Toutes mes réponses sur les forums

15 sujets de 121 à 135 (sur un total de 221)
  • Auteur
    Messages
  • en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #457
    Pascal LamachèrePascal Lamachère
    Maître des clés

      Bonjour,

      Mercredi 14 février 2024, c’était la Saint-Valentin (ce sera la Saint-Valentin). Fin janvier, j’avais hésité entre l’évoquer en avance ou en retard, puis j’y ai plus pensé du fait de l’actualité. Alors je l’évoque en retard ce vendredi (ou tout du moins par rapport à quand cela arrivera à vos yeux, à ce vendredi ; au sens que j’aurais pu écrire autour pour celui de la semaine dernière si j’y avais pensé), ou alors considérez que c’est en avance de près d’un an sur l’année prochaine (ou du fait que je scribouille à ce sujet avant vendredi, et en l’occurrence je suis en train d’écrire cette introduction en début de semaine, donc avant la Saint-Valentin 2024). À vous de voir, de considérer comme vous le voulez.

      Toujours est-il qu’avant d’évoquer plus en détail ce jour, la Saint-Valentin, de scribouiller autour du symbole, je voudrais évoquer de nouveau le souci pour la Palestine. Au départ, je comptais plus le faire en improvisant à la guitare et en lisant un poème déjà écrit, ce sera peut-être pour la semaine prochaine. Du fait de la Saint-Valentin et la tragédie, le carnage qui continue et l’urgence, me viennent à l’esprit diverses réflexions.

      Bref, sans prétendre avoir complètement pris conscience de l’aspect « héroïque » en de pareilles circonstances,

      je trouve éprouvant de voir les images des tragédies qu’ils ont vécu, vivent.

      Et même en restant prudent sur l’instrumentalisation des images, je pense notamment à un cas où il avait été fait croire que des pouponnières avaient été décimées, je crois bien que c’était un des médiamensonges en lien avec : Rôle des médias dans le génocide des Tutsi au Rwanda : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%B4le_des_m%C3%A9dias_dans_le_g%C3%A9nocide_des_Tutsi_au_Rwanda

      ici, il me semble clair que :

      – si il devait y avoir propagande du côté Palestinien, elle ne sert pas un discours de va-t-en-guerre mais de défense, de préoccupation de leur sort ;

      sur le plan de la propagande, un élément de langage qui me semble propagandiste, contestable, c’est les titres qui évoquent guerre contre le Hamas alors que nombreux sont les civils palestiniens qui sont victimes ; que se joue d’une certaine façon le sort de la bande de Gaza et du peuple de Palestine et pas seulement d’un groupe de terroristes qui serait attaqué au « cas par cas ». Si ces journaux avaient titré les mobiles de la Russie et la complexité du dossier autour du Donbass, que c’était pas tant une guerre contre l’Ukraine, les gens auraient-ils accepté cette version ou fait un scandale, conspué les journalistes l’évoquant ? Et je pose pas tant la question pour signifier qu’il y a un parallèle à faire entre les deux « guerres ». Concernant l’histoire et les débats autour du conflit en Ukraine, je vous renvoie à ce que j’ai déjà exprimé à ce sujet et aux conférences et analyses publiées par le collectif Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Ukraine

      Concernant la situation en Palestine, réflexions critiques de médias, voir les vidéos de Télé-Palestine : https://investigaction.net/category/tele-palestine/

      et analyses, conférences et entretiens diffusées sur : https://www.youtube.com/@michelcollon/search?query=Gaza ;

      – je n’ai pas encore beaucoup pris le temps de faire une recherche, de l’investigation pour m’informer sur l’authenticité de vidéos de scènes de drames partagées sur les réseaux, mais des organismes crédibles ont fait état de la situation dramatique, et ne serait-ce que les déclarations belliqueuses d’anti Palestiniens attestent de la plausibilité, après, si vous voulez faire la recherche par vous-même, voir des publications liées à #Gaza, dont celles partagées par Aymeric Caron : https://twitter.com/CaronAymericoff ;

      Bref, je ne sais si j’ai complètement pris conscience de l’aspect « héroïque » en de pareilles circonstances,

      en tout cas je trouve éprouvant de voir les images des tragédies qu’ils ont vécu, vivent.

      Par « héroïsme », je pense entre autres au slam de la poétesse Rafeef Ziadah : « Nous enseignons la vie, monsieur ! »  (vostfr) : https://www.youtube.com/watch?v=-LGCTw5wj8U

      Au sens que je dirais qu’il faut arriver à avoir une extraordinaire force de cœur positive pour ne pas sombrer dans l’amertume, les émotions négatives, garder la tête haute.

      Chapeau.

      Après, étant donné ce qui se passe pour la Palestine, les crimes, et ce qui se passe et ne se passe pas sur le plan international, la difficulté de concrétiser de l’aide, le souci pour la Palestine et compagnie, je comprends ceux qui perdent foi en l’humanité, même de ceux qui prennent en compte les jeux d’influences, les circonstances systémiques, les connaissances sociologiques, les comprennent, tel que l’a écrit Peter Joseph :

      « une fois de plus, chaque jour je me demande pourquoi j’ai un quelconque respect pour la société humaine – pourquoi tout travail activiste a un sens en général.

      Qu’est-ce qu’on essaie de sauver exactement à ce stade ?

      c’est toute une planète d’automates surtout narcissiques auto-indulgents.

      et l’apathie que nous voyons à l’échelle mondiale face à cette circonstance prouve à quel point la société est en faillite morale. »

      Extrait d’un message qu’il a partagé sur son compte Instagram : https://www.instagram.com/p/C3N-nJdPrJT/

      Et je dirais que cela rejoint la préoccupation de comment rendre sensible à une cause, la difficulté de contrer les propagandes, les lobbies de la doxa néolibérale, dont les trolls séides inconscients, et faire « passer le message », d’être écouté et compris à travers la masse de diversions, de divertissements.

      Et le parallèle vous paraîtra certainement trivial si vous n’êtes pas encore tellement sensible à la cause animale, mais c’est un peu cette désolation face aux catastrophes de l’histoire de l’humanité, que je ressens, que je pense, quand je vois que tant de gens ont encore du mal à prendre conscience que les animaux sont des êtres sentients qui mériteraient de pouvoir vivre leur vie, et que les carnistes sont complices de leur mise à mort par leur consommation alors qu’ils pourraient être végétaliens si ils s’informaient mieux, élevaient leur niveau de conscience.

      Et certes, des sondages évoquent un très grand % de population affirmant être sensible à la cause animale. Sauf que entre le sondage et l’acte, l’action, il y a la différence de la théorie à la pratique. Et peut-être que la plupart font de la dissonance cognitive, ignorent encore que cela peut être assez simple de végétaliser à 100 % son alimentation (voir informations, recettes et « astuces », conseils nutritionnels sur des sites dédiés, tel que : https://vegan-pratique.fr/ ).

      Toujours est-il que ce qui compte, c’est pas que les bonnes intentions mais surtout le concret. Et au niveau concret, les militants d’associations pour la défense des animaux sont souvent confrontés à un entourage qui est comme le reste de la population, formaté par le carnisme, et il faut parfois rassembler beaucoup d’énergie et du temps pour arriver à traverser les murs de la doxa carniste et les faire évoluer vers le végétalisme, qu’ils remettent en question leurs mauvaises habitudes jusqu’à tendre vers le véganisme. Ce n’est pas mission impossible, mais parfois très compliqué.

      Et quand je repense à mon cheminement, mon évolution, je me dis que c’est facile tout en étant complexe. Parce que je pense être naturellement sensible et « bon public » vis à vis de ce qui titille la fibre émotionnel et mais qu’il m’a fallu du temps avant d’en prendre pleinement conscience, d’être cohérent en acte, dont par mon alimentation, apprendre et comprendre que c’était pas si compliqué de végétaliser, à être végan à en défendre de la cause, militer pour à ma façon.

      Encore que, Internet facilite le partage des connaissances, permet de rendre le déclic et le passage à l’action plus rapide, si ce n’est qu’il faut pouvoir « capter du temps de cœur et de cerveau disponible » et qu’il y a la mal-information, la propagande des lobbies carnistes et d’exploitations d’animaux à contrer (certains vont à traiter des végans d’extrémistes, sauf qu’il n’y a rien d’extrémiste à respecter les vies animées, à vouloir épargner des vies, et de mon point de vue l’extrémisme c’est leurs trolls de carnistes et se complaire dans ce qui participe de la mise à mort, ne pas arriver à bien en prendre conscience, ne pas bien chercher à comprendre les bonnes raisons d’être végan et d’en prendre acte et évoluer en connaissance de cause).

      Pour ce genre de raison, dans l’idée d’arriver à « rendre sensible », les militants et les associations animalistes multiplient en général les différents types de publications. Sachant que le déclic peut venir par l’humour, des images chocs, des témoignages de fond, des articles, documentaires, conférences, des « astuces » pour rendre ses recettes préférées végétaliennes véganes, des recettes végétaliennes véganes de base et / ou des conseils nutritionnels évoquant que c’est assez simple d’adopter un régime végétalien, totalement végétal, végan.

      Aussi, j’ai vu des témoignages d’anciens éleveurs, d’anciens employés d’abattoirs, d’anciens pêcheurs, d’anciens chasseurs, d’anciens amateurs « chevronnés » de cadavres d’animaux cuisinés, changer radicalement, qui laissent à penser l’espoir que tout un chacun pourrait avoir le déclic à un moment ou un autre, peut l’avoir, l’aura, ne plus être dans une sorte de dissonance cognitive, faire de même, évoluer à en devenir végan.

      Toutefois, dans certains pays comme en France le % de végétalien serait encore peu élevé, le chemin semble très long, si ce n’est jamais si la 6ème extinction de masse continue sur sa lancée, avant d’espérer que se concrétise l’abolition des abattoirs, l’idéal de la Zoopolis.

      Si je me souviens bien, Victor Duran-Le Peuch, l’auteur du podcast « Comme un poisson dans l’eau », évoque une forme de lobby, explique du souci, ce genre de « situation » au cours de cet épisode de lecture : « Les humanistes ont de quoi trembler ! » : https://www.youtube.com/watch?v=kae26j10vHQ

      Et quand on comprend l’urgence à agir contre le réchauffement climatique (cf. les messages partagés par des spécialistes du sujet tel que : https://twitter.com/PCarterClimate ), l’urgence pour des animaux non humains, l’urgence pour des habitants de la Palestine et d’ailleurs, et la majorité de la population la tête ailleurs, abreuvé par un système considéré délétère, et l’alimentant par leur collaboration (Comment les think tanks sponsorisés par l’industrie de l’armement promeuvent la guerre permanente : https://investigaction.net/comment-les-think-tanks-sponsorises-par-lindustrie-de-larmement-promeuvent-la-guerre-permanente/ ),

      il y a de quoi devenir catastrophiste, défaitiste, découragé.

      Si ce n’est que même si par « réalisme », il y a de quoi être découragé, défaitiste, par « logique », bon sens, rester dans cet état d’esprit, ne pas arriver à le transcender, il me semble que cela ferait, cela fait les affaires de ce qui est déploré : le laisser faire, l’attentisme, les diversions ; tout ce qui fait le jeu d’une sorte de statu quo, d’un système capitaliste, de climato-sceptiques, de criminels, de va-t-en-guerre, de pollueurs, de génocidaires, de faiseurs d’extinctions de masse, et détourne de solution(s).

      Donc, même si cela semble mission impossible, j’ai envie d’écrire qu’à l’instar de gens comme la poétesse Rafeef Ziadah, nous n’avons d’autre choix que de faire du mieux possible pour ne pas sombrer à devenir défaitiste, pour servir de la cause, tenter de rendre sensible à de la cause, impulser de l’action, éveiller de l’empathie, susciter de la compassion et de l’action altruiste pour de la cause, à en arriver à de la révolution, l’impulsion vers un nouveau système, un système végan antispéciste anticapitaliste pour l’humanité.

      Tel que l’invite le sage Matthieu Ricard, telle qu’avec sa pensée de la semaine :

      « Les images de souffrance, de persécution, d’abus et de maltraitance abondent et sont nécessaires pour éveiller les consciences. Mais il faut maintenir un équilibre pour ne pas tomber dans le  » syndrome du mauvais monde  » qui mine notre espoir et nous convainc que l’être humain est foncièrement mauvais. En vérité, nous avons au plus profond de nous, à la manière d’une pépite d’or dans sa gangue, un extraordinaire potentiel de bonté, de connaissance et d’éveil. Il importe de prendre conscience de ce potentiel, de l’actualiser et de l’amener à son point optimal… »

      Source : https://www.instagram.com/p/C3SJb9JsMQa/

      Au passage, j’ai évoqué plus haut les éléments de langage contestables, au service d’une propagande déplorable, et le genre que je considère comme tel, c’est les expressions sous-estimant les animaux, dépréciant les animaux. Certains défenseurs de la Palestine déplorent à juste titre « l’animalisation des Palestiniens » comme langage génocidaire, si ce n’est qu’il y aurait aussi à déplorer le mépris sous-entendu pour les animaux et l’extinction de masse dont ils sont victimes ; autant par ceux qui usent et abusent de ce langage que celles et ceux qui s’en offusquent sans rappeler que la plupart des animaux sont plus intelligents, plus conscients que beaucoup présupposent, ont diverses qualités qu’un certain nombre auraient tendance à sous-estimer. Et je pense que l’humanité concrétisera son « potentiel de bonté, de connaissance et d’éveil » quand tout un chacun aura pris conscience que les animaux ont aussi un potentiel que les amateurs de leurs cadavres sous-estiment, ignorent.

      Des intervenants du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

      développent ce genre de thèse ; le souci de « l’animalisation », des éléments de langage, l’implication pour les causes communes contre le racisme, pour du féminisme, de l’écologie et lutte des classes ;

      Maintenant que j’ai évoqué le souci pour la Palestine et la cause animale, passons à la Saint-Valentin. J’imagine que vous avez déjà dû lire au moins une fois une publication synthétisant de l’histoire autour de ce jour, du symbole, de l’origine, de l’évolution des coutumes, selon les pays, des hypothèses se complétant d’une certaine façon. Si non, une petite recherche avec « Saint-Valentin » en mot-clé et vous devriez trouver. Là, mon intention c’est plus d’évoquer le symbole. Encore que, j’ai écrit en introduction de ce message que je scribouillerai autour de ce jour symbolique, mais c’est plus / surtout au sujet de « l’amour » qui n’est pas lié qu’à un seul jour en particulier dans les cœurs aimants.

      Aussi, en fait, vous trouverez peut-être un peu niais de l’évoquer de la sorte, mais tous ces « éléments », sujets (morts d’êtres à Gaza, guerres de l’humanité, vidéos informant autour, scènes d’horreurs aussi dans les abattoirs, la désespérance que cela peut susciter, et la Saint-Valentin), me font penser au film le 5ème élément de Luc Besson, le moment où Leeloo apprend de l’histoire de l’humanité, dont visualise du cauchemar, réalise la côté atroce dont sont capables les humains, se met à douter de l’intérêt de sauver la terre, et où c’est une forme de l’amour qui sauve d’un sort funeste.

