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  • en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #435
    Pascal LamachèrePascal Lamachère
    Maître des clés

      couverture livre sur le paranormal

      J’espère que vous allez bien, autant que faire se peut, si je puis dire.

      Il y a quelques jours je me suis remis à penser aux divers « plans de vérité », à l’importance de la contextualisation d’une pensée et de la matière à penser, de prendre le temps d’y penser pour avoir un point de vue le plus holistique possible, ainsi qu’aux vanités, à l’intérêt que nous accordons à de ce que nous pouvons faire, au sens que nous y donnons, et en général au sens de ce que nous appelons la vie. Et de ce que nous devrions faire collectivement, et de ce que je peux faire personnellement.

      Cela m’arrive assez régulièrement, quand je lis des articles ou écoute des conférences évoquant tel ou tel souci dans le paradigme capitaliste sans le remettre plus en question, et c’est probablement plus une succession de pensées critiques qui m’ont amené à retourner en rond aux portes d’une quête d’essence ciel. Toujours est-il que cette fois il me semble que cela a débuté avec l’écoute d’une vidéo prétendant démystifier une femme se présentant comme Médium, prétendant la « débunker », croyant mettre en lumière des contradictions dans l’histoire de cette femme dont les dons seraient reconnus par de ses pairs et de celles et ceux l’ayant consulté. Et ma réflexion s’est alimentée, poursuivie avec la lecture d’un titre à propos de Bill Gates qui aurait espéré que le monde deviendrait plus rationnel avec la création d’Internet, du fait de l’accès aux connaissances, à des faits, des données.

      Je n’aime pas trop les discussions débats à l’oral où les gens ne partent pas de la même matière à penser, cela peut compliquer la cristallisation, la difficulté du partage des connaissances, des pensées, la compréhension des idées, en plus des difficultés pour communiquer théorisées par Bernard Weber (« entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre » et cetera), d’autant qu’un sujet ramenant souvent à un autre, avec aussi la préoccupation d’un cause à effets et pas juste disserter sur une question particulière, j’ai tendance aux digressions.

      L’écrit a l’avantage que l’on peut prendre le temps de la réflexion et de l’expression, d’y revenir, de peaufiner, de clarifier, de préciser, même si nous pouvons aussi y avoir une tendance à la « spontanéité » et écrire parfois des bêtises pour une raison x ou y. Si ce n’est que quand on a philosophé un bon moment jusqu’à une sorte de « eurêka » sans écrire le fil de la réflexion, il n’est pas forcément évident de l’ancrer ensuite, de retrouver ce qui s’est évaporé, est retourné à la « noosphère ». Et comme vous pouvez le constater, j’y ai aussi tendance à la digression. D’autant que depuis plus d’une décennie maintenant ma curiosité m’a poussé à m’intéresser à des sujets divers et variés, hétéroclites, essayant de le faire de façon éclectique.

      Et bref, je vais essayer de retrouver le fil de ma pensée pour vous restituer au mieux ce que je souhaitais vous écrire au sujet des « plans de vérité », et cetera.

      Alors, alors, pour revenir sur la prétention d’un monsieur à « débunker » la médium : celle-ci racontait au cours d’une interview avoir pu communiquer avec un esprit du moyen-âge comme si elle discutait avec une personne du temps présent, dans la rue, dans sa « vision », en précisant que l’esprit la voyait comme vêtue à la mode de son époque, et la critique, l’incohérence que trouvait le « débunkeur » c’était sur le fait qu’à cette époque le « français oral » était limite incompréhensible pour des gens de notre époque n’y étant pas coutumier, ne l’ayant pas étudié à en être plus ou moins érudit. Sauf que quand on écoute en entier l’entretien accordé par la femme se présentant comme Médium, elle donnait des précisions, expliquait le fonctionnement de façon plausible si on y croit. Être sceptique, avoir du mal à y croire c’est une chose, sortir un extrait de son contexte pour ergoter dessus comme il l’a fait, c’est faire preuve de malhonnêteté. Et on pourrait lui laisser le bénéfice du doute, partir du principe qu’il n’avait pas connaissance de l’explication apportée, qu’il a disserté sur l’extrait qui lui a été soumis, mais je pense que quelqu’un qui pratique l’esprit critique et aspire à l’étant zététicien se doit de le pratiquer aussi pour lui, d’envisager ce qui invalide son raisonnement critique. Et si il avait été honnête dans sa critique, il aurait cherché à comprendre en premier lieu et non pas préjuger à en faire une vidéo pour tenter de lui jeter l’opprobre.

      Bon, une explication cohérente ne fait pas la « vérité ». Il est sain de douter de « faits » et d’histoires dont nous ne sommes pas directement témoin, d’essayer de réfléchir si, en l’absence de pouvoir le savoir par soi-même, de pouvoir le vérifier, il n’y a pas une incohérence. Néanmoins, exercer le doute, le scepticisme, c’est aussi penser à une ou aux versions, aux explications qui rendent cohérent ce qui nous est raconté. Et je n’ai pas investigué moi-même, il me semble que certains remettent en question des protocoles d’études, mais certains médiums comme cette dame sont pris au sérieux par des autorités, des enquêteurs, il y aurait eu des cas laissant à penser que le don est authentique. Aussi, ce n’est pas parce qu’il y a eu des charlatans et des canulars dans l’histoire du spiritisme, des « phénomènes paranormaux », qu’il faut généraliser le jugement négatif. Certainement pas comme il l’a fait.

      Un exemple de critique que je trouve plus à propos, c’est celui d’un livre où il est question de communications avec des esprits d’un « ordre ancien ». Sur la fiche dédiée à ce livre, une historienne critique la version des faits, l’interprétation historique, voire des grandes parties de l’histoire rapportée, sans dénier la capacité de la dame de communiquer avec l’au-delà. Sachant qu’il pourrait y avoir des esprits farceurs, trompeurs pouvant abuser de la sensibilité de celles et ceux arrivant à les « contacter ». Et même si vous n’y croyez pas, que pour vous la médiumnité c’est des « histoires à dormir debout » ou à se bercer, il me semble que vous devriez pouvoir mettre de côté votre propre non croyance et que vous pouvez admettre cela plausible. Et j’ajouterais que l’historienne a sûrement acheté le livre car elle connaissait sûrement certains mystères laissant à penser la capacité plausible, y accorde un certain crédit, avant de trouver matière à critiquer de ce qui y était raconté.
      Je vous rapporte cela non pas pour signifier que l’historienne critique a raison en matière d’interprétation des connaissances du passé, dans sa critique, d’autant quand il y a une facette ésotérique, j’ai l’impression qu’il n’y a pas consensus même chez les historiens et fins connaisseurs, et puis c’est un sujet (l’histoire de « l’ordre ancien ») où j’ai pas encore suffisamment de connaissances pour me faire un avis éclairé. Juste pour donner un exemple de « pratique du doute » que je trouve moins contestable.

      Au passage, à propos de « pratique du doute », des faits qui peuvent être connus et de l’interprétation des faits, et pour revenir sur l’importance de la « matière à penser », j’ai l’impression que les désaccords entre des « camps » viennent souvent surtout de la connaissance pour les uns et l’ignorance des « faits » pour les autres.

      En écrivant cela, je pense aussi à un site que j’ai parcouru il y a quelques temps d’un se vantant d’être zététicien, « neutre » dans sa démarche, le prisme de son analyse critique des arguments de végans. Mais passé son speech de présentation, pour qui a bien étudié le sujet, il me semble qu’il apparaît assez vite son parti pris contestable, qu’il n’a pas les connaissances à jour, fait des biais de réflexions, des sophismes. Et certes, j’ai moi-même mon parti pris en tant que végétalien végan, mais j’ai évolué dans mes prises de conscience, dans ma connaissance du sujet, j’avais pris le temps de me documenter avant de le devenir et il ne me semble ainsi pas juger sa critique, son jugement, par « aveuglement idéologique », juste qu’avec ce que j’ai appris je trouve à redire à ses assertions, autant à sa prétendue neutralité qu’à son contre-argumentaire. Et au final « son » site ressemble plus à celui d’un lobby de carnistes cherchant à intoxiquer les débats sur le véganisme, à se faire passer pour ce qu’il n’est pas pour décourager les curieux hésitant et qui s’informeraient à diverses sources avant de prendre une décision.
      Et si je veux bien croire qu’au départ ce n’est pas un site de lobbyiste, et que c’est probablement celui d’un internaute qui s’est surtout fait eu par des lobbies carnistes le rassurant dans son carnisme, qu’il n’a pas cherché bien loin pour ne pas remettre en question ses mauvaises habitudes et voir qu’il y avait des contradictions à apporter à ses contradictions, juste que ce qui me rend sceptique entre l’intention affichée et le « résultat », c’est qu’une démarche de doute, de « chercheur de vérité » tatillon me semble ne pas s’accompagner d’autant de préjugés et d’allégations et mal-information qu’il en a synthétisé, qu’il en a rapporté. Par exemple, on peut critiquer les allégations santé par principe / généraliste, sachant qu’on peut manger trop sucré et trop salé, qu’on peut avoir une alimentation déplorable aussi en tant que végan, qu’il n’y pas qu’une seule alimentation végétalienne, si ce n’est qu’en général les allégations santé s’accompagnent de conseils d’alimentation équilibrée, de personnaliser à ses besoin nutritionnels avec b12, et cetera (et pour information, des sportifs de haut niveau très célèbres sont végans, y ont trouvé un intérêt). Et les allégations écologiques sont relatives, sachant que tous les vêtements « végans compatibles » ne sont pas forcément écolo par principe, et cetera, si ce n’est qu’il y a là aussi une part de vérité. Et donc relativiser ou critiquer la simplification des arguments n’enlèvent pas la part de vérité de ces arguments, et certainement pas la possibilité d’avoir une alimentation végétalienne adaptée quand il est pas fait de nombreuses allergies alimentaires.

