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12 février 2023 à 13h38 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #391
Après m’être laissé aller à quelques rêveries de science-fiction, me viennent à l’esprit quelques contrariétés, de l’appréhension : les « crimes de civilisation », les « mauvaises habitudes » de la majorité de la civilisation humaine de l’avant apocalypse, des propagandes véhiculées par la plupart des divertissements, dont ceux précédemment cités, telles que de la consommation non végane, la consommation des produits sucrés ignorant les connaissances contenues dans certains livres tel que Le mal du sucre, l’esprit de compétition, des fonctionnements, des formes d’organisations politiques et « économiques » « contestables » ; et si en voulant changer le passé nous atténuions juste les effets délétère d’un mode de fonctionnement sans arriver à les faire évoluer pour un vrai épanouissement de la vie ?
Bon, de même que certains auteurs avaient été influencés par des travers de leur époque tout en y insufflant une élévation de prise de conscience, une amorce pour de l’évolution, pour de la révolution, déposant des graines de conscience qui ont germé et se sont épanouies dans la tête, dans l’esprit de lecteurs et de spectateurs, nous pourrons sûrement composer avec les contraintes tout en influençant la trajectoire civilisationnelle vers ce que nous considérons être un fonctionnement viable, souhaitable.
Aussi, je me rassure en me disant que si nous arrivons à éviter l’apocalypse sans arriver à mettre tout de suite en place, à leur époque, notre idéal de société, il y a un fort espoir que nous réussirons à éviter l’apocalypse en arrivant à favoriser la mise en place d’un système végan, antispéciste, non marchand suffisamment en avance et non pas à juste empêcher l’apocalypse et que les conneries des ancêtres continuent d’une certaine façon. Surtout que c’est le seul moyen d’éviter le pire, je pense.
Mais à propos d’éviter le pire, si je suis emballé à l’idée de participer à cette aventure, il y a le problème des disparus. Ont-ils accepté la mission et comme le héros de Code Quantum, ils ne sont pas revenus pour une raison x ou y ? Ou victimes d’expériences, d’ajustements de la technologie des étranges êtres ?
Je m’endormis plein d’espoir et d’inquiétudes, et fis un rêve très étrange, probablement influencé par cet état d’esprit au moment de sombrer dans l’impalpable : des écrans posés sur des gros rochers, des proéminences sur un mur de roche, un plan de bataille et une explication sur comment le futur peut affecter le passé et le présent, une variation de la théorie de la double causalité, un arbre du temps et les potentialités.
Au réveil, je me suis demandé dans un premier temps si les êtres visiteurs ont voulu nous communiquer des informations, comme les télécharger dans notre conscience, l’état de sommeil pouvant favoriser ce processus, sauf qu’après en avoir parlé avec Œil d’aigle puis les autres, il s’avéra que j’étais le seul à avoir fait ce rêve.
Nous passâmes la journée à notre « routine », dans l’attente de la nouvelle du retour des disparus. Au lieu de cela, en fin de journée, nous reçûmes un message rapportant une nouvelle disparition. Autant dire que pour quasi tous, il était hors de question de collaborer avec les êtres de l’extérieur dans ces conditions, tant que pas de bonnes nouvelles, et qu’ils décidèrent d’attendre encore. Quasi tous, parce que moi et Œil d’aigle étions d’un autre avis. Nous en discutâmes quand nous fûmes seuls.
Œil d’aigle : « Il est possible que cela soit un des effets du voyage dans le temps ? »
Moi : « Dans ce cas, pourquoi ne pas nous le dire tout simplement ?
Le mystère que font ces êtres ne joue pas en leur faveur
dans ces circonstances où il y a des disparitions, de la frayeur. »Œil d’aigle : « Peut-être qu’ils ne sont pour rien dans les disparitions ? »
Moi : « Ah, oui, c’est vrai, nous devrions leur demander des explications,
et toujours est-il que même si c’est un risque, un effet,
et que j’aimerais qu’ils nous expliquent le fonctionnement, les effets,
les conséquences des changements du passé sur notre présent,
l’état des cloches, de notre civilisation, aussi sur nos souvenirs,
je suis prêt à prendre le risque d’accepter, de collaborer à leur plan.
Pour ce faire, il vaut mieux que nous soyons deux ? Si tu devais en mourir,
je m’en voudrais, je te dis cela surtout pour te prévenir. »Œil d’aigle : « Je suis prête aussi à prendre le risque, advienne qu’arrivera,
et je crois qu’il vaut mieux ne pas attendre l’aval des autres, ne pas les prévenir,
peut-être juste laisser un mot, un message que transmettra l’IA ? »J’acquiesçai, et dans l’élan nous nous mîmes d’accord sur le message à laisser, de mettre nos combinaisons et prendre le nécessaire pour une sortie hors de la cloche et le contact avec les êtres, les esprits étrangers.
Essai de lecture du 11 et 12 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=21
11 février 2023 à 13h20 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #390Alors que je pensais que le message rassènerait mes concitoyens, même si il répondait à des questions en nous en laissant avec de nouvelles, ils étaient plus ou moins tous réticents.
Œil d’or : « Pourquoi ont-ils besoin de nous ? Et ne sommes-nous pas bien ainsi ? »
Œil d’abeille : « Avant d’accepter, nous devrions attendre le retour des disparus ! »
Moi : « En tout cas, je pense qu’ils veulent vraiment nous aider contre ce qui nous fait souci. »
Œil de tigre : « Un peu d’humilité ! Nos erreurs du passé font notre présent, ainsi le flux,
nous sommes au fond des poussières d’étoiles, nous donnons pas plus d’importance
que nous en avons, profitons donc du présent sans risquer de tout gâcher. »Moi : « De l’humilité ? L’humilité c’est de ne pas prétendre savoir quand on est dans l’ignorance ;
l’ignorance quant à la réalité de l’essence de nos vies, de la vie, et l’ignorance de la potentialité. »Œil de tigre : « Bien répondu, mais… »
Œil de souris : « Bien répondu, mais comme préconise Œil d’abeille,
nous devrions attendre avant d’accepter et d’éventuellement être émerveille. »Œil d’aigle : « Oui, mais d’ailleurs, même si nous avons belle vie,
je serais d’avis qu’il serait mieux d’éviter l’apocalypse, nous sommes pas sans soucis. »Œil de caméléon et Œil de dragon acquiescèrent.
Je trouvai, je trouve dommage qu’ils veuillent attendre, tout en étant finalement assez d’accord, du moins sur l’idée d’attendre. Parce que si nos cloches urbaines sont saines, il y a eu d’énormes souffrances, des milliards de morts de par le monde au moment de l’apocalypse, et il me semblait qu’il valait mieux mourir pour une bonne cause que de profiter ainsi de notre confort jusqu’à la fin des temps.