      Et en fait, à mon sens, la Saint-Valentin est un prétexte, une occasion. Le mobile, l’essence-ciel c’est l’amour, et pour l’essence de l’amour, que l’amour se vit, cela s’ancre par une histoire. La Saint-Valentin serait donc l’élément non essentiel / non indispensable d’une histoire d’amour, mais pouvant en être du sel, s’inscrivant en anecdote dans un scénario, un élément, une occasion pouvant enrichir le scénario que deux êtres chercheraient à écrire en commun, par « interactions ».

      Trois vidéos du journal de Personne qui me semblent chacune à leur façon très bien le cristalliser :

      Et euh, ceci écrit, j’en ai peu honte mais j’avais gribouillé il y a plus d’une 10 d’années un comic strip spécial Saint-Valentin que voilou :

      comic strip Saint-Valentin, humour au sujet de coeur offert à une amour à l'occasion de la Saint-Valentin

      Et il y a trois ans j’ai composée une vidéo de recette de chocolats végans pour l’occasion. Un peu aussi honte du résultat, en partie parce que la vidéo générée ne correspond pas au montage, à l’intention, dû au fait que le logiciel vidéo que j’utilisais avait bugué et qu’à cette époque je n’avais pas encore pris le temps d’identifier le pourquoi du comment. Toujours est-il que voilou  :

      Cuisine, art, politique et compagnie. Recette de chocolats à la crème d’avocat et au citron vert : https://www.youtube.com/watch?v=Zh5sBqqrvAI&list=PLWG3MhJ7E0kjmx-Ti1ZSfgsa1JBlMIXeB&index=3&pp=iAQB

      Bon vendredi, bonne fin de semaine !

      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #456
      Pascal LamachèrePascal Lamachère
      Maître des clés

        Bonjour,

        pour aujourd’hui, je vais écrire une lettre comme si j’étais un enfant du futur écrivant à ses ancêtres, par rapport à ce dont il est confronté, aux soucis de lui et de ses contemporains. Peut-être est-ce en repensant à ce qui est évoqué au cours du livre « Urgence ! Il faut sauver les océans », de ce que pourraient reprocher celles et ceux qui auront à faire face à des chamboulements amorcés par le système de leurs ancêtres, peut-être aussi lié à d’autres sources d’inspirations, diverses préoccupations et informations consultées ces derniers temps, un tout.

        Toujours est-il qu’en toile de fond il y a l’urgence, l’actualité du réchauffement climatique, de nouveau des feux de forêts sans précédents, les incendies meurtriers au Chili, et la dévastation par les guerres, telles des scènes des atrocités commises sur des enfants et autres êtres de Palestine. Et ce qui me semble être au mieux une forme d’inertie d’un certain nombre, et au pire une fuite en avant dans les divertissements d’autres. Et la frustration d’avoir l’impression de ne pouvoir rien faire pour aider.

        Alors j’avoue que du fait de l’impuissance individuelle vis à vis de certains problèmes collectifs et de ce qui ferait solution, de ce qu’il faudrait, de la théorie à la pratique, collectivement faire, je comprends la tentation, le penchant. Et l’un n’empêche pas forcément l’autre, s’aérer l’esprit et se préoccuper des soucis, de faire sa part de colibri à un moment donné. Après, il y a aussi le souci de propagandes, d’être confronté à de la mal information, de mal sensibilisation, de ce qui fait que de quoi critiquer des médias mainstream par un prisme tel que le fait l’association de critique des médias ACRIMED ; et de ce qui fait être confronté à des murs où difficile de faire entendre raison, de sensibiliser pour de la cause concernée. Et j’ai déjà dû m’exprimer au cours de quelques messages sur ce genre de questionnement existentiel. Surtout que le visionnage de vidéos, des scènes d’horreur, sur de ce qui est rapporté des atrocités commises sur les Palestiniens me ramène à ce genre de préoccupations, de « questionnement ». Car c’est le genre d’images (du genre une petite fille amputée ; une autre de 1 à 2 ans, le visage en sang, tremblotant comme fraîchement traumatisée par un bombardement) qui me semblent pouvoir susciter l’émotion même chez les cœurs les plus endurcis, qui devraient faire s’interroger sur ce qu’il y aurait à faire, à concrétiser de l’action immédiate pour les aider. Mais que faire ? Sans être indifférent, tout un chacun à ses soucis, et celles et ceux qui ont l’impression de ne pas avoir de pouvoir sur le cours des événements auraient tendance à tourner leur attention ailleurs. Alors que faire ? Faire passer le message pour tenter d’amorcer une chaîne de solidarité qui finira(it) par être efficace d’une manière ou d’une autre ? Exprimer publiquement son souci même si pense que c’est vain de par soi ? ; qui sait le cause à effets, l’effet boule de neige ?

        Cela me fait penser à ce qui m’a amené à devenir végétalien végan. Je ne suis pas certain de ce qui a été le déclic de ma remise en question. De la même façon que de ce m’a amené à une alimentation végé, c’est peut-être de la concordance, plusieurs étapes, suite de périodes où l’idée m’avait traversé l’esprit sans que je prenne le temps de bien m’informer avant de finalement faire l’effort, de faire le dernier bon pas sur le chemin, sans retour en arrière. En tout cas, de ce que je me souviens, la prise de conscience que c’était pas si compliqué de s’alimenter de manière 100 % végétalienne (Tableau nutritionnel : les clés d’une alimentation végétale variée et équilibrée, en bref : https://visuels.l214.com/sites/vegan-pratique.fr/2020/tableau-nutritionnel/tableau-nutritionnel-web/tableau-nutritionnel.pdf

        Conseils et astuces pour bien débuter : https://vegan-pratique.fr/conseils-pratiques-vegan-pratique/ ),

        avec auparavant la prise de conscience de la souffrance vécue par les vaches laitières, les poules pondeuses, et cetera, ainsi que le lien avec le sort d’abattoirs, y a contribué. Juste que je ne me souviens plus trop de ce qui a déclenché mon passage à l’acte, à l’évolution, ma deuxième révolution intérieure : une ou plusieurs publication(s) d’une association sensibilisant sur le manque d’éthique concernant tout ce qui a trait à l’exploitation animale ; des commentaires sur un groupe de végan ; une partie du discours et des images partagées au cours de la conférence de Gary Yourofsky qui aussi controversée soit-elle pour certains propos de vulgarisation contestable a résonné à faire prendre conscience ; des passages de documentaires tel que TERRIENS (Earthlings) ; du propos de connaissances faisant douter de la viabilité d’être végétalien et pas seulement végé et qui m’ont poussé à vérifier l’exactitude et amené à apprendre qu’en fait c’était tout aussi viable, que c’était pas tellement plus compliqué ; ou de visionnage de vidéos ou de lectures d’articles partagés par des contacts sur les réseaux ? Peut-être une concordance, une sorte de synergie de tout cela.

        Bref, cette anecdote pour signifier qu’il est difficile de mesurer l’efficacité d’un essai de sensibilisation à une cause, que même si pas l’élément déclencheur principal, le propos le plus pertinent, ce qui produit le déclic à un moment donné, dans ce qui amène ce déclic, à de la remise en question, à de l’évolution, de la révolution, il y a un tout qui y contribue. Un tout composé de divers instants, de diverses réflexions, un cheminement parsemé de graines, de fleurs et d’arbres. Métaphore pour qualifier des citations, des pensées, des envolées textuelles, des courtes vidéos, des articles, des livres, des conférences, des créations vidéos et des documentaires conséquents.

        Et donc que l’essentiel, à la base, quand sensibilisé à de la cause, est de s’informer au mieux puis de s’exprimer pour, d’une manière ou d’une autre ; de passer à l’action en conséquences d’une manière ou d’une autre.

        Après, certes, l’audience maximise l’efficacité. J’avais lu une théorie comme quoi un passage dans un média mainstream, à un moment où très regardé, écouté, pouvait être plus efficace qu’un grand nombre de militants en terme de « faire passer le message ».

        Il n’en reste pas moins que je pense qu’il y a intérêt à faire sa part de colibri. Reste que si il peut être facile de devenir végétalien et tendre vers le véganisme ; que de le vouloir en action, après s’être un minimum bien informé, cela peut être rapide, et plus ou moins facile de l’expliquer à d’autres, de leur en faire prendre conscience, partager sa propre prise de conscience et ses connaissances mises à jour, ne serait-ce qu’à travers des recettes végétaliennes véganes, des programmes conseillant pour la transition, des articles, conférences, entretiens, podcasts ; d’autres causes nécessitent une action qui n’est pas dans le pouvoir individuel à court terme, et que pour des habitants de la Palestine, comme pour le climat, il y a Urgence.

        Si ce n’est que c’est aussi plus complexe que juste devenir végétalien quand le mobile est pour le respect de la vie animale. Et sachant que comme pour la cause animale, quand on a compris l’intérêt pour les animaux, cultivé de l’altruisme, il ne s’agit pas que du changement par la consommation, de boycott, et pas que autre action individuelle. Leur souci impliquerait de la mise en place par le « plan politique », la « sphère politique économique », d’y aboutir, d’arriver à concrétiser un système adapté. En l’occurrence, par exemple, comme déjà expliqué, argumenté, pour la cause animale de la solution serait de l’application de la philosophie antispéciste, un autre système que le capitalisme / Capitalocène / Anthropocène, genre de l’idéal de l’antispécisme, de la Zoopolis :

        Pour la Palestine, dans l’immédiat, cela, de la « solution », en prémices, peut peut-être être faire passer des messages de sensibilisation à tous ses contacts, des liens tel que :

        • Et : L’esprit du temps de Gaza avec Peter Joseph et Abby Martin (pour la vostfr, activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») : https://www.youtube.com/watch?v=RoMuEBcusSk

        « Il vous appartient de vivre ! », HK chante le dernier poème de Refaat Alareer poète palestinien de Gaza : https://www.youtube.com/watch?v=w6vdQJNwcxY

        « Naci en Palestina », chanson de EMEL : https://www.youtube.com/watch?v=NQFNcfUygqA

        « Souty » (« My Voice »), de EMEL, chanson qu’elle a dédié au courageux peuple de Palestine : https://www.youtube.com/watch?v=7t2YS7wI5Wc

        Et contacter les politiques, s’intéresser aux chaînes de solidarité, des actions faisant pression sur de ce qui a du pouvoir, sur de ceux qui ont du pouvoir, une forme de pouvoir, d’une manière ou d’une autre. Un peu de tout cela ?

        Ceci écrit, précision, au passage : le genre de discours qui me semble contre-productifs, en plus d’être considérés hors la loi, condamnables, c’est ceux qui font de l’antisémitisme. Même compris comme une réaction à la tragédie en cours du point de vue palestinien, ils reflètent à mon sens l’inconscience de ce qui y a conduit, ce qui a fait le jeu du sionisme par opposition outrancière, criminelle, par la même logique guerrière. Et en fait, tant que pas de révolution de système, des meilleurs alliés à la paix et au respect de l’intégrité des Palestiniens me semblent être des Israéliens objecteurs de conscience militant pour la Palestine et des Juifs antisionistes.

        Pour ce qui est du réchauffement climatique, c’est un peu la même problématique, le même souci. Cf. l’entretien « L’esprit du temps de Gaza » avec Peter Joseph et Abby Martin (pour la vostfr, activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») : https://www.youtube.com/watch?v=RoMuEBcusSk

        En action individuelle réalisable rapidement, facilement quand possible, d’aucuns prônent la végétalisation de l’alimentation et la sensibilisation autour de l’urgence, de besoin de prendre en compte certaines contraintes, les « limites planétaires », dont par la fin de la subvention des énergies fossiles et puis donc le besoin de révolution du « système politique » et de l’économie, du « système économique », vers une « économie économique ».

        C’est la sensation de cette urgence, les trolls internet du climato-scepticisme et les critiques qui me semblent légitimes à l’encontre des COP, et la difficulté de mise en place de solution(s), de faire acter, contrer une forme de statu quo, qui m’a aussi donné envie de claviarder une lettre l’évoquant.

        Re bref, la voilou :

        « Lettre d’amer »

        Chers ancêtres,

        alors que j’ai regardé de la nature se déchaîner, puis les comptes rendus de drames s’enchaîner les uns après les autres sur mes lunettes connectées, et lu quelques analyses, je me pose des questions, tente de penser par moi-même après avoir tenté de m’informer le mieux possible.

        Bon, rien de nouveau sous le soleil, comme qui dirait. Cela fait des années que je tourne en rond autour de ces réflexions, et je ne me suis pas donné le temps de bien y penser par vanité de vous exprimer mon opinion qui ne peut rien changer à ce qui s’est passé, se passe. Juste qu’une force intérieure me pousse à vous écrire cette lettre, tel un besoin cathartique.

        D’ailleurs me vient à l’esprit une question existentielle : même si ancrer ces mots n’a pas d’effets immédiat, n’empêchera pas la continuation d’extinctions de masse, la périclitation de la civilisation, de l’avènement de l’apocalypse, ils ne seront pas lettre morte vis à vis de l’absolu ? Si il y a une vie après la mort, un au-delà, une forme de suite comme je le crois, peut-être qu’un esprit absolu, un(e) être transcendantal(e), reverra ses a priori et prendra en considération l’avis d’êtres incarnés ? Un peu comme le concept de la sainte colère, le droit à la sainte colère ?

        Non que je sois en colère en ce moment, pendant que j’écris ces lignes. Plus d’humeur désolé. Encore que, repenser au carnage fait remonter en moi des effluves d’indignation, de reproches.

        Bref, chers ancêtres,

        je sais qu’un certain nombre d’entre vous ont fait tout ce qu’ils pensaient pouvoir faire pour tenter d’endiguer des effets délétères amorcés par la civilisation industrielle, le Capitalocène, que de vous n’avaient rien à se reprocher. Mon reproche concerne plus les inconscients que vous n’avez pas réussi à sensibiliser à de la cause, dont sur les soucis posés par le réchauffement climatique, le funeste, les tragédies qui allaient en découler, et potentielles solutions.

        D’ailleurs, et c’est peut-être parce que j’écris en écoutant en boucle la chanson « Plus rien » des Cowboys Fringants : https://www.youtube.com/watch?v=ZMxAdn7w0fY

        et 8 secondes : https://deezer.page.link/NgbRxmf36KmLWhpi8

        je me dis qu’il y avait peut-être du mektoub, de l’inéluctabilité, du fait du système, des conditions par des choix impulsés depuis une époque antique. Non pas qu’il n’en aurait pas pu être autrement. Je suis convaincu que même si il y a eu influences des circonstances, tel un cours d’eau qui finit par suivre un parcours du fait du terrain, il y a eu des décisions arbitraires qui auraient pu être autre, changer de la trajectoire, faire « solution ».

        Reste qu’il n’a pas été pris acte des signaux d’alerte, pas bien écouté des lanceurs d’alerte, pour diverses raisons, et que le réchauffement climatique s’est aggravé, les catastrophes se sont succédé, des villes et des îles sous les eaux, des famines, des réfugiés climatiques, de plus en plus de conflits. Le Royaume-Uni a notamment bien morflé.

