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  • en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #440
    Pascal LamachèrePascal Lamachère
    Maître des clés

      Bonjour,

      je ne sais si j’arriverai à aborder encore aujourd’hui tout ce que je comptais aborder, avec en plus tout ce qui m’est venu à l’esprit du fait des imbrications entre des thématiques. Je devrais certainement me contenter de synthétiser sans m’éparpiller, d’autant que certaines « thématiques » nécessiteraient de « mettre à jour ses connaissances », de prendre le temps de recherche afin d’écrire le moins de bêtises possible. Pour ne pas faire ce que je serais enclin à reprocher.

      Quand j’écoute des gens relater de leurs expériences, partir de ce qu’ils savent de leur propre vécu, ou de ce qu’ils ont étudié, il arrive qu’ils évoquent de ce qu’ils croient de tel ou tel autre sujet, et relater de ce qui serait des intox à en croire d’autres, ou manquer d’un point de vue un peu plus « holistique », et cela peut décrédibiliser quand bien même de ce qu’ils ont dit serait véridique, ou alors induire en erreur de celles et ceux qui ne savent pas qu’il y a des parties d’intox. Ce que j’aimerais éviter de faire, toutefois, ma curiosité m’a poussé à m’intéresser à diverses matières et disserter autour des faits et l’interprétation des faits est propice à évoquer de tout, je vais donc essayer de le faire, juste que je préviens que j’aurais peut-être tort sur tel ou tel point.

      Au passage, c’est ce que j’apprécie dans la démarche d’auteurs tel que celui du livre « Zones paranormales », livre que j’ai pris en photo : s’intéresser aux faits, aux témoignages, aux interprétations, réfléchir, théoriser, faire un travail d’enquête, mener aussi loin qu’il est possible de le faire une quête de vérité.

      Ce qui m’amène à évoquer ce que j’ai trouvé juste et contestable dans les propos lus de Bill Gates, sur la rationalisation.
      Dans une quête de véracité, d’authenticité, de véridique, de vérité, de compréhension, de conscience par rapport au « réel », les prix Nobel, les diplômes et les études qui vont avec, l’intelligence, le génie, sont des « étiquettes », n’ont pas d’importance si à la base il y a des fausses routes. Et j’ai pas l’impression qu’être qualifié d’intelligent voire reconnu comme un génie selon une certaine norme ne fait pas moins se tromper.
      A mon sens, nul inférieur ou supérieur dans l’absolu, et en matière de quête de vérité il y a juste celles et ceux qui prennent le temps d’essayer de mieux comprendre, d’en savoir plus, en savent plus à un moment donné, connaissent plus de faits.
      Ce n’est pas pour dénigrer ou accorder plus d’importance au savoir théorique, le travail intellectuel, ou les aptitudes au fil de l’acquis. Il y a des notions « fondamentales » que l’on peut qualifier de vraies et importantes à savoir, apprises sur les bancs de l’école ou dans des bons bouquins, comme il y a des erreurs du fait des méconnaissances à l’époque où encrées.
      Aussi, en fait, c’est pour signifier leur relativité, la relativité de ce que l’on pense savoir dès lors qu’il s’agit de comprendre, d’expliquer, d’interpréter, une sorte de critique du recours à « l’argument d’autorité » utilisé par divers camps.

      Je pense notamment aux débats autour de la covid 19 et le dérèglement climatique.

      Pour aller plus droit dans le vif du « sujet », il me semble que la « rationalité » doit se baser sur des « faits », ne pas trop surinterpréter, en cultivant la conscience de ce que l’on sait et pourrait ne pas savoir, la compréhension des limites de notre savoir, comprendre qu’on peut se tromper, réfléchir à ce qui peut nous tromper dans l’interprétation des « faits ». Et si on peut lire tout et n’importe quoi à propos de Bill Gates, écouter des bribes d’entretiens sorties de leur contexte qui lui font dire ce qu’il ne pensait pas tel quel, à relativiser, il y a divers scandales avérés et des « inconnues » qui ont de quoi faire douter de son œuvre de charité et des politiques mises en œuvre, du fait du système capitaliste.

      Dans le genre des scandales, connaissiez-vous l’histoire du scientifique qui avait promu l’essence au plomb ? Je sais plus si dans ma jeunesse j’avais demandé des explications aux parents du label « essence sans plomb » quand ils allaient remplir le réservoir de la voiture, j’ai récemment appris ou réappris une anecdote qui reflète un des soucis du pouvoir financier, de l’influence sur de l’éthique. Qui dit « essence sans plomb » dit qu’à un moment donné il y a eu du plomb. Et cela s’est avéré nocif, et l’on trouve sur wikipedia :

      « En 1924, Thomas Midgley Jr. lui-même dut prendre du repos à cause de sa propre intoxication, mais il garda cette information secrète et participa à une conférence de presse visant à démontrer le caractère inoffensif de cette substance. Pour ce faire, il respira une grande et longue bouffée d’essence plombée pendant près d’une minute et déclara qu’il pourrait faire cela chaque matin sans soucis pour sa santé. »

      J’évoque pas cela pour distiller le doute à l’égard des vaccins, pas pour encourager une fronde de covido-sceptiques. Il y a un concept de « bénéfices / risques ». Et de ce que je sais, y a aussi matière à critiquer les discours des « pro Raoult », des sceptiques et covido-sceptiques. Et c’est le genre de dossier qui mériterait le développement d’une thèse plutôt que d’être abordé de la sorte. Mais en bref :

      – un des soucis autour de la covid 19 me semble venir du manque de recul, avec forte possibilité de contagion quand bien même vacciné, même si les personnes très exposées, âgées et à risques ont sûrement intérêt à se faire vacciner (mais bien s’informer sur les types de vaccins, avec données à jour) ;

      – je me souviens avoir lu et entendu de ce qui m’a semblé quelques « énormités », des assertions contestables de la part de Raoult et de covido-sceptiques, laissant à penser à un manque de nuances, de précautions, une certaine inconscience en matière pharmacovigilance et un manque de connaissances, par rapport au protocole et aux interprétations. Dans le genre, les effets indésirables d’un médicament tel que l’hydroxychloroquine varient, sont majorés dans certains cas, et il n’est certainement pas sans danger, et interpréter, disserter sur la mortalité, surmortalité d’une maladie contagieuse, des « faits », des chiffres connus, a peu de sens, n’est pas pertinent quand il y a eu des mesures sanitaires prises ;

      – qu’une pandémie, risque de pandémie soit prise au sérieux, c’est « normal », toutefois il n’y a pas qu’une gestion possible, cf. le livre de Michel Collon « Planète Malade. 7 leçons du Covid, L’urgence de repenser le système » : https://investigaction.net/les-sept-lecons-du-covid-a-une-planete-malade/

      et COVID, BILAN APRÈS 500 jours. QUEL AVENIR POUR LE VIRUS ? : https://www.facebook.com/39804752934/videos/589164378711955/

      et quid de la prise aussi au sérieux du risque d’extinction de masse, de l’extinction en cours, de l’écocide en cours, de la planification d’une « économie » adaptée ?

      C’est ce qui m’a laissé le plus perplexe vis à vis de la gestion de la crise, les discours des VRP vaccinaux, les agitations politiques autour de la peur du virus, les bénéfices privés des labos et dettes publiques (à ce propos : La science n’est pas capitaliste, mais son usage l’est : https://www.investigaction.net/fr/la-science-nest-pas-capitaliste-mais-son-usage-lest/ ),

      mais ne semblant pas prendre autant ou plus au sérieux ce qui mettrait en péril toute vie sur terre (« Sixième extinction de masse et inégalités sociales sont liées » : https://www.revue-ballast.fr/jean-marc-gancille-sixieme-extinction-de-masse-et-inegalites-sociales-sont-liees/  ),

      et même si l’effort collectif à faire est plus compliqué que proposer des médicaments, la pandémie aurait pu être une opportunité de révolution paradigmatique, de changement de système anticapitaliste, ne pas se contenter de rêveries pendant le confinement pour repartir plus ou moins comme avant au niveau collectif, sachant que le fait qu’un certain nombre aient changé radicalement de mode de vie ne provoque pas par ce simple fait un changement de système, en tout cas pas pour le moment ;

      Aussi, vous aurez sûrement compris en partie là où je veux en venir concernant la critique de la critique de Bill Gates, sur la rationalisation.

      J’aime bien les exercices de l’esprit, réfléchir à ce qui peut invalider tel ou tel raisonnement, mais ce n’est pas évident de le faire pour tout, et même avec Internet, une facilitation de l’accès à une sorte « d’esprit collectif », du fait de la tendance au regroupement par préjugés même dans le virtuel, des thèses diverses et variées, contradictoires, des propagandes, de la tendance aux biais de confirmation et du temps nécessaire et des limites à pouvoir savoir, il est « normal », d’autant dans le paradigme capitaliste, qu’il n’y soit pas plus cultivé à moyen terme un consensus de connaissances qui favoriserait une quête de vérité où tout le monde serait d’accord ou comprendrait bien comme il faut ses démarches philanthropiques. Et puis quand on sait que des « milliardaires américains financent discrètement des campagnes de désinformation en Europe », divers lobbies font des intox, on s’étonne moins du degré de mal-information. Et puis de la tendance à la mauvaise foi de certains pour chercher à se donner raison, sans la raison.

      Un épisode du podcast « Révolution Maintenant ! » de Peter Joseph qui évoque le fait qu’avoir tort devrait être « célébré », qu’on ne devrait pas se sentir déprécié du fait d’avoir dit ou écrit des faussetés (tel que je le comprends, au sens de prise de conscience, de l’acceptation à en témoigner, de la difficulté de le faire, de la lutte contre la tendance à la mauvaise foi pour se donner raison dans une discussion en s’arrangeant parfois avec les « faits » et leur interprétation), et le rôle de « l’ignorance informée » en science, des degrés d’ignorance :

      Traduction française de la transcription de l’épisode 36 du podcast « Revolution now ! » de Peter Joseph (la traduction de la transcription se trouve après la vidéo, si ce n’est que à savoir que la traduction automatique de google ne traduit pas complètement certains passages, pour une traduction complète, traduire à partir de la page d’origine, chapitres par chapitres) : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc-8yztc?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

      L’article d’origine : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc-8yztc

      Aussi, par rationalisation, la « rationalité » voudrait qu’au niveau politique, économique, on cherche à mettre en place un « fonctionnement » « pérenne ». C’est plus que délicat du fait du stade du Capitalocène, où nous en sommes, probablement mission impossible, il est déjà trop tard pour éviter ou limiter certaines catastrophes, mais c’est ce qu’il faudrait faire.

      C’est ce qu’avaient été plus ou moins amenés à encourager, à prescrire à leur époque des scientifiques comme Carl Sagan, et ce qu’il faudrait faire d’une certaine façon à notre époque.

      Un extrait de son propos : « J’aimerais conclure en disant simplement quelques mots sur le type de perspective que ce problème, en tant que problèmes connexes, nous pose. Voilà un problème qui transcende notre génération particulière. C’est un problème intergénérationnel. Si nous ne faisons pas ce qu’il faut maintenant, nos enfants et nos petits-enfants seront confrontés à des problèmes très graves. C’est aussi un problème mondial. »

      A lire un épisode avec réflexions où il est évoqué certaines difficultés  (la traduction de la transcription se trouve après la vidéo, si ce n’est que à savoir que la traduction automatique de google ne traduit pas complètement certains passages, pour une traduction complète, traduire à partir de la page d’origine, chapitres par chapitres) : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

      L’article d’origine : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc

      Présentation : « Dans cet épisode, nous continuons à démystifier la mythologie pro-marché, en nous concentrant spécifiquement sur la véritable structure du capitalisme ainsi que sur les trois boucles de rétroaction les plus destructrices qui s’y trouvent. La paralysie inhérente causée par le système, limitant le progrès social et la résolution des problèmes, est également explorée. »

      Au passage, avec Internet, si il est possible et facilité de suggérer tel ou tel doc, telle ou telle thèse, il faut que les gens prennent le temps de le faire, et un des arguments de la démocratie directe et où je pense que ses adeptes ont raison, c’est que si on mettait / quand on met autour d’une table des citoyens pour prendre une décision après discussions, après étude sur un sujet dont ils n’ont pas forcément bien connaissance au départ, avec de « l’information de qualité », s’assurant qu’ils prennent le temps d’y réfléchir, il se dégagerait sûrement une certaine « rationalité ». Jacques Testart en a considéré la notion d’Humanitude d’expériences et un « protocole rationalisé et reproductible pour ces procédures disponible sous le nom de convention de citoyens ».