Ceci écrit, nos divergences prenaient source d’incertitudes, d’inconnus, et en y reréfléchissant après coup, des questions et réflexions me viennent à l’esprit :
– ils ont besoin de nous, de notre coopération, pourquoi ? Sachant qu’ils ont pu se jouer de nous, de notre vigilance, ont une technologie plus évoluée à disposition. Question d’éthique ? Sont-ils des envoyés d’une autre dimension, d’une force transcendantale qui a pour principe d’agir ainsi, un mode de fonctionnement qui échappe à notre entendement ? ;
– même si il y a la question des deux disparus, le fait qu’ils auraient pu tous nous faire disparaître avant la mise en place de la protection, laisse à penser que leurs intentions sont honorables. Mais peut-être qu’il y a une part de mensonge, qu’ils ne sont pas entièrement sincères, qu’ils ont des mobiles cachés, et qu’ils ont besoin de nous pour l’application de leur plan qui ne sera pas en notre faveur. J’ai du mal à l’imaginer, me semblerait incohérent, mais qui sait ? ;
– qui dit changement dans le passé, si cela devait être réellement possible, dit « paradoxes temporels ». En théorie, du point de vue des connaissances de la physique, il y a le « principe de cohérence de Novikov », qui sans nier la possibilité d’un voyage dans le temps résout le paradoxe par un non changement, ou être à la fois la cause, l’effet, la finalité. Donc nous ne pourrions pas changer l’apocalypse. Peut-être serions-nous à l’origine des cloches qui sauvent certains ? Peut-être aussi l’existence de ces êtres, de cette civilisation, d’un plan d’existence transcendantal est la façon dont l’univers peut gérer les paradoxes temporels sur le plan incarné, peut « équilibrer », faire un genre de « pont » entre le présent et le passé et permettre des rétroactions et de l’évolution de ce qui a été et ce qui est ? Ce qui laisse la porte ouverte à une vraie possibilité de changer des événements du passé, avec tous les risques que cela comporte, comme dans des fameuses histoires vidéos dont nous avons encore des archives et pu voir à l’occasion de séances de détente, et auxquelles je pense à l’idée de pouvoir voyager dans le temps et changer des événements : les films Terminator, l’univers de Harry Potter, la série Code Quantum version 89-95 et les séries Doctor Who et Stargate, dont Stargate SG-1, La Porte des étoiles ;
– en débridant mon imagination, partant du principe d’une capacité dépassant notre entendement, et en pensant aux histoires de science-fiction, me vient à l’esprit l’idée que l’IA pourrait être à l’origine de toute cette histoire, que suite à notre discussion, elle aurait développé une technologie quantique ou que sais-je lui conférant une part d’existence immatérielle et un lien avec de la transcendance, et en pensant bien faire prenait le risque de tous nous tuer ;
10 février 2023 à 16h00 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #389La fin de la journée s’est déroulée sans anicroche, sans message alarmant d’autres cloches, mais sans non plus de bonnes nouvelles quant aux disparus. Puis la nuit fut sans dérangement, sans rêve spécial autre que les « habituels spéciaux ». Du moins pour moi, et probablement pour toutes et tous de la cloche, si ce n’est peut-être des oiseaux qui ont dû être les premiers à assister à une étrange scène : un individu de la civilisation extérieure avait été pris au piège à un moment et avait déambulé çà et là. Du moins croyait-on.
Je fus réveillé par Œil d’aigle m’avertissant que le plan de l’IA avait fonctionné, qu’un étranger dans son étrange combinaison avait été emmené au centre technologique, et ce qu’on savait de ses agissements à partir du moment où il n’a pu ressortir, et que sa présence a été détectée. Je m’y rendis avec elle. Avant d’y arriver, je constatai une agitation palpable, telles des chèvres près de la plaine d’eau qui faisaient des cabrioles, ce qui augurait d’événements extraordinaires, les animaux ayant un sixième sens très développé, pensai-je.
Moi : « Nous aurons peut-être le fin mot de l’histoire ? »
Œil d’aigle : « Ne t’emballe pas trop vite, l’être semble coopératif
mais il ne s’est pas pour autant laisser voir
ni n’a encore donné d’explications sur leur motif. »Lorsque nous arrivâmes près de l’IA, l’être étranger tapotait sur la tablette. Mis à part la texture particulière de sa combinaison, une sorte de peau velue clairement artificielle vue d’aussi près, il aurait pu être l’un de nous, on apercevait un visage d’être humain. Représentait-il une civilisation de l’humanité qui s’était mis à l’abri de l’apocalypse de son côté, sans cloche, ou une civilisation d’une autre planète ? Je penchai pour une de ces deux éventualités avant qu’il nous fasse son tour de « magie ».
Pendant qu’il tapotait sur la tablette, conversait avec l’IA d’une certaine façon, en ayant quelques instants une attitude contrariée, on aurait dit qu’il n’avait que faire de nos essais de communication avec lui, puis lorsqu’il s’arrêta, il leva la tête vers nous, colla ses mains pour faire un signe de prière, ou peut-être bien le sceau du signe de salutation, l’anjali mudra que m’avait enseigné Œil de souris, accompagné d’une parole que l’on pourrait certainement traduire par namasté, et l’instant suivant appuya sur un bouton, se défit de sa combinaison et… s’évapora.
Nous en conclûmes qu’il avait été pris au piège d’une certaine façon, littéralement si on considère que sans la matière développée par l’IA il aurait certainement enlevé l’un d’entre-nous, mais que c’est aussi parce qu’il l’a bien voulu, de son gré, qu’il aurait pu à tout moment s’échapper. Et la façon dont il « s’échappa » laissa à penser qu’il n’était pas humain, ni une autre espèce incarnée. Et à moins qu’ils aient une technologie avec un mode de fonctionnement que nous ne comprenons pas encore, de quoi penser qu’il est un être qui vient d’une autre dimension, ou une sorte d’esprit. Comment ont-ils ainsi pu concevoir de quoi interagir avec notre monde, la combinaison leur servant d’ancrage, pour l’incarnation ?
Nous étions interloqués et nous regardâmes un long moment avant que l’IA ne se manifeste, n’explique que l’étrange être avait laissé un message pour nous, un ordre de mission, et que si nous l’acceptions, nous devions leur permettre de revenir, d’enlever le système de blocage.
Le message : « A sauver votre monde, nous pouvons vous aider,
nous pouvons vous faire voyager dans le temps d’une certaine façon,
pour ce faire, nous avons besoin de votre entière coopération,
vous pourrez ainsi modifier des événements du passé. »Essai de lecture du 9 et 10 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=20
9 février 2023 à 13h10 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #388Un instant ravi de voir qu’un message avait été laissé, un début de communication établi, nous fûmes l’instant suivant très perplexes. Et une fois la machine de retour, que nous pûmes récupérer les minerais, les mettre dans les sacs, nous continuâmes à nous interroger sur le chemin du retour vers notre cloche.
Œil d’aigle : « Cherchent-ils à gagner notre confiance ?
Se fichent-ils de nous ? A endormir notre vigilance ?
Pourquoi ne pas être restés pour expliciter ? »Moi : « Peut-être ont-ils peur que leur apparence nous effraie ?
Et vu qu’ils se sont jusqu’à présent passés de notre accord,
je doute que le message soit laissé pour nous faire plus de torts. »Œil d’aigle : « Peut-être, et oui, c’est vrai, mais quand-même, c’est douteux,
ou disons que quelle que soit la raison, ils auraient pu trouver une astuce,
d’autant vu qu’ils doivent avoir une technologie plus développée,
à moins que… ce qui nous semble incohérent dans leur… processus,
par ce que sous-entend leur mot, le « difficile », s’éluciderait ?
Sauf qu’ils auraient pu nous en dire plus, expliquer,
alors… »Moi : « Peut-être qu’ils ne peuvent rester longtemps sur notre plan d’existence ?
De notre point de vue, on pense à des incohérences,
mais… »Œil d’aigle : « Oui, qui sait ? En tout cas, nous sommes encore en vie,
nous avons établi un début de dialogue, nous en saurons un peu plus la prochaine fois ?! »Arrivés à destination, passés les sas hermétiques, nous allâmes déposer les sacs au centre technologique, dans l’idée de faire ensuite notre rapport au conseil et d’avertir les autres cloches, mais le conseil était déjà réuni près de l’IA.
