

    Au passage, concernant suivant de l’éthique qui me semble importante à cultiver favoriser épanouir par système adapté, j’ai évoqué à plusieurs reprises le slogan « pas ta mère, pas ton lait », mais je crois que je n’avais pas encore bien évoqué à quel point je trouvais que cristallise très bien le souci de l’exploitation animale par l’humanité et du formatage par la com’ marketing qui a tenté de normaliser ce qui devrait nous « rebuter indigner scandaliser ». Car c’est le genre de principe axiome, « pas ta mère, pas ton lait », qui repose sur une certaine logique mais dont on a pas forcément bien conscience, du fait d’une mode de consommation qu’on remet pas forcément en question quand habitué et matraqué de messages pub’ (jusqu’à mettre en scène du « suicide food ») tentant de pousser à la consommation de ce qui est issu de l’exploitation animale comme si c’était « naturel », pour tenter de nous le rendre « naturel normé » (probablement pour faire en sorte, pour objectif consumériste, comme dirait Melanie Joy, lié au fait que « Le chemin de la norme est celui de la moindre résistance. Nous le suivons quand nous sommes en pilotage automatique, sans nous rendre compte que nous agissons d’une manière que nous n’avons pas consciemment choisie. »). Et même quand fait le lien entre l’industrie laitière et abattoirs, et cetera, nombre sont sûrement devenus végans comme moi sans trop penser à cela, qu’il n’est pas « naturel » de voler le lait maternel, et encore moins dans un cadre marchand à surexploiter. Et sûrement nombreux à s’être dit que c’est un mantra slogan axiome performatif propice à faire prendre conscience, que quand on entend « pas ta mère, pas ton lait », on se dit logiquement « ah, ben oui, évidement ».

    Bon, je ne suis pas certain de ce que j’avais à l’esprit durant l’enfance. En tout cas, je dirais peut-être parce que ayant passé une partie de l’enfance à la campagne où m’est arrivé d’aller faire remplir un bidon pour la famille, pas tant une pratique dont je doutais du « naturel / norme ». Si ce n’est que quand on y pense, pas parce que des « adultes » ont certaines habitudes, que c’est pour des bonnes raisons, que cela ne devrait pas être remis en question, à douter de l’intérêt, et cetera, dont l’influence du spécisme système d’exploitation qu’ils.elles ont subi. Et toujours est-il que c’est à la différence de l’injustice faite vivre à certaines espèces par le sort réservé à leurs cadavres, où je me souviens qu’on a eu des discussions sur le fait qu’on avait conscience que jamais on voudrait manger de certaines espèces pendant qu’était moins rebutés à l’idée d’autres, et que d’autres étaient moins rebutés que nous pour de toutes les espèces ; que si d’un certain point de vue on pouvait considérer que le « décalage » relevait de l’affect’, reflétait aussi une « injustice factuelle » pour certaines espèces. Et si me semble qu’on ignorait qu’on pouvait totalement se passer de manger des cadavres d’animaux, et que la connaissance rend l’injustice spéciste encore plus flagrante, il n’en reste pas moins qu’on pourrait considérer qu’on était plus prêt à remettre en question cela que l’exploitation laitière, entre autres. On pourrait dire par ignorance de tout ce que l’exploitation animale implique. Et re toujours est-il que quand on se dit « pas ta mère, pas ton lait », et pense au stade de sevrage qui devrait mener en tout cas à s’en passer pour le reste de sa vie, amène à remettre en question ce qui a été tenté de « normaliser » par une culture d’exploitation animale qui a cherché à s’approprier le vivant, ainsi qu’au passage les discours de com’ qui ont tenté de normaliser sans soucis écologiques et éthiques pour faire marcher une économie non économique jugée mortifère écocidère.

    Après, à l’aune de la difficulté de sensibiliser, d’en faire prendre acte, du manque d’éthique et des périls civilisationnels de cause à effets, j’en reviens au fait que de quoi désespérer de l’humanité et tout du moins de l’humanité mal influencée dans le cadre systémique capitaliste, et de la situation environnementale.