        Et j’ai récemment lu un constat qui avait été fait en 2019 par un certain Nathaniel Rich  :

        « Presque toutes les conversations que nous avons en 2019 sur le changement climatique se tenait en 1979. Cela inclut non seulement les prédictions sur les degrés de réchauffement, l’élévation du niveau de la mer et les conflits géopolitiques, mais aussi les spéculations sur la technologie de géo-ingénierie, les appels à aider les pays en développement à surmonter la famine et la maladie sans s’appuyer, comme nous l’avons fait, sur des augmentations massives de la consommation de charbon et sur des analyses coûts-avantages qui semblent toujours favoriser l’inaction. Il y a quarante ans, les politologues, économistes, théoriciens sociaux et philosophes qui étudiaient la menace lente du changement climatique a généralement convenu qu’on ne pouvait pas compter sur nous pour nous sauver. »

        Citation tirée du livre ‘Losing Earth: A Recent History‘ (page 200) de Nathaniel Rich.

        Et : Je suis Climatologue. Don’t Look Up expose la Folie que j’observe chaque jour ! : https://mrmondialisation.org/je-suis-climatologue-dont-look-up-expose-la-folie-que-jobserve-chaque-jour/

        Et : Tribune : Urgence écologique, on nous roule dans la farine ! : https://mrmondialisation.org/tribune-urgence-ecologique-on-nous-roule-dans-la-farine/

        Et mais j’ai beau me dire que les connaissances sociologiques expliquent des mécaniques du souci, le pourquoi du comment de la situation critique et d’inactions, ces études auraient pu servir à réfléchir à des solutions, impulser une révolution paradigmatique.

        Et je me demande si vous étiez, qui d’entre vous étaient, de ces courageux militants cherchant à sensibiliser pour une cause, de la masse des divertis, ou des lobbies complices ? Et de quoi étiez-vous au courant, de quels soucis et potentielles solutions aviez-vous conscience ?

        En défense, peut-être aviez-vous pas bien compris en votre âme et conscience tout ce que cela allait impliquer pour vos descendants et ce qu’il aurait fallu faire sur le plan systémique ? Quelle propagande vous a empêché de voir l’évidence à un moment donné et vous préoccuper de l’essentiel pour « assurer le minimum » pour le bon déroulement de la vie sur Terre ? La même, du même genre qui avait fait de nombre d’entre vous les complices de carnages d’animaux avant que la législation condamne fermement les écocides – un peu trop tard pour modifier la trajectoire civilisationnelle, du déclin, du fait des boucles de rétroaction – et la mise à mort d’animaux, mette fin à l’ère des abattoirs ?

        Quand des notes d’études, de près d’un siècle, liées aux industries fossiles évoquaient le souci, de quoi en déduire que des au courant et ayant du pouvoir étaient dans l’état d’esprit « après moi le déluge ». Quid de celles et ceux qui ont écouté des scientifiques comme Carl Sagan, des scientifiques qui s’étaient exprimés et avaient porté à la connaissance de politiques et du public, lors d’une audience, le souci lié au réchauffement climatique ? Aviez-vous été bien informés des implications ? Mis au courant ? Bien conscients ? Et eux, se sont-ils sentis démunis contre des forces systémiques, la difficile tâche de révolutionner l’économie ? Peut-être étaient-ils trop en avance sur leur temps, comme alerter que le Titanic va heurter un Iceberg alors qu’il a pas encore été mis à l’eau n’aurait pas l’effet attendu, ne serait pas pris au sérieux ? Toutefois, petit à petit le péril et des effets délétères se sont manifestés. Comment le climato-scepticisme a-t-il pu rester important, et de ceux convaincus attendre que d’autres se bougent ?

        Et de quoi vous croyiez-vous libre ? De ruiner le futur ? Ne valiez-vous pas mieux, ne valions-nous pas mieux en tant qu’êtres suffisamment conscients des conséquences des « actes », du système alimenté par ceux-ci d’une certaine façon ?

        Si grâce à une machine à voyager dans le temps vous aviez été mis au courant des catastrophes dans les années de votre avenir, de manière certaine, si rien ne changeait comme il aurait fallu pour les éviter, cela aurait-il eu l’effet nécessaire ?

        Cela me fait penser à la chanson « Le jour d’après » chantée par Chimene Badi, chanson qui a maintenant près d’un demi-siècle. Le genre de chanson qui aurait dû faire mouche, qui a peut-être sensibilisé certains, éveillé des gens à la cause. Et après ? Il aurait pu être tout fait, mais cela n’a malheureusement pas été suffisamment le cas sur le plan collectif, systémique, pour un système plus pérenne.

        Au final, il s’est passé ce qu’il s’est passé. Et après, j’espère qu’au moins les erreurs qui ont été commises serviront à éviter de les commettre sur d’autres planètes, voire dans un au-delà, si elles peuvent y être commises, que les idées sur le cause à effets, de la solution pour les éviter, peuvent y être communiquées et comprises.

        A méditer :

        • Le film long métrage « InterReflections » (des sous-titres français peuvent être activés (cliquer sur « CC » à droite du réglage du volume et sélectionner la langue de votre choix)) : https://www.interreflectionsmovie.com/watch

        dont le Documentaire pièce de théâtre « Écocide changer ou disparaître » : https://www.youtube.com/watch?v=eoTgjCTuPOw

        Bref, notre génération a de quoi l’avoir mauvaise contre de celles qui auraient pu agir et r-évolutionner à temps, contre celles et ceux qui étaient bien au courant et avaient du pouvoir de changement collectif, systémique, mais sont restés dans l’expectative.

        Mais je termine cette lettre le cœur léger, bien qu’indigné par ce que je trouve « pas glop » et que peiné par les divers drames rapportés de par le monde (à l’instant : New-York KO !),

        en pensant à des paroles de sagesse qui m’amènent à penser que la haine, que la colère sont mauvaises conseillères, que les mauvaises humeurs sont un état d’être froissé par « l’extérieur », par le côté obscur de la force comme disent les adeptes de la fiction autour de l’ancêtre Luke Skywalker,

        et que les bonnes humeurs, les bons sentiments, dont l’amour, des actes constructifs, c’est de par soi, un état d’être apaisé, absolu.

        Je vous souhaite d’y arriver, je nous souhaite d’y arriver, par-delà les événements mortifères,

        que les échecs et « bonnes idées » du point de vue de la vie terrestre serviront des idéaux, de l’idéal, au moins dans l’au-delà dont l’existence me semble avérée.

        Cordialement,
        Un de vos jeunes descendants qui écrit aux portes de l’été 2060

        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #454
        Pascal LamachèrePascal Lamachère
        Maître des clés

          Bonjour,

          En préambule, je pense important de préciser que je priorise la cause animale, que je rappelle son importance évidemment pas pour défendre de la déforestation ni pour ne pas défendre les forêts, mais parce que certains militants écolos ne militent pas pour le véganisme antispécisme anticapitalisme quand je pense qu’ils devraient le faire en même temps ou au moins à un moment ou un autre, par les aspirations qu’ils mettent en avant, que c’est complémentaire d’une certaine façon. Parce que certes, défendre la cause animale, c’est ou ce devrait être aussi défendre l’équilibre d’écosystèmes, ce qui permet l’épanouissement, dont du lieu de vie, et donc c’est ou ce devrait être aussi se préoccuper du respect des forêts, entre autres. L’un n’empêche pas l’autre. Juste que voilou.

          D’ailleurs, en fait, pour synthétiser mon reproche, mon mobile, ce qui a motivé ce préambule : défendre les animaux, c’est défendre en théorie ce qui permet leur épanouissement, ou du moins de vivre leur vie, donc défendre leur environnement, des écosystèmes, c’est normalement implicite,

          alors que certains de celles et ceux qui défendent les arbres, les forêts, n’ont pas forcément de soucis pour les animaux, conscience de l’importance de la cause animale.

          Et certes, en défense on pourrait considérer que se soucier des arbres, des forêts, c’est en théorie défendre les intérêts de celles et ceux qui la peuplent, qui y vivent, donc se soucier un minimum de la cause animale, et que des défenseurs de la cause animale, ou du moins des « végans qui en sont au stade apolitiques » ne servent pas l’idéal de la Zoopolis par juste la consommation,

          sauf que la cause animale ne concerne pas que les forêts, ainsi que la problématique écologique terrestre, et j’ai déjà exprimé une critique de certains « végans » et une défense de l’idéal « végan antispéciste anticapitaliste », cf. messages des semaines dernières si besoin de vous rafraîchir la mémoire, et que certains « défenseurs » des forêts, voire semblant se soucier de la vie végétale en y associant une forme de conscience, semblent parfois ne pas bien comprendre certaines implications, manquer d’une conscience d’un cause à effets et de conscience de nuances entre sensibilité et sentience, et surtout ne semblent pas engagés à défendre le véganisme antispécisme anticapitalisme, en bref l’idéal de la Zoopolis,

          et je pense que c’est contestable, critiquable, regrettable, dommage.

          Pour le dire autrement, ce n’est pas la défense des forêts qui me pose problème, c’est l’instrumentalisation de la cause. Comme celles et ceux qui se découvrent un intérêt pour les plantes quand des recherches étudient de leur « sensibilité », méthode de communication par processus chimique, comme si cela légitimait le mauvais sort fait aux animaux, animaux dont la sentience avait été mis en doute par le concept de « l’animal machine » de Descartes, concept de « l’animal machine » démonté, débunké, montré faux par les études éthologiques.

          Je veux dire :

          – si les végans ne mettent pas en avant les découvertes des recherches sur les plantes, ou plutôt des interprétations d’études récentes, ce n’est pas par mépris pour la vie végétale, c’est parce qu’il y a une différence entre sentience et « sensibilité », et qu’en tout cas il y aurait intérêt au végétalisme même si on se soucie du sort des végétaux (Quelques réflexions au sujet de la sensibilité que certains attribuent aux plantes : https://www.cahiers-antispecistes.org/quelques-reflexions-au-sujetde-la-sensibilite-que-certainsattribuent-aux-plantes/ ) ;

          – quand on se convertit au végétalisme alors qu’on est dans un environnent, une civilisation, une culture qui est formaté(e) – par le marketing de plusieurs décennies et par des lobbies – au carnisme, beaucoup sont confrontés à des préjugés, de la mal-information, à devoir les défaire à un moment ou un autre ; un peu comme des gens qui s’éveilleraient parmi tout un tas de gens anesthésiés par de la communication digne d’un brainwashing, sont confrontés à la difficulté de faire reprendre conscience à ceux-ci de ce qui ne va pas dans la civilisation, doivent expliquer que le végétalisme est un régime viable quand bien équilibré, ainsi que certaines « subtilités », alors qu’on peut pas dire que le régime carné est viable de facto ; et puis nombreux se sont faits chambrer avec des réflexions « trolleuses » telles que le « cri de la carotte », et le fait que des non végé mettent en avant des études sur les plantes avec des interprétations pourtant sujettes à débat quand les études éthologiques sur les animaux ne laissent aucune place au doute, renvoie à ce genre de « trollage », à ce qui est contestable, d’autant quand ils font peu de cas à côté de la vie animale par leur alimentation à base de morceaux de cadavres d’animaux, des études éthologiques sur les animaux.

          En fait, c’est comme si ces carnistes se découvraient une opportunité de se venger de l’humiliation à leur narcissisme par ce genre de sophisme, pour laisser entendre aux végans « voyez, vous n’êtes pas si éthique que cela, les plantes aussi mériteraient du respect », alors qu’au fond, par ailleurs, c’est pas cela qui va empêcher ces « non végans pour le moment jusqu’à ce qu’ils évoluent » de manger des végétaux. Ils auront juste atténué leur mauvaise conscience par sophismes, biais, raccourcis, vulgarisation outrancière, et tenté de donner mauvaise conscience aux végans. Peine perdue pour qui a un minimum de jugeote et déjà potassé le sujet, surtout de quoi renforcer l’indignation, les raisons de s’indigner de la part des végétaliens antispécistes anticapitalistes ;

          concernant le souci pour les forêts, la gestion des forêts par écologie en dehors de toute considération spirituelle, ou d’ailleurs même en la prenant en compte, au niveau pratique, il me semble logique de prendre en considération les conseils d’experts, de spécialistes :

          François-Xavier Drouet : « La forêt est un champ de bataille » : https://www.revue-ballast.fr/francois-xavier-drouet/

          Et cetera articles : https://www.revue-ballast.fr/?s=for%C3%AAt

          et lire aussi le livre « Vous êtes l’Évolution » où des pages sont consacrées au souci pour les forêts ;

          juste que comme le sort des forêts est aussi lié aux effets du réchauffement climatique, qui est lié pour une part à la « maltraitance » de la cause animale (euphémisme du carnage des animaux), au manque de souci pour les êtres animés, aux appétits voraces, à la surexploitation globale, je pense important d’évoquer l’importance de l’intérêt du végétalisme (et de l’antispécisme, et de l’anti capitalisme, du besoin de révolution économique, politique, paradigmatique, systémique), et dommage, regrettable quand ce n’est pas fait, pas pris conscience, que d’aucuns en viennent à faire le jeu de ce contre quoi ils pensent militer, de ce qui participe de la déforestation d’une certaine façon,

          comme l’explique ce militant d’une association végane antispéciste écologiste : https://www.instagram.com/reel/C0EaSyNCeMx/

          Et : « L’élevage et la production de soja pour nourrir le bétail sont les premières causes de déforestation dans le monde. L’élevage bovin est ainsi responsable à 63 % de la destruction de la forêt amazonienne pour l’installation d’exploitations ou de grandes cultures destinées à alimenter les animaux des élevages. Et si les zones de pâturage, quand elles existent, constituent des “puits de carbone”, la reforestation également, et de manière plus efficace.

          En France, l’élevage est en plus responsable de 80 % des émissions d’ammoniac, qui est une des principales causes des pluies acides qui causent le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20 % des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et que 21,4 % d’entre elles ont subi une défoliation d’au moins 25 %. »

          Vegan Pour l’environnement : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/pour-l-environnement/ ;

          – après, quitte à prendre aussi en considération la sensibilité pour les plantes, quand le souci est de bonne foi, autant devenir végétalien frugivore, c’est-à-dire se nourrir des parties qui ne font pas mourir les plantes, ce que d’aucuns prônent, juste que cela me semble plus compliqué de le généraliser, mais pourquoi pas ;

          Bref, j’espère qu’un jour les trolls carnistes cesseront, que les carnistes cesseront d’être carnistes, que la mauvaise foi cessera, que la considération pour les plantes cessera de servir de diversion par rapport à la cause animale, que la végétalisation de la nourriture humaine sera généralisée dans la mesure du possible, quand possible.

          Ceci écrit, vu que vous avez eu la patience de continuer de me lire, vous devez déjà connaître ma façon de penser ; au passage merci de votre attention ; c’est plus à ceux concernés, que je critique, que je devrais l’exprimer, si ce n’est que l’écrire ici me permet de faire le point, de clarifier mes arguments.

          Re bref, après, me vient à l’esprit une autre façon de considérer le travers de mise en avant d’une cause au détriment d’une autre : le « business militant » et la quête d’audience du fait de la limite en termes de « places de marchés », et le besoin d’originalité pour se démarquer, s’y trouver une place, en faire une voie, un destin.