      Ce qui m’amène à penser que le principal souci vient d’un manque de disponibilité, de temps nécessaire, de soucis quotidiens, de la facilité de se contenter d’informations superficielles par manque de temps et / ou de courage pour approfondir et défier ses propres préjugés, sa propre doxa, et que si on mettait des climato-sceptiques à la même table que des catastrophistes, que des « chercheuses et chercheurs de solutions », il en ressortirait probablement des propositions constructives, que les climato-sceptiques ne le seraient plus. Pour que cela soit appliqué, c’est une autre histoire. Dans le genre il serait ressorti de bonnes idées de la « Convention citoyenne pour le climat » mais il n’y avait pas de garantie d’application, et c’est pas les critiques de la politique du gouvernement qui manquent.

      On pourrait synthétiser le problème au manque de rationalité d’un système, qui favorise le manque de rationalité en terme de pérennité, influence un état d’esprit avec des externalités destructrices, qui favorise une « rationalité relative à un problème particulier et de l’inconscience par rapport au problème holistique ». Et que si nous étions rationnels, nous dirions collectivement stop au Capitalocène et aux diversions tant que le péril persiste, nous ferions front pour mettre en place une révolution de paradigme en prenant en compte divers soucis, pour les résoudre au mieux.

      Cela me fait penser à une parole qu’aurait eu Jésus immédiatement après son crucifiement : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

      Les chefs d’entreprise comme Bill Gates, Elon Musk, et cetera, et même tout un chacun car le souci, le tort est général, collectif, systémique, pensons savoir ce que nous faisons par rapport à des impératifs, par rapport à la relativité, la contextualisation de l’existence, par rapport aux « règles du jeu en place », aux « cartes en main » pour prendre des décisions, et cetera. A quel point sommes-nous certain de ce que nous faisons ? Bien conscient du cause à effets, des influences que nous subissons, et cetera ? Étant donné la catastrophe planétaire, de quoi en conclure que Jésus avait raison, que c’est encore valable de nos jours même pour bon nombre de « savants », des prix Nobel et compagnie.

      Et si certains seraient tentés d’excuser par « réalisme » vis à vis des forces en présence et de la difficulté, des politiciens, des belligérants, l’excuse n’enlève rien à la critique d’un point de vue connaissances sociologiques, d’études des systèmes et civilisations. Et avoir des stratégies plus ou moins complexes prétendant servir un dessein plus grand ne fait pas plus « savoir ce que l’on fait » du point de vue de ce qu’on ignore ignorer, si je puis dire.

      Cela me fait penser à une critique des écrivains et artistes que j’avais lu alors que j’avais cherché à comprendre diverses thèses « complotistes », à tenter de démêler « le vrai du faux ». Je ne me souviens plus exactement du propos. Je crois me souvenir que je l’avais trouvé en partie « recevable » tout en étant contestable. J’y voyais une certaine pertinence, mais très relative. Et je ne sais pas si il y a plus de climato-sceptiques et covido-sceptique parmi les auteurs et artistes, il y en a bien qui comprennent la problématique écologique, sociale, et je trouve dommage que nombreuses personnalités aient une tendance « apolitique ». Je comprends qu’ils et elles préfèrent ne pas trop se mouiller, mais ils et elles pourraient s’inspirer de leur pair, avoir le courage de leurs opinions, ou s’en forger une, mieux s’informer. Après, il y a plusieurs façons de faire de la « musique politique », d’être politique via la musique ou de s’engager par la plume, et une musique qui vous donne des frissons, vous remonte le moral, une création qui vous change les idées, vous inspire quand vous déprimez peut être plus constructif à un moment donné. Ainsi, il me semble que toute création n’a pas à être idéologique pour apporter sa pierre à l’édifice. Et puis nombre d’écrivains et d’artistes sont des « éponges », des créateurs influencés par une culture, une époque, pas plus à les critiquer que les autres « influenceurs », que tout un chacun.

      Aussi, un prisme critique, réflexions que je trouve plus à propos : Garantie économique générale et production culturelle : https://blog.mondediplo.net/garantie-economique-generale-et-production

      C’est aussi ce que je trouve contestable (prétendre savoir sans pouvoir être assuré de savoir, de bien comprendre le « Tout », sans pouvoir avoir un point de vue holistique) dans les concepts tel que le karma et autres thèses prétendant « rationaliser » le sens de l’existence, prétendant être une clé de compréhension du sens de l’existence, de la part de mystère, de l’extrapolation de « l’inconnaissable » se basant sur une rationalisation / des explications contestable/s d’un certain point de vue.

      Non pas que je les trouve insensés, mais relatifs, contestables suivant le « plan » considéré, sachant qu’étant donné les contraintes de l’existence, les influences paradigmatiques, « qu’on ne nous dit pas tout », de la même façon qu’il y a des « circonstances atténuantes » dans les jugements humains, ce serait d’autant plus vrai dans l’absolu si on croit qu’il n’y a pas de mort mais seulement des stades de la vie. Et par rapport à cela je suis dubitatif à l’écoute de la plupart des explications prétendant extrapoler une facette transcendantale, ne serait-ce que de notre point de vue de « simple mortel », de présent « ici et maintenant », interprétant ce qu’on ne peut connaître assurément, savoir, tant que nous sommes dans cet état.

      Et si vous êtes de celles et ceux qui pensent avoir la réponse au « mystère de l’existence », essayez de faire un exercice de l’esprit, de réfléchir à ce qui peut invalider le raisonnement sur lequel vous basez votre certitude, aux informations qui pourraient venir vous éveiller à un autre niveau de conscience, à changer de prisme, comprendre le vécu autrement.

      Et si vous avez la foi, tant mieux ! Cela me semble décalé tant l’actualité est un « crève cœur » (une prière pour les êtres vivants en Palestine et d’autres lieux de conflits et en péril du fait de l’extinction d’espèces), démoralisant, mais je reconnais que la « vie incarnée » est belle, qu’il y a de quoi être émerveillé, ainsi que sur le plan de l’esprit, par la potentialité. Juste que je vous invite à réfléchir à de vos croyances, de la remise en question, surtout si vous sous-estimez le problème de paradigme. Car même si vous croyez aux notions de bien et de mal, d’ange et de démon, de positif et de négatif, de bien et de mal, de sincère et de malin, ou que sais-je de notion duelle, il me semble objectivable du point de vue incarné, des connaissances sociologiques, qu’il y un problème systémique, et qu’une évolution à la hauteur d’idéaux ne viendra pas tant d’un éventuel sauveur ou sauveuse, d’effort à faire en soi, par soi, plus par une révolution collective, de paradigme. Et ce n’est pas une ode à ne rien faire, car certes, pour y arriver il faudrait bien des gens conscients, ayant un point de vue holistique, comprenant divers soucis, cultivant un état d’être pour être constructif, déterminé, impulser de l’évolution, surtout pour signifier que c’est histoire de collectif et non pas tant et certainement pas que par l’individuel, avec importance des notions telles que luttes des classes et plan pour en sortir, compréhension sociologique, « faits » que me semblent sous-estimer les adeptes du « développement personnel » et croyants qui théorisent l’état du monde le reflet de notre « intérieur » en semblant occulter le jeu des influences extérieures.

      Et en fait, ce que je conteste surtout c’est les justifications contestables à tel ou tel drame, le mauvais sort fait à telle ou telle population, telle ou telle espèce, un système qui pourrait être autre. Qui me semble refléter une certaine inconscience, ignorance des causalités, du cause à effets.

      Je ne connais pas bien toute l’histoire des religions, des spiritualités, des variantes. De ce que j’ai compris, j’ai certainement un penchant gnostique, du moins j’étais pas loin d’avoir une telle conclusion, mais comme expliqué, je pense que le souci c’est plus un système qui pourrait être autre, et qui n’est pas tel qu’il pourrait être non pas à cause de la « matière » ni d’un « mauvais esprit » mais d’une forme d’inconscience engendrée par un système difficile à révolutionner en l’état.

      Et je n’ai pas la prétention de parler au nom de la « Justice divine », de prétendre ce qu’elle serait même si j’ai ma croyance, encore que je trouve plausible diverses théories sur ce que nous appelons l’existence, et le Justice serait relative à ce que serait le Dessein, l’au-delà. Du genre si nous vivons dans une sorte de « réalité virtuelle », l’existence serait comme un apprentissage, et mis à part les regrets « d’avoir mal joué » si fait beaucoup d’erreurs, de ce que nous nous infligerions à nous-même, il n’y aurait pas de « Justice ». Encore que si l’objectif serait d’apprendre pour favoriser une certaine prise de conscience, la « Justice » serait d’en prendre acte, de comprendre les « erreurs ». Si ce n’est que je suis sceptique à l’idée qu’une entité ou civilisation d’esprits puisse avoir besoin de ce genre d’expérience à des fins « pédagogiques ». Et comme je considère la relativité du libre arbitre, je pense que la « Justice » serait plus dans la prise de conscience de notre inconscience, si je puis dire.

      Toujours est-il qu’en terme de « Justice humaine », j’écrirais bien que la justice a des progrès à faire, si ce n’est que de ce que j’ai appris, au cours de l’histoire, il y a eu des périodes où de la justice était plus soucieuse des écosystèmes, des autres êtres vivants. A écouter cet épisode du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : Les animaux sont-ils des personnes ? : https://www.youtube.com/watch?v=_NMT6TpRB7w

      Un article où une dame évoque le souci des injustices envers d’autres êtres vivants et sa notion de la justice : Dalila Awada, sur sa foi et sa militance pour l’abolition de l’exploitation animale : https://www.revue-ballast.fr/dalila-awada-si-la-justice-exclut-les-animaux-elle-demeure-partielle/

      Et pour celles et ceux qui se soucieraient sincèrement des plantes, croiraient que « l’univers est conscience », que les plantes, les pierres, tout est lié à une forme de vie consciente que serait l’univers ou la planète Gaïa, est-ce une raison pour tuer des animaux ?

      Certains me semblent faire la confusion entre « sensibilité » et « sentience », conscience de sa souffrance, interprétant de manière contestable, à faire des sophismes, de ce qui est perçu de l’étude des plantes.

      J’ai une citation en tête d’un poète philosophe, du moins l’idée, je ne me souviens pas de la formulation. Il est question de faire attention à ne pas surinterpréter, des risques à trop laisser vaquer ses suppositions. Ah, j’ai un doute que cela soit celle-ci, mais une pensée de Blaise Pascal qui s’en rapproche : « L’imagination est la maîtresse d’erreur et de fausseté, d’autant plus fourbe qu’elle ne l’est pas toujours. »

      Aussi, si il y a des cas qui laissent à penser qu’il faudrait mieux appliquer la principe de précaution et ne pas manger ce dont nous n’avons pas besoin, tels que les poissons qui, de ce que j’ai aussi appris il y a quelques temps, ont longtemps été sous-estimés (Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur : https://www.cahiers-antispecistes.org/les-poissons-une-sensibilitehors-de-portee-du-pecheur/ ), ce n’est pas une raison pour se soucier de la sensibilité des plantes qui justifierait la tuerie d’animaux dont la sentience est prouvée. Je vous invite à écouter des épisodes du podcast « Comme un poisson dans l’eau » pour le détail des arguments sur la sentience, de la philosophie antispéciste.

      Et admettons que les plantes seraient aussi liées à une forme de conscience, que leur souffrance et mise à mort serait ressentie par un être conscient, dans ce cas, il y aurait la possibilité de favoriser le frugivorisme pour celles et ceux dont la croyance serait de bonne foi et non pas un prétexte pour fuir ses responsabilités et se donner pas trop mauvaise conscience à l’égard des animaux, du mauvais sort qui leur ait fait subir. Et il serait en tout cas fait moins de mal en se nourrissant directement aux plantes.

      Ceci étant écrit, précisé : Quelques réflexions au sujet de la sensibilité que certains attribuent aux plantes : https://www.cahiers-antispecistes.org/quelques-reflexions-au-sujetde-la-sensibilite-que-certainsattribuent-aux-plantes/

      Ce qui m’amène à évoquer le souci autour de la rationalisation à la Descartes, et autre partie de là où je voulais en venir, par la critique de la critique de Bill Gates, de ce qui m’est venu à l’esprit en lisant le regret de Bill Gates, même si ce n’est pas tant ce genre de « rationalité » qu’il évoquait.
      Il est peut-être impropre de l’évoquer comme tel, de la critiquer de la sorte, je ne suis pas un spécialiste de la pensée de Descartes, je n’ai pas lu attentivement de développement de sa philosophie, juste pour évoquer l’erreur du concept de « l’animal machine » qui lui est attribué. L’excuse du manque de connaissance éthologique de son temps peut expliquer son ignorance, son mauvais jugement envers des animaux, comme de ceux qui sous-estimaient les capacités et la sentience des poissons jusqu’à il y aurait quelques décennies (et encore de nos jours pour ceux qui ignorent les études réalisées, la mise à jour des connaissances), mais il illustre parfaitement le souci de disserter à partir de préjugés, de l’erreur de se croire rationnel du fait du recours à un raisonnement, le souci des prémices pouvant paraître sensées mais qui ne le sont pas quand on prend le temps d’approfondir, le souci d’extrapoler par la seule théorie, le souci des mauvaises interprétions et de l’importance de faits du point de vue holistique, du cause à effets du point de vue holistique, de s’assurer de ne pas mal les interpréter plutôt que de fonder des théories sur des parts d’ignorance, où Descartes aurait dû pouvoir comprendre qu’il faisait des sophismes, que son interprétation était douteuse.