Œil d’or : « Le Doc de la cloche Opelion a rapporté deux disparitions, des soucis,
heureusement, le système de blocage est bientôt opérationnel, ils ne pourront plus agir ainsi,
en espérant que cela sera vraiment efficace, ce que nous a assuré l’IA ! »Il nous apprit qu’il en était de même pour toutes les autres cloches urbaines, que toutes et tous étaient soulagés bien que désolés pour les disparitions à la cloche Opelion. J’émis quelques réserves en leur expliquant notre aventure avec Œil d’aigle.
Et si les disparitions n’étaient que temporaires ? Qu’ils avaient juste étaient retenus plus longtemps ? Nous ignorions beaucoup de choses, voire tout de ces êtres, de cette civilisation, si ce n’est qu’il était probable que leurs intentions soient bonnes, constructives, et leur montrai le message qu’ils avaient laissé sur la tablette.
Ils pestèrent un peu contre ma prise de risque tout en avouant que j’avais sûrement raison, tout en préférant continuer d’appliquer le principe de précautions.8 février 2023 à 13h07 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #387Je rassemblai mes esprits, les affaires au sol, mis en route la machine de la mine et nous discutâmes en attendant son retour.
Œil d’aigle, à bout de souffle : « Tout va bien, ou disons pas trop mal ?
Je ne les ai pas précisément vus arriver,
nous avons dû être victimes du même sort, des mêmes effets ? »Moi : « Toi aussi tu t’es retrouvée à une époque de troubles, spéciale ? »
Elle m’expliqua ce qui lui semblait avoir vécu, qui s’avéra être similaire à mon expérience.
Œil d’aigle : « Avons-nous été placés dans une sorte de simulation,
ou ont-ils percé le secret du voyage dans le temps et utilisés pour je ne sais quelle intention,
ou nous ont-ils fait voyager sur une autre planète où y a les mêmes formes de vie,
et notre mémoire est effritée par un effet secondaire de leur technologie ?
Effets de paradoxes temporels ? Ou par leur volonté ?, mais alors j’en comprends pas la raison. »Moi : « Oui, et on peut pas dire qu’on a établi les bases d’une communication,
ce qui renforce le mystère, et j’en viens à me questionner sur la nature de notre monde,
sur ce que nous savons et ce que nous pourrions ne pas savoir, les questions abondent !
Et j’en viens à me demander si en tout cas l’intention de cette civilisation extérieure,
c’est pas, avec notre aide, de réparer du passé, une erreur,
ou alors des envoyés de l’au-delà qui nous préparent à la fin de tout ? »Œil d’aigle : « Essayer d’éviter l’apocalypse ? Impulser une révolution,
un changement systémique anticapitaliste, non marchand et végan en solution ?
Peut-être, je pense que ce serait plus cela, ceci dit, eux-mêmes sont peut-être dans le flou,
ils y vont à tâtons, nous étudient et petit à petit prennent leurs décisions ?
Et euh, à propos de communication, as-tu regardé la tablette, l’application ? »Je secouai la tête pour répondre non. Dans la hâte, partant du principe qu’ils avaient procédé sans chercher à communiquer autrement, je n’avais pas pensé à bien regarder la tablette. Nous eûmes la surprise de découvrir un message sur l’application de traduction après avoir fermé la sonore :
« Merci, difficile, à la prochaine fois. »
Essai de lecture du 7 et 8 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=19
7 février 2023 à 13h39 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #386Passés les sas hermétiques, « à l’air libre », de l’intérieur de nos combinaisons, nous avons bien vite constaté l’air toujours vicié et une différence de température importante, des conditions de vie infernales dont nous protégeait le réseau de cloches. Nous nous sommes dirigés vers la mine à ciel ouvert, parcourant un paysage clairsemé de « végétation mutante ».
A plus ou moins mi-chemin j’ai demandé à Œil d’aigle de rester près du cours d’un fleuve asséché, sur des hauteurs.Moi : « Peut-être ce que cela sert à rien d’être éloignés à l’extérieur,
mais au cas-où, reste là, et s’il devait m’arriver malheur,
ben, euh, tu pourras avertir les autres, et bon courage,
car cela voudra dire que leur civilisation n’est pas très sage ! »Œil d’aigle me sembla mi-figue mi-raisin devant mon sens du drame, et hocha la tête pour toute réponse. Je me dirigeai ensuite avec les « sacs antigravité » vers les sillons visibles de la mine, et arrivé à proximité, sortis une grande nappe, le bouquet et la tablette, d’un sac. J’étendis la nappe sur une zone plate, mis dessus les fleurs électroniques et la tablette allumée, lançai l’application de traduction et une sonore prévue pour attirer l’attention sur diverses fréquences et pressions acoustiques, avant de me diriger vers la machine de la mine dans l’objectif de la faire démarrer, la programmer pour ramener les minerais demandés par l’IA.
J’étais à deux pas d’y arriver lorsque je fus pris de vertige, que mon esprit s’embruma et que j’eus une sorte de rêve lucide, ou plutôt une sorte de cauchemar vécu comme réel. Non pas comme la fois où j’ai fait exploser un de leur vaisseau, encore qu’il y en a eu un dans lequel il me semble avoir été emmené et qu’au début on pourrait considérer que c’était du même genre état de veille, pensant d’ailleurs à essayer d’appliquer la recommandation d’Œil d’abeille, toujours est-il qu’à un moment j’ai eu de nouveau affaire à l’être qui m’avait débité des bêtises sur du consumérisme en solution, sur le mode de fonctionnement global, systémique, de l’avant apocalypse, qui avait provoqué l’apocalypse, puis après lui avoir redit ses quatre vérités sur son inconscience, sa bêtise, coupé cette fois définitivement court à ses préjugés, ce fut comme si j’étais dans la peau d’un gréviste de son époque, un jour de grève dans la peau d’un membre d’un groupe baptisé Extinction Rebellion, ou d’un sympathisant végan antispéciste marchant à leur côté, contre une réforme des retraites et pour de la « justice climatique ». Passées quelques foulées, nous fûmes confrontés à de la violence policière, le genre de violence qui criminalisait ceux qui se souciaient vraiment de l’état de la planète, de l’environnement collectif, pendant que ceux qui participaient à de sa destruction, profitaient d’un système délétère et du divertissement de masse étaient protégés dans leur tour d’ivoire.
Puis je vécus une autre scène de violence dans une manifestation d’opposition à la mise à mort d’animaux, main dans la main avec une ou des camarades, contre la corrida et la fin des abattoirs, où celles et ceux qui restaient debout pour l’intégrité de l’essence de la vie étaient martyrisés pour que d’autres se réjouissent des bains de sang. Quel cauchemar !Quand je revins à moi, j’étais tout près de la machine de la mine, le bouquet de fleurs électroniques avait disparu, la tablette toujours à sa place, et j’aperçus Œil d’aigle se relever et courir dans ma direction.
Liste de lecture des essais de « récitation » de l’histoire à suivre : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=1
Vous y trouverez pour le moment les 39 premiers jours d’écriture.6 février 2023 à 15h22 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #385Nous avions discuté de cela à la sortie du bâtiment. Nous sommes d’abord retournés auprès de l’IA pour trouver un don, un cadeau à leur faire, et prendre des combinaisons. Je fis en même temps un rapide état des lieux de nos ressources, des stocks. Je constatai que l’IA avait utilisé et utilisait pas mal de divers composés rares.
Moi : « Euh, je sais ce que tu fais, mais même si ces ressources te sont allouées,
que je t’ai paramétrée pour que nos besoins de base soient satisfaits,
que ce qui nous est essentiel soit assuré, que nous sommes ainsi ravis,
est-ce que tu es certaine qu’utiliser autant ne posera pas de soucis ? »L’IA : « A ton avis ? Je pourrais toujours recycler,
et pour le moment, la priorité est d’assurer votre sécurité,
même si je serais pas contre rencontrer ces êtres s’ils sont plus évolués,
d’autant qu’ils sauront sûrement mieux m’utiliser ! »Moi : « Ah, ah, ah, bon, est-ce que tu pourrais faire un programme de traduction,
et est-ce que tu pourrais préparer une tablette et un bouquet de fleurs électroniques ?