      Aussi, les débats autour du véganisme me semblent être un bon cas d’école d’exercice du doute, de la pensée critique, et de constatation que de ceux qui prétendent le cultiver font preuve de mauvaise foi plus que de s’y appliquer. On pourrait considérer que c’est difficile de l’exercer à 100 % sans se forger de conviction, de la même façon qu’il y a des faits, des données dans des études scientifiques et que c’est les interprétations qui sont parfois sujettes à divergences, qu’à un moment donné les convictions disposent aux biais, si ce n’est qu’un certain degré de mauvaise foi laisse à douter de l’honnêteté intellectuelle, pour ne pas dire laisse à penser une certaine forme de corruption.

      Sa mal-information autour des protéines végétales en introduction et sa réflexion, contre argumentation sur la B12 m’ont conforté dans ce sens. Car si il y a certainement matière à relativiser l’argument des animaux d’élevage supplémentés en B12, du fait que le nombre ne serait pas aussi important qu’avancé, que je suis prêt à le croire sur cela, sa raison / défense avancée pour la supplémentation animale (pour la productivité, le fait que les animaux pourraient ne pas en être dépendant) n’enlève rien à la remarque et critique du concept des « animaux emballages » dans le paradigme de l’élevage de masse : https://www.cahiers-antispecistes.org/les-animaux-emballages/

      et même si les chiffres des animaux supplémentés seraient moins importants que ceux avancés dans certaines publications, pas de quoi en conclure comme il l’a fait que les végétaliens sont plus dépendants à la supplémentation et que le fait de « dépendre » de la production de vitamine b12 rend les végans plus dépendant d’un lobby et que cela serait en contradiction avec la critique du fonctionnement des lobbies aux intérêts privés, se souciant guère de l’état de la société et de la planète. D’autant qu’au final :

      – tout un chacun dépendant d’un système, très peu de gens ont pu développer une autosuffisance alimentaire (et parmi eux il y aurait des communautés véganes), et la mise en évidence du souci des « animaux emballages » me semble plus pertinente que la relativiser pour faire passer les végans pour plus dépendants d’un système que les autres, ce qu’ils ne sont pas ;

      – si la vitamine b12 est produite par des entreprises privées, elle pourrait tout aussi bien être produite dans un autre paradigme par une « entreprise citoyenne » ;

      Je ne sais pas si je suis très clair dans mon explication d’une mauvaise foi que je trouve confondante. J’espère que vous aurez compris le propos autour de la vitamine b12. Je pourrais ajouter que certains végans remettent en question l’intérêt de se supplémentaire en b12. On m’avait soumis un article à ce sujet. La thèse développée, de ce que je m’en souviens, c’est que cela ne concernerait pas tant les aliments qui en contiendraient en surface suivant un mode de culture, plus importance donnée accordée à la qualité de l’eau. Aussi, si le lien / développement de thèse vous intéresse, j’essayerai de le retrouver, mais je trouvais que c’était des allégations douteuses et je pense que par précaution il vaut mieux se supplémenter en b12.

      Un monsieur qui me semble très bien synthétiser le souci autour de la B12 : The Symptoms of Vitamin B12 Deficiency (vostfr disponible) : https://www.youtube.com/watch?v=DMDUQLxFJcY

      Le guide ultime de la vitamine B12 : https://www.petafrance.com/vivre-vegan/le-guide-ultime-de-la-vitamine-b12/

      Par rapport à d’autres critiques et réponse à ces critiques, un article que je vous ai déjà invité à lire : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/ »

      Et pour en savoir plus sur le véganisme, l’antispécisme, un podcast philosophique sur la cause animale, contre le spécisme, où vous pourrez écouter un épisode consacré à la nutrition : Comme un poisson dans l’eau : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

      Et pour des conseils nutritionnels et recettes, voir le site de l’association L214 : https://vegan-pratique.fr/

      Ensuite, euh, alors, alors, ce serait plutôt en fin pour l’instant, j’ai fait une longue digression pour évoquer la cause animale, le végétalisme, le véganisme, vous aurez probablement pas le temps de tout lire des docs conseillés ni de tout écouter le podcast si vous découvrez, je vais arrêter là mon claviardage pour aujourd’hui et je développerai un peu la semaine prochaine la suite de la réflexion de ce que je voulais vous écrire aujourd’hui. Mais si vous voulez savoir dès maintenant, c’est ce que j’ai évoqué en introduction, et en bref, c’est sur les faits et l’interprétation des faits, le souci des connaissances non mises à jour, de l’ignorance des progrès dans les connaissances, le souci de la désinformation et l’exercice du doute à cultiver ; autant sur le plan de ce qui peut être connu de tous, des connaissances scientifiques, avec critiques de certaines interprétations et critique de la « rationalité » du système qui fait des Bill Gates (donnant en partie raison à la critique faite par Bill Gates d’intox que l’on trouve sur le web tout en critiquant sa propre prétendue rationalité, la « rationalité » du système qu’il a servi et sert), que les concepts tel que le karma et autres thèses prétendant « rationaliser » le sens de l’existence, prétendant être une clé de compréhension du sens de l’existence, de la part de mystère, de l’extrapolation de « l’inconnaissable » se basant sur une rationalisation / des explications contestable/s d’un certain point de vue, ainsi que le souci des diversions, de ce qui nous éloigne de l’urgence de ce que je pense nous devrions faire à titre collectif. Mais aussi de ce qui permet de s’aérer l’esprit pour essayer d’être constructif, de la complexité d’aboutir à une révolution paradigmatique, des parts de colibris et des synergies. Et de ce que je considère être de l’ordre de la vraie Justice.

      Bon week-end, à la semaine prochaine !

      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #434
      Pascal LamachèrePascal Lamachère
      Maître des clés

        « Prières pour la paix »

        Urgence Gaza,
        Urgence climat,
        Russie-Ukraine en combats,
        de plus en plus d’éclats.

        De l’actualité sordide,
        mines déconfites, humides,
        du positif à chercher,
        du constructif à concrétiser.

        Dariush Mehrjui et Vahideh Mohammadifar assassinés,
        Hubert Reeves s’en est allé sur la pointe des pieds,
        la plupart des politiques inconscients ?, ou à instrumentaliser ?,
        du terrorisme contre le bon sens, à broyer,

        ainsi que le glacier Thwaites, baptisé de l’apocalypse,
        surnom, peut-être finalement bien, d’une certaine façon, approprié,
        tel un indicateur, un repère de l’état de la planète surchauffée
        par le Capitalocène, la pollution d’un système de l’humanité.

        Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
        que même si les carottes sont cuites,
        nous expirions la tête haute, saveur d’une réussite,
        la conscience élevée, holistique, du cause à effets.

        Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
        l’humanité végane, antispéciste, la vie des animaux à respecter,
        l’environnement à ménager,
        l’économie à révolutionner.

        Urgence Gaza,
        Urgence climat,
        Russie-Ukraine, Palestine-Israël à pacifier,
        les livraisons d’armes à stopper.

        Urgence Gaza,
        Urgence climat,
        pour générations présentes et à venir, contre le péril de Créations,
        des femmes et hommes de courage, conscients, cohérents, consistants, à l’action.

        Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
        violences policières et systémiques à cesser,
        Julian Assange à libérer, l’Agapé à cultiver,
        pour la « vie », « l’éternité », « merveille » de potentialités.

        ***

        Pour le rendez-vous d’aujourd’hui, comme je me suis dit que vous n’auriez probablement pas eu le temps de consulter tous les articles et vidéos que je vous ai invité à regarder la semaine dernière, et pour ne pas plus surcharger votre temps de cerveau disponible, je me suis que j’écrirai juste un poème, un petit texte poétique, ce qui est fait.

        Après, si vous appréciez la poésie, pour information, j’ai remis le script des poèmes du jour sur un de mes premiers sites : http://coeurromantique.free.fr/poemedujour.htm

        Si votre navigateur n’est pas paramétré par défaut pour bloquer les scripts, vous verrez un texte poétique d’affiché. Par contre, à savoir que ce n’est pas à proprement dit des « poèmes du jour », et peut-être que je prendrai le temps d’y ajouter des poèmes plus récents, mais pour le moment c’est des poèmes de divers auteurs, qui datent de plus d’une décennie pour la plupart, et il n’y en a pas toujours un différent chaque jour, et toujours est-il que voilou, au cas-où vous apprécieriez d’en lire.

        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #432
        Pascal LamachèrePascal Lamachère
        Maître des clés

          illustraztion symbole de paix avec fleurs

          Une fois fini d’écrire le message de vendredi dernier, je m’étais dit que je vous parlerai aujourd’hui un peu de l’Ukraine, des thèses, des propagandes des divers camps, les manipulations – avérées – pour provoquer des casus belli, les intox ensuite, en temps de guerre, les médias mensonges avérés au cours de l’histoire des conflits de l’humanité pour titiller les cordes sensibles, la difficulté de savoir de quoi il en retourne réellement sur le coup tout en accordant de l’importance à de la matière à penser pour se faire, autant que faire se peut, un avis le plus éclairé possible ainsi que pour tenter de mettre en place un mouvement concret de paix.

          Je vais essayer de m’en tenir à ma résolution, juste qu’il y a eu entre temps les massacres liés au conflit israélo-palestinien et c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase, un peu beaucoup écœuré, avec aussi le péril climatique et les politiques qui renforcent le mal quand il faudrait pouvoir dire stop (tel que stop au carnage d’animaux et stop à la subvention des énergies fossiles et non pas continuer le développement des projets tel que le Koweït qui « cherche à augmenter sa production de pétrole et poursuit l’exploitation du champ gazier de Durra »), temps mort et impulser une révolution de paradigme ; idéalement végan, ayant pour état d’esprit la zoopolis (une société sans exploitation animale), et cetera.