      Et certains appliquent à eux mêmes, et de fait à l’espèce humaine, le mauvais jugement de Descartes aux animaux. Si vous vous définissez comme athée, vous pourriez considérer ce sujet plus irrationnel que le covido-sceptisime ou climato-sceptisime, et pourtant ! Et pourtant il illustre aussi parfaitement les limites du rationalisme à la Descartes, de celles et ceux qui se croient rationnels. Je pense à l’âme, à l’esprit que d’aucuns attribuent aux êtres humains et à diverses formes de vies animées de « conscience éveillée », et à des « signes », des « faits » qu’ils et elles considèrent comme une preuve.

      Alors pour être plus précis, certains s’intéressent aux « faits », aux témoignages autour sans forcément chercher à les interpréter pour y trouver matière à foi dans l’au-delà, suspendant leur croyance dans l’attente de plus de certitudes, réfléchissant à plusieurs interprétions possibles en attendant. Et je puis comprendre qu’on soit sceptique sur des interprétations, en revanche, je suis très sceptique vis à vis des « interprétations » de certains qui se prétendent zététiciens, de « scientifiques » qui préjugent sur des expériences tel que les NDE et autres « phénomènes mystérieux ».
      J’écris cela car je me souviens avoir vu passer sur un moteur de recherche, ou au cours de la lecture d’un article, une publicité pour un livre d’auteurs présentés comme « journalistes scientifiques » et censé être un condensé des connaissances actualisées sur l’étude du fonctionnement du cerveau. De la même façon que le jugement de Descartes sur les animaux apparaît irrationnel au regard des connaissances actuelles, je trouve certaines interprétations assez irrationnelles de la part de gens prétendant l’être. Limite plus que ceux qui ont gobé des canulars tel que les Ummites et les fausses momies extraterrestres qui avaient des raisons d’y croire. Je veux dire, qu’on doute de l’interprétation que de celles et ceux qui ont fait des NDE y donnent, soit, mais certains « phénomènes » ont de quoi chambouler des certitudes, notre interprétation du « réel », et faire croire qu’une interprétation de mesures prouverait que ce serait un « subterfuge » du cerveau juste avant l’expiration, cela me semble être une carence de philosophie, une sorte de sophisme, du scientisme au sens péjoratif prétendant actualiser des connaissances avec des interprétations dépassées, une certaine malhonnêteté intellectuelle faisant fi que d’autres interprétations n’en sont pas moins valables, voire plus, les mesures pouvant être comprises autrement.
      Et j’ai récemment écouté une conférence et lu des critiques de prétendus zététiciens qui me confortent dans l’idée qu’ils cherchent à se donner un genre mais se font plus avoir par des biais de confirmation et mauvaises interprétations qu’ils semblent le croire. Si vous voulez approfondir, vous trouverez des articles à ce sujet sur ce groupe Facebook : Phantasmagoria : paranormal, hantises, poltergeists et apparitions : https://www.facebook.com/groups/1192040898138293

      Enfin, un article exemple de ce qu’une science « rationnelle », ou plutôt des scientifiques me semblent devraient faire (à chercher à comprendre plus que de pondre des thèses autour d’une seule interprétation de faits, assez douteuse eu égard aux témoignages) :

      Les ondes cérébrales se synchronisent lorsque les gens interagissent : https://www-scientificamerican-com.translate.goog/article/brain-waves-synchronize-when-people-interact/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

      L’article n’est pour le moment pas en ligne au moment où j’écris, alors extrait traduit que j’avais mis de côté : « La neuroscience collective, comme l’appellent certains praticiens, est un domaine de recherche en pleine expansion. Une découverte précoce et cohérente est que lorsque les gens conversent ou partagent une expérience, leurs ondes cérébrales se synchronisent. Les neurones situés aux emplacements correspondants des différents cerveaux s’activent en même temps, créant des motifs correspondants, comme des danseurs se déplaçant ensemble. Les zones auditives et visuelles réagissent à la forme, au son et au mouvement de manière similaire, tandis que les zones cérébrales d’ordre supérieur semblent se comporter de la même manière lors de tâches plus difficiles telles que donner un sens à quelque chose de vu ou d’entendu. L’expérience d’« être sur la même longueur d’onde » qu’une autre personne est réelle, et elle est visible dans l’activité du cerveau.

      Un tel travail commence à révéler de nouveaux niveaux de richesse et de complexité dans la sociabilité. Dans les salles de classe où les élèves sont engagés avec l’enseignant, par exemple, leurs schémas de traitement cérébral commencent à s’aligner sur ceux de cet enseignant – et un plus grand alignement peut signifier un meilleur apprentissage. Les ondes neuronales dans certaines régions du cerveau des personnes écoutant une performance musicale correspondent à celles de l’interprète – plus la synchronie est grande, plus le plaisir est grand. Les couples présentent des degrés plus élevés de synchronie cérébrale que les couples non romantiques, tout comme les amis proches par rapport aux connaissances plus éloignées.

      Mais comment la synchronie se produit-elle ? Une grande partie du phénomène reste mystérieuse – même les scientifiques utilisent parfois le mot « magie » lorsqu’ils en parlent. Une explication simple pourrait être que la cohérence entre les cerveaux est le résultat d’une expérience partagée ou simplement un signe que nous entendons ou voyons la même chose que quelqu’un d’autre. Mais les recherches les plus récentes suggèrent que la synchronie est plus que cela, ou peut l’être. Selon le neuroscientifique Weizhe Hong de l’Université de Californie à Los Angeles, ce n’est qu’en examinant le cerveau de tous les individus impliqués dans une interaction que nous pouvons commencer à « comprendre pleinement ce qui se passe ». »

      J’imagine que vous aurez du mal à trouver le temps de lire et écouter tout ce que j’ai écrit et tous les liens partagés aujourd’hui, j’ai hésité à l’étaler sur au moins deux autres vendredis, mais c’est écrit pour aujourd’hui, alors voilou.

      Bon week-end, à la semaine prochaine !

      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #435
      Pascal LamachèrePascal Lamachère
      Maître des clés

        couverture livre sur le paranormal

        J’espère que vous allez bien, autant que faire se peut, si je puis dire.

        Il y a quelques jours je me suis remis à penser aux divers « plans de vérité », à l’importance de la contextualisation d’une pensée et de la matière à penser, de prendre le temps d’y penser pour avoir un point de vue le plus holistique possible, ainsi qu’aux vanités, à l’intérêt que nous accordons à de ce que nous pouvons faire, au sens que nous y donnons, et en général au sens de ce que nous appelons la vie. Et de ce que nous devrions faire collectivement, et de ce que je peux faire personnellement.

        Cela m’arrive assez régulièrement, quand je lis des articles ou écoute des conférences évoquant tel ou tel souci dans le paradigme capitaliste sans le remettre plus en question, et c’est probablement plus une succession de pensées critiques qui m’ont amené à retourner en rond aux portes d’une quête d’essence ciel. Toujours est-il que cette fois il me semble que cela a débuté avec l’écoute d’une vidéo prétendant démystifier une femme se présentant comme Médium, prétendant la « débunker », croyant mettre en lumière des contradictions dans l’histoire de cette femme dont les dons seraient reconnus par de ses pairs et de celles et ceux l’ayant consulté. Et ma réflexion s’est alimentée, poursuivie avec la lecture d’un titre à propos de Bill Gates qui aurait espéré que le monde deviendrait plus rationnel avec la création d’Internet, du fait de l’accès aux connaissances, à des faits, des données.

        Je n’aime pas trop les discussions débats à l’oral où les gens ne partent pas de la même matière à penser, cela peut compliquer la cristallisation, la difficulté du partage des connaissances, des pensées, la compréhension des idées, en plus des difficultés pour communiquer théorisées par Bernard Weber (« entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre » et cetera), d’autant qu’un sujet ramenant souvent à un autre, avec aussi la préoccupation d’un cause à effets et pas juste disserter sur une question particulière, j’ai tendance aux digressions.

        L’écrit a l’avantage que l’on peut prendre le temps de la réflexion et de l’expression, d’y revenir, de peaufiner, de clarifier, de préciser, même si nous pouvons aussi y avoir une tendance à la « spontanéité » et écrire parfois des bêtises pour une raison x ou y. Si ce n’est que quand on a philosophé un bon moment jusqu’à une sorte de « eurêka » sans écrire le fil de la réflexion, il n’est pas forcément évident de l’ancrer ensuite, de retrouver ce qui s’est évaporé, est retourné à la « noosphère ». Et comme vous pouvez le constater, j’y ai aussi tendance à la digression. D’autant que depuis plus d’une décennie maintenant ma curiosité m’a poussé à m’intéresser à des sujets divers et variés, hétéroclites, essayant de le faire de façon éclectique.

        Et bref, je vais essayer de retrouver le fil de ma pensée pour vous restituer au mieux ce que je souhaitais vous écrire au sujet des « plans de vérité », et cetera.

        Alors, alors, pour revenir sur la prétention d’un monsieur à « débunker » la médium : celle-ci racontait au cours d’une interview avoir pu communiquer avec un esprit du moyen-âge comme si elle discutait avec une personne du temps présent, dans la rue, dans sa « vision », en précisant que l’esprit la voyait comme vêtue à la mode de son époque, et la critique, l’incohérence que trouvait le « débunkeur » c’était sur le fait qu’à cette époque le « français oral » était limite incompréhensible pour des gens de notre époque n’y étant pas coutumier, ne l’ayant pas étudié à en être plus ou moins érudit. Sauf que quand on écoute en entier l’entretien accordé par la femme se présentant comme Médium, elle donnait des précisions, expliquait le fonctionnement de façon plausible si on y croit. Être sceptique, avoir du mal à y croire c’est une chose, sortir un extrait de son contexte pour ergoter dessus comme il l’a fait, c’est faire preuve de malhonnêteté. Et on pourrait lui laisser le bénéfice du doute, partir du principe qu’il n’avait pas connaissance de l’explication apportée, qu’il a disserté sur l’extrait qui lui a été soumis, mais je pense que quelqu’un qui pratique l’esprit critique et aspire à l’étant zététicien se doit de le pratiquer aussi pour lui, d’envisager ce qui invalide son raisonnement critique. Et si il avait été honnête dans sa critique, il aurait cherché à comprendre en premier lieu et non pas préjuger à en faire une vidéo pour tenter de lui jeter l’opprobre.

        Bon, une explication cohérente ne fait pas la « vérité ». Il est sain de douter de « faits » et d’histoires dont nous ne sommes pas directement témoin, d’essayer de réfléchir si, en l’absence de pouvoir le savoir par soi-même, de pouvoir le vérifier, il n’y a pas une incohérence. Néanmoins, exercer le doute, le scepticisme, c’est aussi penser à une ou aux versions, aux explications qui rendent cohérent ce qui nous est raconté. Et je n’ai pas investigué moi-même, il me semble que certains remettent en question des protocoles d’études, mais certains médiums comme cette dame sont pris au sérieux par des autorités, des enquêteurs, il y aurait eu des cas laissant à penser que le don est authentique. Aussi, ce n’est pas parce qu’il y a eu des charlatans et des canulars dans l’histoire du spiritisme, des « phénomènes paranormaux », qu’il faut généraliser le jugement négatif. Certainement pas comme il l’a fait.