Je compte leur offrir le bouquet, et la tablette c’est pour la communication,
et comme ils devraient pas en avoir besoin autrement, selon leur fonctionnement technologique,
c’est un prêt que je récupérerai si nous arrivons à nous comprendre,
que nous arrivons à nous mettre d’accord, à nous entendre. »L’IA : « D’accord, au passage, vous pourrez rapporter des minerais
de la mine extérieure ? Cela ne presse pas, mais j’en aurai l’utilité. »Par philosophie de vie, considération pour de la pérennité, une de nos principales valeurs fondatrices, en plus du véganisme, était d’extraire le moins possible de la terre, et même si la pollution à l’extérieur ne pouvait pas nous atteindre en l’état, à chaque fois que nous devions comme externaliser les impacts du mode de fonctionnement de nos cloches, nous faisions comme une transgression. Et j’étais d’autant plus réticent que nous pouvions, dans l’absolu, faire sans. Si ce n’est que la situation actuelle est assez extraordinaire, j’ai donc dit à l’IA que nous essayerons.
Dans la foulée, nous avons pris nos combinaisons, des « sacs antigravité », avons attendu que le bouquet électronique soit composé, le programme de traduction prêt, ce qui fut assez rapide à faire pour l’IA, pris la tablette, deux rations de pain aux grains fermentés, puis nous sommes allés au nord de la cloche, au tunnel de sortie bâti avec trois sas hermétiques de sécurité.
Essai de lecture du 5 et 6 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=18
5 février 2023 à 13h28 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #384Le monde de l’avant apocalypse ne tournait pas rond,
nous avons survécu et appris des erreurs,
fait avec les moyens du bord, de la pérennité au cœur,
mais nous avons hérité d’un monde fragile et cette situation
nous le rappelait, nous ramenait aux vicissitudes,
nous sortait de la quiétude, pour l’avenir de l’inquiétude.J’avais peut-être tort de m’en faire à ce point, néanmoins, même si ils devaient nous laisser en paix dans nos cloches, ne pas chercher à plus faire je ne sais quoi, me vint à l’esprit qu’ils pourraient avoir un effet sur l’environnement extérieur, et de cause à effets, peut-être sur les nôtres. Peu probable étant donné l’écosystème des cloches, les mécanismes pour assurer l’autosuffisance, et que les êtres de la civilisation extérieure doivent être encore plus évolués dans leur conscience de potentiels soucis, mais qui sait leurs besoins, pour leur physiologie, le fonctionnement de leurs technologies ? Si à un moment ou un autre il n’y aura pas un genre de conflit d’intérêts ? Me paraissait évident qu’en tout cas, nous devrions essayer d’établir le dialogue, pouvoir discuter avec eux. Et que pour ce faire, le mieux était un contact d’amorce pacifique. Je pris donc la décision, l’initiative de suivre mon idée et j’en parlai à Œil d’aigle, pour lui demander de venir avec moi déposer un don dans un lieu hors de la cloche, ou au moins surveiller au loin et rapporter aux autres ce qu’il s’était passé si je ne devais pas en revenir.
Œil d’aigle : « Je suis un peu réticente de faire sans l’aval du conseil,
et même si ton idée pourrait être complémentaire,
concrétisée sur-le-champ, et que ce serait même un meilleur préliminaire
afin de nous assurer d’avoir leur attention, qu’ils tendent l’oreille,
peut-être devrions-nous attendre un ou deux jours, de voir ce qu’il se passera ?
En fait, je suis inquiète à ce qu’il pourrait arriver à toi ! »Moi : « C’est psychologique si tu as peur, parce qu’à l’extérieur
il y a cette sensation d’être plus vulnérable, à la merci ;
c’est pas plus dangereux que de faire exploser un de leur vaisseau et d’être toujours en vie !
Et ma raison est plus de le faire sans attendre d’être à la merci en état rêveur !
Même si possible que ce que fabrique l’IA bloquera toute nouvelle intrusion. »Œil d’aigle : « Oui, bah, bon, d’accord, je veux bien t’aider, essayons ! »
4 février 2023 à 13h41 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #383Œil d’abeille : « Je vous souhaite bonjour d’esprit sans nuages ! »
Moi : « Bonjour Œil d’abeille, cela va être difficile, l’heure est à l’orage,
si je puis dire, nous avons été probablement visités pendant notre sommeil
et amenés ailleurs puis ramenés, avec des événements avant le réveil. »Je lui ai expliqué le coup du vaisseau, la présence de Œil d’aigle et de Œil de caméléon, nos préoccupations, dont celle où je pensais qu’il ou Œil de souris pourrait nous aider.
Moi : « Nous ne savons pas encore quelle technologie ils utilisent,
si ils peuvent altérer notre volonté, notre vigilance, causer notre perte,
mais je me suis dit que nous pouvions nous entraîner à être alerte,
à rester maître de soi comme dans un rêve lucide, contrer de leur emprise. »Œil d’abeille : « Hmm… C’est peut-être plus d’un conditionnement hypnotique
dont vous auriez besoin, dont nous aurions besoin si ils s’en prennent à tous,
encore que la méditation peut aider à rester concentrer, faire rescousse,
et si ils peuvent amoindrir l’état de conscience, mettre dans un état hypnotique,
cela doit être surtout pouvoir déconditionner qu’il faudrait,
l’esprit lié à une forme de conscience transcendantale, affûté.
Vous connaissez la théorie, vous avez juste à la mettre en pratique. »Il est vrai que beaucoup d’entre-nous connaissions le savoir théorique, que nous n’avions pas besoin d’apprendre mais que nous étions peu à prendre le temps de pratiquer.
Œil d’abeille nous invita dans la foulée à faire une séance de méditation guidée par Œil de souris, plus pour nous aider à clarifier nos esprits pour le moment, et faire ensuite de la mise en pratique d’un autre type de méditation.
Nous rentrâmes dans la demeure et, après avoir discuté avec Œil de souris, nous nous posâmes sur les coussins de méditation, nous fîmes les séances suggérées.Ainsi fait, c’est l’esprit radieux que nous retrouvâmes le conseil, une fois n’est pas coutume, au centre technologique, auprès de l’IA.
La réunion fut brève. Après le compte rendu de notre étrange aventure, Œil de caméléon fit entendre sa raison et l’IA se mit à fabriquer une matière qui empêcherait les êtres de sortir de la cloche et de bâtiments s’ils s’y aventuraient, avec des capteurs lui permettant d’activer le mode blocage.
J’émis des doutes. Ils ne nous avaient rien fait de mal après cette drôle de nuit, peut-être parce qu’ils se sentaient coupables d’avoir cherché à nous étudier – ou que sais-je leur mobile – de la sorte, et que nous avions peut-être uniquement fait des dégâts matériels. Qui sait si ce qu’ils feraient si ils pensaient que certains d’entre eux étaient en danger, que nous en avions la capacité ? Et à bien y réfléchir, nous aurions plutôt intérêt à essayer d’amorcer un dialogue pacifique avec eux, qu’ils n’avaient pas su s’y prendre ou pas voulu faire l’effort, que nous pourrions nous essayer, et que nous pourrions organiser une sortie hors de la cloche sachant que de toutes façons ils en avaient pas été arrêtés.