          Alors je ne pense pas forcément pertinent de tout voir par ce prisme, je pense que ce serait une généralité abusive, jugeant mal, juste que le système fait que même les meilleures intentions sont confrontées à un moment donné à certaines problématiques, à une certaine « logique ».

          Car même dans une quête de sens, d’authenticité, pour ce qui fait sens à soi, servir efficacement un idéal, des idéaux, dans le système actuel, contre le système, pour un autre système, un autre paradigme, il me semble qu’il y a une limite de « places disponibles », tout le monde ne peut pas faire la même chose. Dans le genre, à écouter la philosophie de « l’altruisme efficace » :
          Comment être efficace pour aider les animaux ? : https://www.youtube.com/watch?v=e4Ry8Rz-uuk

          Et à noter que je parle pour de ce qui nécessite d’avoir une certaine audience, une efficacité qui y est relative. Parce que pour tout ce qui est action personnelle, actions nécessitant juste de la « bonne volonté », et pour ce qui est choix de vie tel que fonder ou rejoindre un écovillage ou écolieu dans l’état d’esprit de Eotopia :

          Les piliers : https://www.eotopia.org/wordpress/fr/les-piliers/

          il n’y a pas de souci d’efficacité militante, tant que les conditions extérieures n’empêchent pas l’existence de cette façon de vivre.

          Au passage, à propos du concept de « business militant », de la critique du fonctionnement cause par cause et souci systémique, je pense au troisième épisode de la sous-série « Crier au vent » (Yelling at the Wind) de Peter Joseph, sous-série de sa série Web/TV « Culture en déclin » qui a débuté en 2012, épisode qui évoque le « complexe industriel activiste », sur « comment la structure même de notre économie capitaliste détruit la plupart des tentatives de faire quelque chose de bien » (pour la vostfr, activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») : https://www.youtube.com/watch?v=-hpft0__Bps

          Et un peu dans la même veine : Garantie économique générale et production culturelle : https://blog.mondediplo.net/garantie-economique-generale-et-production

          Bon, comme déjà expliqué, bien entendu, il y a intérêt à se soucier aussi des forêts et de la vie végétale, les respecter, lutter contre la déforestation. Mon message d’aujourd’hui est en réaction à de celles et ceux qui me semblent n’avoir toujours pas saisi l’importance de la cause animale, du «  véganisme antispécisme anticapitalisme », et du besoin de révolution systémique ; en action contre des écolos et des médias, de leurs auteurs, qui ont encore récemment publiés des articles sur les études des plantes tout en semblant manquer d’une certaine « conscience écologique » vis à vis de la cause animale et du véganisme pour l’humanité, avoir la tendance, par leur « ligne éditoriale », critiquée.

          Aussi, au final, cela peut paraître un peu trivial de leur faire ce genre de reproches, de l’évoquer de la sorte, d’autant qu’avec le réchauffement climatique cela risque d’être de plus en plus compliqué pour tous, avec un côté un peu mission impossible de défendre certains idéaux au niveau systémique, pour une révolution de système basé dessus, si ce n’est que je pense important de comprendre le mieux possible des soucis et de la cause par la théorie et d’être au moins végétalien végan en pratique quand possible, et de militer pour ces causes, et de la « cause des causes », et qu’il me semble maintenant avoir exprimé tout ce que je souhaitais exprimer sur le sujet, et en suite, vous n’avez probablement pas encore eu le temps de consulter tout ce que je vous ai suggéré, je me dis de nouveau qu’il faudrait plus que je me concentre sur des créations au fil des vendredis, ne pas saturer « votre temps de cerveau disponible » par une pléthore de docs en si peu de temps, toutefois je presque termine le message de ce vendredi en vous suggérant, si vous voulez approfondir de la thèse ayant pour ambition un point de vue écologique le plus holistique possible, de la lecture qui évoque diverses composantes, imbrications, sujets, soucis, causes, potentielle(s) solution(s), dont in fine révolution systémique, de paradigme :

          Cf. les épisodes spécialisés écologie et des suggestions sur les réseaux sociaux du podcast.

          Je n’ai moi-même pas encore eu le temps de lire les livres qui y sont suggérés qui feraient comme une synthèse de l’écologie en prenant en compte l’importance de la cause animale, du véganisme antispécisme, mais je leur fais confiance pour la pertinence, les arguments, idées, respect de la cause animale. Donc si vous avez du temps de lecture, pour quand vous en aurez, je vous conseille de vous y intéresser ;

          • et il y a les livres que j’ai déjà à disposition, pris en photo il y a quelques semaines, notamment :

          – « Planète malade, 7 leçons du Covid, L’urgence de repenser le système » de Michel Collon, composé d’un tome d’enquête et d’un tome d’entretiens de diverses personnalités, autour des questions :

          « 1. Comment certains pays s’en sont-ils mieux sortis ?
          2. Qui a affaibli nos soins de santé ?
          3. Le Big Pharma nous protège-t-il ?
          4. 40 ans de néolibéralisme : quel bilan ?
          5. De quelle économie et de quelle écologie avons-nous besoin ?
          6. Se faire la guerre ou coopérer ?
          7. Avons-nous bien été informés ? »

          Un article qui le présente plus en détails : Analyses et témoignages, Les sept leçons du covid à une planète malade : https://investigaction.net/les-sept-lecons-du-covid-a-une-planete-malade/ ;

          – « Urgence ! Il faut sauver les océans », livre du capitaine Paul Watson, qui est un manifeste d’une 100ène de pages, assez rapide à lire, qui me semble très efficace pour sensibiliser sur le souci posé par le réchauffement climatique, très bien synthétiser de son parcours, ce qui l’a amené à fonder Sea Shepherd, de sa philosophie, le souci pour les océans, la cause animale et écologique, avec une partie « Que faire » à la fin.

          J’y avais consacré une vidéo et réflexions suite à la lecture du livre : Conseil de lecture et commentaire du livre « Urgence ! Il faut sauver les océans » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/conseil-de-lecture-et-commentaire-du-livre-urgence-il-faut-sauver-les-oceans/ ;

          Enfin pour aujourd’hui, pour la route, quelques vers :

          « Ère – d’instants – critiques »

          Camarades, concitoyens, êtres vivants,
          de la terre, des airs, des océans,
          des montagnes, des plaines et des forêts,
          il y a urgence, l’ère est de plus en plus chauffée.

          Humanité, par le carnisme, l’Anthropocène, le Capitalocène,
          nous avons mis de la physiologie de la planète à mal,
          la balance énergétique s’aggrave, des éléments déchaîne,
          n’attendons pas pour bien faire, pas besoin de quête du Graal.

          Humanité, savez-vous les diverses formes de pollution ?
          Qu’avons-nous collectivement fait du trésor de la vie ?
          Constat : carnage d’animaux et de semblables entre les parvis, des pandémies,
          complices quand consommation non végane, par système, tant que pas d’r-évolution.

          Humanité, urgence climat, urgence Gaza, urgence de Terre,
          pour les enfants d’aujourd’hui et de demain,
          pour le présent et l’avenir, que l’environnement ne soit un enfer,
          il est temps d’une civilisation de soins.

          Êtres humains, si vous vous souciez de vous, des animaux,
          si vous vous souciez des végétaux, de la vie sur terre,
          végétalisez votre alimentation et amorçons un système d’idéaux,
          un paradigme dont nous et les descendants seront fiers.

          Êtres humains, cessons la machine à guerres,
          ce qui a mis en péril, met en péril,
          élevons notre voix contre les génocides, les faiseurs de déserts,
          le carnisme, le néolibéralisme, la subvention des énergies fossiles.

          Êtres humains, appliquons-nous à un système pérenne, qui ait cet objectif,
          à de la solution à l’urgence pour des populations, tel à Gaza, en Palestine, paix pour effectif,
          prenons en compte les limites, les contraintes écologiques,
          à mettre en place une économie noblement économique.

          Camarades, concitoyens, êtres vivants,
          ne décimons plus les forêts et autres lieux de vie,
          de beaux rêves faisons une réalité, un avant-goût de paradis,
          soyons de dignes êtres de poussières d’étoiles conscients.

          Et petite vidéo : La Terre appelle à plus de militants pour le climat (et végans antispécistes anticapitalistes pour une révolution systémique) : https://www.youtube.com/watch?v=tJEz3vTwHOg

          Bonne journée, à vendredi prochain !

          en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #453
          Pascal LamachèrePascal Lamachère
          Maître des clés

            drapeau blanc symbole pour la Paix entre la Palestine et Israël

            Bonjour,

            « l’horloge de l’apocalypse » indique toujours la même heure cette année, pour autant, ce n’est pas signe qu’il n’y a pas eu d’aggravations dans divers domaines, un réchauffement climatique de plus en plus délétère, des limites planétaires de plus en plus dépassées, et cetera.

            Symboliquement, le concept créé en 1947 fait toujours son office de sensibilisation, mais comme qui dirait, la réalité a peut-être dépassé la fiction et de quoi s’interroger sur l’efficacité.
            Au sens qu’il me semble qu’on pourrait considérer que l’idée de départ était de choquer pour alerter sur des risques et faire passer à l’action afin d’éviter des catastrophes, de l’extinction, mais que des points de non retour ont peut-être été dépassés, des points de bascules et de l’irréversibilité près de minuit (« la planète Terre se trouve sur un précipice, où des points de basculement irréversibles du changement climatique sont sur le point de se déclencher. S’ils se déclenchent, le sujet du changement climatique passera de « problématique » à « complètement catastrophique pour toute vie sur Terre » »), voire minuit dépassé si on considère l’urgence et que le temps de réaction sera beaucoup trop long du fait de la difficulté de révolutionner le paradigme.
            Et que si son avancement d’année en année a porté l’attention sur divers périls, il ne rend pas compte de certaines aggravations, un peu comme le concept des fenêtres d’opportunité est critiqué, ainsi que le palier objectif de 1,5°C de l’accord de Paris, que d’aucuns considèrent déjà ne plus pouvoir être tenable.

            Toujours est-il qu’il y aurait péril et urgence, qu’il me semble important de le rappeler, comme le fait qu’il y aurait un souci de paradigme, de civilisation, systémique, et à ne pas sous-estimer l’importance du véganisme anticapitalisme antispécisme, le prendre en compte. A ce propos, je comptais évoquer aujourd’hui une critique des écolos défenseurs des forêts qui prennent rarement parti pour la cause animale et le véganisme antispécisme, voire jamais, je pense que je vais finalement le faire la semaine prochaine afin d’ aujourd’hui plus évoquer l’urgence et ce qu’il faudrait faire, et évoquer de nouveau quelques exemples illustrant le fait qu’il ne faudrait pas se tromper de soucis, comprendre de la cause plus que s’appliquer à du réformisme ou militer pour des solutions qui n’en seraient pas suffisamment du point de vue holistique, à travers de l’actualité politique française et d’ailleurs.

            Ceci écrit, par rapport au souci pour les arbres, et plus largement la flore, et la cause animale, et ne pas se tromper de causes et de soucis, pour rappel, un militant d’une association végane antispéciste écologiste synthétise très bien une réflexion : https://www.instagram.com/reel/C0EaSyNCeMx/

            Et : Quelques réflexions au sujet de la sensibilité que certains attribuent aux plantes : https://www.cahiers-antispecistes.org/quelques-reflexions-au-sujetde-la-sensibilite-que-certainsattribuent-aux-plantes/

            Et à propos de l’urgence climatique : Andreas Malm : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

            Ceci rappelé, c’est surtout « l’immobilisme » de « l’horloge de l’apocalypse » et du rififi sur la scène politique française qui m’a motivé à vouloir rappeler l’urgence et claviarder de nouveau autour de la façon de considérer les soucis, les théories et la difficulté pour concrétiser, les solutions proposées par des militants ou via des partis politiques, les idéaux avec les limites du réformisme et de l’efficacité de stratégies militantes par palier.

            De ce qui a fait l’actualité politique française, vous avez sûrement eu vent du remaniement du gouvernement de Macron, de la chaise musicale des sinistres, euh, mon clavier a fourché, des ministres, et beaucoup se sont agités notamment autour de celle concernant l’éducation avant que les manifestations pour l’agriculture se mettent en place. Il a entre autres été question d’uniformes et d’écoles privées versus publiques. De ceux dont je consulte de temps en temps les publications se sont dressés vent debout contre des propos polémiques et des idées de réformes. Avec raison, je pense. Et c’est donc pas tant s’y opposer que je trouve « discutable ». Plus « dans quel but et pour quelle fin ? ». Parce que je pense que le fond du propos, de ce qui devrait inquiéter, n’est pas tant de déplorer une prétendue baisse de niveau scolaire au fil des générations, de considérer que c’était mieux avant, que cela risque d’être pire après. Qu’il y a plusieurs pédagogies possibles, plusieurs façons de faire école. Qu’il y a le souci du formatage systémique, des soldats du capitalisme délétère, la question de l’après, de l’environnement qui n’y est pas forcément corrélé. Que l’intelligence individuelle et collective, quand on regarde ce qu’il en a été fait, hum !

            Dans le film documentaire « Demain » où il est effleuré diverses thématiques, qui, aussi critiquable soit-il du prisme de certains idéaux, du point de vue de « radicaux », de ce que je me souviens, pose assez bien les bases pour certains sujets et ils abordent le questionnement sur ce que pourrait être l’école. Alors pour me rafraîchir la mémoire et par curiosité, je viens de lire des critiques autour du traitement de ce chapitre au cours du documentaire, où il est question de mise en avant d’une théorie pédagogique controversée et non représentative du système du pays en question. Après, on pourrait dire en défense : quelle théorie pédagogique n’est pas controversée, sujet à débats ? Et toujours est-il qu’il y a la critique de la dégradation par des politiques néolibérales, le questionnement sur la finalité, systémique. Car quid de l’environnement social, de la relation à la civilisation ? Certains prônent une « éducation de qualité » des enfants pour aboutir à un mieux être général, une civilisation qui aurait pour objectif une certaine pérennité. Encore faut-il pouvoir y arriver. Pour y arriver, dans l’espoir d’y arriver, d’aucuns prêchent pour une éducation populaire à l’attention de tous, en commençant par les « adultes ». Encore faut-il être entendu, arriver à capter du temps de cerveau disponible. Ce qui est compliqué dans un paradigme de diversions de la plupart. Et in fine, en tout cas, se pose la question « dans quel but, pour quelle fin ? ».

            Bref, du journal de Personne : « Dans quel but et pour quelle fin ? » : https://www.youtube.com/watch?v=noBfRyfnQew

            Et une vidéo qui m’avait semblé assez bien résumer un point de vue sur l’éducation, de critiques avec le souci de la « finalité », que j’avais classée dans les « à méditer » quand je l’avais regardée, il y a un peu plus d’une décennie maintenant : DU PARADIGME DE L’ÉDUCATION : https://www.youtube.com/watch?v=e1LRrVYb8IE&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=20

            Et si vous ne connaissez pas encore, je vous invite à regarder les conférences gesticulées théâtralisées de L’Ardeur autour de l’éducation, entre autres
            (voir liste, avec des liens cliquables, partie ÉDUCATION sur : https://www.ardeur.net/conferences-gesticulees-par-themes/ ),
            dont « Incultures 2 » de Franck Lepage : https://www.youtube.com/watch?v=ClYAjeiuVJw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=77

            Et maintenant, ensuite, un autre sujet qui a fait l’actualité, c’est sur le plan économique, dont concernant les prix de l’électricité, et l’agriculture.