    Toutefois, concernant l’avancée progrès pour la cause animale, certains ont pris acte, on pourrait considérer des évolutions positives, et des personnalités comme Joaquin Phoenix qui ont réussi à sensibiliser positivement. Cf. notamment un extrait d’un de ses discours poignants : https://www.youtube.com/shorts/lU2znWAE2NA

    Et compilation de liens : https://www.facebook.com/pascal.lamachere/posts/pfbid02ErDzyRbPKVa2MMgWbyXDERw3Rmw3xrs5Q5cAXe79XTTcU1xoanosYJrJ5rdUNAWJl

    Et « La vie des vaches laitières » : https://www.l214.com/la-vie-des-vaches-laitieres

    Et « Conseils pour remplacer les produits laitiers » : https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/remplacer-les-produits-laitiers/

    Et il y a le potentiel de révolution du mode de fonctionnement de l’économie, du style tel que préconisé par Peter Joseph. Des gens conscients de la nécessité de prendre acte des périls environnementaux et éthiques. Tels qu’à EOTOPIA.

    De ce qui me fait souci préoccupations exprimé, tant que j’y suis, j’en ai un autre toujours pas résolu non plus mais plus trivial, non lié à ces histoires de « menace existentielle » pour la civilisation, si ce n’est pourrait être considéré lié d’une certaine façon.

    Bon, alors, j’ai un doute jusqu’à quel point pertinent de faire le parallèle, l’interpréter de la sorte.

    Toujours est-il que le souci de panne de la fibre n’a toujours pas été réparé. Cela va faire plus de 10 semaines de coupure panne sur 15 semaines depuis le début de l’année. Et que j’ai pensé et pense qu’on pourrait considérer que reflète le souci de manque de communication entre les « entreprises » et sous-traitants. Et que même si devait être du sabotage, pourrait conclure que reflète à la fois un des travers de la concurrence et de la course à la technologie sans visée de pérennité, de système adapté à cette fin. A regretter l’époque de l’adsl xDSL.

    Après, par contre, à savoir qu’une FAI, celle à laquelle abonnés, propose depuis un certain temps gratuitement une backup 4g pour éviter une coupure totale prolongée. Si ce n’est que pour une raison ou une autre, dont peut-être parce que débit plus lent que quand partage de connexion d’un smartphone 5g avec forfait illimité pour celles et ceux qui en ont un à disposition, le proposent pas d’office et que nombre de leurs abonnés qui ont eu des pannes de plusieurs semaines et se plaignant ces dernières années sur des forums internet ne semblent pas être au courant, comme savais pas cette possibilité lors de la première panne de près de 4 semaines du début d’année. Ce qui fait que de quoi considérer les articles lus ensuite autour comme de la com’ de marketeux, une alternative parfaite sur le papier, vendeur en théorie, mais en pratique, des progrès à faire, si je puis dire. Et ne serait-ce que pour la mise au courant et à disposition.

    Re après, même si pourrait faire le lien avec un cause à effets par système, dont courses à la technologie sans souci de pérennité, des travers du capitalisme néolibéralisme, évidemment trivial par rapport aux travers impacts délétères, périls à extinction de masse, l’histoire de menace existentielle, de manque d’éthique.

    Ceci exprimé, je termine le message du jour en vous invitant à écouter les épisodes récents (et si pas encore écoutés, évidement des anciens aussi) du podcast « Comme un poisson dans l’eau » de Victor Duran-Le Peuch, dont celui publié au cours de cette semaine : https://linktr.ee/poissonpodcast

    Et du podcast « Révolution Maintenant ! » de Peter Joseph : https://www.revolutionnow.live/

    Voilou pour aujourd’hui,
    Merci de votre attention,
    Bon courage,
    Bonne journée,
    Bonne fin de semaine.