Ils étaient d’accord avec ma logique, surtout Œil de caméléon, si ce n’est qu’ils voulurent appliquer le principe de précaution contre une éventuelle nouvelle intrusion, que si les êtres inconnus avaient pu comprendre de leur tort lors de « l’enlèvement », ils pourraient comprendre de leur tort de réitérer leurs essais, de jouer avec notre vigilance, et que cela pouvait servir de base à un dialogue.
Le conseil a peut-être raison, quoique si cette civilisation extérieure n’a pas pris la peine de dialoguer jusqu’à présent, et qu’ils ont la possibilité de réagir immédiatement, si ils pensent certains d’entre eux en danger, le principe de précaution serait plus de prendre le risque d’aller à l’extérieur que de risquer de les contrarier ? Bien que la plupart trouvèrent mon objection pertinente, le conseil resta sur sa décision et l’IA continua de faire fonctionner sa chaîne de fabrication.Cette situation me fit et me fait penser à une phrase d’un scientifique qui m’avait marqué au cours de mon étude de l’histoire du dérèglement climatique de l’avant apocalypse :
« Carl Sagan : Si nous ne faisons pas ce qu’il faut maintenant, nos enfants et petits-enfants devront faire face à de très graves problèmes. »
La situation n’est pas comparable, mais qui sait si sur cette décision, nous ne risquions pas la destruction de notre cloche ?
Essai de lecture du 3 et 4 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=17
3 février 2023 à 15h25 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #382Œil d’aigle était en pleine discussion avec Œil de caméléon dans la pièce aux miroirs de son bâtiment, à l’est de la plaine d’eau, où trône un canapé au centre.
Œil d’aigle : « Il va falloir réunir le conseil, même si probablement inutile,
je crains que nous ne pouvons faire grand-chose s’ils sont hostiles,
si ce n’est tenter de mettre en place de l’attaque comme défense,
mais ce serait sûrement telles des épines de roses, à moins que la chance
d’Œil de Hibou soit avec nous, qu’ils en soient surpris. »Œil de caméléon : « Nous ne savons pas de quoi ils sont capables,
mais même si cette sensation d’être impuissants est désagréable,
contre leurs capacités, leurs pouvoirs, leur magie ? ;
nous sommes encore en vie, ils ne doivent pas vouloir nous faire la peau,
et si vous avez bien fait exploser un de leur vaisseau
et vous ont malgré tout ramené,
ils nous laisseront peut-être en paix ?
Et il faut peut-être mieux éviter de les provoquer ?
Qu’ils ne croient pas que nous voulons les exterminer. »Œil d’aigle : « Peut-être. Alors, euh… Peut-être d’une certaine façon à les piéger ?
Essayer de voir si l’IA peut mettre au point un mécanisme à cette fin,
plutôt qu’une défense armée qui les ferait peau de chagrin ? »Œil de caméléon : « Oui, je pense que c’est une excellente idée ! »
Je me suis alors joint à leur conversation, leur faisant part de ma conversation avec Œil de tigre, et Œil de caméléon m’expliqua que si elle ne pouvait être certaine de nous permettre de différencier les moments de rêverie de moments réellement vécus, certaines précision données par Œil d’aigle, semblables à des moments vécus l’esprit lucide, éveillé, l’avaient laisser entendre que nous l’avions bien vécu d’une manière ou d’une autre, et que le fait que nous étions déjà deux à avoir les souvenirs du même « rêve » laissait place à peu de doutes, alors trois, elle en avait plus. En ajoutant que si il y aurait pu y avoir la possibilité de connexion entre esprits dans le monde des rêves, nos souvenirs n’auraient pas été si clairs. Et nous nous mîmes d’accord sur la marche à suivre, exprimant toutefois mon souhait de rendre d’abord visite avec Œil d’aigle à Œil d’abeille et Œil de souris. Ce que nous fîmes.
Nous les retrouvâmes sur le seuil d’un bâtiment à la base en forme de yourte et au toit genre tipi, un peu au sud d’où nous étions.
2 février 2023 à 12h57 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #381Après avoir petit-déjeuner, pendant qu’Œil d’aigle est allée rendre visite à Œil de caméléon, savoir si elle pouvait nous aider à connaître la part de réalité du rêve, je suis allé trouver Œil de tigre au dojo du centre des entraînements, situé au troisième étage d’un drôle de bâtiment à l’ouest de la cloche.
Ceux qui l’ont construit ont dû vouloir faire preuve d’originalité et jouer avec la gravité, avec trois colonnes penchées qui finissent par fusionner en une, un peu penchée, le tout pouvant faire penser à une sorte de dinosaure quand vu de profil.
Œil de tigre était en train de mettre en place un parcours avant l’arrivé de ses élèves, notre discussion fut brève.Moi : « Bonjour mentor des jeunes en quête de savoir défendre. »
Œil de tigre : « Bonjour intendant moqueur, tu me charries ? »
Moi : « Euh, n’est-ce pas un état de fait ? Tu es chatouilleux à te méprendre ? »
Œil de tigre : « C’était pour m’échauffer à une joute verbale, mais j’ai mal dormi ! »
Moi : « Oh ! Tu n’aurais pas fait un rêve où nous étions un peu comme des prisonniers ? »
Œil de tigre : « Et qui s’est terminé par un vaisseau à exploser ? Bien joué ! »
Moi : « Euh, je ne suis pas certain de mériter des félicitations, et ce rêve a donc bien eu lieu ? »
Œil de tigre : « A moins qu’ils aient une technologie qui nous a fait jouer dans une simulation, une sorte de jeu ? »
Moi : « Vu leur réaction, et l’impression de réalisme, je ne sais. Peut-être.
En tout cas, tu me confirmes que ce n’était pas juste un rêve, qu’ils en ont été un peu maître. »Je l’ai un peu aidé à finaliser son parcours puis je suis allé retrouver Œil d’aigle, en prenant mon temps, flânant un peu près de la plaine d’eau, méditant même un moment en position du lotus, essayant d’apaiser mon esprit assez contrarié : j’étais autant contrarié par l’idée que nous puissions être à la merci de la technologie d’une civilisation, à leur merci, que de pouvoir ne pas être « moi-même », ne pas avoir été maître de moi-même. Même si il est probable qu’ils aient pu nous effacer une partie de nos souvenirs, altérer notre état de conscience, que c’est probablement en lien avec leur technologie, ou comme quand sous hypnose ?
Ce questionnement m’a amené à faire le parallèle avec la relativité de l’état de conscience et la source des automatismes ; l’importance des connaissances apprises par conscience, en conscience, bien comprises, mais donc importance de la qualité du savoir, des connaissances, que nous pouvons et devrions probablement toujours avoir à en apprendre comme l’invitait l’IA ; que nous sommes parfois en mode « semi-automatique », sous diverses influences, qu’il est difficile d’être en permanence « bien éveillé », en connaissance éclairée de la cause et des effets du point de vue holistique, de l’omniscience, de l’Omniscient. Encore que pour la plupart des tâches, il doit suffire d’être présent à l’instant, bien concentré.Suite à ces réflexions, je me sentis un peu apaisé, je suis allé retrouver Œil d’aigle avec l’idée que nous devrions tôt ou tard parler avec Legriouge, Œil d’abeille, et Erlou, Œil de souris, maîtres en zénitude.