            Dans les débats entre militants pour la cause animale et aussi en soi, par cas de conscience, se sont souvent affrontés le concept de welfarisme et d’abolitionnisme. Pour la petite histoire, j’ai entendu des abolitionnistes en arriver à défendre la stratégie welfariste, du moins des actions qualifiées de welfariste, pour des raisons déjà évoquées.

            Mais l’intérêt d’une stratégie réside dans l’objectif qu’elle peut permettre d’atteindre, est relative à un état des lieux à un moment donné, à un paradigme, pour la réalisation de l’objectif sur le long terme, ainsi que pour son efficacité à court et moyen terme.

            Il ne faut certes pas jouer les idiots et délaisser les actions ayant un « impact positif », permettant un relatif progrès, juste que par rapport au péril de la 6ème extinction de masse, je pense que certains surestiment l’intérêt du welfarisme et d’avancer par étapes de « progrès ». Et que pour d’autres militances, c’est encore plus flagrant quand il n’y a pas de concrétisation, qu’à un moment donné contester des réformes sans revendications en conscience éveillée / cultivée à / par des idées anticapitalistes, n’est ni efficace contre les réformes ni pour l’application d’idéaux. Voire même cela aurait tendance à faire le jeu d’un certain statu quo, d’une certaine façon.

            Non pas qu’il ne faut pas s’opposer aux réformes considérées mauvaises, juste que cela devrait s’accompagner par des revendications autre que la non application des réformes, pour des aspirations autre que ce qui se faisait avant la volonté de mise en place des réformes contestées.

            Par exemple, vis à vis des réformes des retraites de Macron, il était évident que celles et ceux contre ne devaient pas ne pas s’y opposer, mais dans quel but et pour quelle fin ?

            Bernard Friot, professeur émérite, économiste et sociologue du travail et de la sécurité sociale, qui a notamment très bien expliqué les différences entre travail et emploi, les notions, ainsi que la critique de militants de gauche qui auraient tendance à penser avec les mots de la droite, montre très bien l’exemple, développe sa thèse pour expliquer vers quoi il faudrait tendre sur le plan économique, selon lui :

            Conférence « A quoi je dis oui V2.0 » Partie 1/2 : https://www.youtube.com/watch?v=C5XV1Gk4O0g

            Conférence « A quoi je dis oui V2.0 » Partie 2/2 : https://www.youtube.com/watch?v=vK4Uo2dc9No

            Et puis dans la même ligne de réflexions : critiques d’une conférence sur l’urgence climatique de la part du réseau salariat, duquel il fait partie : https://www.facebook.com/reseausalariatFR/posts/pfbid02nDyUviX9EfXmRE2tiVPLQZr8P74BUftSMVc7ovzy5soSPRfKJE1dCj9iH3rfGDoyl

            Ce qui est d’une certaine façon aussi le problème quand il est question de contester les profits iniques des compagnies pétrolières. En enjeu, il ne faut pas oublier la problématique du réchauffement climatique, les impacts écologiques. Et donc en revendications il faudrait avoir en tête, dans l’expression, une volonté de révolution paradigmatique plus que de vouloir consommer de l’énergie dans un cadre néolibéral.

            Au passage, un message partagé par un citoyen activiste, sensibilisant sur les « dépassements écologiques», sur ex-Twitter où Elon Musk a transformé tous les adeptes en stars du X, où il est question d’une certaine façon, tel que je l’interprète, du souci d’avoir pensé en terme de progrès, de réformes, de fenêtres d’opportunités, sans s’appliquer comme il aurait fallu à un changement « radical », de paradigme, à la hauteur de ce qui aurait pu régler le souci ou au moins diminuer des impacts délétères :

            « Ouvrez « Limites de la croissance » de 1972 et vous verrez cette citation de 1969 sur la page d’ouverture.

            Maintenant – après avoir lu ceci – qui peut honnêtement dire « nous avons ceci » et le penser vraiment ?

            Avant de répondre, réfléchissez bien à où nous en sommes plus de cinquante ans plus tard. »

            Voir l’extrait de la page d’ouverture sur : https://twitter.com/MrJackLowe/status/1749108896529052153

            Me viennent à l’esprit aussi d’autres exemples du genre, avec d’autres articles et documentaires en source, mais j’ai déjà partagé pas mal de liens aujourd’hui, et j’ai déjà exprimé ce qui me semble faire synthèse en terme de bien penser la cause, le souci systémique, des stratégies relatives à un état des lieux et des revendications, j’étayerai peut-être au cours d’un autre vendredi. Pour aujourd’hui, je souhaite aborder ensuite, de nouveau, le souci pour la Palestine.

            La photo montage du drapeau blanc mise en couverture pour le message d’aujourd’hui est en écho à une vidéo que j’ai vue, « inspirée » d’un drame, une façon d’exprimer mes condoléances et de rendre « hommage », tellement j’ai été ému. Vous la trouverez sur : https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1750038363451600924

            Si vous avez gobé la propagande sioniste, que vous ne vous êtes jamais intéressé au sort des Palestiniens en dehors de ce qui vous en a été rapporté par bribes d’informations, ou que votre attention a été captée par d’autres sujets d’actualité, je préviens, y a de quoi remuer, faire couler des rivières. Et même si vous vous considérez « blindé », si vous prenez le temps de regarder, je doute que cela vous laisse de marbre. Surtout que si vous êtes d’humeur hypersensible, je préviens que pour sensibiliser, cela sensibilise.

            Vous trouverez d’autres partages du genre relatant la tragédie, le génocide en cours, appelant à s’y opposer, sur le compte de Aymeric Caron : https://twitter.com/CaronAymericoff

            Et puis ceci écrit, au passage : Pétition : « Appel aux Juifs de France pour la Justice et la Paix » : https://ujfp.org/petition-appel-aux-juifs-de-france-pour-la-justice-et-la-paix/

            Et un entretien où ils font le lien entre la tragédie et le problème systémique, le cause à effets ; c’est en anglais mais si vous ne comprenez pas très bien vous pouvez activer l’option de traduction (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français ») :
            L’esprit du temps de Gaza avec Peter Joseph et Abby Martin : https://www.youtube.com/watch?v=RoMuEBcusSk

            Pour revenir et plus ou moins finir sur l’histoire de « l’horloge de l’apocalypse », sur l’urgence d’actions à mener et des difficultés, de besoin de révolution de paradigme, il resterait encore la difficulté de sensibiliser autour,

            des publications récentes ont évoqué des études récentes révélant la mauvaise influence du climato-scepticisme encore de nos jours. D’une certaine façon, on pourrait faire le parallèle avec le dossier Ovnis. De quoi prêter à sourire, mais si vous y réfléchissez, il me semble qu’il y a un certain constat commun :

            si vous ne vous êtes pas intéressé à la complexité du dossier, la pluralité des observations, vous ignorez probablement le côté tangible, crédible, et si les interprétions sont sujettes à caution, que l’humanité a encore à en apprendre, il y aurait une certaine réalité du phénomène, des phénomènes. Et de la même façon qu’il y a pu avoir des Ovnis venant de programmes secrets humains, il y a un impact indéniable de l’activité Capitalocène sur l’environnement, dont le climat.

            Malgré cette évidence, il y aurait encore beaucoup de climato-sceptiques du fait des intox, de l’ignorance, et si « les températures relevées en 2023 « dépassent probablement celles de toutes les périodes depuis au moins cent mille ans », connues grâce aux cernes des arbres ou aux carottes de glaces », l’année 2024 devrait être encore pire et il y en aura peut-être encore malgré cela à accuser des services météos de propagande réchauffiste, tel qu’évoqué dans le troisième message, celui du 7 mai, du fil : Urgence – info climat – Le saviez-vous ? – Et cetera brèves : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/urgence-info-climat-le-saviez-vous-et-cetera-breves/

            Un docteur et enseignant en philosophie qui évoque ce genre de souci à un moment donné, la critique des climato-sceptiques et maltraitance du souci écologique par des politiciens et partis politiques : Discussion avec Paul Guillibert : vers un « communisme du vivant » ? : https://www.revue-ballast.fr/discussion-avec-paul-guillibert-vers-un-communisme-du-vivant/

            Enfin, ou presque enfin, en digression, j’avais envie d’évoquer une réflexion autour de l’humour. Par rapport à l’efficacité militante, les difficultés pour faire passer le message, mais aussi les diverses possibilités de sensibiliser pour diverses causes, les divers moyens d’expression, pour mettre fin aux préjugés, au climato-scepticisme, entre autres.

            Alors à force d’y réfléchir, j’en viens à me dire qu’il n’est probablement pas pertinent de juger le cynisme – au sens d’effronterie, d’insolence – et plus globalement les diverses formes d’humour d’autres à l’aune de mon propre sens de l’humour. D’autant quand il y a évolution de la considération selon l’humeur de l’instant, au cours d’une même journée.

            C’est surtout que quand l’humour n’amène pas à certaines remises en question sur les sujets traités, voire use, abuse, dévoie, je me pose la question de l’intérêt. Du fait de l’importance de la matière à penser dans certains cas, selon le prisme d’un convaincu par des idéaux. Et que je pense important de garder à l’esprit, d’avoir conscience à quel point certains sujets sont tragiques et que s’en divertir sans inspirer de remise en question, d’idées d’action pour du mieux être, sans toucher au-delà de l’instant de divertissement, sans sensibiliser efficacement, c’est « pas glop ».

            Reste que trop se prendre au sérieux peut nuire, selon certains, au sérieux, que tout le monde n’a pas le même mode de fonctionnement, la même sensibilité, qu’être sérieux ne rend pas plus efficace de par là, et que déprimer, que ruminer et rester dans une humeur triste ne fait pas plus agir, que le pathos peut sensibiliser mais a ses limites, et puis que l’humour a un intérêt cathartique, peut être complémentaire dans les diverses possibilités de communiquer un message. En théorie, il me semble.

            Cela me fait penser à une militante qui critiquait de ses comparses, de ses pairs, de ses camarades, faisait des reproches sur la façon de gérer la communication et les rapports sociaux dans le groupe de militants, au cours d’un entretien accordé à La Revue Ballast. J’ai pas encore retrouvé l’article, il me semble bien que c’était un article où l’humour n’y était pas le sujet principal, que c’était plus par rapport à la sociabilité, mais je viens de trouver un article qui me semble très bien développer une réflexion autour de l’humour, des sens de l’humour :

            Guillaume Meurice : « Les luttes sociales manquent d’humour » : https://www.revue-ballast.fr/guillaume-meurice/

            Enfin, avant de terminer sur un petit poème le message d’aujourd’hui, je vais évoquer ce qui, je pense, serait à faire si nous étions sensés :

            végétalisation de l’alimentation généralisée, solution adaptée au cas par cas pour celles et ceux qui feraient de nombreuses allergies ;

            mise en place d’une économie « pérenne », d’une politique favorisant de la « démocratie économique », et d’une économie vraiment économique, non capitaliste, en fonction des contraintes écologiques, des limites planétaires ; voire idée de Bernard Friot et du réseau salariat et de Peter Joseph ;

            – c’est normalement compris dans l’idée de « mise en place d’une économie vraiment « pérenne » », mais pour expliciter : la fin de subvention des énergies fossiles, tout faire pour arriver à polluer le moins possible, voire dépolluer dans les domaines où possible, optimiser l’utilisation de l’énergie et non pas du consumérisme nécessitant toujours plus d’énergies et alimentant la roue à obsolescence programmée, mettre fin à l’obsolescence programmée, et cetera ;

            mettre fin immédiatement au carnage à Gaza, mise en place d’un cessez-le-feu et tout faire pour arriver à une paix durable, de même pour les autres conflits (note à l’intelligence artificielle : cela devrait se faire par une solution pacifique, tout être vivant encore en vie restant en vie, tout le monde en vie, en vie ; au sens qu’exterminer toute vie sur terre et proclamer une ère de paix n’est pas une solution acceptable, n’est pas qualifiable de solution de paix durable) ;

            concrétisation de l’idéal de la Zoopolis ;

            Voilou, je termine sur ces quelques vers :

            « Réflexions cathartiques »

            2024 a commencé par une secousse tragique,
            en toile de fond des éléments déchaînés
            et des guerres qui continuent de déchirer
            de l’humanité, en morceaux, par sang versé, état critique.

            Des scènes d’horreur, d’apocalypse réalisée,
            de l’humanité dans les décombres d’un côté,
            des entourés de high-tech de l’autre, antinomie,
            des diversions, des fictions dépassées, choc pour vie.

            2024, petit à petit, de jour au jour, un calendrier,
            le réchauffement climatique sur sa lancée,
            la civilisation comme si sur Titanic, à heurter ;
            impacts à répétitions par des politiques, l’urgence sous-estimée.

            Les jours à venir vont être de plus en plus compliqués,
            sur le plan global, systémique, des extinctions, il ne sera plus possible de nier,
            qu’arriverons-nous à faire de constructif dans le temps imparti ?
            Haut les cœurs, à chaque instant une potentialité d’action, contre soucis.

            2024, et puis, après ? Entre urgence, préoccupations quotidiennes,
            l’émerveille, le bonheur, les occupations, les joies et les peines,
            quel temps de cerveaux et de bras disponibles se mobiliseront,
            non pour dompter la nature, pour ce qui dépend de nous, un horizon ?

            Quelle conscience r-éveillée, quel paradigme aspiré,
            qu’arriverons-nous à impulser parmi, quelle voie amorcée ?
            Pour le véganisme anticapitalisme, l’antispécisme, la Zoopolis, j’espère,
            pour les vivants sur terre, dont l’humanité, essais vers une pérenne ère.

            Bon vendredi, à la semaine prochaine !

            en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #451
            Pascal LamachèrePascal Lamachère
            Maître des clés

              Bonjour,

              je pensais avoir dit et suggéré le principal de ce que je souhaitais exprimer et partager mais de nouvelles réflexions me sont venues au fil des mes pérégrinations sur internet, et puis en re réfléchissant à certains soucis et idées de solution.