          Au passage, à propos du réchauffement climatique et du souci systémique, et du souci pour la situation en Palestine et pour l’Ukraine et la Russie et finalement le monde, lu il y a quelques jours, au cours d’une petite recherche, ce qui me semble être une grosse bêtise, une inconscience de la part d’un « journaliste économiste » : considérer qu’un des soucis pour la Palestine ce serait d’avoir une économie viable, à construire sur le long terme, non pas en pensant tant aux troubles provoqués par la colonisation, la guerre et les conséquences du blocus de Gaza sur la vie en Palestine, plus dans le style de ceux qui justifient le colonialisme avec l’idée d’apports pour un épanouissement économique à une civilisation précaire. Ce qui me semble être un non sens quand on considère que ce qui est cru comme un « système économique viable » par ce genre « d’économiste » ne l’est en réalité pas du tout sur le long terme du fait des effets délétères, le renforcement de la crise climatique, et cetera.
          Pour le côté thèse de fond sur pensée systémique, critiques d’une « économie non économique », je vous renvoie au podcast « Revolution Now ! » : https://www.revolutionnow.live/episodes

          Et une caricature qui synthétise une considération sur les effets délétères, crise climatique (considérée engendrée par « l’économie non économique » de la civilisation), versus guerre versus virus : https://www.ledevoir.com/photos/galeries-photos/les-caricatures-de-godin/922476

          Bref, pour revenir sur la situation en Ukraine, beaucoup de médias reprennent des versions d’un état ou lobby x ou y sans prendre le temps d’investigation, d’y penser, et l’investigation n’est pas toujours aisée. Et puis quand l’information sert à se forger une opinion en restant passif, à quoi bon ?

          Aussi, si ici de mon côté je ne puis faire que comme la plupart des internautes qui partagent du contenu, l’objectif c’est d’inviter à réfléchir ce qui pourrait « pacifier », apporter de la paix, faire de sa part de colibri. Bon, si vous avez déjà une idée arrêtée, êtes pour tel ou tel camp, vous n’aurez certainement pas envie de plus lire ou écouter ce que je vous invite à consulter. Toutefois, si vous avez fait l’effort de me lire jusqu’ici, une petite réflexion :

          – si vous avez un ami Ukrainien qui vous a rapporté sa version des faits, vous serez sûrement enclin à considérer la Russie de Poutine comme envahisseur, source du mal, à voir d’un bon œil le fait que les pays de l’Otan soutiennent financièrement et militairement l’armée de l’Ukraine, mais savez-vous que tous les Ukrainiens n’ont pas le même avis sur ce qu’il y aurait à faire ? ;

          – réflexion aussi valable pour si vous avez un ami Russe et l’aide que ses alliés pourraient leur apporter ;

          3 articles cristallisant divers points de vue :

          Ukraine : le regard de Noam Chomsky : https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky/

          Libertaires et pacifistes en Ukraine : le choix des armes ? : https://www.revue-ballast.fr/libertaires-et-pacifistes-en-ukraine-le-choix-des-armes/

          Manifeste : socialistes et communistes russes contre la guerre : https://www.revue-ballast.fr/manifeste-socialistes-et-communistes-russes-contre-la-guerre/

          Après, ces articles évoquent surtout des considérations sur ce qui selon telle ou telle personne il faudrait faire. Concernant l’origine du conflit, des faits de guerre, sans être dupe de la version propagande russe de Poutine, même en gardant à l’esprit que de notre point de vue de citoyen ne possédant pas les informations de première source on peut facilement se faire mener en bateau, je pense qu’on peut constater une tendance à une certaine mal-information et des biais. Du genre il y a eu ce que des médias pro-Otan ont rapporté du discours de Poutine, reprenant des passages tronqués, avec des interpénétrations lui faisant dire ce qu’il ne disait pas quand on écoutait son discours original. Et j’ai cru comprendre que certaines scènes de tragédies ont donné lieu à des interprétations et informations erronées de divers « camps ».

          Ce qui me fait penser et écrire que la matière à penser ne suffit pas toujours, juste qu’on se rapproche plus de la vérité quand on prend le temps de s’informer à diverses sources, d’y réfléchir, en ayant pour principe de se dire qu’on peut avoir tort dans l’interprétation des faits, voire qu’on ignore des faits.

          Par exemple, que savez-vous des efforts de paix qui auraient été sabordés ? Des forces derrière le sabotage des gazoducs Nordstream ?

          Ensuite et enfin, plus j’en apprends, plus je lis des thèses contradictoires, plus je me dis qu’il y a plusieurs niveaux de « vérité », qu’il y a relativité suivant les soucis considérés.

          Pour l’expliciter, un message que j’avais déjà partagé sur les réseaux :

          « En écoutant un débat contradictoire autour de la guerre en Ukraine : « Ukraine : il faut débattre ! » : Débat contradictoire avec M.Collon, J.Baud, A. Merlin et J. Vogel qui ont eu le courage d’y participer : https://www.youtube.com/watch?v=drgjOH3v7Pk

          et que j’ai trouvé très intéressant, chacun me semblant cristalliser à merveille « un camp de pensée », si ce n’est peut-être les recours à l’argument ad personam et tentatives contestables de se présenter comme une « autorité scientifique de l’histoire » de la part de A. Merlin et J. Vogel ;

          et toujours est-il qu’en écoutant le débat, les thèses développées, notamment en réponse à la première question, m’est venu à l’esprit une autre façon de l’expliquer qui, sans réfuter d’autres explications émises, considère le conflit, la guerre d’une autre façon, ce qui a son importance pour comprendre de la cause à effets : la problématique systémique.

          A un moment donné il est présenté l’évolution de l’Ukraine, lors de son indépendance, pour « une économie de marché régulé par le droit ». Même si il est reconnu les slogans contestables dans les faits, la corruption, cette façon d’opposer le système qui gouvernerait l’Ukraine en prenant son indépendance vis à vis de la Russie, et celui de la Russie, m’a semblé refléter une méprise, une inconscience. Et il suffit d’écouter celles et ceux qui considèrent que mettre fin à la guerre en Ukraine serait bénéfique pour « l’économie mondiale » alors que si la paix serait bien entendu bienvenue et à rechercher, à faire, à concrétiser, « l’économie mondiale » néolibérale est contestable avec des externalités délétères d’après certains, et de comprendre le besoin de révolutionner le système économique afin de régler certaines problématiques environnementales et sociales, pour comprendre le souci, ou du moins mon point de vue critique : « l’économie de marché » (dont la régulation par le droit est considérée très / trop relative par certains) est source de conflits, de guerres économiques, avec ses impérialismes marchands, ses lobbies déconnectés du bien commun, de la recherche d’intérêt général, et cetera critiques qui en sont faites. Il me semble que ce n’est pas trop vulgariser que le présenter ainsi.

          Et si le système politique de la Russie est différent, que la Russie a un modèle de gouvernance différent, au niveau économique il me semble tout aussi critiquable selon ce prisme. Et pour faire le lien avec les soucis environnementaux et sociaux, quand on considère que l’utilisation du gaz et du pétrole et des projets à continuer d’en extraire encore plus posent problème dans la lutte contre le dérèglement climatique, il importe moins le pays ou l’entité exploiteur et vendeur que le fait qu’il faudrait limiter autant que possible son utilisation.
          Donc pour dire que chaque camp a certains mobiles contestables d’une manière ou d’une autre, si ce n’est que les États-Unis le sont peut-être plus du fait qu’ils sont les fers de lance de « l’économie de marché », et que sans justifier la guerre, les jugements manichéens sur ce conflit sont contestables.

          Bref, à ce propos, à écouter ou lire l’épisode 46 du podcast « Revolution Now ! » de Peter Joseph qui évoque, entre autres, les manipulations dont ont été capables les États-Unis pour contrer une autre façon d’organiser « l’économie » (le podcast est en anglais mais peut être traduit avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »), ou vous pouvez aussi traduire la transcription complète publiée après la vidéo) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode46asdf-erckc-g3nhm-zd3be-ykrn8-edjr3-r5srt

          Ceci écrit, pour revenir sur le souci lié au réchauffement climatique, ces derniers jours il y a eu des températures exceptionnelles pour la saison, et malgré tout des climato-sceptiques ont encore distillé de leur mal-information. Ils ont l’excuse que nombreux médias sensibilisent peut-être mal sur le sujet, mais même si des records de température dans certains lieux sont relatifs, il y a bien une tendance d’augmentation des températures globale sur le long terme :

          l’évolution de la température moyenne de l’air à 2m : https://climatereanalyzer.org/clim/t2_daily/ ;

          de la surface des océans : https://climatereanalyzer.org/clim/sst_daily/ ;

          Et puis un souci de pollution lié à l’utilisation des énergies fossiles, et cetera : Top 40 des impacts du changement climatique : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

          Et pour rappel :

          « Sixième extinction de masse et inégalités sociales sont liées » : https://www.revue-ballast.fr/jean-marc-gancille-sixieme-extinction-de-masse-et-inegalites-sociales-sont-liees/

          A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/ »

          Re ceci écrit, je trouve que Michel Collon et le collectif INVESTIG’ACTION font un très bon travail journalistique de fond concernant les conflits, les guerres, les média-mensonges, le souci pour la paix, pour la Palestine, aussi, pour en savoir plus, même si vous pensez être bien informé mais n’avez pas encore écouté ce débat contradictoire, je vous invite à le voir, cf. lien plus haut, et puis d’autres de leurs vidéos et publications :

          Vidéos conférences, débats, analyses, entretiens à propos de l’Ukraine : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Ukraine

          Vidéos et articles : https://www.investigaction.net/fr/?s=Ukraine

          A propos de la Palestine, voir vidéos récentes sur : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos

          Et articles sur : https://www.investigaction.net/fr/

          Et à écouter une explication de Noam Chomsky sur un des soucis pour résoudre le conflit israélo-palestinien (c’est en anglais mais vous pouvez activer les sous-titres) : https://www.youtube.com/watch?v=5AJlfW0g2rk

          Et pour le message par l’art philosophique poétique concernant la tragédie en Palestine, à voir les vidéos récentes du journal de Personne, sur youtube : https://www.youtube.com/user/lejournaldepersonne/videos

          ou sur TikTok : https://www.tiktok.com/@le.journal.de.personne

          Bon week-end, à la semaine prochaine !