        Un exemple de critique que je trouve plus à propos, c’est celui d’un livre où il est question de communications avec des esprits d’un « ordre ancien ». Sur la fiche dédiée à ce livre, une historienne critique la version des faits, l’interprétation historique, voire des grandes parties de l’histoire rapportée, sans dénier la capacité de la dame de communiquer avec l’au-delà. Sachant qu’il pourrait y avoir des esprits farceurs, trompeurs pouvant abuser de la sensibilité de celles et ceux arrivant à les « contacter ». Et même si vous n’y croyez pas, que pour vous la médiumnité c’est des « histoires à dormir debout » ou à se bercer, il me semble que vous devriez pouvoir mettre de côté votre propre non croyance et que vous pouvez admettre cela plausible. Et j’ajouterais que l’historienne a sûrement acheté le livre car elle connaissait sûrement certains mystères laissant à penser la capacité plausible, y accorde un certain crédit, avant de trouver matière à critiquer de ce qui y était raconté.
        Je vous rapporte cela non pas pour signifier que l’historienne critique a raison en matière d’interprétation des connaissances du passé, dans sa critique, d’autant quand il y a une facette ésotérique, j’ai l’impression qu’il n’y a pas consensus même chez les historiens et fins connaisseurs, et puis c’est un sujet (l’histoire de « l’ordre ancien ») où j’ai pas encore suffisamment de connaissances pour me faire un avis éclairé. Juste pour donner un exemple de « pratique du doute » que je trouve moins contestable.

        Au passage, à propos de « pratique du doute », des faits qui peuvent être connus et de l’interprétation des faits, et pour revenir sur l’importance de la « matière à penser », j’ai l’impression que les désaccords entre des « camps » viennent souvent surtout de la connaissance pour les uns et l’ignorance des « faits » pour les autres.

        En écrivant cela, je pense aussi à un site que j’ai parcouru il y a quelques temps d’un se vantant d’être zététicien, « neutre » dans sa démarche, le prisme de son analyse critique des arguments de végans. Mais passé son speech de présentation, pour qui a bien étudié le sujet, il me semble qu’il apparaît assez vite son parti pris contestable, qu’il n’a pas les connaissances à jour, fait des biais de réflexions, des sophismes. Et certes, j’ai moi-même mon parti pris en tant que végétalien végan, mais j’ai évolué dans mes prises de conscience, dans ma connaissance du sujet, j’avais pris le temps de me documenter avant de le devenir et il ne me semble ainsi pas juger sa critique, son jugement, par « aveuglement idéologique », juste qu’avec ce que j’ai appris je trouve à redire à ses assertions, autant à sa prétendue neutralité qu’à son contre-argumentaire. Et au final « son » site ressemble plus à celui d’un lobby de carnistes cherchant à intoxiquer les débats sur le véganisme, à se faire passer pour ce qu’il n’est pas pour décourager les curieux hésitant et qui s’informeraient à diverses sources avant de prendre une décision.
        Et si je veux bien croire qu’au départ ce n’est pas un site de lobbyiste, et que c’est probablement celui d’un internaute qui s’est surtout fait eu par des lobbies carnistes le rassurant dans son carnisme, qu’il n’a pas cherché bien loin pour ne pas remettre en question ses mauvaises habitudes et voir qu’il y avait des contradictions à apporter à ses contradictions, juste que ce qui me rend sceptique entre l’intention affichée et le « résultat », c’est qu’une démarche de doute, de « chercheur de vérité » tatillon me semble ne pas s’accompagner d’autant de préjugés et d’allégations et mal-information qu’il en a synthétisé, qu’il en a rapporté. Par exemple, on peut critiquer les allégations santé par principe / généraliste, sachant qu’on peut manger trop sucré et trop salé, qu’on peut avoir une alimentation déplorable aussi en tant que végan, qu’il n’y pas qu’une seule alimentation végétalienne, si ce n’est qu’en général les allégations santé s’accompagnent de conseils d’alimentation équilibrée, de personnaliser à ses besoin nutritionnels avec b12, et cetera (et pour information, des sportifs de haut niveau très célèbres sont végans, y ont trouvé un intérêt). Et les allégations écologiques sont relatives, sachant que tous les vêtements « végans compatibles » ne sont pas forcément écolo par principe, et cetera, si ce n’est qu’il y a là aussi une part de vérité. Et donc relativiser ou critiquer la simplification des arguments n’enlèvent pas la part de vérité de ces arguments, et certainement pas la possibilité d’avoir une alimentation végétalienne adaptée quand il est pas fait de nombreuses allergies alimentaires.

        Aussi, les débats autour du véganisme me semblent être un bon cas d’école d’exercice du doute, de la pensée critique, et de constatation que de ceux qui prétendent le cultiver font preuve de mauvaise foi plus que de s’y appliquer. On pourrait considérer que c’est difficile de l’exercer à 100 % sans se forger de conviction, de la même façon qu’il y a des faits, des données dans des études scientifiques et que c’est les interprétations qui sont parfois sujettes à divergences, qu’à un moment donné les convictions disposent aux biais, si ce n’est qu’un certain degré de mauvaise foi laisse à douter de l’honnêteté intellectuelle, pour ne pas dire laisse à penser une certaine forme de corruption.

        Sa mal-information autour des protéines végétales en introduction et sa réflexion, contre argumentation sur la B12 m’ont conforté dans ce sens. Car si il y a certainement matière à relativiser l’argument des animaux d’élevage supplémentés en B12, du fait que le nombre ne serait pas aussi important qu’avancé, que je suis prêt à le croire sur cela, sa raison / défense avancée pour la supplémentation animale (pour la productivité, le fait que les animaux pourraient ne pas en être dépendant) n’enlève rien à la remarque et critique du concept des « animaux emballages » dans le paradigme de l’élevage de masse : https://www.cahiers-antispecistes.org/les-animaux-emballages/

        et même si les chiffres des animaux supplémentés seraient moins importants que ceux avancés dans certaines publications, pas de quoi en conclure comme il l’a fait que les végétaliens sont plus dépendants à la supplémentation et que le fait de « dépendre » de la production de vitamine b12 rend les végans plus dépendant d’un lobby et que cela serait en contradiction avec la critique du fonctionnement des lobbies aux intérêts privés, se souciant guère de l’état de la société et de la planète. D’autant qu’au final :

        – tout un chacun dépendant d’un système, très peu de gens ont pu développer une autosuffisance alimentaire (et parmi eux il y aurait des communautés véganes), et la mise en évidence du souci des « animaux emballages » me semble plus pertinente que la relativiser pour faire passer les végans pour plus dépendants d’un système que les autres, ce qu’ils ne sont pas ;

        – si la vitamine b12 est produite par des entreprises privées, elle pourrait tout aussi bien être produite dans un autre paradigme par une « entreprise citoyenne » ;

        Je ne sais pas si je suis très clair dans mon explication d’une mauvaise foi que je trouve confondante, j’espère que vous aurez compris le propos autour de la vitamine b12. Je pourrais ajouter que certains végans remettent en question l’intérêt de se supplémentaire en b12. On m’avait soumis un article à ce sujet. La thèse développée, de ce que je m’en souviens, c’est que cela ne concernerait pas tant les aliments qui en contiendraient en surface suivant un mode de culture, plus importance donnée accordée à la qualité de l’eau. Aussi, si le lien / développement de thèse vous intéresse, j’essayerai de le retrouver, mais je trouvais que c’était des allégations douteuses et je pense que par précaution il vaut mieux se supplémenter en b12.

        Un monsieur qui me semble très bien synthétiser le souci autour de la B12 : The Symptoms of Vitamin B12 Deficiency (vostfr disponible) : https://www.youtube.com/watch?v=DMDUQLxFJcY

        Le guide ultime de la vitamine B12 : https://www.petafrance.com/vivre-vegan/le-guide-ultime-de-la-vitamine-b12/

        Par rapport à d’autres critiques et réponse à ces critiques, un article que je vous ai déjà invité à lire : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/ »

        Et pour en savoir plus sur le véganisme, l’antispécisme, un podcast philosophique sur la cause animale, contre le spécisme, où vous pourrez écouter un épisode consacré à la nutrition : Comme un poisson dans l’eau : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

        Et pour des conseils nutritionnels et recettes, voir le site de l’association L214 : https://vegan-pratique.fr/

        Ensuite, euh, alors, alors, ce serait plutôt en fin pour l’instant, j’ai fait une longue digression pour évoquer la cause animale, le végétalisme, le véganisme, vous aurez probablement pas le temps de tout lire des docs conseillés ni de tout écouter le podcast si vous découvrez, je vais arrêter là mon claviardage pour aujourd’hui et je développerai un peu la semaine prochaine la suite de la réflexion de ce que je voulais vous écrire aujourd’hui. Mais si vous voulez savoir dès maintenant, c’est ce que j’ai évoqué en introduction, et en bref, c’est sur les faits et l’interprétation des faits, le souci des connaissances non mises à jour, de l’ignorance des progrès dans les connaissances, le souci de la désinformation et l’exercice du doute à cultiver ; autant sur le plan de ce qui peut être connu de tous, des connaissances scientifiques, avec critiques de certaines interprétations et critique de la « rationalité » du système qui fait des Bill Gates (donnant en partie raison à la critique faite par Bill Gates d’intox que l’on trouve sur le web tout en critiquant sa propre prétendue rationalité, la « rationalité » du système qu’il a servi et sert), que les concepts tel que le karma et autres thèses prétendant « rationaliser » le sens de l’existence, prétendant être une clé de compréhension du sens de l’existence, de la part de mystère, de l’extrapolation de « l’inconnaissable » se basant sur une rationalisation / des explications contestable/s d’un certain point de vue, ainsi que le souci des diversions, de ce qui nous éloigne de l’urgence de ce que je pense nous devrions faire à titre collectif. Mais aussi de ce qui permet de s’aérer l’esprit pour essayer d’être constructif, de la complexité d’aboutir à une révolution paradigmatique, des parts de colibris et des synergies. Et de ce que je considère être de l’ordre de la vraie Justice.

        Bon week-end, à la semaine prochaine !

        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #434
        Pascal LamachèrePascal Lamachère
        Maître des clés

          « Prières pour la paix »

          Urgence Gaza,
          Urgence climat,
          Russie-Ukraine en combats,
          de plus en plus d’éclats.

          De l’actualité sordide,
          mines déconfites, humides,
          du positif à chercher,
          du constructif à concrétiser.

          Dariush Mehrjui et Vahideh Mohammadifar assassinés,
          Hubert Reeves s’en est allé sur la pointe des pieds,
          la plupart des politiques inconscients ?, ou à instrumentaliser ?,
          du terrorisme contre le bon sens, à broyer,

          ainsi que le glacier Thwaites, baptisé de l’apocalypse,
          surnom, peut-être finalement bien, d’une certaine façon, approprié,
          tel un indicateur, un repère de l’état de la planète surchauffée
          par le Capitalocène, la pollution d’un système de l’humanité.

          Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
          que même si les carottes sont cuites,
          nous expirions la tête haute, saveur d’une réussite,
          la conscience élevée, holistique, du cause à effets.

          Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
          l’humanité végane, antispéciste, la vie des animaux à respecter,
          l’environnement à ménager,
          l’économie à révolutionner.

          Urgence Gaza,
          Urgence climat,
          Russie-Ukraine, Palestine-Israël à pacifier,
          les livraisons d’armes à stopper.

          Urgence Gaza,
          Urgence climat,
          pour générations présentes et à venir, contre le péril de Créations,
          des femmes et hommes de courage, conscients, cohérents, consistants, à l’action.

          Haut les cœurs ! Prières pour la paix,
          violences policières et systémiques à cesser,
          Julian Assange à libérer, l’Agapé à cultiver,
          pour la « vie », « l’éternité », « merveille » de potentialités.

          ***

          Pour le rendez-vous d’aujourd’hui, comme je me suis dit que vous n’auriez probablement pas eu le temps de consulter tous les articles et vidéos que je vous ai invité à regarder la semaine dernière, et pour ne pas plus surcharger votre temps de cerveau disponible, je me suis que j’écrirai juste un poème, un petit texte poétique, ce qui est fait.

          Après, si vous appréciez la poésie, pour information, j’ai remis le script des poèmes du jour sur un de mes premiers sites : http://coeurromantique.free.fr/poemedujour.htm

          Si votre navigateur n’est pas paramétré par défaut pour bloquer les scripts, vous verrez un texte poétique d’affiché. Par contre, à savoir que ce n’est pas à proprement dit des « poèmes du jour », et peut-être que je prendrai le temps d’y ajouter des poèmes plus récents, mais pour le moment c’est des poèmes de divers auteurs, qui datent de plus d’une décennie pour la plupart, et il n’y en a pas toujours un différent chaque jour, et toujours est-il que voilou, au cas-où vous apprécieriez d’en lire.

          en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #432
          Pascal LamachèrePascal Lamachère
          Maître des clés

            illustraztion symbole de paix avec fleurs

            Une fois fini d’écrire le message de vendredi dernier, je m’étais dit que je vous parlerai aujourd’hui un peu de l’Ukraine, des thèses, des propagandes des divers camps, les manipulations – avérées – pour provoquer des casus belli, les intox ensuite, en temps de guerre, les médias mensonges avérés au cours de l’histoire des conflits de l’humanité pour titiller les cordes sensibles, la difficulté de savoir de quoi il en retourne réellement sur le coup tout en accordant de l’importance à de la matière à penser pour se faire, autant que faire se peut, un avis le plus éclairé possible ainsi que pour tenter de mettre en place un mouvement concret de paix.