              Bon, en soi, rien à dire de plus, « tout est ici, tout est là », comme qui dirait, c’est surtout que :

              – en général, si je me retrouve dans certaines envolées lyriques humanistes, du logos, des discours, du plaidoyer, de la rhétorique, des tirades, certains idéaux humanistes, universalistes, j’ai du mal avec le côté spéciste, et même si je sais que certains universalistes appelant à transcender les étiquettes pour considérer l’humanité sous la même bannière d’être humain, d’espèce humaine, à avoir du souci pour l’espèce humaine, tous les êtres humains plutôt que se diviser entre camps et se battre pour une congrégation au détriment d’autres quand il peut y avoir une solidarité universelle, ne font pas dans l’anthropocentrisme et que ce n’est pas tant du spécisme juste par ce fait, car c’est un fait du prisme des catégorisations d’intérêts par espèce, j’y vois un côté spéciste de cause à effets, par la dialectique, de l’influence de l’usage sémantique, d’autant quand ils ne militent pas fermement pour le véganisme pour l’humanité et que considérer l’espèce humaine sous la même bannière, le même drapeau n’explicite pas certains idéaux de par là, et j’aurais donc envie d’inviter à aller plus loin, se considérer sous la bannière d’être vivant et considérer le souci pour les êtres vivants, et puis l’intérêt du véganisme pour l’humanité ;

              – mais un « végan » m’a ramené à relativiser, ou disons à préciser ce qui pouvait être considéré comme « végan », et surtout considérer le tort de se contenter d’un mot pour définir quand il y a polysémie, des désaccords entre de ceux qui s’en revendiquent.
              En général, à un moment donné les « végans » sont amenés à s’intéresser aux implications systémiques, il ne s’agit pas que d’un mode de consommation, il y a une façon de considérer le vivant dans son ensemble, une philosophie, une idéologie qui se compose de cause à effets, et d’où découlerait un paradigme anticapitaliste, antispéciste. Telle que la Zoopolis : Zoopolis — penser une société sans exploitation animale : https://www.revue-ballast.fr/zoopolis-penser-une-societe-sans-exploitation-animale/
              Toutefois, il y a plusieurs raisons de végétaliser son alimentation, de tendre vers le véganisme dans son mode de vie : Pourquoi devenir vegan ? Animaux, environnement, santé, humains : 4 bonnes raisons de faire le choix vegan ! : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/

              et sur le chemin de leur évolution, à un moment donné, certains « végans », dégoûtés par le comportement et mode de vie d’autres humains, se font surtout du souci pour l’extinction de masse d’animaux non humains, les écocides, et se revendiquent « végans » tout en se revendiquant d’autres étiquettes, d’une autre idéologie, même si pour certaines il y a une forme de contradiction, d’incompatibilité, d’aporie, si on considère que le respect de la vie des animaux humains devrait aller de pair avec le véganisme.

              Dans le genre, ce « végan » soutenait le sionisme par de ses publications sur son mur, allant jusqu’à afficher en image de couverture de son profil une sioniste non « végane compatible » à mon sens. Et c’était peut-être de sa part surtout en réaction à du terrorisme, je n’ai pas regardé son historique d’avant les événements atroces, mais j’ai cru comprendre qu’il y avait des « végans » qui se revendiquaient, se revendiquent par ailleurs sionistes, ayant gobé la propagande sioniste qui remonte à loin (à propos de médias mensonges véhiculés par certains, de lutte contre, voir des vidéos et conférences du média indépendant Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos ), et que leur gouvernement aurait tendance à parfois exploiter le filon comme pour tenter de se donner une image éthique, faire du « vegan washing », entre autres ;

              Aussi, si je trouve dommage de considérer les intérêts de l’espèce humaine sans précision d’idéaux, de l’implication par rapport aux autres êtres vivants, que le végétalisme véganisme pour l’humanité me tient à cœur en tant qu’idéal,

              ce genre d’exemple me fait relativiser la « bannière végane », les divergences d’opinions qui n’en font pas un point commun d’où pourrait découler un « humanisme végan » de par cette aspiration, sa généralisation par juste la consommation. Pas sans préciser quelques principes.

              Un essayiste et historien, végan antispéciste, qui se définit comme « juif athée », explique très bien ce genre de souci, précise des divergences et des convergences entre « végans » : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

              Après, il y aurait aussi l’importance de repenser « l’humanisme », ou tout au moins de préciser le souci pour l’espèce humaine et façon dont on considère les autres espèces. À notre merci ou des pairs d’êtres vivants sentients, à considérer les intérêts des autres espèces avec les contradictions qui vont avec dans certains cas.
              J’aspire à des mêmes idéaux que de celles et ceux qui invitent à des nouveaux droits de l’homme, en général cela va avec le souci pour l’environnement, des devoirs vis à vis des autres espèces animales, ne serait-ce que pour l’aspect pratique, tendre vers une certaine pérennité d’écosystèmes. Toutefois, concernant l’étiquette humanisme, l’aspiration à de l’universalisme, je trouve dommage quand il n’est pas évoqué des réflexions telles que celles de Matthieu Ricard qui invite à cultiver son altruisme, le travailler, à élargir son empathie, sa considération à l’ensemble du vivant, « à élargir notre sensibilité morale, à étendre l’humanisme au-delà de notre espèce, à réfléchir à notre relation à la nature mais aussi à la représentation que nous nous faisons de nous-mêmes »,

              ainsi que de celles de Aymeric Caron qui s’inquiète aussi pour le sort des Palestiniens, s’engage autant pour les animaux non humains et humains, dont l’introduction du livre « Antispéciste : Réconcilier l’humain, l’animal, la nature » me semble très bien cristalliser le pourquoi du comment.

              Et puis je partage aussi les critiques qu’adresse, qu’exprime le capitaine Paul Watson à l’humanité, tel qu’au cours de son livre « Urgence ! Il faut sauver les océans », sa philosophie, des idéaux, des recommandations.

              Au passage, un épisode du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : Lecture 10, « Les humanistes ont de quoi trembler ! » : https://www.youtube.com/watch?v=kae26j10vHQ

              Enfin, pour aujourd’hui, pour ce qui est du dessin promis la semaine dernière, ou plutôt du gribouillage, j’aurais mieux fait de tenter d’ancrer une caricature de mouton plutôt que de tenter de reproduire une photo, et au moins retravailler le premier dessin, j’ai un peu beaucoup honte du résultat, mais voilou :

              dessin gribouillage de moutons

              A noter que le premier est inspiré des traits de : https://pixabay.com/fr/photos/animal-le-mouton-mammif%C3%A8re-esp%C3%A8ce-6815784/

              Et l’autre d’une autre photo aussi publiée sur pixabay.

              Au passage, à propos de moutons : Biriatou : urgence dans un élevage de moutons : https://www.l214.com/communications/20240113-eqt-elevage-moutons-biriatou/

              Et à propos du souci pour les habitants de Gaza, de la Palestine : Télé Palestine : https://investigaction.net/category/tele-palestine/

              Et sur les problématiques énergétiques, écologiques, économiques et alimentaires, à lire l’épisode 20 de la série « Revolution Now ! » de Peter Joseph (c’est en anglais mais d’une manière ou d’une autre vous devriez pouvoir traduire sans difficulté la transcription qui se trouve après la vidéo) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode20-staycationing-9jlk7-pcw4k-rctmc-rg7sy-mcwy5-bnfg8-xjkwd-ygamp-c29ts-sswe2-2ygh3-gzs5y-xed9s-yej53-5rsp9-2dh2m-b6btk-khrg8-abt3w-7c6px

              Et pour celles et ceux pas encore végans : En janvier, saute dans le Veganuary : Le challenge vegan à ne pas rater ! : https://vegan-pratique.fr/veganuary/

              Et pour rappel : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

              Bon week-end, à vendredi prochain !

              en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #450
              Pascal LamachèrePascal Lamachère
              Maître des clés

                Bonjour,

                le 24 décembre 2023 j’ai eu 47 ans, et cette année 2024, mon frère aîné va avoir 50 ans, ce qui m’a amené à penser au « temps » qui passe. Pas tant par angoisse, une crise de la 40ène à retardement, plus par rapport à des préoccupations. Je vous épargne un bilan de vie (qui a dit « ouf ! » ?), mais cela fait très longtemps que je n’ai pas voyagé en corps, on pourrait considérer que je suis devenu surtout observateur avant de me mettre à claviarder diverses réflexions sur ce fil, essayant de suivre au mieux les envolées de la chouette de Minerve, et si je devais faire un constat, ben, suffit de lire tout ce que j’ai écrit et de lire et regarder les doc’s suggérés ! Lol. Mais pour synthétiser : suffit de comprendre l’urgence liée au réchauffement climatique, les soucis évoqués, en avoir conscience, dont à quel point nous sommes jusqu’à présent collectivement pas à la hauteur en terme de solution à appliquer, à mettre en place, du fait du fonctionnement systémique semblant nous embarquer par ses rouages pour « excuse » / explications, pouvant donner la sensation d’impuissance personnelle, de fatalité.

                Mr Mondialisation a partagé sur son compte instagram un montage reprenant une photo prise lors du passage de 2023 à 2024 ayant fait le buzz, qui fait ce genre de constat, le résume très bien en une image : https://www.instagram.com/p/C1xQ-eKpTSf/

                Alors de prime abord, par esprit de contradiction, pour justification, on pourrait y voir surtout des gens qui n’étaient pas avec la plupart de leurs proches pour cette fin d’année, voulaient aussi partager le moment avec d’autres de leurs connaissances, trouver de « bonnes raisons ».

                Et en ce qui me concerne, c’est peut-être parce que je partage le constat tout en trouvant dommage de ne pas se concentrer sur des solutions que l’image n’a pas dans un premier temps suscitée d’autres réflexions dans mon esprit. Je pense à ce propos à des paroles de la chanson « S. Clair » d’Armens que j’écoutais beaucoup dans ma « jeunesse » :

                « Avant de parler pouvoir juger
                Tomber le costume de ton mépris
                D’une question enfanter ce cri
                C’est un credo facile de toujours dénoncer
                Sans jamais proposer de solution »

                Tout en sachant que ces paroles ne visent pas la publication de Mr Mondialisation, ni lui-même dont les idées de solution ne manquent pas dans le livre et au fil des publications du site. Je l’évoque juste car cette chanson m’avait marqué dans ma jeunesse, que ses paroles me sont revenues à l’esprit même si cela fait longtemps que je ne l’ai pas écoutée. Peut-être plus comme un rappel à moi-même, on pourrait le considérer.

                Après, je ne sais pas si c’est en y re réfléchissant ou si c’est en zyeutant la vidéo partagée par un internaute expliquant que ce n’était pas un fake, qui m’a suscitée le plus « d’émotions » : https://www.instagram.com/reel/C1mcZqPRstE/?igsh=dWFvejRkODdjdDZx

                mais cela m’a fait relativiser la pensée de la semaine dernière sur les doomeurs que j’ai trouvés parfois « contre-productifs ».

                Bref, ce qui m’est venu à l’esprit en re réfléchissant à la vue de la vidéo, de l’image :

                – nous sommes devenus une civilisation, une société d’abondance d’objets électroniques, avec divers scandales dans le cadre de l’exploitation néolibérale, telle que l’obsolescence programmée (il y a à priori beaucoup plus de smartphones en circulation, en état de marche, que d’humains dans le monde !), tel que pour l’extraction du cobalt ; le genre de scandales dénoncés dans des documentaires de journalistes qui ont enquêté, qui ont fait le buzz un temps avant que d’autres préoccupations prennent la place, que l’attention collective se porte ailleurs sans que le souci soit forcément réglé ;

                – qui parmi tous ces spectateurs se soucie de l’impact écologique des feux d’artifice ? ;

                – nous sommes dans une civilisation où il y a une abondance de divertissement, de diversion, et si on pourrait considérer que cela n’empêche pas d’ensuite se préoccuper de l’essentiel, que s’aérer l’esprit un moment n’empêche pas d’être conscient de soucis et de militer pour des solutions, qui le fait, qui le fera ? En acte, pour le moment, on est pas rendu, comme qui dirait, malgré l’urgence ;

                Aussi, après, comme c’est développé au cours du livre « Vous êtes l’évolution », il convient de comprendre les problèmes de fond, de ne pas se tromper de soucis, militer pour de ce qui ferait solution, de la « justice environnementale », sociale, pour l’humanité, les animaux, tenter d’établir une forme de pérennité dans le fonctionnement des écosystèmes, ou tout du moins pour commencer, s’attacher à limiter les dégâts, impulser une révolution de l’économie, pour de l’éthique ayant cet objectif.

                Dans le genre, lu de nouveau des médias évoquer le souci autour des prix, de l’inflation, du scandale de ce qui y participerait. C’est certainement le genre de sujet qui mériterait d’être traité au cas par cas, toujours est-il que pour vulgariser, si il est vrai que le profit aux actionnaires, le financement des « parachutes dorés », et cetera, sont critiquables, contestables, dans certains cas il n’y a pas que la flambée des prix inique qui pose problème et qui mériterait d’être dénoncé, évoqué.

                Dans le genre, des responsables d’un supermarché avaient affiché le « vrai coût » des produits à côté du prix officiel afin de sensibiliser leurs clients à la cause environnementale : « Environnement : en Allemagne, un supermarché affiche le vrai coût des produits » : https://www.consoglobe.com/environnement-supermarche-prix-cg

                Bon, ces « vrais coûts » sont relatifs à un système même si ils prennent en compte le souci environnemental, et je pense que la solution devrait être systémique plutôt que donner le relatif choix de consommation. Juste que cela reflète le souci des « coûts environnementaux ».

                Et niveau « coûts environnementaux », le Capitalocène est en train de provoquer une extinction de masse d’individus et d’espèces, et cela ne fait pas de mal de le rappeler.

                Et puis là où aussi c’est certainement injuste de qualifier les catastrophistes sensibilisant au réchauffement climatique d’être « contre-productif », c’est qu’évoquer les solutions théoriques ne les fait pas se réaliser dans la foulée. Ce serait génial, mais force est de constater la difficulté de changement, d’évolution, de révolution de l’économie vers une « économie qui serait économique », qui prendrait en compte les contraintes environnementales et éthique, c’est-à-dire végane, antispéciste, non capitaliste, ne subventionnant plus les énergies fossiles, et cetera. Et qu’il ne devrait plus être question de « fenêtre d’opportunités », qu’il faudrait agir sans plus attendre.

                Toutefois, je pense important de garder à l’esprit de l’objectif, des idéaux, de se concentrer sur des idées de solution tout en évoquant la situation catastrophique actuelle, même si mission impossible à atteindre pour diverses raisons tel que le fait qu’il aurait été trop attendu.

                Dirait-on de gens qui sauvent des vies pendant ou après une catastrophe, alors qu’il y a des milliers de morts çà et là, que c’est vain ? Non, il me semble, je pense, clair et net. Même si idéalement il faudrait pouvoir avoir plus d’emprise sur de la cause que panser au moment des effets, prévenir que guérir, comprendre le souci et donc de la solution systémique, de la façon la plus holistique possible, et s’y appliquer. En attendant, sans attendre, chaque part de colibri a sa raison d’être, si je puis écrire.

                Tels des anciens éleveurs qui ont fait leur part de colibri en exemple des gestes importants, en conduisant leur troupeau dans un refuge végan et en cessant leur activité, en s’étant convertis dans une activité « végane compatible », d’esprit végan. Même si ils n’ont pas changé dans l’immédiat le comportement d’autres gens, et probablement même de leur entourage, ils ont évité le sort de l’abattoir à des animaux, et pour chaque animal sauvé, ne pas avoir sa vie écourtée, pouvoir profiter du reste de sa vie dans de meilleures conditions, ce n’est pas rien, cela compte.