           

          Illustration de paix trouvée sur : https://pixabay.com/fr/vectors/paix-signer-fleurs-des-roses-7036144/

           

           

          en réponse à : Annonces, enquêtes, votes et pétitions pour la cause animale #427
          Pascal LamachèrePascal Lamachère
          Maître des clés

            Pour permettre à Victor Duran-Le Peuch, auteur animateur du podcast antispéciste Comme un poisson dans l’eau, de continuer son travail, le développement de ce média antispéciste de saison en saison, vous êtes invités à lui faire un don régulier, à contribuer avec quelques euros ou plus si vous pouvez, voir la partie soutenir sur : https://linktr.ee/poissonpodcast

            Si vous ne connaissez pas encore, vous trouverez les deux premières saisons sur diverses applications de podcast, dont sur YouTube : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

            Pascal LamachèrePascal Lamachère
            Maître des clés

              Tout est lié.

              Tout est lié.

              Le système,
              un mode de consommation,
              le mal, les maux,
              dans le cause à effets.

              Tout est lié.

              La mort d’une dame et son enfant
              dans un désert,
              le carnage et l’exploitation d’animaux,
              la destruction de l’environnement.

              Tout est lié.

              Question : Que faisons-nous
              pour un mieux être collectif,
              participer le moins possible de la gabegie,
              faire notre part de colibris ?

              Tout est lié.

              Question : Quelle « civilisation » pour l’humanité
              voudrions-nous voir s’épanouir,
              quel monde nous rendrait fier,
              serait pérenne pour les générations présentes et à venir ?

              Tout est lié.

              La corruption de gouvernants,
              de gouvernés et des rouages,
              des indignations, des révoltes,
              le péril pour tout âge.

              Tout est lié.

              Les intox, les discours lénifiants,
              la mal information, les illusions, le climato-sceptiscisme,
              les lanceurs d’alerte tel Don Quichotte,
              la gravité de l’abîme.

              Tout est lié.

              Des orages exceptionnels,
              des incendies hors normes,
              le Capitalocène, la complicité des « braves gens »
              par ignorance, par manque d’action, par inconscience, défaut de conscience au concret.

              Tout est lié.

              La dissonance cognitive,
              l’écart entre « le rêve de la planète »,
              la mauvaise influence systémique théorisée dans les accords toltèques,
              la difficulté d’être raccord avec soi, et ses idéaux.

              Tout est lié.

              L’effort coercitif et lucratif contre la covid 19
              et la difficulté pour la cause animale,
              les marchés des énergies fossiles
              et les enjeux écologiques pas pris avec la même urgence, le même sérieux, la même rigueur.

              Tout est lié.

              Des conflits, des guerres,
              entretenus par des ventes et livraisons d’armes,
              le peu de soucis ; la passivité face au mouvais sort à la Palestine ;
              pour la paix, la vie des animaux, la santé planétaire.

              Tout est lié.

              • Ceci écrit, un article réflexions à propos de l’urgence et l’importance d’en avoir pleinement conscience et d’agir d’une manière ou d’une autre en conséquence :

              Extrait : « Lorsque les dirigeants actuels parlent d’une manière superficiellement confiante sur des sujets qu’ils n’ont aucune compréhension psychologique ou sociologique, ils nous rappellent à quel point la plupart des climatologues de haut niveau sont inaptes à jouer un rôle pour aider les sociétés à comprendre la situation difficile à laquelle l’humanité est actuellement confrontée. Imaginez ces enfants en classe qui semblaient aimer les maths plus que d’avoir des amis, se faisant soudainement demander comment gérer l’école en cas d’urgence. Évidemment, être un spécialiste à vie ne vous prépare pas pour ces moments difficiles, même si vous avez été promu au sommet de l’arbre. Au lieu de cela, nous avons besoin de nouveaux types de leadership et de communication en cette ère d’effondrement. C’est une manière de diriger qui est à l’opposé de ce qu’affichent les moodsplainers. Parce que nous pouvons nous entraider pour grandir dans cette nouvelle forme de leadership, c’est pourquoi je co-enseigne un cours sur ‘menant à l’effondrement ». Des versions antérieures de celui-ci ont été livrées au cours des 9 dernières années, les anciens élèves faisant des vagues importantes dans l’activisme, la politique, les communautés, les entreprises, les agences internationales et le gouvernement local. Un tel leadership peut venir de n’importe où. Je prédis que nous verrons même des dirigeants d’entreprises dénoncer la diabolisation des catastrophistes et appeler à un dialogue public plus honnête – tout comme des centaines d’ universitaires l’ont fait .
              Mais pour l’instant, les commentateurs domineront les médias de masse pour minimiser ce que le réchauffement climatique de 1,5 C signifie pour les petits États insulaires, ainsi que les défaillances multiples susceptibles de se produire dans les quelques années suivant ce niveau de réchauffement, le risque de les points de basculement commencent à se produire en cascade et les conséquences déjà graves des niveaux de chauffage existants. Par conséquent, afin de vous aider, oui vous, à repérer puis à contester leurs arguments, j’ai produit une liste de leurs revendications typiques et pourquoi elles peuvent être rejetées. »

              Suite à lire sur : Disons aux moodsplainers qu’ils ont tort et retournons au travail : https://jembendell-com.translate.goog/2023/08/05/lets-tell-the-moodsplainers-theyre-wrong-and-then-get-back-to-work/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

              « Nos mobilisations autour du changement climatique et de la justice environnementale doivent être guidées par un cadre internationaliste à la fois anticolonial et anticapitaliste. »

              (Sans oublier la cause animale.)

              Tableau nutritionnel : https://visuels.l214.com/sites/vegan-pratique.fr/2020/tableau-nutritionnel/tableau-nutritionnel-web/tableau-nutritionnel.pdf

              • Conférence « Une société viable » : https://youtu.be/8RSZMVxfv38
                Où il est synthétisé des arguments critiques contre ce qui est appelé « l’économie de marché » puis à partir d’environ 23 minutes réflexions pour de la transition.

              La conférence est en anglais mais elle peut être traduite avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »)

              Vous pouvez aussi traduire la transcription complète qui a été publiée sur : https://peter-joseph.medium.com/a-viable-society-full-transcript-ac12c123fa53

              Pascal LamachèrePascal Lamachère
              Maître des clés

                Peut-on qualifier de crime contre et par l’humanité, le crime d’une civilisation au cours de laquelle l’humanité s’est développée en nombre ?

                Question qui me taraude, par pour laisser entendre que c’est grâce à un mode de civilisation que l’humanité s’est « développée », ni que le souci serait en soi le développement en terme de nombre de population, plus pour la rhétorique, car la sixième extinction de masse en cours aurait en théorie pu être évitée, et car même si je suis convaincu, quoi qu’en pensent certains, que la civilisation de l’humanité aurait pu en théorie se « développer » tout en ayant la sagesse de penser sur le long terme, d’organiser son économie autrement, d’avoir un rapport avec l’environnement moins destructeur et plus respectueux de la vie animale ;

                il y a ce qui a été, ce qui est à charge contre le Capitalocène.

                Tel qu’expliqué ici : Pourquoi le « socialisme » craint : https://peterjoseph-substack-com.translate.goog/p/why-socialism-sucks?sd=pf&_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                Quoi qu’il en soit, en prenant acte des erreurs, pour essayer d’apprendre, s’améliorer, être constructif, je pense qu’il convient de bien analyser, de bien penser les soucis pour ne pas se tromper de solutions, sauver ce qui peut être sauvé, impulser ce qui aurait dû être fait : un système pérenne en fonction des « contraintes ».

                Déjà plus ou moins évoqué, c’est un peu une ritournelle dans les réflexions que je partage, mais nombre d’articles que je lis m’y ramènent, et en fait, j’ai entre autres lu il y a peu un article sur les effets mortifères de la hausse des prix d’énergie en Europe l’année dernière, suite à la guerre, les morts faute de chauffage. C’est déplorable, comme il est déplorable l’affaiblissement des corps, les maladies et les morts du fait de la pollution, dont une partie serait liée à l’utilisation des énergies fossiles. Dans les deux cas, en terme de lutte de classe, les précaires sont les premiers concernés. Aussi, si il est important de pouvoir être suffisamment au chaud l’hiver et ne pas subir l’airain de la canicule l’été, contestable la politique des prix énergétiques, entre autres, il est aussi très important de poser aussi la question des sources d’énergie, le « dans quel but et pour quelle fin ? », l’obsolescence programmée, cycles de consommation dispensables, et cetera. Parce que si l’utilisation de certaines énergies a des effets délétères, c’est à prendre en considération, je pense.
                Le genre de liens et de soucis qui me semblent essentiels quand on déplore le sort d’une partie de l’humanité, relatif à un mode de fonctionnement ; comme le souci pour la cause animale qui doit être pris en compte quand on parle / pense écologie, économie, alimentation, éthique, ou qu’on se soucie un tant soit peu du sort des animaux de compagnie et qu’on souhaite éviter d’être hypocrite par rapport à la considération envers la vie des animaux en général.

                Aussi, dans un autre genre d’information mal-information qui passe à côté d’analyses pertinentes, pose les mauvaises questions :

                les « complotistes » s’en donnent à cœur joie sur les incendies au Canada, le climato-scepticisme a le vent en poupe, ignorant les effets des éclairs (non liés à HAARP).