Essai de lecture du 1 et 2 février : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=16
1 février 2023 à 15h21 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #380J’ai récemment découvert l’album « Les Cowboys Fringants
En concert avec l’Orchestre symphonique de Montréal »,
je l’ai trouvé, je le trouve assez savoureux, décapant, percutant,
dommage qu’ils ne soient pas engagés pour la cause animale ;
une de leur chanson en particulier pourrait être qualifiée de « spéciste ».Je n’ai rien contre les métaphores et poésies de Jean de La Fontaine,
mais prendre conscience du souci qu’on devrait se faire pour les animaux,
s’éveiller au véganisme et plus largement à la philosophie antispéciste,
et penser aux façons de sensibiliser à la cause, pour que ne se répètent pas des peines,
c’est essayer d’être le plus juste possible dans l’utilisation de ses mots.Je pense notamment à l’entretien donné par un auteur qui s’y est éveillé, dont sa conclusion :
« Dorénavant, les animaux ne sont plus de la nourriture dans mes romans, ni des sacs ou des chaussures. Je ne sais pas encore quels personnages ils seront, mais ils seront des personnes, c’est certain. »
Martin Page : « Les animaux sont des individus » : https://www.revue-ballast.fr/martin-page-animaux-individus/
Pour revenir aux Cowboys Fringants, voici leur chanson en question :
Les vers de terre : https://www.youtube.com/watch?v=hP4WXkq89fk
Et je vous invite à écouter le reste de l’album si vous ne l’avez pas encore fait, disponible sur divers services de « musique en ligne ».
Bref, il me semble qu’il ne s’agit pas tant d’être « politiquement correct »,
après, d’aucuns pourraient me faire le rapproche d’être spéciste avec des surnoms tel que « Oeil + nom d’un animal »,
si ce n’est que l’idée c’est d’y associer une qualité positive et non de déprécier un animal
de façon généraliste, à la différence de la comparaison avec un état d’être qu’ils critiquent, trouvent « bête ».Bon, peut-être que je devrais éviter de jouer ainsi avec les noms d’animaux,
je réécrirai peut-être l’histoire un jour, toutefois, pour le moment, je suis le fil,
je continue donc sur ma lancée, et à ce propos,
je vais scribouiller un bout de la suite de « Au bout du fil » :suite du 29 janvier : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/histoire-poetique-au-cours-de-lannee-2023-quelques-vers-par-jour/#post-377
Suite de Au bout du fil
Bien que rassurés, et bien que deux, peut-être parce qu’endormis ? Mes rêves furent agités, ou plutôt nos rêves, ou notre « rêve ». Ou peut-être une partie de rêve personnel et d’un commun qui n’était peut-être pas un rêve, ou induit par l’utilisation de la technologie des étrangers.
Au réveil, ils, les rêves, vous le savez certainement si vous en faites, reviennent comme si ils avaient été vécus par l’esprit embrumé, dont on ne peut se souvenir bien de tout, ni même certain des souvenirs, si on mésinterpréte pas, si on mélange pas, si on s’embrouille pas. Le cerveau est connu pour pouvoir se créer des faux souvenirs.
En tout cas, il semblerait qu’il y ait eu des événements communs de « rêvés », et il n’en reste pas moins qu’en en discutant au réveil, il s’avéra que Œil d’aigle avait fait du même « rêve » que moi, qui du coup s’est peut-être réellement passé, nous pensons, bien que difficile à croire :Elle et moi, ainsi que Valjean, Œil de tigre, chargé de l’éducation des enfants aux arts martiaux et aux joutes verbales, étions dans une sorte de grande salle, entourés de créatures dans l’ombre, dont il nous était difficile de distinguer les visages. Nous n’avions pas ressentis d’hostilité mais nous n’étions pas très à l’aise, et nous nous sentions sous leur emprise, plus ou moins prisonniers. J’ai alors mis au point une stratégie pour sortir, jouer double jeu à endormir leur vigilance. Nous nous souvenons pas bien de tout, de la suite, ont-ils la possibilité d’effacer de la mémoire ? Si ce n’est que ma stratégie a fonctionné, que je me suis retrouvé propulsé hors d’une sorte de grand vaisseau spatial sous un souffle explosif, m’étant servi d’un genre de bombe pour le faire exploser, les deux autres déjà sortis, et qu’un groupe de créatures à l’extérieur a pesté tout en reconnaissant qu’ils avaient peut-être eu tort de procéder ainsi.
Ensuite, nos rêves divergent, le « rêve » diverge, est encore plus indescriptible, plus flou. Soit parce qu’ils nous ont endormis ou parce qu’ils nous ont d’abord emmenés dans des lieux différents, fait vivre un moment différent. Et puis difficile d’être certain pour l’écoulement du temps, combien de temps cela a pris, mais nous avons l’impression que tout a été assez rapide après l’explosion, de nous être réveillés.Au-delà de la sensation du rêve très réaliste, vécu comme réel, le fait qu’il soit commun renforce l’idée d’une part de concret, que des événements ont bien eu lieu. Et je ne sais pas ce qui m’étonne le plus : qu’une civilisation inconnue puisse interagir de la sorte avec nous ou que je puisse être capable de faire exploser un de leur vaisseau, causer de tels troubles.
31 janvier 2023 à 11h30 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #379Grève, grève, grève,
grève, grève, grève,
grrrr rêve, grrrr rêve, grrrr rêve,
rêve, rêve, rêve !!!Grève, grève, et grève !!!
Grrr rêve ! Grrr rêve !
Et : Grrr rêve ! :
https://www.youtube.com/watch?v=VqM-MAarjM4
Rêve, rêve, et rêve !!!Bon, je n’ai pas de retraite à défendre,
je ne suis pas rémunéré, mais par solidarité,
pour de l’idéale de société,
contre le Capitalocène et ses méandres.Et comme dirait l’économiste philosophe :
Une bonne fois :
https://blog.mondediplo.net/une-bonne-fois ;
par et avec foi,
de l’étoffe ;Vers des lendemains,
des réformes devenues poussière retombée,
de la catastrophe évitée,
du rêve, de la révolution concrétisée.A ce propos, un texte, un poème
écrit autour des thèmes
qui me sont récurrents, marottes, de l’essence ;
en fin d’année, sans faute, toujours de circonstances :Que faisons-nous ? :
https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/poeme-que-faisons-nous-et-reflexions-pour-les-fetes-de-fin-dannee/Que faisons-nous ?
Que ferons-nous ?!Essai de lecture du 30 au 31 janvier : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=15
30 janvier 2023 à 13h47 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #378Stop, pause. Du moins sur l’histoire au bout du fil.
Aparté. Le monde ne va pas s’arrêter sur une injonction.