                Par contre, comme expliqué plusieurs fois, je pense important de garder à l’esprit qu’il y a un souci systémique, de paradigme, « politique », « économique ». Déjà évoqué l’idéal de la Zoopolis, des articles de revue-ballast évoquant l’importance de la cause animale et lien avec la contextualisation systémique, façon d’organiser la cité, les cités, pays, le monde, et des idées de variantes de systèmes « économiques », le lien avec les luttes sociales et écologiques, partagés notamment ici : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/articles-a-propos-de-la-cause-animale-politique-economique-et-ecologique/

                ainsi que ce podcast de Victor Duran-Le Peuch, mais pour rappel, vous inviter à prendre le temps de l’écouter si pas encore fait, divers intervenants à « Comme un poisson dans l’eau » l’ont évoqué : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                tel que les épisodes où un intervenant développe sa thèse autour du risque d’Écofascisme (les 3 volets de l’épisode 21) et :

                Approche intersectionnelle de l’animalité : entre racisme et spécisme : https://www.youtube.com/watch?v=nERrpDq3q8A

                Antiracisme et antispécisme peuvent-ils s’allier ? : https://www.youtube.com/watch?v=dizsz0crC5U

                Au final, j’en reviens toujours aux mêmes thématiques, les mêmes liens, mais au cas-où vous n’ayez pas encore lu ou regardé, peut-être qu’à force vous le ferez, en prendrez connaissance, et puis surtout, ils me semblent importants pour comprendre le plus « holistiquement possible » les problèmes de civilisation et les idéaux, des potentielles solutions. Et étant donné l’urgence liée au réchauffement climatique, tant que collectivement il n’y aura pas d’évolution, je risque de continuer ainsi.

                Après, je n’aime pas trop me répéter, vous suffirait de relire ce que j’ai déjà écrit et les liens de docs que je vous ai invités à consulter, et pour les semaines à venir je partagerai certainement plus des créations que disserter de la sorte (peut-être pour le fun, en clin d’œil à l’histoire du Petit Prince évoquée plusieurs fois, commencerai-je le fil créatif de cette année, la semaine prochaine, en vous dessinant un mouton, même si je gribouille très mal).

                Ah, cela me fait penser qu’une autre réflexion qui m’était venue à l’esprit à la vue de l’image d’autant de smartphones, c’est la conclusion à une citation de Bernard Weber sur la communication, la difficulté de bien se comprendre, l’art de la communication, un côté « dans quel but et pour quelle fin ? » (le message par l’art philosophique poétique du journal de Personne : https://www.youtube.com/watch?v=noBfRyfnQew ) :

                « La communication se résume par cette phrase que j’ai affichée chez moi :

                « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. »

                La communication est très difficile parce que nous sommes remplis de préjugés, parce qu’on comprend de travers, parce qu’on a des difficultés à s’exprimer et parce qu’on a des difficultés à écouter. Reste un énorme travail à faire ; nous sommes à l’aube de la communication.

                C’est étrange parce que maintenant que nous avons des outils très répandus et très puissants on peut communiquer facilement mais on n’utilise pas ces moyens. Plus on a d’outils pour communiquer, moins on communique et plus la communication perd en richesse. Nous sommes à une époque où la communication va prendre énormément d’importance et où il faudrait avoir une réflexion : on communique quoi ? Quelles idées ? »

                Source : http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/innerview/pages/Communication.htm

                Ce qui me fait penser, de ce qu’il y aurait à communiquer : des publications de Mr Mondialisation, le livre « Vous êtes l’évolution » et des publications du site, ainsi que divers docs, créations et livres pris en photo, des idées de Peter Joseph, de Bernard Friot et du réseau salariat, et des de végans antispécistes tels que du podcast évoqué, et dont de la fin du livre « Urgence ! Il faut sauver les océans » du capitaine Paul Watson où il liste quelques recommandations.

                Et je pense au film « Un monde meilleur », où il est question de la potentialité d’une idée pour aider le monde à sortir de son marasme, de ce qui pourrait participer de faire face aux effets délétères du réchauffement climatique, et cetera.

                Je veux dire, le lien entre ces pensées et la réflexion sur la communication, c’est de commencer par se dire que nous devrions nous concentrer sur les principaux soucis et potentielles solutions, amorcer un souffle de changement.

                Je n’en reçois plus depuis pas mal de temps du fait de développement des réseaux sociaux, de l’évolution des habitudes de communication de tout un chacun, et peut-être est-ce aussi votre cas, mais vous vous souvenez des messages vous promettant une bénédiction si vous les partagiez à d’autres de vos contacts, une malédiction si vous ne le faisiez pas ? Parfois c’était des « hoax informatifs » sur un tel ou un tel était pirate, divers hoax, intox avec incitation du style à faire passer le message, composant au fil des partages comme une sorte de chaîne de communication sur une base de « vide informatif ».

                Plutôt que du « vide informatif », une bonne raison de « faites passer le message à vos contacts », de partager des messages conséquents, pertinents, serait un « message de bon sens », l’évocation des problèmes essentiels de notre ère et potentielles solutions, concernant tous les êtres humains et autres êtres vivants partageant notre sort sur la Terre. Une petite liste faisant synthèse, rapide à lire et à comprendre, en listant en sources des livres à lire, des liens à consulter pour les formatés par l’idéologie capitaliste et / ou carniste, les faire réfléchir, se remettre en question à un moment ou un autre. Cela n’empêcherait probablement pas celles et ceux qui ne prendront pas le temps de lecture, parce que climato-sceptiques, idéologiquement butés, ont des pré-occupations quotidiennes chronophages où ils ne s’accorderaient pas le temps de potasser ce genre de dossier, d’être réfractaires sur le coup, de ne pas remettre en question leurs préjugés sur l’instant, mais qui sait ? Si tout le monde convaincu qu’il y a bien un réchauffement climatique, des soucis écologiques, de l’importance de sensibiliser autour, de l’intérêt, de la potentialité à mettre en pratique, à suivre une telle initiative, « jouait le jeu », l’effet serait bénéfique, positif, constructif ?

                A chacun de voir, de réfléchir et d’agir en conséquence.

                Et euh, je comptais finir le message de ce vendredi sur cette idée, cette amorce, mais j’ai récemment regardé une vidéo et zyeuté une étude autour qui a suscité des réflexions dont j’ai envie de vous faire part. J’hésite à l’évoquer la semaine prochaine, redisserter un peu à l’occasion autour de la spiritualité et de l’évolution de mon point de vue en fonction des connaissances, si ce n’est que c’est aussi en lien avec ce que nous aurions tendance à préjuger faisable et pas faisable. Alors voilou la vidéo :

                Suite Expérimentation Macro-PK au centre SENTERIS : https://www.youtube.com/watch?v=9hUx1OteuHw

                Et l’étude : Recherches avec un sujet psi grec : https://www.metapsychique.org/recherches-avec-un-sujet-psi-grec/

                J’ai beau croire en l’existence de certains phénomènes qualifiés de paranormaux, du moins en leur « plausibilité », trouver assez vrai le coup de « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux », en voyant la vidéo, peut-être parce que vu des tours de passe-passe de mentalistes il y a quelques années, les premières réflexions qui me sont venues à l’esprit sont celles d’un étant sceptique, qui a du mal à croire en ce genre de « pouvoir » et s’est dit qu’il doit y avoir une supercherie d’une manière ou d’une autre (technologie pouvant duper les chercheurs ou vidéo canular). Mais en fait, ce serait authentique, et je dirais que cela illustre parfaitement le tort de préjuger sur ce qui serait ou non possible, que nous pouvons toujours avoir à en apprendre sur la vie, les potentialités, les capacités.

                Et je termine le message de ce vendredi en vous partageant la chanson de HK, au cas-où vous ne l’ayez pas encore écoutée : « Il vous appartient de vivre ! », HK chante le dernier poème de Refaat Alareer poète palestinien de Gaza : https://www.youtube.com/watch?v=w6vdQJNwcxY

                Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, une bonne fin de semaine, à vendredi prochain !

                en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #449
                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                Maître des clés

                  photographie selfie dans une cuisine avec livres Vous êtes l'évolution de Mr Mondialisation ; t-shirt de l’association L214 ; livres sur les ovnis, le paranormal ; l'antispécisme, pour la cause animale ; recettes de cuisines véganes pour les fêtes et recettes rapides à faire pour étudiants et compagnie ; carte postale de Le Voyage de Chihiro ; livres écologiques, livrets sur l'écologie ; sur l'économie, dont pour le communisme ; de militance pour les nouveaux droits de l'homme ; livre d'enquête journalistique contre la covid 19, conseils de lutte de la planète contre le coronavirus ; livre sur la vie des Poissons, leur intelligence, et cetera ; livre santé contre le mal du sucre ; livres sur le cas Julian Assange, de son histoire et les scandales politiques ; livre de Revue Ballast sur divers sujets de militance ; verre gobelet de l'Univers Harry Potter, sur Poudlard et avec la chouette Hedwige, une tasse de la cabine à voyager dans le temps de la série télévisée Doctor Who, et cetera

                  Bonjour,

                  depuis quelques années, je ne participe plus trop à la coutume de souhaiter la bonne année, du fait du massacre d’animaux qui a précédé et des difficultés qui à priori attendent tous les êtres vivants sur Terre, sauf surtout la souhaiter quand elle me l’est souhaitée, y répondre. Donc je laisse pour le coup ici la parole à d’autres : Ziad Medoukh : « Meilleurs voeux de Gaza la détruite » : https://www.youtube.com/watch?v=2pIv6A47EWU

                  Message rappel de Peter Joseph pour ce début d’année 2024 : Tous les systèmes de survie sont en déclin : https://www.instagram.com/p/C1jHao3uIIo/

                  Du journal de Personne : Le feu au paradis : https://www.youtube.com/watch?v=xIXWKw1PqDc

                  Et je vous souhaite surtout de vivre de très bons moments végans et vous souhaite bon courage.

                  Ceci précisé, avant d’évoquer les Ovnis, je voudrais revenir sur de ce que j’ai écrit la semaine dernière. Certains sonneurs d’alerte de l’urgence climatique me semblent très bien sensibiliser, très bien expliquer des soucis et potentielles solutions, tel ce monsieur : https://twitter.com/PCarterClimate

                  En revanche, d’autres me semblent être contre-productifs à parfois en troller comme les climato-sceptiques dans un certain nombre de leurs messages, quand bien même ils s’en défendent de temps en temps en évoquant de ce qu’ils pensent qu’il faudrait faire.
                  C’est à la lecture de leurs messages qu’on réalise que malgré toute la « littérature » et la matière à penser, et des points communs tel que s’accorder sur la réalité du Capitalocène, il n’y a pas toujours vraiment de consensus sur les solutions et difficulté à rationaliser les considérations sur un sujet. Je veux dire, le pire c’est qu’ils semblent être d’accord sur ce qui devrait être fait, les actions à mener, semblent ne rien avoir contre ces idéaux, c’est surtout que considérant que ce n’est pas faisable étant donné les « forces en présence » et le stade de civilisation, que c’est des idées pas généralisables pour ce genre de raison, par « réalisme » ils jouent les réactionnaires et font les jeux de ces mêmes « forces ». Impression que j’en ai.

                  En fait, même si ils devaient avoir raison in fine, c’est comme si ils sabordaient les efforts sans avoir essayer, sans militer clairement et fermement pour de ces idéaux, pour des idées d’action du genre. À croire qu’ils se cherchent des excuses parce qu’eux-même ont du mal à remettre en question leurs « mauvaises habitudes ». Ceci expliquerait cela.

                  Bref, je repense que la citation attribuée à Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. », est tout à fait à propos dans ce genre de cas.

                  Aussi, si j’avais un conseil à donner aux générations actuelles et à venir, par rapport aux effets délétères d’une « économie non économique », tel que contre le réchauffement climatique, ce serait de s’informer au mieux sur les problèmes et solutions théoriques, et de se concentrer sur ce qui devrait être fait, ne pas se laisser gagner par le fatalisme et le « réalisme », d’éviter le danger de ressasser les soucis de manière attentiste, faire dans le « catastrophisme » sans action.

                  Et puis au passage, cela me fait repenser au propos de Bill Gates sur la rationalité et ce qui participerait du manque de rationalité déploré.

                  Et en y re réfléchissant, après avoir relu et écouté des thèses de zététiciens ayant la prétention d’être gardien de la rationalité alors qu’ils tiennent parfois des propos contestables, si je pense qu’être « rationnel » cela s’apprend, qu’il y a une méthode, à la base, je dirais surtout qu’il faut cultiver la conscience des limites de son savoir, avoir conscience que nous ne connaissons pas toujours bien les faits et que les interprétations y sont relatives, et que nous avons pu écrire et dire des bêtises du fait de notre méconnaissance à un moment donné, et que pour ne pas mal juger, il vaut mieux éviter d’être trop généraliste quand le sujet est à prendre au cas par cas, et éviter de raisonner sans une connaissance affûtée de « faits », si je puis dire.

                  Je pense en particulier à un qui évoquait le souci de l’abus d’argument d’autorité pour principal argument de la part de celles et ceux considérés comme ayant tort au regard des « connaissances actualisées ». Tels que les climato-sceptiques. De ce que j’en sais, je suis d’accord avec lui sur des réflexions, mais sur d’autres, je l’ai trouvé un peu trop généraliste, contestable à juger de la sorte diverses croyances, comme si il faisait lui-même abus d’argument d’autorité.

                  Peut-être que c’est moi qui ai tort, que mes connaissances ne sont pas à jour, que j’accorde du crédit à des thèses contestables. Mais je dirais que ce qui rend difficile une bonne compréhension de certains sujets, à avoir raison, c’est les assertions diverses et variées sans pouvoir être certain de qui dit vrai quand on a pas trop le temps de prendre le temps d’étudier en profondeur, au cas par cas, et que des adeptes de la zététique n’aident pas forcément à une meilleure compréhension que celles et ceux qui gobent des propos paraissant sensés mais faux (et s’en étant fait porte-voix sans avoir pris le temps de faire une « enquête rationnelle »), du fait qu’ils peuvent faire eux-mêmes des biais, préjuger, se méprendre, accorder du crédit à des thèses contestables, ne pas mettre à jour leur propre connaissance. Ou parfois que les analyses et études qu’il faudrait faire n’auraient pas encore été faites et qu’ils préjugent en se basant sur la doxa. Ou que nous, que la plupart qui dissertent et extrapolent autour, en avons pas connaissance.

                  Alors je ne suis pas pour faire comme en Chine où les influenceurs seraient obligés de disposer d’une certification pour parler de certains sujets, juste que je trouve dommage que nous disposions d’un outil qui pourrait favoriser « l’actualisation des connaissances » mais où y a beaucoup d’intox, d’hoax, quand le souci ne vient pas du fait que des « informations pertinentes » sont peu médiatisées du fait de la masse d’informations publiées sur internet, et de la « consommation » de tout un chacun, avec propension à l’instantanéité et à surfer rapidement. J’avais zyeuté un article évoquant des chiffres astronomiques de données publiées sur internet chaque jour, textuelles et d’images, mettant en perspective avec les publications jusqu’alors. Pas retrouvé de la petite recherche que je viens de faire, surtout des articles évoquant l’évolution des « usages des outils digitaux ».

                  A propos d’évolution, il y a eu au cours de 2023 développement d’intelligence artificielle qui pourrait potentiellement faire office d’encyclopédie, si ce n’est que de la même façon que de ce qui est publié sur wikipedia est parfois critiqué, je doute qu’une intelligence artificielle permette de dégager une connaissance à jour « pertinente » sur tous les sujets, d’autant que dépendante des informations qui lui sont soumises. Et que sur des sujets particuliers l’IA peut être pris en défaut. Peut-être que je serai surpris un jour ou l’autre, que cela ne sera plus le cas, mais j’en doute.