                Digression : il fut un temps où je m’étais intéressé à tout un tas de thèses, je trouvais plus intéressant d’apprendre des thèses complotistes que gober des versions officielles en matière de géopolitique, je voyais cela comme une curiosité intellectuelle, et un certain nombre revenaient plus à essayer de comprendre le « dessous des cartes », les intérêts en jeu, que de complotisme cherchant à expliquer tel ou tel événement sur la base d’interprétations et d’extrapolations « discutables ». Si ce n’est que, en dehors du complotisme type extrême droite, débouchant sur des prétextes à idéologie d’extrême droite, je trouvais même celles et ceux qui s’intéressaient aux thèses les plus « capillotractées » plus défendables que gober les infos des médias dit de masse. Un peu comme l’explique cet économiste philosophe :
                Conspirationnisme : la paille et la poutre :
                https://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

                Sauf que en dehors des conflits géopolitiques, il me semble que certaines théories sont plus que bancales, reposent sur une inculture, une forme d’obscurantisme contemporain, des biais, des sophismes, une sorte de « déni de réalité », et le climato-scepticisme en est le parfait exemple. Et si il y a de bonnes raisons de douter de certains discours et de certains programmes politiques, du green washing, pas qu’il y a un grave problème, qui s’est aggravé, qui s’aggravera, et qu’il faudrait tenter de faire tout notre possible pour ne pas encore plus aggraver la situation, ne pas faire d’une certaine façon le jeu du statu quo qui arrange les adeptes du Capitalocène. Pensent-ils du moins à court terme.

                Bon, des fois je me demande si en s’abreuvant d’informations autour du dérèglement climatique on n’est pas victime du « Syndrome du grand méchant monde », qui désigne le fait d’avoir une vision du monde plus dangereuse qu’elle ne l’est en réalité à force d’être abreuvé d’informations sur des violences : https://www.youtube.com/watch?v=8WiiqssAME4

                D’autant qu’il y a un tel écart entre l’alarmisme des uns et l’inconscience des autres, des incertitudes sur le cause à effets, un « ici et maintenant » et un avenir à venir sans pouvoir être certain de la « météo » et de certaines conséquences, et si vous habitez dans une zone où vous n’êtes pas encore trop affecté(e) en dehors de quelques périodes caniculaires plus fréquentes, que vous n’êtes pas trop au courant de certains désastres de par le monde, je comprends qu’on puisse douter.

                Sauf que si on s’informe un minimum en prenant le temps de consulter diverses sources, de bien s’informer et de bien y réfléchir, on constate qu’il y bien un dérèglement global, bien des extinctions d’espèces liées au Capitalocène, bien de l’écocide, des régions du monde plus dévastées, un impact par des tremblements de terre, de l’activité volcanique, et cetera. Et qu’il n’y aurait plus le temps pour du réformisme mais un besoin de révolution, même si en soi ne résout pas le dérèglement climatique à court et moyen terme.

                Aussi, comme vous l’aurez compris, un des effets du dérèglement climatique, c’est qu’il ne s’agit pas « juste » de passer d’un type de climat à un autre, tel que océanique à méditerranéen, et il faut savoir que de nos jours des repères de la gravité du dérèglement climatique et de la pollution s’emballent, que nous sommes à priori très mal barrés. Et si de ce que j’ai compris c’est en partie du fait de l’effet El Niño, même en mettant de côté cet emballement du fait des cycles, il continuait d’y avoir petit à petit une augmentation de la pollution au carbone et méthane, des températures, des phénomènes de rétractions renforçant le dérèglement climatique, et les politiques des pays les plus pollueurs considérées pas à la hauteurs. Et l’effet El Nino pourrait renforcer le chaos climatique. L’alarmisme me semble bien raisonné, justifié.

                Ce qui me fait penser que dans un entretien autour du risque d’éco-fascisme, il a été question du fait que les gens auraient en général conscience du souci du réchauffement climatique et qu’il fallait surtout informer sur les imbrications systémiques, le cause à effets pour de la « justice sociale », des « politiques » qui fassent vraiment solution. Si je suis d’accord sur l’importance de comprendre les imbrications systémiques, d’en avoir conscience, il semblerait que beaucoup n’ont pas bien conscience de la gravité de la situation, même parmi ceux qui ne sont pas climato-sceptiques.

                Et certains vont jusqu’à tenter de brouiller les pistes entre climato-scepticisme et non sceptiques, à se présenter comme convaincu qu’il y a un dérèglement climatique tout en ayant recours à plus ou moins la même rhétorique que les sceptiques, qui revient au même genre de déni du point de vue holistique. Dans une certaine mesure. Tels que des membres d’une soit disant « Association des Climato-Réalistes », dont des messages que j’ai lus m’ont semblé pouvoir être critiqués de la même façon que des discours des climato-sceptiques dont il a été question dans l’article « L’erreur de pensée qui rend les gens sensibles au déni du changement climatique » partagé dans un message précédent.

                Et comme écrit plus haut, certains évoquent une évolution climatique, méditerranéen et cetera, ce qui occulte des effets du dérèglement climatique, effets du dérèglement climatique qui ne revient pas à une simple transition d’un type de climat à un autre. Si pas déjà fait, lire « Synthèse des effets du réchauffement climatique : Top 40 des impacts du changement climatique ».

                Et parce qu’il a plu à répétition sur une partie de la France, j’en ai de nouveau lu certains contester les risques de sécheresse cet été.

                Au risque de me répéter, de mon point de vue, râler contre l’instrumentalisation politique, des décisions « d’économie non économique » est une chose, faire un déni de réalité du réchauffement climatique signe d’une inconscience, d’une inculture, de méconnaissances, d’avoir gobé des intox.

                Peut-être que cela vaudrait la peine de leur expliquer personnellement leurs biais de réflexion, mais même si je me dis que plus nombreux nous serons à savoir, à comprendre, plus efficaces nous pourrons être pour ancrer des politiques à la hauteur, il faut qu’ils soient disposés à se réinformer, et c’est probablement plus efficace d’informer les non sceptiques mais qui n’ont pas pris le temps d’en savoir plus sur le cause à effets du réchauffement climatique.

                A ce propos, comme expliqué, tous les indicateurs s’emballent. Un emblématique, c’est le Co2 dans l’atmosphère qui a dépassé les 424 ppm, et les températures moyennes des eaux de surfaces des océans : https://climatereanalyzer.org/clim/sst_daily/

                Des renforts arrivent au Québec, où 800.000 hectares ont été brûlés par les incendies : https://www.tf1info.fr/international/video-canada-des-renforts-arrivent-au-quebec-ou-800-000-hectares-ont-ete-brules-par-les-incendies-2259793.html

                En bref, c’est de très mauvaise augure. Avec les phénomènes de rétroactions, les limites franchies, il risque d’y avoir un cause à effets cataclysmique.

                Je souhaiterais avoir tort, que cela soit de l’exagération ou « juste de la potentialité cataclysmique » et que des données aient échappé à des spécialistes du sujet dont je consulte les publications depuis près d’un an maintenant, mais malgré les signaux d’alarmes depuis des décennies, c’est comme si la scène politique et « économique » avait globalement peu écouté, le Titanic heurté l’iceberg, et il y a clairement des problèmes écologiques qui ne se résoudront pas en continuant la subvention des énergies fossiles, et cetera.

                Et étant donné la difficulté de révolutionner le système, tel que c’est continué, la situation mondiale va empirer. Et si je pense que la solution sur le long terme passe plus par une révolution économique et politique que prendre le temps de parler à des membres de divers partis politiques, un monsieur a très bien expliqué ce qu’il faudrait faire (végétalisation de l’alimentation à titre personnel et besoin de révolution de l’économie, systémique) : Le mal des combustibles fossiles met fin à l’avenir (vers 24 minutes ; vostfr peuvent être activées : activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») : https://www.youtube.com/watch?v=JuIPWk97TZk&t=1462s

                Et pour « information », je vais probablement arrêter d’alimenter ce « fil d’informations ». J’ai partagé un certain nombre de liens de docs et d’informations qui me semblent pertinents, il me semble avoir plus ou moins fait le tour du sujet, et pour rester au courant de l’évolution, il y a les deux comptes twitter dont j’ai partagé les liens en introduction.

                Bon courage à toutes et tous.

                Pour la route :

                • « Nos mobilisations autour du changement climatique et de la justice environnementale doivent être guidées par un cadre internationaliste à la fois anticolonial et anticapitaliste. »

                Écologie : construire des coalitions révolutionnaires : https://www.revue-ballast.fr/ecologie-construire-des-coalitions-revolutionnaires

                Luttes animales et luttes sociales : https://revue-ballast.fr/luttes-animales-et-luttes-sociales/

                Les animaux avec nous, nous avec les animaux : https://revue-ballast.fr/les-animaux-avec-nous-nous-avec-les-animaux/

                Podcast Comme un poisson dans l’eau : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                L’urgence climatique rend caduc le réformisme : https://revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                Maître des clés

                  Non cynique :

                  Il faudrait pouvoir sauver de la population,
                  dont Julian Assange et des Palestiniens,
                  sans oublier des animaux non humains,
                  cesser l’escalade d’armements, brisures de créations ;

                  Il faudrait l’alimentation végétalienne et mettre fin à des pollutions,
                  stopper l’usage des énergies fossiles, leurs explosions,
                  révolutionner l’économie comme Eotopia, en poussière la précarité
                  et l’idéologie travailliste déconnectée de la « réalité » ;

                  Les piliers de Eotopia : https://www.eotopia.org/wordpress/fr/les-piliers/

                  Cynique :

                  Fait : entamer la sixième extinction de masse, une fin de civilisation,
                  brouiller l’histoire de la vie et les pistes sur le cause à effets
                  grâce au climato-sceptiscisme et mauvaises politiques financés,
                  le monde chaque jour un peu plus vers l’abîme, tombes à l’horizon ;

                  Fait : des diversions, bercer, exploiter, perturber, anesthésier des âmes,
                  pousser à la guerre, un continent de plastique, stigmatiser les idéalistes d’utopistes,
                  mettre des bâtons dans les roues des écolos, des pacifistes et des vrais communistes,
                  jusqu’à de l’irréversibilité du processus ?, de la terre et de l’océan en flamme ;

                  A moins d’un réveil, d’un sursaut ?!
                  A sauver ce qui peut être sauvé des flots.
                  Merci le monde, la suite dans l’action
                  harmonisée à la réflexion.

                  Pascal LamachèrePascal Lamachère
                  Maître des clés

                    Si vous n’êtes pas climato-sceptique, que savez-vous des thèses climato-sceptiques, êtes-vous informé suffisamment pour savoir quoi leur répondre ?