            Je vais essayer de m’en tenir à ma résolution, juste qu’il y a eu entre temps les massacres liés au conflit israélo-palestinien et c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase, un peu beaucoup écœuré, avec aussi le péril climatique et les politiques qui renforcent le mal quand il faudrait pouvoir dire stop (tel que stop au carnage d’animaux et stop à la subvention des énergies fossiles et non pas continuer le développement des projets tel que le Koweït qui « cherche à augmenter sa production de pétrole et poursuit l’exploitation du champ gazier de Durra »), temps mort et impulser une révolution de paradigme ; idéalement végan, ayant pour état d’esprit la zoopolis (une société sans exploitation animale), et cetera.

            Au passage, à propos du réchauffement climatique et du souci systémique, et du souci pour la situation en Palestine et pour l’Ukraine et la Russie et finalement le monde, lu il y a quelques jours, au cours d’une petite recherche, ce qui me semble être une grosse bêtise, une inconscience de la part d’un « journaliste économiste » : considérer qu’un des soucis pour la Palestine ce serait d’avoir une économie viable, à construire sur le long terme, non pas en pensant tant aux troubles provoqués par la colonisation, la guerre et les conséquences du blocus de Gaza sur la vie en Palestine, plus dans le style de ceux qui justifient le colonialisme avec l’idée d’apports pour un épanouissement économique à une civilisation précaire. Ce qui me semble être un non sens quand on considère que ce qui est cru comme un « système économique viable » par ce genre « d’économiste » ne l’est en réalité pas du tout sur le long terme du fait des effets délétères, le renforcement de la crise climatique, et cetera.
            Pour le côté thèse de fond sur pensée systémique, critiques d’une « économie non économique », je vous renvoie au podcast « Revolution Now ! » : https://www.revolutionnow.live/episodes

            Et une caricature qui synthétise une considération sur les effets délétères, crise climatique (considérée engendrée par « l’économie non économique » de la civilisation), versus guerre versus virus : https://www.ledevoir.com/photos/galeries-photos/les-caricatures-de-godin/922476

            Bref, pour revenir sur la situation en Ukraine, beaucoup de médias reprennent des versions d’un état ou lobby x ou y sans prendre le temps d’investigation, d’y penser, et l’investigation n’est pas toujours aisée. Et puis quand l’information sert à se forger une opinion en restant passif, à quoi bon ?

            Aussi, si ici de mon côté je ne puis faire que comme la plupart des internautes qui partagent du contenu, l’objectif c’est d’inviter à réfléchir ce qui pourrait « pacifier », apporter de la paix, faire de sa part de colibri. Bon, si vous avez déjà une idée arrêtée, êtes pour tel ou tel camp, vous n’aurez certainement pas envie de plus lire ou écouter ce que je vous invite à consulter. Toutefois, si vous avez fait l’effort de me lire jusqu’ici, une petite réflexion :

            – si vous avez un ami Ukrainien qui vous a rapporté sa version des faits, vous serez sûrement enclin à considérer la Russie de Poutine comme envahisseur, source du mal, à voir d’un bon œil le fait que les pays de l’Otan soutiennent financièrement et militairement l’armée de l’Ukraine, mais savez-vous que tous les Ukrainiens n’ont pas le même avis sur ce qu’il y aurait à faire ? ;

            – réflexion aussi valable pour si vous avez un ami Russe et l’aide que ses alliés pourraient leur apporter ;

            3 articles cristallisant divers points de vue :

            Ukraine : le regard de Noam Chomsky : https://www.revue-ballast.fr/ukraine-le-regard-de-noam-chomsky/

            Libertaires et pacifistes en Ukraine : le choix des armes ? : https://www.revue-ballast.fr/libertaires-et-pacifistes-en-ukraine-le-choix-des-armes/

            Manifeste : socialistes et communistes russes contre la guerre : https://www.revue-ballast.fr/manifeste-socialistes-et-communistes-russes-contre-la-guerre/

            Après, ces articles évoquent surtout des considérations sur ce qui selon telle ou telle personne il faudrait faire. Concernant l’origine du conflit, des faits de guerre, sans être dupe de la version propagande russe de Poutine, même en gardant à l’esprit que de notre point de vue de citoyen ne possédant pas les informations de première source on peut facilement se faire mener en bateau, je pense qu’on peut constater une tendance à une certaine mal-information et des biais. Du genre il y a eu ce que des médias pro-Otan ont rapporté du discours de Poutine, reprenant des passages tronqués, avec des interpénétrations lui faisant dire ce qu’il ne disait pas quand on écoutait son discours original. Et j’ai cru comprendre que certaines scènes de tragédies ont donné lieu à des interprétations et informations erronées de divers « camps ».

            Ce qui me fait penser et écrire que la matière à penser ne suffit pas toujours, juste qu’on se rapproche plus de la vérité quand on prend le temps de s’informer à diverses sources, d’y réfléchir, en ayant pour principe de se dire qu’on peut avoir tort dans l’interprétation des faits, voire qu’on ignore des faits.

            Par exemple, que savez-vous des efforts de paix qui auraient été sabordés ? Des forces derrière le sabotage des gazoducs Nordstream ?

            Ensuite et enfin, plus j’en apprends, plus je lis des thèses contradictoires, plus je me dis qu’il y a plusieurs niveaux de « vérité », qu’il y a relativité suivant les soucis considérés.

            Pour l’expliciter, un message que j’avais déjà partagé sur les réseaux :

            « En écoutant un débat contradictoire autour de la guerre en Ukraine : « Ukraine : il faut débattre ! » : Débat contradictoire avec M.Collon, J.Baud, A. Merlin et J. Vogel qui ont eu le courage d’y participer : https://www.youtube.com/watch?v=drgjOH3v7Pk

            et que j’ai trouvé très intéressant, chacun me semblant cristalliser à merveille « un camp de pensée », si ce n’est peut-être les recours à l’argument ad personam et tentatives contestables de se présenter comme une « autorité scientifique de l’histoire » de la part de A. Merlin et J. Vogel ;

            et toujours est-il qu’en écoutant le débat, les thèses développées, notamment en réponse à la première question, m’est venu à l’esprit une autre façon de l’expliquer qui, sans réfuter d’autres explications émises, considère le conflit, la guerre d’une autre façon, ce qui a son importance pour comprendre de la cause à effets : la problématique systémique.

            A un moment donné il est présenté l’évolution de l’Ukraine, lors de son indépendance, pour « une économie de marché régulé par le droit ». Même si il est reconnu les slogans contestables dans les faits, la corruption, cette façon d’opposer le système qui gouvernerait l’Ukraine en prenant son indépendance vis à vis de la Russie, et celui de la Russie, m’a semblé refléter une méprise, une inconscience. Et il suffit d’écouter celles et ceux qui considèrent que mettre fin à la guerre en Ukraine serait bénéfique pour « l’économie mondiale » alors que si la paix serait bien entendu bienvenue et à rechercher, à faire, à concrétiser, « l’économie mondiale » néolibérale est contestable avec des externalités délétères d’après certains, et de comprendre le besoin de révolutionner le système économique afin de régler certaines problématiques environnementales et sociales, pour comprendre le souci, ou du moins mon point de vue critique : « l’économie de marché » (dont la régulation par le droit est considérée très / trop relative par certains) est source de conflits, de guerres économiques, avec ses impérialismes marchands, ses lobbies déconnectés du bien commun, de la recherche d’intérêt général, et cetera critiques qui en sont faites. Il me semble que ce n’est pas trop vulgariser que le présenter ainsi.

            Et si le système politique de la Russie est différent, que la Russie a un modèle de gouvernance différent, au niveau économique il me semble tout aussi critiquable selon ce prisme. Et pour faire le lien avec les soucis environnementaux et sociaux, quand on considère que l’utilisation du gaz et du pétrole et des projets à continuer d’en extraire encore plus posent problème dans la lutte contre le dérèglement climatique, il importe moins le pays ou l’entité exploiteur et vendeur que le fait qu’il faudrait limiter autant que possible son utilisation.
            Donc pour dire que chaque camp a certains mobiles contestables d’une manière ou d’une autre, si ce n’est que les États-Unis le sont peut-être plus du fait qu’ils sont les fers de lance de « l’économie de marché », et que sans justifier la guerre, les jugements manichéens sur ce conflit sont contestables.

            Bref, à ce propos, à écouter ou lire l’épisode 46 du podcast « Revolution Now ! » de Peter Joseph qui évoque, entre autres, les manipulations dont ont été capables les États-Unis pour contrer une autre façon d’organiser « l’économie » (le podcast est en anglais mais peut être traduit avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »), ou vous pouvez aussi traduire la transcription complète publiée après la vidéo) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode46asdf-erckc-g3nhm-zd3be-ykrn8-edjr3-r5srt

            Ceci écrit, pour revenir sur le souci lié au réchauffement climatique, ces derniers jours il y a eu des températures exceptionnelles pour la saison, et malgré tout des climato-sceptiques ont encore distillé de leur mal-information. Ils ont l’excuse que nombreux médias sensibilisent peut-être mal sur le sujet, mais même si des records de température dans certains lieux sont relatifs, il y a bien une tendance d’augmentation des températures globale sur le long terme :

            l’évolution de la température moyenne de l’air à 2m : https://climatereanalyzer.org/clim/t2_daily/ ;

            de la surface des océans : https://climatereanalyzer.org/clim/sst_daily/ ;

            Et puis un souci de pollution lié à l’utilisation des énergies fossiles, et cetera : Top 40 des impacts du changement climatique : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

            Et pour rappel :

            « Sixième extinction de masse et inégalités sociales sont liées » : https://www.revue-ballast.fr/jean-marc-gancille-sixieme-extinction-de-masse-et-inegalites-sociales-sont-liees/

            A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/ »

            Re ceci écrit, je trouve que Michel Collon et le collectif INVESTIG’ACTION font un très bon travail journalistique de fond concernant les conflits, les guerres, les média-mensonges, le souci pour la paix, pour la Palestine, aussi, pour en savoir plus, même si vous pensez être bien informé mais n’avez pas encore écouté ce débat contradictoire, je vous invite à le voir, cf. lien plus haut, et puis d’autres de leurs vidéos et publications :

            Vidéos conférences, débats, analyses, entretiens à propos de l’Ukraine : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Ukraine

            Vidéos et articles : https://www.investigaction.net/fr/?s=Ukraine

            A propos de la Palestine, voir vidéos récentes sur : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos

            Et articles sur : https://www.investigaction.net/fr/

            Et à écouter une explication de Noam Chomsky sur un des soucis pour résoudre le conflit israélo-palestinien (c’est en anglais mais vous pouvez activer les sous-titres) : https://www.youtube.com/watch?v=5AJlfW0g2rk

            Et pour le message par l’art philosophique poétique concernant la tragédie en Palestine, à voir les vidéos récentes du journal de Personne, sur youtube : https://www.youtube.com/user/lejournaldepersonne/videos

            ou sur TikTok : https://www.tiktok.com/@le.journal.de.personne

            Bon week-end, à la semaine prochaine !

             

            Illustration de paix trouvée sur : https://pixabay.com/fr/vectors/paix-signer-fleurs-des-roses-7036144/

             

             

            en réponse à : Annonces, enquêtes, votes et pétitions pour la cause animale #427
            Pascal LamachèrePascal Lamachère
            Maître des clés

              Pour permettre à Victor Duran-Le Peuch, auteur animateur du podcast antispéciste Comme un poisson dans l’eau, de continuer son travail, le développement de ce média antispéciste de saison en saison, vous êtes invités à lui faire un don régulier, à contribuer avec quelques euros ou plus si vous pouvez, voir la partie soutenir sur : https://linktr.ee/poissonpodcast

              Si vous ne connaissez pas encore, vous trouverez les deux premières saisons sur diverses applications de podcast, dont sur YouTube : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

              Pascal LamachèrePascal Lamachère
              Maître des clés

                Tout est lié.

                Tout est lié.

                Le système,
                un mode de consommation,
                le mal, les maux,
                dans le cause à effets.

                Tout est lié.

                La mort d’une dame et son enfant
                dans un désert,
                le carnage et l’exploitation d’animaux,
                la destruction de l’environnement.

                Tout est lié.