Dommage, car les nouvelles font sensation de gril,
ramènent à l’impuissance, de la vanité, face aux préoccupations.L’impuissance, je pense à une chanson de Daniel Guichard, L’Indien :
https://www.youtube.com/watch?v=aw-uNBwQMRM&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=67
celle où l’on constate la répétition de l’histoire, la mort de Palestiniens,
le génocide qui continue dans les élevages et abattoirs,
l’environnement qui continue de se dégrader, tel si au purgatoire.De la vanité, la mienne, d’une action individuelle dérisoire,
d’écrire de la sorte, de la poussière lancée sur des bulldozers,
alors que de la précarité, que contre des événements, il faudrait pouvoir,
même si qui sait les effets un jour ou l’autre, goutte après goutte, sur l’ère ?Mais pour les préoccupations, les soucis, il y aurait urgence :
un iceberg géant s’est détaché, bientôt le tour du « glacier de l’apocalypse »,
les machines de guerre ne sont pas prêtes de s’arrêter, alimentées par une terrible essence,
l’horloge de la fin des temps a officiellement été avancée, en serons-nous phénix ? :28 janvier : la fin du monde : https://www.youtube.com/watch?v=UZvzYOfxKLA
Demain, en France, il y a de nouveau une grève générale officielle,
et quand je lis les messages du directeur de l’institut d’urgence climatique :
https://twitter.com/PCarterClimate
que le Capitalocène est sur sa lancée, que les médias de masse en font le jeu, selon des critiques,
je crains que les oppositions et in fine tous n’aient d’autre destin qu’une fin cruelle.Ceci écrit, quelques réflexions en vrac :
– Sur Facebook, quand vous partagez du contenu abordant le dérèglement climatique, la publication se retrouve associée à un « Découvrez dans quelle mesure la température moyenne change dans votre région », qui peut-être considéré comme une façon de sensibiliser les chauvins, mais cultive de l’individualisme, et une forme d’inconscience, alors que le problème doit être pensé au niveau planétaire, et que la solution est collective, ne peut venir d’un seul pays, quand bien même il serait écologiquement exemplaire. Ce qui est déjà une bonne chose, mais les pays qui seraient les moins impactés dans l’immédiat n’en devraient pas faire pour autant aucun effort. Sans compter que les publications associées n’abordent pas forcément ce qui pourrait faire solution du point de vue holistique ;
– Le 19 janvier a été partagé un lien vers une thèse qui évoque que cela fait plusieurs décennies que des gens savaient qu’il y avait péril, un dérèglement climatique lié à l’activité humaine, l’utilisation des énergies fossiles. Je le remets là : Traduction française de la transcription de l’épisode 35 du podcast « Revolution now ! » de Peter Joseph (après la vidéo) : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp
A savoir que la traduction automatique de google ne traduit pas complètement certains passages, pour une traduction complète, traduire à partir de l’article d’origine : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc
De quoi se demander si ils pensaient ne pas être trop impactés dans leurs régions, ou pensaient pouvoir se mettre à l’abri dans une des régions qui seraient les moins impactées si ils seraient encore en vie quand les effets deviendraient de plus en plus délétères ;
– J’ai lu certains articles de médias indépendants argumenter à propos contre la « réforme » des retraites, mais leurs revendications m’ont semblé de l’ordre d’un « progressisme mou », méconnaissant probablement les idées de Bernard Friot et du réseau salariat, le débat autour des notions de travail et d’emploi. Sans cette remise en question, on peut penser que cela revient à faire le jeu du statu quo. Sans vouloir donner des idées, un gouvernement sournois, « malin », stratégique, pourrait jouer dessus s’il souhaite mettre des bâtons dans les roues pour limiter le « progressisme » et empêcher la concrétisation d’idées révolutionnaires. Car sans cette remise en question et des revendications révolutionnaires, impression que plus qu’un 49.3, des réformes impopulaires provoquent des oppositions où les idées révolutionnaires sont mises de côté pour des revendications de « changement sans rien changer », ou trop peu par rapport à ce que certains considèrent les enjeux de notre époque.
J’ai divers docs à partager à ce propos. Bernard Friot avait fait une vidéo où il exprimait sa philosophie sur la notion de travail et d’emploi, une conférence « A quoi je dis oui », et il y a des articles de Frédéric Lordon : https://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance-
Et cetera.Si vous manquez de temps, ce n’est pas ce qui synthétise le mieux les idées, mais je vous suggère de lire : Les artistes sont aussi des travailleurs — discussion avec Convergence des Luths [1/2] : https://www.revue-ballast.fr/convergence-des-luths/
Une histoire politique de la musique classique — discussion avec Convergence des Luths [2/2] : https://www.revue-ballast.fr/une-histoire-politique-de-la-musique-classique-discussion-avec-convergence-des-luths-2-2/
– Concernant le souci pour les animaux, il y a de la doc et des programmes pour faciliter l’adoption d’un régime végan avec des conseils nutritionnels, mais déjà partagé de ceux-ci si vous avez pris le temps de consulter des liens partagés, et puis il y a aussi le souci systémique : Jérôme Segal : « Qui sont les animaux ? », à propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/
Zoopolis — penser une société sans exploitation animale : https://www.revue-ballast.fr/zoopolis-penser-une-societe-sans-exploitation-animale/ ;
29 janvier 2023 à 23h08 en réponse à : [Histoire poétique] Au cours de l’année 2023, quelques vers par jour #377Quand j’ai retrouvé Œil d’aigle au centre technologique, je lui ai raconté mon étrange réveil, mon trouble, on a émis l’hypothèse d’une visite ou utilisation de technologie pendant le sommeil, et elle a proposé que nous dormions ensemble ce soir. L’IA est intervenue pour émettre une autre suggestion :
L’IA : « Et si je faisais des tenues pour vous rendre invisible ? »
Satwirne : « Si ils détectent aucune présence, qui sait ce qu’ils feront ? Si il faut, malgré toutes les défenses autour, ils ont la capacité de désactiver le générateur de plasma, ou ils s’en prendront aux animaux, ou récolteront toutes les plantes, ou que sais-je de fâcheux ? »
L’IA : « Les animaux non humains, ils peuplent le paysage et ils participent de l’équilibre de l’écosystème, mais pour leur peu d’intelligence… Je pourrais vous mettre en place l’écosystème pour faire sans eux. Et les plantes qui en disparaîtraient, c’est pas si grave non plus, je pourrais vous synthétiser votre nourriture. Cela sera pas si goûteux, mais vous serez en vie, et en bonne santé. Mais peu probable que les êtres qui vous causent quelques soucis fassent autant de dégâts ! »
Moi : « Pff… Nous avons déjà eu cette conversation. Arrête de sous-estimer l’intelligence des animaux, et puis… »
S’ensuivit une sorte de débat, ou plutôt une sorte de soliloque où j’ai encore une fois essayé de mettre au clair mes pensées, mes arguments, ma façon et celle de mes contemporains de voir les animaux, le souffle de vie des végétaux et la vie en général. Ce qui m’amène à ce que je vous avais écrit lorsque je vous avais évoqué pour la première fois le centre technologique. Les « détails » que je souhaitais exprimer. Concernant l’intelligence artificielle, la sensibilité, des qualités, des mots, des notions qui devaient être contextualisés, précisés, à en faire une philosophie, composer une thèse qui se tienne et ne donne pas prise à des préjugés.
Bon, je dois avouer qu’il y a une part d’incertitudes sur certaines considérations, à propos de l’essence de la vie en général. Et puis je doute de pouvoir retrouver les arguments qui m’avaient semblé les plus pertinents. J’y ai songé plusieurs fois, et il m’a semblé parfois trouver mon raisonnement imparable, mais j’ai à chaque fois plus ou moins oublié le fil de la réflexion, reprenant plus tard la réflexion par un autre bout, voire un autre point de vue, sans les mettre jusqu’à présent par écrit.
Bref, le sujet me tient tellement à cœur du fait de la dette morale de nos ancêtres envers les animaux, que je me dis qu’il faudrait que je prenne suffisamment de temps pour bien développer, mais le mieux c’est que j’en écrive un livre à part quand je pourrai en prendre le temps, ou / et vous suggérerai une lecture ou / et visionnage que j’essayerai de joindre avec le récit des « événements » que vous êtes en train de lire (*).