                    Et même, que savez-vous de la situation, en dehors des paliers 1,5 °, 2 °, si rien n’est fait contre l’exploitation des énergies fossiles et l’élevage industriel, les déforestations alimentant le carnisme, et cetera ? Que savez-vous en dehors des alarmes scientifiques, des discussions autour des rapports du GIEC ? Des débats, des intox, des effets ?

                    Ce n’est pas un reproche, ni une volonté de puissance de ma part pour un « nananère, je suis mieux informé que vous », mais une réflexion-constat par rapport à mon propre cheminement, et le fait que le climato-scepticisme me semble en général se fonder sur une carence d’information plus que de la mal-information, même si il y a parfois le souci des biais, des sophismes, que les deux ont tendance à être liés. Et aussi qu’être convaincu qu’il y a un dérèglement climatique ne fait pas forcément prendre conscience de la gravité de la situation, du besoin de révolution nécessaire, même si à notre époque il s’agit de prendre acte de la situation et d’agir en conséquence, avec en tête un fonctionnement paradigmatique même si en soi cela ne fait pas solution contre le dérèglement climatique à court et moyen terme. Mine de rien, cela fait déjà plus de 4 décennies qu’il y a eu des prédictions plus ou moins précises, des signaux d’alarmes, et que les politiques « économiques non économiques » sont globalement critiquées. Et de quoi considérer que le climato-scepticisme n’est qu’un symptôme d’une inconscience générale sur le plan « politico-médiatique », ce qu’en tout cas pensent nombre de gens s’étant penchés dessus.

                    Bref, pendant longtemps j’ai écouté d’une oreille plus ou moins distraite le souci autour du dérèglement climatique, je devais le considérer comme un des effets du mode de fonctionnement du Capitalocène, du consumérisme, dont le carnisme, de l’idéologie de croissance déconnectée de l’essentiel, trouvant / sachant à redire à des sceptiques mais sans approfondir le sujet.

                    Quand un climato-sceptique trollait sur une vague de froid en y concluant un déni du réchauffement climatique, cela me semblait saugrenu, facile de répondre / considérer que le réchauffement global sur le long terme n’empêche pas des périodes hivernales, des dérèglements locaux, que le global est un tout, sur la durée, où la mesure à un moment donné dans un lieu donné n’en dit pas grand-chose, ni même d’ailleurs de ce que cela aurait été sans le Capitalocène, et ni les températures à venir au fil du temps.

                    Quand un climato-sceptique se moque de l’alarmisme de sécheresse estivale à venir, accuse des politiciens et journalistes de faire bêtement de l’alarmisme, sur la base d’une période de pluie, on peut penser qu’il suffit de lui répondre que dès que les températures sont assez élevées, qui fait sécher ses draps constate une plus grande rapidité de séchage, et qu’une période de pluie – même jusqu’à l’inondation – au printemps ne garantit pas une non sécheresse l’été, d’autant si l’été est caniculaire. Et que si y a matière à critiquer les médias comme le font les membres de l’association ACRIMED : https://www.acrimed.org/

                    Au passage : Démocratiser les grands médias : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias ;

                    et de même que matière à critiquer les discours et actions / non actions politiques ; l’évocation du risque de sécheresses et des soucis à se faire relèvent du fait.

                    Pour revenir aux risques de sécheresse : Le cri d’alarme de l’hydrologue Emma Haziza : https://www.goodplanet.info/2021/07/05/le-cri-dalarme-de-lhydrologue-emma-haziza/

                    Et la mode climato-sceptique de ces derniers jours, c’est les intoxications autour de l’activité volcanique, suite à l’éruption de l’Etna. Qui aurait émis soit-disant plus de CO2 que l’humanité toute entière par cette éruption. Ce qui est faux, mais quand bien même, ne devrait pas pour autant enlever le souci de l’impact de l’activité humaine sur son environnement, telle que la pollution industrielle, et surtout que y a de toutes façons un problème de réchauffement climatique. Et puis que cela peut être lié.

                    Mais pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur l’impact de l’activité humaine versus les volcans : Les volcans émettent-ils plus de CO2 que l’Homme ? : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/gaz-effet-serre-volcans-emettent-ils-plus-co2-homme-1382/

                    Et puis : « Le saviez-vous ?

                    Les effets du dérèglement climatique par le Capitalocène
                    ne se résument pas à des inondations, sécheresses, et autres phénomènes climatiques
                    dévastateurs çà et là, il y a entre autres de l’activité volcanique
                    et l’acidification des océans et l’hécatombe de ce qui y vit jusque sur les plaines »

                    Pascal LamachèrePascal Lamachère
                    Maître des clés

                      Un article qui évoque le souci du climato-sceptiscisme, son financement : Une obstruction climatique secrètement financée maintient les incendies de combustibles fossiles
                      Une organisation à but non lucratif basée à Cranston colporte des mensonges pour des sociétés très riches : https://ecori-org.translate.goog/secretly-funded-climate-obstruction-keeps-the-fossil-fuel-fires-burning/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                      Extrait : « La planète se réchauffe plus rapidement qu’à n’importe quel moment de l’histoire de l’humanité, et nous en sommes la cause. L’activité humaine, notamment la combustion de combustibles fossiles, change la vie sur Terre, et pas pour le mieux.

                      Le moment d’apporter des changements significatifs est maintenant – pas en 2030, 2050 ou d’ici la fin du siècle. »

                      Pascal LamachèrePascal Lamachère
                      Maître des clés

                        Un article qui me semble assez bien synthétiser le souci autour des sources d’énergie, le problème du greenwashing, l’importance de se poser la question « dans quel but et pour quelle fin ? », et le casse-tête, pour ne pas dire le non sens dans un cadre d’idéologie consumériste, d’un paradigme économique bâti autour de la recherche de croissance dont les effets sont délétères, le danger de l’orchestration de la croissance verte, le besoin de révolution « économique », de pensée systémique prenant en compte les contraintes écologiques :

                        « J’ai mis en garde contre le « boom » de l’énergie verte. Cela a suscité un débat » : https://www-resilience-org.translate.goog/stories/2023-05-11/i-warned-against-the-green-energy-boom-it-sparked-debate/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                        Toutefois, si j’avais une critique à en faire, considérant que dans la lutte contre le dérèglement climatique, la priorité et même sur le long terme devrait être de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, dont le carbone et le méthane, il me semble important de connaître les secteurs les plus polluants, et je trouve que ce n’y est pas suffisamment clairement évoqué. Bon, par la priorité de diminuer l’utilisation des combustibles fossiles, il y est bien abordé, sans chiffre à l’appui, entre autres le souci des jets privés, mais par exemple pas l’élevage de masse en lien avec « l’agriculture industrielle », le souci de la déforestation pour des cultures vouées à l’élevage,

                        tel qu’évoqué par ce monsieur : https://twitter.com/PCarterClimate/status/1645580255367929856/photo/1

                        Ce qui, je pense, a son importance pour une pensée paradigmatique.

                        Pascal LamachèrePascal Lamachère
                        Maître des clés

                          J’ai lu hier que l’agence météorologique espagnole était la cible d’insultes et de menaces de la part de climato-sceptiques. J’imagine que ce n’est pas uniquement suite à des prédictions de canicules, de températures records pour la semaine prochaine, qu’ils ont dû le lier au réchauffement climatique planétaire dans leur façon de les présenter.

                          Toujours est-il qu’il y a eu des réactions « pas glop » de gens dont on pourrait penser qu’ils pensaient « bien faire » d’une certaine façon mais qu’ils ont gobé de la mal-information, des intox, à moins que cela soit du fait de lobbies d’inconscients. Ce qui revient au même en fait. Et qu’à mon sens c’est symptomatique du mauvais traitement autour du sujet, d’une certaine inconscience générale.

                          Dans le genre inconscient, certains titres ont récemment évoqué le phénomène El Nino à venir, l’alerte de l’ONU, que le monde devait se préparer à des températures records. Pas que cela soit « inconscient » de prévenir. Plus la « formulation ». Car juste que cela fait des décennies qu’il y a des alertes sur les dangers, des extrapolations, sur le fait qu’il aurait fallu réduire drastiquement les émissions de Co2 et de méthane, l’intérêt d’une alimentation végétale équilibrée aux besoins nutritionnels et du véganisme, d’adapter les transports en commun et l’économie, et cetera, mais si il y a eu développement d’énergies alternatives, l’utilisation d’énergie fossile n’a pas pour autant cessé ni même globalement encore diminué si j’ai bien compris, et cetera.

                          Alors pouvons-nous nous « préparer » ? Certains peuvent songer à des ventilateurs, mais les incendies, feux de forêts, sécheresse ? Idéalement, ce n’est pas « se préparer », une adaptation, mais une révolution en conséquence des problèmes écologiques et éthiques qu’il aurait fallu, faudrait. Et certes, il faut aussi « se préparer » sur les dangers à court terme, mais pour évoquer qu’il ne faut pas se laisser piéger par les éléments de langage « politiciens » qui ne chercheraient pas à s’attaquer aux causes profondes du dérèglement climatique sur le long terme.

                          Cela me fait penser qu’il y a quelques années j’avais lu un très long article, une thèse sur ce que d’aucuns considéraient les priorités écologiques. La luttes contre le dérèglement climatique n’y était pas dans la priorité des priorités. Je n’ai pas retrouvé le lien, je me souviens surtout qu’à l’époque, à l’aune de mes connaissances de l’époque, je l’avais trouvé plus ou moins pertinent, et qu’indirectement un certain nombre de causes étaient liées au dérèglement climatique mais que cela permettait de ne pas se faire piéger dans un débat binaire autour du dérèglement climatique en faisant comprendre qu’il y avait en tout cas des soucis écologiques à régler, et que multiplier les voitures électriques ne faisait pas en soi la solution des solutions. Je ne sais si je le trouverais toujours aussi pertinent, probablement en partie, si ce n’est que l’évidence de l’urgence du souci climatique devrait permettre d’agir comme un accélérateur sur le besoin de révolution.