                Question : Que faisons-nous
                pour un mieux être collectif,
                participer le moins possible de la gabegie,
                faire notre part de colibris ?

                Tout est lié.

                Question : Quelle « civilisation » pour l’humanité
                voudrions-nous voir s’épanouir,
                quel monde nous rendrait fier,
                serait pérenne pour les générations présentes et à venir ?

                Tout est lié.

                La corruption de gouvernants,
                de gouvernés et des rouages,
                des indignations, des révoltes,
                le péril pour tout âge.

                Tout est lié.

                Les intox, les discours lénifiants,
                la mal information, les illusions, le climato-sceptiscisme,
                les lanceurs d’alerte tel Don Quichotte,
                la gravité de l’abîme.

                Tout est lié.

                Des orages exceptionnels,
                des incendies hors normes,
                le Capitalocène, la complicité des « braves gens »
                par ignorance, par manque d’action, par inconscience, défaut de conscience au concret.

                Tout est lié.

                La dissonance cognitive,
                l’écart entre « le rêve de la planète »,
                la mauvaise influence systémique théorisée dans les accords toltèques,
                la difficulté d’être raccord avec soi, et ses idéaux.

                Tout est lié.

                L’effort coercitif et lucratif contre la covid 19
                et la difficulté pour la cause animale,
                les marchés des énergies fossiles
                et les enjeux écologiques pas pris avec la même urgence, le même sérieux, la même rigueur.

                Tout est lié.

                Des conflits, des guerres,
                entretenus par des ventes et livraisons d’armes,
                le peu de soucis ; la passivité face au mouvais sort à la Palestine ;
                pour la paix, la vie des animaux, la santé planétaire.

                Tout est lié.

                • Ceci écrit, un article réflexions à propos de l’urgence et l’importance d’en avoir pleinement conscience et d’agir d’une manière ou d’une autre en conséquence :

                Extrait : « Lorsque les dirigeants actuels parlent d’une manière superficiellement confiante sur des sujets qu’ils n’ont aucune compréhension psychologique ou sociologique, ils nous rappellent à quel point la plupart des climatologues de haut niveau sont inaptes à jouer un rôle pour aider les sociétés à comprendre la situation difficile à laquelle l’humanité est actuellement confrontée. Imaginez ces enfants en classe qui semblaient aimer les maths plus que d’avoir des amis, se faisant soudainement demander comment gérer l’école en cas d’urgence. Évidemment, être un spécialiste à vie ne vous prépare pas pour ces moments difficiles, même si vous avez été promu au sommet de l’arbre. Au lieu de cela, nous avons besoin de nouveaux types de leadership et de communication en cette ère d’effondrement. C’est une manière de diriger qui est à l’opposé de ce qu’affichent les moodsplainers. Parce que nous pouvons nous entraider pour grandir dans cette nouvelle forme de leadership, c’est pourquoi je co-enseigne un cours sur ‘menant à l’effondrement ». Des versions antérieures de celui-ci ont été livrées au cours des 9 dernières années, les anciens élèves faisant des vagues importantes dans l’activisme, la politique, les communautés, les entreprises, les agences internationales et le gouvernement local. Un tel leadership peut venir de n’importe où. Je prédis que nous verrons même des dirigeants d’entreprises dénoncer la diabolisation des catastrophistes et appeler à un dialogue public plus honnête – tout comme des centaines d’ universitaires l’ont fait .
                Mais pour l’instant, les commentateurs domineront les médias de masse pour minimiser ce que le réchauffement climatique de 1,5 C signifie pour les petits États insulaires, ainsi que les défaillances multiples susceptibles de se produire dans les quelques années suivant ce niveau de réchauffement, le risque de les points de basculement commencent à se produire en cascade et les conséquences déjà graves des niveaux de chauffage existants. Par conséquent, afin de vous aider, oui vous, à repérer puis à contester leurs arguments, j’ai produit une liste de leurs revendications typiques et pourquoi elles peuvent être rejetées. »

                Suite à lire sur : Disons aux moodsplainers qu’ils ont tort et retournons au travail : https://jembendell-com.translate.goog/2023/08/05/lets-tell-the-moodsplainers-theyre-wrong-and-then-get-back-to-work/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                « Nos mobilisations autour du changement climatique et de la justice environnementale doivent être guidées par un cadre internationaliste à la fois anticolonial et anticapitaliste. »

                (Sans oublier la cause animale.)

                Tableau nutritionnel : https://visuels.l214.com/sites/vegan-pratique.fr/2020/tableau-nutritionnel/tableau-nutritionnel-web/tableau-nutritionnel.pdf

                • Conférence « Une société viable » : https://youtu.be/8RSZMVxfv38
                  Où il est synthétisé des arguments critiques contre ce qui est appelé « l’économie de marché » puis à partir d’environ 23 minutes réflexions pour de la transition.

                La conférence est en anglais mais elle peut être traduite avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »)

                Vous pouvez aussi traduire la transcription complète qui a été publiée sur : https://peter-joseph.medium.com/a-viable-society-full-transcript-ac12c123fa53

                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                Maître des clés

                  Peut-on qualifier de crime contre et par l’humanité, le crime d’une civilisation au cours de laquelle l’humanité s’est développée en nombre ?

                  Question qui me taraude, par pour laisser entendre que c’est grâce à un mode de civilisation que l’humanité s’est « développée », ni que le souci serait en soi le développement en terme de nombre de population, plus pour la rhétorique, car la sixième extinction de masse en cours aurait en théorie pu être évitée, et car même si je suis convaincu, quoi qu’en pensent certains, que la civilisation de l’humanité aurait pu en théorie se « développer » tout en ayant la sagesse de penser sur le long terme, d’organiser son économie autrement, d’avoir un rapport avec l’environnement moins destructeur et plus respectueux de la vie animale ;

                  il y a ce qui a été, ce qui est à charge contre le Capitalocène.

                  Tel qu’expliqué ici : Pourquoi le « socialisme » craint : https://peterjoseph-substack-com.translate.goog/p/why-socialism-sucks?sd=pf&_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                  Quoi qu’il en soit, en prenant acte des erreurs, pour essayer d’apprendre, s’améliorer, être constructif, je pense qu’il convient de bien analyser, de bien penser les soucis pour ne pas se tromper de solutions, sauver ce qui peut être sauvé, impulser ce qui aurait dû être fait : un système pérenne en fonction des « contraintes ».

                  Déjà plus ou moins évoqué, c’est un peu une ritournelle dans les réflexions que je partage, mais nombre d’articles que je lis m’y ramènent, et en fait, j’ai entre autres lu il y a peu un article sur les effets mortifères de la hausse des prix d’énergie en Europe l’année dernière, suite à la guerre, les morts faute de chauffage. C’est déplorable, comme il est déplorable l’affaiblissement des corps, les maladies et les morts du fait de la pollution, dont une partie serait liée à l’utilisation des énergies fossiles. Dans les deux cas, en terme de lutte de classe, les précaires sont les premiers concernés. Aussi, si il est important de pouvoir être suffisamment au chaud l’hiver et ne pas subir l’airain de la canicule l’été, contestable la politique des prix énergétiques, entre autres, il est aussi très important de poser aussi la question des sources d’énergie, le « dans quel but et pour quelle fin ? », l’obsolescence programmée, cycles de consommation dispensables, et cetera. Parce que si l’utilisation de certaines énergies a des effets délétères, c’est à prendre en considération, je pense.
                  Le genre de liens et de soucis qui me semblent essentiels quand on déplore le sort d’une partie de l’humanité, relatif à un mode de fonctionnement ; comme le souci pour la cause animale qui doit être pris en compte quand on parle / pense écologie, économie, alimentation, éthique, ou qu’on se soucie un tant soit peu du sort des animaux de compagnie et qu’on souhaite éviter d’être hypocrite par rapport à la considération envers la vie des animaux en général.

                  Aussi, dans un autre genre d’information mal-information qui passe à côté d’analyses pertinentes, pose les mauvaises questions :

                  les « complotistes » s’en donnent à cœur joie sur les incendies au Canada, le climato-scepticisme a le vent en poupe, ignorant les effets des éclairs (non liés à HAARP).

                  Digression : il fut un temps où je m’étais intéressé à tout un tas de thèses, je trouvais plus intéressant d’apprendre des thèses complotistes que gober des versions officielles en matière de géopolitique, je voyais cela comme une curiosité intellectuelle, et un certain nombre revenaient plus à essayer de comprendre le « dessous des cartes », les intérêts en jeu, que de complotisme cherchant à expliquer tel ou tel événement sur la base d’interprétations et d’extrapolations « discutables ». Si ce n’est que, en dehors du complotisme type extrême droite, débouchant sur des prétextes à idéologie d’extrême droite, je trouvais même celles et ceux qui s’intéressaient aux thèses les plus « capillotractées » plus défendables que gober les infos des médias dit de masse. Un peu comme l’explique cet économiste philosophe :
                  Conspirationnisme : la paille et la poutre :
                  https://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

                  Sauf que en dehors des conflits géopolitiques, il me semble que certaines théories sont plus que bancales, reposent sur une inculture, une forme d’obscurantisme contemporain, des biais, des sophismes, une sorte de « déni de réalité », et le climato-scepticisme en est le parfait exemple. Et si il y a de bonnes raisons de douter de certains discours et de certains programmes politiques, du green washing, pas qu’il y a un grave problème, qui s’est aggravé, qui s’aggravera, et qu’il faudrait tenter de faire tout notre possible pour ne pas encore plus aggraver la situation, ne pas faire d’une certaine façon le jeu du statu quo qui arrange les adeptes du Capitalocène. Pensent-ils du moins à court terme.

                  Bon, des fois je me demande si en s’abreuvant d’informations autour du dérèglement climatique on n’est pas victime du « Syndrome du grand méchant monde », qui désigne le fait d’avoir une vision du monde plus dangereuse qu’elle ne l’est en réalité à force d’être abreuvé d’informations sur des violences : https://www.youtube.com/watch?v=8WiiqssAME4

                  D’autant qu’il y a un tel écart entre l’alarmisme des uns et l’inconscience des autres, des incertitudes sur le cause à effets, un « ici et maintenant » et un avenir à venir sans pouvoir être certain de la « météo » et de certaines conséquences, et si vous habitez dans une zone où vous n’êtes pas encore trop affecté(e) en dehors de quelques périodes caniculaires plus fréquentes, que vous n’êtes pas trop au courant de certains désastres de par le monde, je comprends qu’on puisse douter.

                  Sauf que si on s’informe un minimum en prenant le temps de consulter diverses sources, de bien s’informer et de bien y réfléchir, on constate qu’il y bien un dérèglement global, bien des extinctions d’espèces liées au Capitalocène, bien de l’écocide, des régions du monde plus dévastées, un impact par des tremblements de terre, de l’activité volcanique, et cetera. Et qu’il n’y aurait plus le temps pour du réformisme mais un besoin de révolution, même si en soi ne résout pas le dérèglement climatique à court et moyen terme.

                  Aussi, comme vous l’aurez compris, un des effets du dérèglement climatique, c’est qu’il ne s’agit pas « juste » de passer d’un type de climat à un autre, tel que océanique à méditerranéen, et il faut savoir que de nos jours des repères de la gravité du dérèglement climatique et de la pollution s’emballent, que nous sommes à priori très mal barrés. Et si de ce que j’ai compris c’est en partie du fait de l’effet El Niño, même en mettant de côté cet emballement du fait des cycles, il continuait d’y avoir petit à petit une augmentation de la pollution au carbone et méthane, des températures, des phénomènes de rétractions renforçant le dérèglement climatique, et les politiques des pays les plus pollueurs considérées pas à la hauteurs. Et l’effet El Nino pourrait renforcer le chaos climatique. L’alarmisme me semble bien raisonné, justifié.

                  Ce qui me fait penser que dans un entretien autour du risque d’éco-fascisme, il a été question du fait que les gens auraient en général conscience du souci du réchauffement climatique et qu’il fallait surtout informer sur les imbrications systémiques, le cause à effets pour de la « justice sociale », des « politiques » qui fassent vraiment solution. Si je suis d’accord sur l’importance de comprendre les imbrications systémiques, d’en avoir conscience, il semblerait que beaucoup n’ont pas bien conscience de la gravité de la situation, même parmi ceux qui ne sont pas climato-sceptiques.

                  Et certains vont jusqu’à tenter de brouiller les pistes entre climato-scepticisme et non sceptiques, à se présenter comme convaincu qu’il y a un dérèglement climatique tout en ayant recours à plus ou moins la même rhétorique que les sceptiques, qui revient au même genre de déni du point de vue holistique. Dans une certaine mesure. Tels que des membres d’une soit disant « Association des Climato-Réalistes », dont des messages que j’ai lus m’ont semblé pouvoir être critiqués de la même façon que des discours des climato-sceptiques dont il a été question dans l’article « L’erreur de pensée qui rend les gens sensibles au déni du changement climatique » partagé dans un message précédent.