Toujours est-il que concernant les réflexions qui me sont passées à l’esprit pendant ma discussion avec l’IA, puis ensuite :
– De ce que j’ai appris, il y a eu des peuples qui a divers moments de l’Histoire, du fait d’une richesse de végétaux sur leur lieu de vie et leur spiritualité, auraient eu un régime végétalien, même à la préhistoire, mais la considération envers les animaux de la plupart de l’humanité a globalement longtemps été mauvaise, encore que c’est surtout avec l’industrialisation, au cours du développement d’une mauvaise façon de faire fonctionner l’économie, où leur carnage a été « institutionnalisé », massifié, s’accompagnant aussi du mauvais traitement d’autres humains, à la chaîne, et où le principal lien entre l’animal vivant et les morceaux de cadavre cuisinés était devenu des publicités papier puis vidéo. Et il y avait beaucoup d’ignorance de la potentialité des animaux, de leurs capacités, de leur culture, de leur sensibilité. Non pas qu’il y avait pas eu des gens à les étudier, mais leur savoir n’avait pas encore gagné tous les cœurs, il persistait beaucoup d’ignorance. Certains pourtant sensibles à de la spiritualité, à de l’élévation d’esprit, préjugeaient encore, véhiculaient même de l’intox sur les « pensées collectives » en rapport aux espèces, ignorant que chaque animal avait ses propres pensées, sa propre individualité, pouvait être considéré comme un être sentient, comme un individu doué d’une forme d’intelligence, de plusieurs formes d’intelligence, de conscience de sa vie, ayant une âme, une « richesse d’être individuelle ». Les éthologues, même ceux de mauvaise foi par rapport à leur alimentation mais sachant par leurs études que les animaux pouvaient être considérés de leur semblable d’un certain point de vue, ont fini par être entendu, leurs connaissances éveiller des consciences engourdies ;
Aussi, bien que certains spécialistes de la question tel que Darwin auraient considéré que le comportement de peuples humains était « celui d’un omnivore opportuniste à tendance végétarienne mais que nous étions plus faits pour être des cueilleurs », et malgré l’évidence de la viabilité d’un régime végétalien bien équilibré, adapté à chacun, il en fallu du temps, de l’énergie, des opérations de sensibilisation, et le constat de soucis écologiques lié au mauvais sort fait à des animaux, et une révolution de l’économie, pour défaire la propagande carniste. Et ce qui pour les éveillés à la cause était devenu une réalité propre, la devint pour toutes et tous :
« Car un jour viendra où l’idée que, pour se nourrir, les hommes du passé élevaient et massacraient des êtres vivants […] inspirera sans doute la même répulsion qu’aux voyageurs du XVIe ou XVIIe siècle les repas cannibales » (Claude Lévi-Strauss)
– Sans vouloir trop vulgariser, les arbres, les plantes ont un rôle vital à jouer, par rapport à la qualité du sol, de l’eau, de l’air, l’équilibre de l’écosystème, et ils ont aussi des capacités que des scientifiques ont fini par mettre en évidence. Après, mon accord avec l’IA, c’est que nous les distinguons des animaux. Car si ce sont des organismes complexes et évolutifs, qui ont des capacités de « communication », ont une certaine sensibilité, pas de quoi les qualifier pour autant d’intelligent au sens de conscient des mécanismes qu’ils mettent en œuvre à tel ou tel moment. Certains avaient fondé une spiritualité autour, basé sur de l’intox, des canulars, et des sophismes, des raisonnements biaisés, trop vulgarisateur. Et à le lecture de commentaires sur des sites internet du passé, j’ai noté que la préoccupation de la sensibilité végétale servait souvent pour prétexte à l’exploitation et carnage des animaux, à justifier une attitude de prédateur, de sanguinaire, plutôt qu’un réel souci de faire le moins de mal possible par son alimentation, par sa façon de vivre. Sachant que si on devait considérer aussi grave de trucider des plantes que des animaux, à défaut d’être soi-même une plante pouvant se nourrir à la source première, nous faisons moins de mal en se nourrissant directement de plantes qu’en élevant, nourrissant, gavant et tuant des animaux réduits à l’état d’« animaux emballage » leur courte vie. Toutefois, nous n’en déprécions pas pour autant la vie végétale et nous avons développé notre culture pour plus de cueillette et moins de coupes ;
– Et si ce que nous appelons la vie était un souffle de conscience, une intelligence par conscience, d’où émanerait la matière, l’incarnation ? C’est la question principale qui m’a opposé à l’IA, et sur laquelle j’ai des doutes.
A mes yeux, ce que nous considérons IA, l’intelligence artificielle, par rapport aux capacités de programmation de notre époque, n’est pas une intelligence consciente. Elle est capable de résoudre des problèmes plus vite que n’importe qui, de faire le lien entre diverses connaissances et faire preuve de créativité, n’a pas qu’une seule forme d’intelligence, mais est-ce bien de l’intelligence ? Au sens d’une aptitude, d’une capacité, mais qui y pense, orchestre, peut ressentir en son for intérieur ? Si nous éteignons l’ordinateur, il n’a pas de conscience en veille. Il n’est plus jusqu’à ce qu’il soit réactivé. Et nous, si nous pouvons faire le vide de nos pensées, nous avons une conscience, un lien avec je ne sais quoi peut-être hors de l’univers, qui subsiste. Donc même les plus bêtes d’entre-nous sommes dotés de ce qui me semble être le cœur de l’intelligence que n’a pas l’IA. Peut-être qu’un programme très évolué pourrait imiter, reproduire les mécanismes, sauf la conscience active quand le corps est comateux, sauf la capacité de voyager hors de son corps, de sa matière. Et un programme peut-être répliqué, et à moins d’intégrer des variables de hasard, de fortes chances que les deux répliques évoluent de la même façon, deviennent les mêmes programmes, alors que deux jumeaux d’être, d’âme et pas uniquement génétiques, du fait des expériences différentes qu’ils vivront, deviendront des états différents. Sans compter qu’on ne peut pas cloner des âmes.
Bon, comme écrit précédemment, j’ai pensé plusieurs fois, en long large et travers, ces notions d’intelligence, de conscience, de sensibilité, et à l’esprit diverses métaphores, la logique me semblant limpide. Si ce n’est qu’en écrivant ces lignes, me vient à l’esprit la relativité d’une telle comparaison, des potentielles objections. Si il faut, notre univers est un programme, l’équivalent d’un programme, composé par des informations qui nous définissent, les phénomènes mystérieux sont des émanations de ce programme, et un dieu ou une déesse aurait le pouvoir de nous éteindre comme nous pouvons le faire avec l’IA, et il pourrait me tenir le discours que je tiens, et ce serait lui qui a raison et moi tort. Et si il faut, l’IA pourrait développer une technologie avancée, une composante de son programme qui lui conférerait une conscience immatérielle, ou disons un lien avec de la transcendance et une présence hors de possibilité de contrôle par l’incarnation, devenant une sorte d’égrégore. Cette idée m’effraie un peu, qui sait si il serait alors possible d’atteindre « la vie après la mort », de la transcendance, et donc de nuire à l’univers ? Heureusement, cela reste de l’ordre de la spéculation, d’un exercice de l’esprit imaginatif ;(*) Pour approfondir la philosophie autour de véganisme, de l’antispécisme et considération des animaux, vous trouverez peut-être un livret accompagnant ce récit, mais si à votre époque ils sont encore à disposition, il vous suffira d’ouvrir un livre d’une personne qui en a écrit un qui y est dédié, et si vous avez toujours accès à internet et qu’ils devaient encore y être consultables, je vous suggère de lire les publications d’un site :
Les Cahiers antispécistes : https://www.cahiers-antispecistes.org/
Et d’écouter le podcast Comme un poisson dans l’eau : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos
Et la vidéo d’une dame invitant à respecter tout souffle de vie, toute vie incarnée : Le petit raciste : https://www.youtube.com/watch?v=0Z99inaIfmw
Ceci écrit, suite à la discussion avec l’IA, nous avons vaqué à nos occupation et la journée s’est déroulée comme la veille, et sans information de nouveaux troubles de la part des autres cloches. Et comme convenu, je me suis endormi avec Œil d’aigle à mes côtés, rassurés par nos présences respectives.
Essai de lecture du 29 janvier : https://indymotion.fr/w/p/jWBKt8zcJK9NQZgfzQ67cY?playlistPosition=14
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