                          Bon, les insultes et menaces de climato-sceptiques reflètent que de la population n’est pas encore convaincue par le péril climatique. Et par curiosité, j’ai regardé hier quelques publications de climato-sceptiques. Certains, si ce n’est leur « argumentum ad personam », m’auraient presque fait douter l’espace d’un instant. Je comprends qu’ils se soient faits eus par de la mal-information, des mauvaises interprétations de données, moins qu’ils relayent des propos fallacieux, qu’ils ne comprennent pas l’évidence de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, dont météorologique, les effets de la pollution du fait de l’exploitation de mines et utilisation des énergies fossiles, et cetera.

                          Certains vont jusqu’à accuser le dérèglement climatique de servir comme argument contre l’intérêt de peuples, dans la mouvance des accusations des manipulations par de ce qu’ils considèrent être le « nouvel ordre mondial ». Rarement lu plus malhonnête, plus inconscient, plus « malentendu ». Je dirais même que c’est une inversion de culpabilité. Cela fait plusieurs décennies que des scientifiques alertent, il y a eu des COP, mais concrètement, dans les implications politiques et géopolitiques délétères, c’est plutôt les « climato-sceptiques », des intérêts en lien avec ce qui provoque du dérèglement climatique qui ont fait marcher le moteur civilisationnel et des guerres, si je puis dire.

                          Et je comprends qu’on puisse être sceptique sur des idées de solution, d’ailleurs je suis moi-même sceptique quand des gens évoquent des mesures qui pourraient se faire dans le cadre du « capitalisme », néolibéralisme, sans remise en question du système économique, sachant qu’il s’agirait aussi de « justice sociale », de ne pas oublier de l’éthique, d’une remise en question systémique.
                          Toujours est-il que j’en viens à constater que le « climato-scepticisme » sert de rhétorique à des idéologies de droite, qui y trouvent mauvais prétextes pour tenter de contrer ce qui relèverait du « bon sens » ; du « bon sens » qui tente de mettre en place une pérennité de civilisation, si tant est que cela soit encore possible.

                          « Urgence »

                          Phénomène El Nino, urgence, il faut se préparer, alerte l’Onu,
                          Urgence, le GIEC et d’autres ont encore et encore déjà prévenu,
                          des décennies pour agir, mais des politiques plus ou moins au statut quo,
                          sur une trajectoire qui fait grimper la température et les eaux.

                          Urgence !, il faut sauver les océans, comme le capitaine Watson l’a écrit,
                          urgence, il faudrait arrêter les réformes de Macron et de Borne, et autres bêtises,
                          et dans l’élan une république adaptée aux enjeux d’ère, aux soucis,
                          mais qu’arriverons-nous à faire avant la fin de toute banquise ?

                          Pascal LamachèrePascal Lamachère
                          Maître des clés

                            J’ai récemment écouté un entretien où un auteur de « best-seller » philosophait avec ses connaissances scientifiques sur des mystères de l’univers et à un moment donné il a évoqué avec le présentateur le souci du dérèglement climatique. Certains propos m’ont fait « bondir », l’échange m’a semblé symptomatique du mauvais traitement de l’information liée au dérèglement climatique et d’une certaine ignorance du cause à effets. Une partie à cause du présentateur, de l’intervieweur, et l’autre à cause de l’auteur. Assez cocasse sachant qu’ils ont évoqué le film « Déni cosmique » qui met en scène le problème du mauvais traitement médiatique.

                            Bref, le réchauffement climatique, le Capitalocène plus exactement, est un sujet à la fois simple et complexe.

                            Simple, d’autant de nos jours avec le lien en général compris entre des faits, l’activité humaine, et les effets, le dérèglement climatique, le dérèglement du système Terre.

                            Complexe, car s’ajoute des phénomènes de rétroactions, des sortes de synergie destructrices, et il peut y avoir parfois des mauvaises interprétations, pour ne pas dire de la désinformation de climato-sceptiques financés ou ayant gobé la première version intox venue.

                            Et puis surtout, de ce que j’ai compris, que cela ne se résume pas à telle ou telle activité qui serait la plus polluante et qu’il suffirait d’arrêter ou d’en changer la source d’énergie, d’apporter des solutions « techniques », même si pour diminuer de la pollution, des « actions », des changements peuvent grandement participer à limiter de l’impact, telle que végétalisation de l’alimentation :

                            Animaux, environnement, santé, humains : 4 bonnes raisons de faire le choix vegan ! : https://vegan-pratique.fr/pourquoi/devenir-vegan/

                            il faudrait pouvoir faire en sorte que cela soit collectif, planétaire, et cela ne suffit pas, le problème est un tout, avec lien systémique, de fonctionnement politique, économique, où les efforts individuels jouent leur rôle mais un souci dans le cause à effets est un mode de fonctionnement global de la civilisation humaine non adaptée aux problèmes environnementaux et la « solution » serait un mode fonctionnement, un système qui serait adapté, avec éthique, « justice sociale » liée. Impression que j’en ai, j’en suis arrivé à cette conclusion.

                            Toutefois, un souci étant qu’il a été si tardé à agir en conséquences, du fait des rétroactions et qu’il s’agit pas de juste appuyer sur un bouton, qu’il faudrait d’après certains pas mal de temps pour qu’il y ait des résultats conséquents, qu’il y aura quand même des drames, des effets dévastateurs. A ce péril qui devrait suffire à motiver une révolution paradigmatique, s’ajoute le fait que malgré les alertes des scientifiques, les politiques continuent leurs « bêtises », collectivement nous ne sommes pas à la hauteur, il est continué de renforcer l’impact humain et non pas en mode « Ok, l’environnement est mal en point, et cela risque d’empirer, c’est acté, nous avons compris qu’il faudrait que nous changions nos mauvaises habitudes et le mode de fonctionnement économique par rapport aux enjeux écologiques et éthiques, ne pas rajouter du mal ».

                            Jusqu’à quand ?

                            • A propos des réformes « économiques » (chômage, santé, retraite), pour les revendications sociales, comprendre le cœur de bataille de l’âge retraites et le chiffon rouge autour du sort de l’âge des retraites : https://youtube.com/watch?v=dd8s5OUHCc8
                            • Conférence « Une société viable » (a viable society) : https://www.youtube.com/watch?v=8RSZMVxfv38
                              A partir d’environ 23 minute il évoque des pistes pour amorcer de la transition, avant il synthétise des arguments critiques contre ce qui est appelé « l’économie de marché ».
                              La conférence est en anglais mais elle peut être traduite avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »).

                            Vous pouvez aussi traduire la transcription complète qui a été publiée sur : https://peter-joseph.medium.com/a-viable-society-full-transcript-ac12c123fa53

                            • « Presque toutes les conversations que nous avons en 2019 sur le changement climatique se tenait en 1979. Cela inclut non seulement les prédictions sur les degrés de réchauffement, l’élévation du niveau de la mer et les conflits géopolitiques, mais aussi les spéculations sur la technologie de géo-ingénierie, les appels à aider les pays en développement à surmonter la famine et la maladie sans s’appuyer, comme nous l’avons fait, sur des augmentations massives de la consommation de charbon et sur des analyses coûts-avantages qui semblent toujours favoriser l’inaction. Il y a quarante ans, les politologues, économistes, théoriciens sociaux et philosophes qui étudiaient la menace lente du changement climatique a généralement convenu qu’on ne pouvait pas compter sur nous pour nous sauver. »

                            Citation tirée du livre ‘Losing Earth: A Recent History‘ (page 200) de Nathaniel Rich.

                            Trouvée sur : https://twitter.com/EliotJacobson/status/1650835729545834496

                            Pascal LamachèrePascal Lamachère
                            Maître des clés

                              Présentation : « Séminaire de Bernard Friot sur la question des réformes (chôme, santé, retraite) comme attaques contre la dimension communiste du régime général de sécurité sociale, avec introduction de Franck Lepage. »

                               

                              en réponse à : Série web Culture en Déclin (vostfr) #408
                              Pascal LamachèrePascal Lamachère
                              Maître des clés

                                Peter Joseph a commencé une sous-série « Crier au vent » (Yelling at the Wind) de sa série Web/TV Culture en déclin qui a débuté en 2012.

                                Présentation qu’il en a faite sur sa page Facebook : « Le but de cette sous-série est d’aborder les événements qui se produisent dans la société contemporaine / les médias populaires. Il y a tellement de folie là-bas que je ne peux pas m’empêcher de vouloir commenter à peu près tout. J’espère donc qu’en plus de mon Revolution Now! podcast et autres travaux plus larges ( Zeitgeist IV ) »

                                Adresse de la chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@cultureindecline2

                                A noter que ces vidéos sont en anglais mais elles peuvent être traduites avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »).

                                • Au cours du deuxième, il est question du « Plafond de la dette Bullsh * t » aux États-Unis d’Amérique, et de la contestabilité de la justification des restrictions bancaires traditionnelles : https://www.youtube.com/watch?v=FIONZZX0Z1s
                                • Le troisième épisode est sur le « complexe industriel activiste », sur comment la structure même de notre économie capitaliste détruit la plupart des tentatives de faire quelque chose de bien :

                                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                                Maître des clés

                                  Au réveil, peu après le réveil, j’eus la mauvaise surprise de voir que le site forum avait reçu pléthore de conseils de lecture et de visionnage d’internautes qui cherchaient à se donner le rôle de prescripteur, sans avoir pris en considération l’objectif du projet, ni même sûrement sans avoir pris le temps de consulter ce que je leur avais conseillé.

                                  Certains rabâchaient sur la sensibilité des plantes en évoquant des études – dont ils auraient pourtant dû prendre les interprétations avec des pincettes – , non pas pour promouvoir le frugivorisme mais pour se conforter dans leur alimentation de meurtriers d’animaux, à l’exception de deux qui évoquaient des régimes plus spéciaux.