                  Et comme écrit plus haut, certains évoquent une évolution climatique, méditerranéen et cetera, ce qui occulte des effets du dérèglement climatique, effets du dérèglement climatique qui ne revient pas à une simple transition d’un type de climat à un autre. Si pas déjà fait, lire « Synthèse des effets du réchauffement climatique : Top 40 des impacts du changement climatique ».

                  Et parce qu’il a plu à répétition sur une partie de la France, j’en ai de nouveau lu certains contester les risques de sécheresse cet été.

                  Au risque de me répéter, de mon point de vue, râler contre l’instrumentalisation politique, des décisions « d’économie non économique » est une chose, faire un déni de réalité du réchauffement climatique signe d’une inconscience, d’une inculture, de méconnaissances, d’avoir gobé des intox.

                  Peut-être que cela vaudrait la peine de leur expliquer personnellement leurs biais de réflexion, mais même si je me dis que plus nombreux nous serons à savoir, à comprendre, plus efficaces nous pourrons être pour ancrer des politiques à la hauteur, il faut qu’ils soient disposés à se réinformer, et c’est probablement plus efficace d’informer les non sceptiques mais qui n’ont pas pris le temps d’en savoir plus sur le cause à effets du réchauffement climatique.

                  A ce propos, comme expliqué, tous les indicateurs s’emballent. Un emblématique, c’est le Co2 dans l’atmosphère qui a dépassé les 424 ppm, et les températures moyennes des eaux de surfaces des océans : https://climatereanalyzer.org/clim/sst_daily/

                  Des renforts arrivent au Québec, où 800.000 hectares ont été brûlés par les incendies : https://www.tf1info.fr/international/video-canada-des-renforts-arrivent-au-quebec-ou-800-000-hectares-ont-ete-brules-par-les-incendies-2259793.html

                  En bref, c’est de très mauvaise augure. Avec les phénomènes de rétroactions, les limites franchies, il risque d’y avoir un cause à effets cataclysmique.

                  Je souhaiterais avoir tort, que cela soit de l’exagération ou « juste de la potentialité cataclysmique » et que des données aient échappé à des spécialistes du sujet dont je consulte les publications depuis près d’un an maintenant, mais malgré les signaux d’alarmes depuis des décennies, c’est comme si la scène politique et « économique » avait globalement peu écouté, le Titanic heurté l’iceberg, et il y a clairement des problèmes écologiques qui ne se résoudront pas en continuant la subvention des énergies fossiles, et cetera.

                  Et étant donné la difficulté de révolutionner le système, tel que c’est continué, la situation mondiale va empirer. Et si je pense que la solution sur le long terme passe plus par une révolution économique et politique que prendre le temps de parler à des membres de divers partis politiques, un monsieur a très bien expliqué ce qu’il faudrait faire (végétalisation de l’alimentation à titre personnel et besoin de révolution de l’économie, systémique) : Le mal des combustibles fossiles met fin à l’avenir (vers 24 minutes ; vostfr peuvent être activées : activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») : https://www.youtube.com/watch?v=JuIPWk97TZk&t=1462s

                  Et pour « information », je vais probablement arrêter d’alimenter ce « fil d’informations ». J’ai partagé un certain nombre de liens de docs et d’informations qui me semblent pertinents, il me semble avoir plus ou moins fait le tour du sujet, et pour rester au courant de l’évolution, il y a les deux comptes twitter dont j’ai partagé les liens en introduction.

                  Bon courage à toutes et tous.

                  Pour la route :

                  • « Nos mobilisations autour du changement climatique et de la justice environnementale doivent être guidées par un cadre internationaliste à la fois anticolonial et anticapitaliste. »

                  Écologie : construire des coalitions révolutionnaires : https://www.revue-ballast.fr/ecologie-construire-des-coalitions-revolutionnaires

                  Luttes animales et luttes sociales : https://revue-ballast.fr/luttes-animales-et-luttes-sociales/

                  Les animaux avec nous, nous avec les animaux : https://revue-ballast.fr/les-animaux-avec-nous-nous-avec-les-animaux/

                  Podcast Comme un poisson dans l’eau : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                  L’urgence climatique rend caduc le réformisme : https://revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                  A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                  Pascal LamachèrePascal Lamachère
                  Maître des clés

                    Non cynique :

                    Il faudrait pouvoir sauver de la population,
                    dont Julian Assange et des Palestiniens,
                    sans oublier des animaux non humains,
                    cesser l’escalade d’armements, brisures de créations ;

                    Il faudrait l’alimentation végétalienne et mettre fin à des pollutions,
                    stopper l’usage des énergies fossiles, leurs explosions,
                    révolutionner l’économie comme Eotopia, en poussière la précarité
                    et l’idéologie travailliste déconnectée de la « réalité » ;

                    Les piliers de Eotopia : https://www.eotopia.org/wordpress/fr/les-piliers/

                    Cynique :

                    Fait : entamer la sixième extinction de masse, une fin de civilisation,
                    brouiller l’histoire de la vie et les pistes sur le cause à effets
                    grâce au climato-sceptiscisme et mauvaises politiques financés,
                    le monde chaque jour un peu plus vers l’abîme, tombes à l’horizon ;

                    Fait : des diversions, bercer, exploiter, perturber, anesthésier des âmes,
                    pousser à la guerre, un continent de plastique, stigmatiser les idéalistes d’utopistes,
                    mettre des bâtons dans les roues des écolos, des pacifistes et des vrais communistes,
                    jusqu’à de l’irréversibilité du processus ?, de la terre et de l’océan en flamme ;

                    A moins d’un réveil, d’un sursaut ?!
                    A sauver ce qui peut être sauvé des flots.
                    Merci le monde, la suite dans l’action
                    harmonisée à la réflexion.

                    Pascal LamachèrePascal Lamachère
                    Maître des clés

                      Si vous n’êtes pas climato-sceptique, que savez-vous des thèses climato-sceptiques, êtes-vous informé suffisamment pour savoir quoi leur répondre ?

                      Et même, que savez-vous de la situation, en dehors des paliers 1,5 °, 2 °, si rien n’est fait contre l’exploitation des énergies fossiles et l’élevage industriel, les déforestations alimentant le carnisme, et cetera ? Que savez-vous en dehors des alarmes scientifiques, des discussions autour des rapports du GIEC ? Des débats, des intox, des effets ?

                      Ce n’est pas un reproche, ni une volonté de puissance de ma part pour un « nananère, je suis mieux informé que vous », mais une réflexion-constat par rapport à mon propre cheminement, et le fait que le climato-scepticisme me semble en général se fonder sur une carence d’information plus que de la mal-information, même si il y a parfois le souci des biais, des sophismes, que les deux ont tendance à être liés. Et aussi qu’être convaincu qu’il y a un dérèglement climatique ne fait pas forcément prendre conscience de la gravité de la situation, du besoin de révolution nécessaire, même si à notre époque il s’agit de prendre acte de la situation et d’agir en conséquence, avec en tête un fonctionnement paradigmatique même si en soi cela ne fait pas solution contre le dérèglement climatique à court et moyen terme. Mine de rien, cela fait déjà plus de 4 décennies qu’il y a eu des prédictions plus ou moins précises, des signaux d’alarmes, et que les politiques « économiques non économiques » sont globalement critiquées. Et de quoi considérer que le climato-scepticisme n’est qu’un symptôme d’une inconscience générale sur le plan « politico-médiatique », ce qu’en tout cas pensent nombre de gens s’étant penchés dessus.

                      Bref, pendant longtemps j’ai écouté d’une oreille plus ou moins distraite le souci autour du dérèglement climatique, je devais le considérer comme un des effets du mode de fonctionnement du Capitalocène, du consumérisme, dont le carnisme, de l’idéologie de croissance déconnectée de l’essentiel, trouvant / sachant à redire à des sceptiques mais sans approfondir le sujet.

                      Quand un climato-sceptique trollait sur une vague de froid en y concluant un déni du réchauffement climatique, cela me semblait saugrenu, facile de répondre / considérer que le réchauffement global sur le long terme n’empêche pas des périodes hivernales, des dérèglements locaux, que le global est un tout, sur la durée, où la mesure à un moment donné dans un lieu donné n’en dit pas grand-chose, ni même d’ailleurs de ce que cela aurait été sans le Capitalocène, et ni les températures à venir au fil du temps.

                      Quand un climato-sceptique se moque de l’alarmisme de sécheresse estivale à venir, accuse des politiciens et journalistes de faire bêtement de l’alarmisme, sur la base d’une période de pluie, on peut penser qu’il suffit de lui répondre que dès que les températures sont assez élevées, qui fait sécher ses draps constate une plus grande rapidité de séchage, et qu’une période de pluie – même jusqu’à l’inondation – au printemps ne garantit pas une non sécheresse l’été, d’autant si l’été est caniculaire. Et que si y a matière à critiquer les médias comme le font les membres de l’association ACRIMED : https://www.acrimed.org/

                      Au passage : Démocratiser les grands médias : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias ;

                      et de même que matière à critiquer les discours et actions / non actions politiques ; l’évocation du risque de sécheresses et des soucis à se faire relèvent du fait.

                      Pour revenir aux risques de sécheresse : Le cri d’alarme de l’hydrologue Emma Haziza : https://www.goodplanet.info/2021/07/05/le-cri-dalarme-de-lhydrologue-emma-haziza/

                      Et la mode climato-sceptique de ces derniers jours, c’est les intoxications autour de l’activité volcanique, suite à l’éruption de l’Etna. Qui aurait émis soit-disant plus de CO2 que l’humanité toute entière par cette éruption. Ce qui est faux, mais quand bien même, ne devrait pas pour autant enlever le souci de l’impact de l’activité humaine sur son environnement, telle que la pollution industrielle, et surtout que y a de toutes façons un problème de réchauffement climatique. Et puis que cela peut être lié.

                      Mais pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus sur l’impact de l’activité humaine versus les volcans : Les volcans émettent-ils plus de CO2 que l’Homme ? : https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/gaz-effet-serre-volcans-emettent-ils-plus-co2-homme-1382/

                      Et puis : « Le saviez-vous ?

                      Les effets du dérèglement climatique par le Capitalocène
                      ne se résument pas à des inondations, sécheresses, et autres phénomènes climatiques
                      dévastateurs çà et là, il y a entre autres de l’activité volcanique
                      et l’acidification des océans et l’hécatombe de ce qui y vit jusque sur les plaines »

                      Pascal LamachèrePascal Lamachère
                      Maître des clés

                        Un article qui évoque le souci du climato-sceptiscisme, son financement : Une obstruction climatique secrètement financée maintient les incendies de combustibles fossiles
                        Une organisation à but non lucratif basée à Cranston colporte des mensonges pour des sociétés très riches : https://ecori-org.translate.goog/secretly-funded-climate-obstruction-keeps-the-fossil-fuel-fires-burning/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                        Extrait : « La planète se réchauffe plus rapidement qu’à n’importe quel moment de l’histoire de l’humanité, et nous en sommes la cause. L’activité humaine, notamment la combustion de combustibles fossiles, change la vie sur Terre, et pas pour le mieux.

                        Le moment d’apporter des changements significatifs est maintenant – pas en 2030, 2050 ou d’ici la fin du siècle. »

                        Pascal LamachèrePascal Lamachère
                        Maître des clés

                          Un article qui me semble assez bien synthétiser le souci autour des sources d’énergie, le problème du greenwashing, l’importance de se poser la question « dans quel but et pour quelle fin ? », et le casse-tête, pour ne pas dire le non sens dans un cadre d’idéologie consumériste, d’un paradigme économique bâti autour de la recherche de croissance dont les effets sont délétères, le danger de l’orchestration de la croissance verte, le besoin de révolution « économique », de pensée systémique prenant en compte les contraintes écologiques :

                          « J’ai mis en garde contre le « boom » de l’énergie verte. Cela a suscité un débat » : https://www-resilience-org.translate.goog/stories/2023-05-11/i-warned-against-the-green-energy-boom-it-sparked-debate/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                          Toutefois, si j’avais une critique à en faire, considérant que dans la lutte contre le dérèglement climatique, la priorité et même sur le long terme devrait être de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, dont le carbone et le méthane, il me semble important de connaître les secteurs les plus polluants, et je trouve que ce n’y est pas suffisamment clairement évoqué. Bon, par la priorité de diminuer l’utilisation des combustibles fossiles, il y est bien abordé, sans chiffre à l’appui, entre autres le souci des jets privés, mais par exemple pas l’élevage de masse en lien avec « l’agriculture industrielle », le souci de la déforestation pour des cultures vouées à l’élevage,

                          tel qu’évoqué par ce monsieur : https://twitter.com/PCarterClimate/status/1645580255367929856/photo/1

                          Ce qui, je pense, a son importance pour une pensée paradigmatique.