                                  D’autres évoquaient des théories du complot, du climato-scepticisme traitant d’arrogant ceux qui pensaient que l’humain aurait plus d’impact que le soleil sur la terre sur le long terme ; un certain projet Blue Beam ; HAARP ; le NOM, le nouvel ordre mondial, le projet de The Great Reset, La grande réinitialisation ; et cetera thèses publiées par des médias hoaxeurs alternatifs tel que des moutons en rage, et / ou des thèses dénonçant des propagandes de tel ou tel camp mais sans remettre en question ce qui les transcendait, ce qui les causait. Et me reprochaient d’avance de ne pas respecter la liberté d’expression, que la censure était encore plus mal vue sur le darknet et que ce serait pas glop de ma part de ne pas leur accorder le moindre crédit.
                                  Et d’autres jetaient le discrédit en traitant certains théoriciens et théories de confusionnistes et souhaitaient attirer mon attention sur une liste de médias et de gens qu’ils avaient catégorisé de la sorte ou d’autres étiquettes d’opprobre, des généralités abusives.

                                  Je me redressai sur le siège, pris plusieurs grandes inspirations. Il m’aurait fallu plusieurs mois pour étudier sérieusement tous ces documents. A quoi bon alors qu’eux-mêmes n’avaient pas fait de recherche pour démêler le vrai du faux, et visiblement pas pris le temps de consulter ce que je leur avais suggéré, et qu’à la différence d’eux, c’étaient du « lu et approuvé » par l’expérience et non pas des théories gobées sans pouvoir vérifier ou sans chercher à vérifier, et pour certaines en passant à côté d’informations les invalidant, nécessitant juste un peu de bon sens, une petite recherche. Et surtout qu’ils en faisant diversion sur les idéaux.

                                  Je pris malgré tout le temps d’en zyeuter et de faire des recherches sur ces sujets avant de me dire que j’avais raison et de faire une réponse groupée :

                                  « Mesdames et messieurs les aspirants informateurs et prescripteurs,

                                  j’aime m’intéresser à divers sujets, diverses thèses, aux mystères de l’existence, j’aime philosopher, apprendre les histoires qui défient l’entendement, dépasser mes préjugés, dois-je cependant vous rappeler l’objectif pour lequel je vous ai sollicité, pour la « Révolutionère société » ? Vous me donnez cette impression. Alors pour rappel :

                                  – c’est bien d’être méfiant, d’avoir une part de doute, d’être sur ses gardes, mais vous devriez douter de vos propres informations quand vous ne pouvez être certain de leur part de vérité, et j’ai certes évoqué une bibliothèque d’informations et des soucis de diverses formes de corruptions, mais pour servir des idées de solutions contre les défis de l’ère, de civilisation, et non pas véhiculer des théories sans pouvoir enquêter pour vérifier ce qui relèverait de la véracité ;

                                  – le principe de base, c’est des idéaux en commun dont l’aspiration à un système anticapitaliste, et j’ajoute, je précise pour celles et ceux qui n’auraient pas encore compris : le véganisme pour l’humanité. Que vous vouliez ou pas l’admettre du fait de votre difficulté à remettre en question vos mauvaises habitudes, à moins de nombreuses allergies (encore que peut-être existe-t-il des solutions en tout cas, je ne sais, à voir si un spécialiste de la nutrition végétale pourrait aider), le véganisme, végétalisme peut-être adapté à tous, en s’informant bien sur vos propres besoins nutritionnels. Et il n’y a pas plus confusionniste que de faire l’amalgame entre sensibilité animale et végétale pour justifier un régime basé sur les mauvaises conditions de vie et les crimes d’animaux, tout en continuant à manger aussi des végétaux parce qu’on ne peut pas faire autrement sur ce plan d’existence. Je pourrais vous renvoyer à des articles de témoignages d’anciens carnistes qui pensaient comme vous et qui finalement se sont convertis, mais j’ai déjà partagé un certain nombre de liens que vous n’avez apparemment pas encore pris le temps de consulter. Je vous encourage vivement à le faire, notamment la série dédiée aux luttes animales et sociales qui vous fera prendre conscience du souci pour les animaux et le lien avec les luttes sociales et écologiques.
                                  Après, je ne suis pas contre le frugivorisme pour l’humanité, mais cela me semble plus délicat à généraliser, nécessite plus de précautions, pourquoi pas en favoriser la possibilité, mais je ne pense pas que cela soit une priorité ;

                                  – l’objectif de base ici, c’est de se structurer non pas pour consacrer le principal de l’énergie individuel et de groupe à un service d’informations, d’autres font cela très bien, mais pour un collectif non capitaliste et végan, un peu comme EOTOPIA : https://www.eotopia.org
                                  tourné vers la concrétisation d’une société viable tel qu’évoqué dans la conférence « Une société viable » (A Viable Society) ;

                                  Pour informations :

                                  – il y a plusieurs « niveaux » de vérité. J’entends par là le fait que vous pouvez savoir que dans tel ou tel pays il y a une attaque sous fausse bannière, des complots pour des intérêts géopolitiques, avoir raison de vous méfier de telle ou telle propagande, mais c’est des effets, et sans comprendre la vérité, les mécanismes de la cause qui influence, provoque ces effets, c’est comme si vous jugiez la pièce d’un puzzle sans avoir conscience de l’ensemble. Et de ce point de vue, le complotisme a l’excuse que des choses ne tournent pas rond, sauf que des complots soient avérés ne veut pas dire que tout est complot, et encore moins qu’il faille les dénoncer pour faire le jeu du statu quo. La dénonciation du concept du Nouvel ordre mondial en est un bon exemple. Et si vous y pensez bien, la peur du changement en soi, la peur du « NOM » est une instrumentalisation qui sert finalement les plans du « NOM », du capitalocène ;

                                  – l’impact de l’activité humaine est factuel, l’arrogance c’est de prétendre savoir de quoi il en retourne sans prendre le temps de s’intéresser à ce qui est des faits. Impression que beaucoup jugent et se la jouent savants alors que vous êtes des ignorants sur ce genre de sujet, et que vous le resterez tant que vous n’approfondirez pas pour en savoir plus : l’impact de l’éclairage urbain / du type de luminosité la nuit sur la qualité de l’air ; des matériaux et aménagements créant une différence de température au sol importante dans une même ville ; impact de l’utilisation des énergies fossiles, des éoliennes en mer sur de l’écosystème ; impact du bétonnage sur le climat ; l’élevage intensif, l’agriculture intensive sur les sols, l’acidification de l’océan, déforestation de l’Amazonie du fait de l’élevage, et de cause à effets sur le climat ; et cetera ;

                                  – la critique de l’instrumentalisation des problèmes a une raison d’être, mais au risque de me répéter, ce n’est pas une raison pour ne pas chercher à régler les problèmes, à ne pas prendre en considération les soucis. Par exemple la taxe carbone peut-être critiquée, pas le fait qu’il faudrait pouvoir lutter contre la pollution et tenter de mettre en place des solutions, d’organiser l’économie qui permettrait de pérenniser la civilisation, d’éviter le carnage du fait des pollutions ;

                                  – si vous avez pris le temps de lire les articles et voir ce que je vous ai suggérés, vous devriez comprendre que vouloir de la liberté d’expression est un concept qui n’a pas tellement de sens si c’est pour dire n’importe quoi, qu’être libre penseur ne veut pas dire grand-chose si on ne sait pas s’informer, que l’essentiel c’est une matière à penser conséquente. Pour le dire autrement : d’accord pour ne pas criminaliser la parole mais pas d’accord pour donner libre cours à la diffamation et aux encouragements aux meurtres comme le font les non végans, d’autant dans cet espace où il est possible d’être proactif ou de se donner le temps de mieux réfléchir et de peser ses mots.
                                  Pour argumenter en détails sur le concept de liberté d’expression, à écouter ou lire l’épisode 40 du podcast « Revolution Now ! ». La transcription après la vidéo sur : https://www.revolutionnow.live/episode-40/
                                  peut être facilement traduite (mais attention à la traduction automatique de certains passage), ou sinon il y a l’option de traduction automatique de YouTube ;

                                  – un de vous a partagé la citation “Si le Peuple avait la moindre idée de ce que nous avons fait, il nous traînerait dans la rue et nous lyncherait.” (George W.Bush alors Président des USA – 1992)
                                  mais est-ce bien sérieux ? De ces hommes sont peut-être coupables de mauvais choix, de crimes, de provoquer des guerres, mais ils sont surtout des agents d’un système. Et les dénoncer sans vouloir changer le système, c’est faire leur jeu, faire le jeu du système qui les a façonnés, vous ne pensez pas ?
                                  Aussi, il me semble qu’à notre époque, du fait de l’urgence climatique, une citation plus à propos, plus pertinente :

                                  « Si les citoyennes et citoyens du monde comprenaient le péril civilisationnel et l’urgence, ils végétaliseraient leur alimentation et arrêteraient tout, rejoindraient Extinction Rébellion, voire feraient une grève générale illimitée pour un système viable, pérenne, et la grève durerait au moins le temps que soit mis en place l’amorce, les bases, les rouages qui permettront d’avancer dans cette direction, ou ils s’attacheraient à le faire eux-mêmes, le rendre concret d’une manière ou d’une autre. » ;

                                  Merci d’avoir pris le temps de lire et de réfléchir,
                                  Au plaisir ! »

                                  J’hésitai à poster un tel message. Après un instant de méditation, je finis par le faire.

                                  Et ceci écrit, je pense que j’ai fait le tour de la théorie, de diverses théories. Je vous raconterai la suite si de notre mission réussie. Si vous pourrez / pouvez en lire plus, c’est que cela sera / est un succès, ou au moins relatif succès. En attendant, pour le moment, je vous souhaite bon courage, belle vie autant que faire se peut, d’arriver à surmonter les épreuves, composer avec les difficultés, les soucis.

                                   

                                  Essai de lecture du 27 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=29

                                   

                                15 sujets de 151 à 165 (sur un total de 235)