                          Pascal LamachèrePascal Lamachère
                          Maître des clés

                            J’ai lu hier que l’agence météorologique espagnole était la cible d’insultes et de menaces de la part de climato-sceptiques. J’imagine que ce n’est pas uniquement suite à des prédictions de canicules, de températures records pour la semaine prochaine, qu’ils ont dû le lier au réchauffement climatique planétaire dans leur façon de les présenter.

                            Toujours est-il qu’il y a eu des réactions « pas glop » de gens dont on pourrait penser qu’ils pensaient « bien faire » d’une certaine façon mais qu’ils ont gobé de la mal-information, des intox, à moins que cela soit du fait de lobbies d’inconscients. Ce qui revient au même en fait. Et qu’à mon sens c’est symptomatique du mauvais traitement autour du sujet, d’une certaine inconscience générale.

                            Dans le genre inconscient, certains titres ont récemment évoqué le phénomène El Nino à venir, l’alerte de l’ONU, que le monde devait se préparer à des températures records. Pas que cela soit « inconscient » de prévenir. Plus la « formulation ». Car juste que cela fait des décennies qu’il y a des alertes sur les dangers, des extrapolations, sur le fait qu’il aurait fallu réduire drastiquement les émissions de Co2 et de méthane, l’intérêt d’une alimentation végétale équilibrée aux besoins nutritionnels et du véganisme, d’adapter les transports en commun et l’économie, et cetera, mais si il y a eu développement d’énergies alternatives, l’utilisation d’énergie fossile n’a pas pour autant cessé ni même globalement encore diminué si j’ai bien compris, et cetera.

                            Alors pouvons-nous nous « préparer » ? Certains peuvent songer à des ventilateurs, mais les incendies, feux de forêts, sécheresse ? Idéalement, ce n’est pas « se préparer », une adaptation, mais une révolution en conséquence des problèmes écologiques et éthiques qu’il aurait fallu, faudrait. Et certes, il faut aussi « se préparer » sur les dangers à court terme, mais pour évoquer qu’il ne faut pas se laisser piéger par les éléments de langage « politiciens » qui ne chercheraient pas à s’attaquer aux causes profondes du dérèglement climatique sur le long terme.

                            Cela me fait penser qu’il y a quelques années j’avais lu un très long article, une thèse sur ce que d’aucuns considéraient les priorités écologiques. La luttes contre le dérèglement climatique n’y était pas dans la priorité des priorités. Je n’ai pas retrouvé le lien, je me souviens surtout qu’à l’époque, à l’aune de mes connaissances de l’époque, je l’avais trouvé plus ou moins pertinent, et qu’indirectement un certain nombre de causes étaient liées au dérèglement climatique mais que cela permettait de ne pas se faire piéger dans un débat binaire autour du dérèglement climatique en faisant comprendre qu’il y avait en tout cas des soucis écologiques à régler, et que multiplier les voitures électriques ne faisait pas en soi la solution des solutions. Je ne sais si je le trouverais toujours aussi pertinent, probablement en partie, si ce n’est que l’évidence de l’urgence du souci climatique devrait permettre d’agir comme un accélérateur sur le besoin de révolution.

                            Bon, les insultes et menaces de climato-sceptiques reflètent que de la population n’est pas encore convaincue par le péril climatique. Et par curiosité, j’ai regardé hier quelques publications de climato-sceptiques. Certains, si ce n’est leur « argumentum ad personam », m’auraient presque fait douter l’espace d’un instant. Je comprends qu’ils se soient faits eus par de la mal-information, des mauvaises interprétations de données, moins qu’ils relayent des propos fallacieux, qu’ils ne comprennent pas l’évidence de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement, dont météorologique, les effets de la pollution du fait de l’exploitation de mines et utilisation des énergies fossiles, et cetera.

                            Certains vont jusqu’à accuser le dérèglement climatique de servir comme argument contre l’intérêt de peuples, dans la mouvance des accusations des manipulations par de ce qu’ils considèrent être le « nouvel ordre mondial ». Rarement lu plus malhonnête, plus inconscient, plus « malentendu ». Je dirais même que c’est une inversion de culpabilité. Cela fait plusieurs décennies que des scientifiques alertent, il y a eu des COP, mais concrètement, dans les implications politiques et géopolitiques délétères, c’est plutôt les « climato-sceptiques », des intérêts en lien avec ce qui provoque du dérèglement climatique qui ont fait marcher le moteur civilisationnel et des guerres, si je puis dire.

                            Et je comprends qu’on puisse être sceptique sur des idées de solution, d’ailleurs je suis moi-même sceptique quand des gens évoquent des mesures qui pourraient se faire dans le cadre du « capitalisme », néolibéralisme, sans remise en question du système économique, sachant qu’il s’agirait aussi de « justice sociale », de ne pas oublier de l’éthique, d’une remise en question systémique.
                            Toujours est-il que j’en viens à constater que le « climato-scepticisme » sert de rhétorique à des idéologies de droite, qui y trouvent mauvais prétextes pour tenter de contrer ce qui relèverait du « bon sens » ; du « bon sens » qui tente de mettre en place une pérennité de civilisation, si tant est que cela soit encore possible.

                            « Urgence »

                            Phénomène El Nino, urgence, il faut se préparer, alerte l’Onu,
                            Urgence, le GIEC et d’autres ont encore et encore déjà prévenu,
                            des décennies pour agir, mais des politiques plus ou moins au statut quo,
                            sur une trajectoire qui fait grimper la température et les eaux.

                            Urgence !, il faut sauver les océans, comme le capitaine Watson l’a écrit,
                            urgence, il faudrait arrêter les réformes de Macron et de Borne, et autres bêtises,
                            et dans l’élan une république adaptée aux enjeux d’ère, aux soucis,
                            mais qu’arriverons-nous à faire avant la fin de toute banquise ?

                            Pascal LamachèrePascal Lamachère
                            Maître des clés

                              J’ai récemment écouté un entretien où un auteur de « best-seller » philosophait avec ses connaissances scientifiques sur des mystères de l’univers et à un moment donné il a évoqué avec le présentateur le souci du dérèglement climatique. Certains propos m’ont fait « bondir », l’échange m’a semblé symptomatique du mauvais traitement de l’information liée au dérèglement climatique et d’une certaine ignorance du cause à effets. Une partie à cause du présentateur, de l’intervieweur, et l’autre à cause de l’auteur. Assez cocasse sachant qu’ils ont évoqué le film « Déni cosmique » qui met en scène le problème du mauvais traitement médiatique.

                              Bref, le réchauffement climatique, le Capitalocène plus exactement, est un sujet à la fois simple et complexe.

                              Simple, d’autant de nos jours avec le lien en général compris entre des faits, l’activité humaine, et les effets, le dérèglement climatique, le dérèglement du système Terre.

                              Complexe, car s’ajoute des phénomènes de rétroactions, des sortes de synergie destructrices, et il peut y avoir parfois des mauvaises interprétations, pour ne pas dire de la désinformation de climato-sceptiques financés ou ayant gobé la première version intox venue.

                              Et puis surtout, de ce que j’ai compris, que cela ne se résume pas à telle ou telle activité qui serait la plus polluante et qu’il suffirait d’arrêter ou d’en changer la source d’énergie, d’apporter des solutions « techniques », même si pour diminuer de la pollution, des « actions », des changements peuvent grandement participer à limiter de l’impact, telle que végétalisation de l’alimentation :

                              Animaux, environnement, santé, humains : 4 bonnes raisons de faire le choix vegan ! : https://vegan-pratique.fr/pourquoi/devenir-vegan/

                              il faudrait pouvoir faire en sorte que cela soit collectif, planétaire, et cela ne suffit pas, le problème est un tout, avec lien systémique, de fonctionnement politique, économique, où les efforts individuels jouent leur rôle mais un souci dans le cause à effets est un mode de fonctionnement global de la civilisation humaine non adaptée aux problèmes environnementaux et la « solution » serait un mode fonctionnement, un système qui serait adapté, avec éthique, « justice sociale » liée. Impression que j’en ai, j’en suis arrivé à cette conclusion.

                              Toutefois, un souci étant qu’il a été si tardé à agir en conséquences, du fait des rétroactions et qu’il s’agit pas de juste appuyer sur un bouton, qu’il faudrait d’après certains pas mal de temps pour qu’il y ait des résultats conséquents, qu’il y aura quand même des drames, des effets dévastateurs. A ce péril qui devrait suffire à motiver une révolution paradigmatique, s’ajoute le fait que malgré les alertes des scientifiques, les politiques continuent leurs « bêtises », collectivement nous ne sommes pas à la hauteur, il est continué de renforcer l’impact humain et non pas en mode « Ok, l’environnement est mal en point, et cela risque d’empirer, c’est acté, nous avons compris qu’il faudrait que nous changions nos mauvaises habitudes et le mode de fonctionnement économique par rapport aux enjeux écologiques et éthiques, ne pas rajouter du mal ».

                              Jusqu’à quand ?

                              • A propos des réformes « économiques » (chômage, santé, retraite), pour les revendications sociales, comprendre le cœur de bataille de l’âge retraites et le chiffon rouge autour du sort de l’âge des retraites : https://youtube.com/watch?v=dd8s5OUHCc8
                              • Conférence « Une société viable » (a viable society) : https://www.youtube.com/watch?v=8RSZMVxfv38
                                A partir d’environ 23 minute il évoque des pistes pour amorcer de la transition, avant il synthétise des arguments critiques contre ce qui est appelé « l’économie de marché ».
                                La conférence est en anglais mais elle peut être traduite avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »).

                              Vous pouvez aussi traduire la transcription complète qui a été publiée sur : https://peter-joseph.medium.com/a-viable-society-full-transcript-ac12c123fa53

                              • « Presque toutes les conversations que nous avons en 2019 sur le changement climatique se tenait en 1979. Cela inclut non seulement les prédictions sur les degrés de réchauffement, l’élévation du niveau de la mer et les conflits géopolitiques, mais aussi les spéculations sur la technologie de géo-ingénierie, les appels à aider les pays en développement à surmonter la famine et la maladie sans s’appuyer, comme nous l’avons fait, sur des augmentations massives de la consommation de charbon et sur des analyses coûts-avantages qui semblent toujours favoriser l’inaction. Il y a quarante ans, les politologues, économistes, théoriciens sociaux et philosophes qui étudiaient la menace lente du changement climatique a généralement convenu qu’on ne pouvait pas compter sur nous pour nous sauver. »

                              Citation tirée du livre ‘Losing Earth: A Recent History‘ (page 200) de Nathaniel Rich.

                              Trouvée sur : https://twitter.com/EliotJacobson/status/1650835729545834496

                              Pascal LamachèrePascal Lamachère
                              Maître des clés

                                Présentation : « Séminaire de Bernard Friot sur la question des réformes (chôme, santé, retraite) comme attaques contre la dimension communiste du régime général de sécurité sociale, avec introduction de Franck Lepage. »

                                 

                                en réponse à : Série web Culture en Déclin (vostfr) #408
                                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                                Maître des clés

                                  Peter Joseph a commencé une sous-série « Crier au vent » (Yelling at the Wind) de sa série Web/TV Culture en déclin qui a débuté en 2012.

                                  Présentation qu’il en a faite sur sa page Facebook : « Le but de cette sous-série est d’aborder les événements qui se produisent dans la société contemporaine / les médias populaires. Il y a tellement de folie là-bas que je ne peux pas m’empêcher de vouloir commenter à peu près tout. J’espère donc qu’en plus de mon Revolution Now! podcast et autres travaux plus larges ( Zeitgeist IV ) »

                                  Adresse de la chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@cultureindecline2

                                  A noter que ces vidéos sont en anglais mais elles peuvent être traduites avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »).

                                  • Au cours du deuxième, il est question du « Plafond de la dette Bullsh * t » aux États-Unis d’Amérique, et de la contestabilité de la justification des restrictions bancaires traditionnelles : https://www.youtube.com/watch?v=FIONZZX0Z1s
                                  • Le troisième épisode est sur le « complexe industriel activiste », sur comment la structure même de notre économie capitaliste détruit la plupart des tentatives de faire quelque chose de bien :

                                15 sujets de 136 à 150 (sur un total de 221)