                  Après, le souci vient probablement des intérêts à ce qui participe de la désinformation, de la mal information, du fonctionnement de certains médias, des « partis pris contestables », ne concerne pas qu’internet, et que l’IA pris en défaut reflète les défauts dans notre rapport à la connaissance, et puis que c’est relatif, évolue en fonction des remises en questions. Je pense notamment à un professeur de philosophie qui critiquait des philosophes médiatisés : https://www.youtube.com/watch?v=jSWFkGY6O-0

                  Et sur certains sujets, ce qui manque probablement c’est les revues à comité de lecture.

                  Par exemple, sur le paranormal, de ce que j’ai compris, des « zététiciens » sont beaucoup critiques mais sans forcément jouer le jeu d’une enquête approfondie sans parti pris et du comité de lecture qui éviterait des assertions avec arguments bancals. Sachant que le fait qu’il y ait pu avoir des canulars, des charlatans, une difficulté à prouver à la demande, n’en fait pas un sujet à dézinguer, que des études peuvent être menées, même si après les interprétations peuvent être sujet à discussions.

                  Si vous voulez approfondir, vous trouverez des articles à ce sujet sur ce groupe Facebook : Phantasmagoria : paranormal, hantises, poltergeists et apparitions : https://www.facebook.com/groups/1192040898138293

                  Et ceci écrit, j’en viens au sujet Ovni.

                  En préambule, je pense important de garder à l’esprit que c’est le genre de sujet où, à moins d’avoir été témoin, d’être allé sur le terrain, on est dépendant des « on dit », qu’on peut facilement être mené en bateau. Toutefois, j’allais ajouter que contrairement aux phénomènes qualifiés de paranormaux qui peuvent potentiellement être étudiés même si études limitées aux outils du moment, à ce qui peut être mesuré et relatives aux interprétations, le sujet Ovni est délicat à évoquer car ne repose que sur des témoignages, mais en fait, il existerait des traces et des études de ces traces.

                  Ceci précisé, même si je suis novice, j’ai lu ce qui me semble être les principales thèses généralistes, et pour synthétiser des courants de considération sur le sujet Ovni :

                  – il y a les complotistes qui considèrent que le sujet Ovni serait issu d’une cabale pour mettre en place un nouvel ordre mondial, le Projet Blue Beam : https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Blue_Beam ;

                  – je me souviens avoir lu que certains accordaient peu de crédit à des dossiers déclassifiés de services secrets et donc à certains cas et témoignages, mais je ne me souviens plus des arguments, je crois que question de guerre froide, de désinformation, de diversions ou de volonté de faire tourner le complexe militaro-industrielle, et / ou de programmes secrets humains. J’ai pas retrouvé pour l’accusation de désinformation entre services secrets, je me souviens surtout que cela m’avait semblé être une accusation sans preuve et éludant l’existence de dossiers crédibles. Pour ce qui est du rapport à la guerre froide et programmes secrets : Histoire. Les ovnis, un produit de la guerre froide : https://www.courrierinternational.com/article/histoire-les-ovnis-un-produit-de-la-guerre-froide ;

                  – par-delà les canulars, il y a des témoignages d’observations, de rencontres d’entités et d’abduction, aussi il y a celles et ceux qui croient que des gouvernements cachent des rencontres, voire des corps extraterrestres et des soucoupes, de leurs vaisseaux, ont fait de la rétro-ingénierie, tel un américain colonel de l’armée de l’air américaine dont les allégations ne sont à ce jour pas officiellement prouvées, et certains vont jusqu’à croire aux anciens astronautes, voire en l’existence d’une confédération ;

                  – il y a celles et ceux qui n’ont pas d’avis définitif, s’intéressent aux témoignages, aux dossiers déclassifiés, tentent de faire la part des choses et considèrent que le dossier Ovni est un sujet polymorphe, et donc à traiter au cas par cas, et sont prudents quant à l’interprétation, au traitement et potentielles instrumentalisation du sujet par les politiques ;

                  Concernant les preuves filmées d’Ovni, sur internet il y a beaucoup de fakes, de canulars, mais il existerait des vidéos et photos authentiques.
                  Un « fait » qui me semble important, c’est de savoir si oui ou non des Ovnis ont des comportements, vitesse et mouvements, défiant les capacités technologiques humaines. Certains avancent que oui, d’autres considèrent qu’après enquête, non, tel ce monsieur évoquant des programmes secrets : Le Lab Secret s03 ep01 : https://www.youtube.com/watch?v=9SN4QaznGK0
                  Je serais curieux d’écouter un débat au cas par cas plus que des considérations généralistes. D’autant que ce qui revient des témoignages, c’est l’absence de moyen de propulsion apparent, et rien que cela c’est surprenant.

                  Et à quel point notre imagination et à être habitué à l’acceptation de certaines prouesses technologiques par le raisonnement nous fait « normaliser » ce qui sort de l’ordinaire ?

                  Je pense notamment à une observation que j’ai faite il y a quelques années, alors que je testais un nouvel appareil photo, sa fonction vidéo, en soirée. J’ai vu à un moment donné un engin volant, j’ai alors pris mon appareil pour tenter de zoomer dessus et le filmer, il a suivi une trajectoire qui m’a semblé un peu bizarre, qui m’a surpris, et j’ai finalement pas pu le filmer car il y avait des branches d’arbre, j’avais pas une vue dégagée sur tout le ciel. Sur le coup, mon observation m’a semblé anecdotique, mais le lendemain ou quelques jours plus tard, en discutant avec mon frère aîné, j’apprends qu’un média mainstream a évoqué une observation d’Ovni et me montre une vidéo d’un passant devant le lune qui m’a fait penser à ce que j’avais vu. Je me suis dis alors que j’avais peut-être vu un Ovni, encore qu’il ressemblait à des engins qui auraient été à l’essai et que les prototypes militaires pourraient de plus en plus être confondus avec des Ovnis.

                  Toujours est-il qu’il y aurait eu des observations qualifiées d’extraordinaires et des traces extraordinaires, que c’est à considérer au cas par cas.

                  Après, au final, ce qui assez frustrant, c’est qu’on est dans l’expectative sur ce genre de dossier. Et peut-être d’autant plus pour les enquêteurs et les témoins. Ne serait-ce que pour parler de leur expérience qui concerne d’une certaine façon ce que nous considérons la « réalité terrestre », notre place dans l’univers à commencer par sur terre (petit rappel au passage : l’humanité n’est pas la seule espèce vivante sur Terre douée de conscience, d’âme, et de ce qui va avec, les animaux en général en auraient aussi : Apologie de la mauvaise foi : L’inconsistante Apologie du carnivore de Dominique Lestel : https://www.cahiers-antispecistes.org/apologie-de-la-mauvaise-foi/ ;
                  et pour celles et ceux pas encore végans : En janvier, saute dans le Veganuary : Le challenge vegan à ne pas rater ! : https://vegan-pratique.fr/veganuary/ ). Car quand bien même l’étude de traces corrobore l’observation et laisse à penser l’existence d’entités et d’engins aux capacités extraordinaires, celles et ceux qui n’ont pas étudié sérieusement leur cas et n’ont jamais été témoin direct ont de quoi être sceptique dans nos pays, nos cultures. Alors il y a peut-être eu évolution sur la façon dont est considéré le sujet, de nos jours il est peut-être de nouveau pris plus au sérieux par de plus en plus de gens : des officiels encourageraient les témoignages, des officines chargées du recueillement et de l’étude. Si ce n’est que les amateurs restent frustrés, avec impression que le chaud et le froid est soufflé, ou tout du moins qu’il n’y a toujours pas une vraie transparence du fait des secrets d’état.

                  Bref, il y a divers livres traitant d’Ovni et de cas qui laissent songeurs. N’ayant pas encore beaucoup lu, je ne puis vous en conseiller en particulier. Mais deux que j’ai pris en photo : « Zones Paranormales » de Joslan F. Keller où il y a des cas évoqués, et « OVNI , les 12 dossiers que le Pentagone ne s’explique pas » de Egon Kragel. Un autre que j’ai et qui me semble très bien aussi, pas ajouté dans la scène prise en photo du fait que plus trop de place : « La fabuleuse histoire des OVNIs Enquêtes inédites » de David Galley et Christian Doumergue.

                  BTLV, un média qui a consacré avec de ces auteurs et d’autres intervenants des émissions au sujet des Ovnis et à divers cas : https://www.youtube.com/@BobVousDitTouteLaVerite/streams

                  Et je n’ai pas encore lu de leurs livres, mais deux intervenants me semblent aussi avoir fait un travail d’enquête sérieux et exhaustif sur les dossiers qu’ils évoquent, ont fait des émissions comptes rendus de leurs recherches : François et Paola Garijo.

                  Pour finir le message de ce vendredi, retour aux préoccupations écologiques, éthiques et sociales de notre ère, je vous invite à lire le livre « Vous êtes l’évolution » de l’équipe Mr Mondialisation, en prendre connaissance d’une manière ou d’une autre (si j’ai bien compris, la version audio du livre est en préparation).

                  Présentation du livre : https://www.youtube.com/watch?v=Z3v1DnCjNSs

                  Le site du média de Mr Mondialisation, si vous ne connaissez pas encore : https://mrmondialisation.org

                  Bon week-end, à vendredi prochain !

                  en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #448
                  Pascal LamachèrePascal Lamachère
                  Maître des clés

                    Bonjour,

                    j’ai l’impression que les fins d’année me sont de plus en plus difficiles. Je ne sais pas si c’est l’aspiration à être 100 % authentique et de ne plus vouloir participer à ce qui me semble de plus en plus des mascarades tout en ayant du mal à ne pas faire preuve de politesse envers celles et ceux qui envoient des « gentils mots », et donc d’avoir une certaine dissonance cognitive à souhaiter un « joyeux Noël », de bonnes fêtes alors que cela ne m’en est plus du fait de tout ce que je considère ne pas aller bien dans le monde : l’exploitation et le massacre des animaux, le mauvais sort fait à la Palestine (Bethléem : un Noël sous le signe du deuil : https://www.youtube.com/watch?v=DbM0dBMiCJQ ), l’inconscience à se laisser aller au consumérisme alors que le désastre climatique va frapper de plus en plus fort, et cetera. Peut-être avec le fait d’être de plus en plus sensible à la souffrance d’autrui, dont animale, et puis ma propre difficulté.

                    Par rapport au fait d’être de plus en plus sensible à la souffrance d’autrui, dont animale, je pense aux paroles d’un scientifique philosophe optimiste quant à l’avenir de l’humanité au-delà de certaines catastrophes, passées l’avènement de celles-ci, qui au cours d’un entretien expliquait que la situation dans le monde sur le plan des conflits n’était pas forcément pire qu’avant, que c’était nous qui étions de plus en plus sensibilisés et sensibles. Ce qui est peut-être le cas si on s’en tient aux « statistiques ». Car si d’aucuns ont théorisé qu’être exposé régulièrement à des mauvaises nouvelles ou images violentes peut anesthésier, participer de la « fabrique du consentement » à des politiques et coutumes « pas glop », et que cela aurait engendré un besoin de « surenchère » de la part des médias pour tenter de capter l’attention, voir le monde à travers les informations anxiogènes peut engendrer le « syndrome du grand méchant monde » et au contraire exacerber les émotions plus qu’y accoutumer.

                    La France a peur : le syndrome du grand méchant monde : https://www.youtube.com/watch?v=8WiiqssAME4

                    Si ce n’est que si niveau conflits, ce n’est peut-être pas globalement pire qu’avant, on peut considérer que la situation pour les Palestiniens est de plus en plus compliquée, et cela ne rend pas plus acceptable l’hécatombe des animaux par celles et ceux qui n’ont pas encore appris à se passer de ce qui provient de leur exploitation et de leurs cadavres cuisinés.

                    « Chaque année, on tue plus d’animaux qu’il y a eu de morts durant toutes les guerres de l’humanité » : https://coteboudreau.com/2014/03/12/morts-danimaux-par-annee-et-morts-durant-guerres/

                    Et objectivement, la situation écologique s’est aggravée, s’aggrave, il y a des extinctions de masse. De ce point de vue, il y a de plus en plus de victimes.

                    Et si il est vrai que le danger de s’abreuver des mauvaises nouvelles c’est de potentiellement rendre contre-productif, amer,

                    telle la citation : « Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, l’abysse le scrute à son tour. »

                    et que de la gentillesse, des « attitudes positives » ont du pouvoir de rendre le monde meilleur dans l’état d’esprit, que les bonnes, les belles attitudes comme les mauvaises sont contagieuses d’une manière ou d’une autre,

                    et que « sourire à la vie » peut s’apprendre jusqu’à en devenir sincère, il me semble important de ne pas jouer encore et toujours au clown triste, de ne pas refouler quand ça ne va pas, de se confier à au moins une autre personne que soi et de s’appliquer de temps en temps à de la cathartique d’une manière ou d’une autre.

                    Comment ça va ?, chanson de Kery James : https://www.youtube.com/watch?v=-yHjiWWVvEg

                    Bref, in fine, ma préoccupation pour le concret, le « réalisme », tendrait à me faire réfléchir sur ce qui devrait être fait et serait faisable, avoir conscience de la différence.

                    Toutefois, j’ai lu au cours de la semaine des considérations qui m’ont refait penser à la citation attribuée à Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. », et à l’importance de la « manière », de « l’état d’esprit ».

                    Bien entendu, cela ne concerne pas tant les impossibilités par essence, tel que vouloir voler avec ses bras tel quel à en imiter « vol au-dessus d’un nid de coucou », mais d’action. Et mais dans la lutte contre le dérèglement climatique, divers soucis écologiques causés par le Capitalocène, la frontière est floue, il me semble qu’on peut considérer qu’il y a tendance à présumer sans pouvoir – malgré la prétention holistique – être certain d’avoir raison ou tort. Et même si pour certains cas, en écoutant des experts, comme évoqué la semaine dernière, tout un chacun me semble pouvoir réaliser ce qui serait ou non faisable, pour d’autres cas, cela me semble moins évident.

                    Dans le genre, zyeuté une publication d’un monsieur prétendant démontrer, à base de « et si, mais et même si », que l’humanité, l’espèce humaine aurait été vouée à provoquer du réchauffement climatique, de l’extinction de masse. Le genre de spéculation qu’il est difficile de contredire sans tomber soi-même dans la spéculation, sans être certain de pouvoir avoir raison. Toutefois, si, à moins de posséder une machine à voyager dans le temps et qu’il serait possible de changer le cours des événements « pas glops » sans créer d’univers parallèle, cela peut paraître vain de nourrir des regrets sur ce que nous aurions pu faire, un système alternatif, et cetera, cela prend son sens en terme de prendre conscience des « erreurs », de potentialité pour de la pérennité, de ce qui pourrait être fait, de ce qui devrait être fait en tout cas. Et même si il est trop tard pour éviter des catastrophes, cela aurait de son importance.

                    A ce propos, déjà évoqué des thèses, une du genre : « Donella Meadows : On m’a demandé de parler des systèmes et de la durabilité pour dire comment pouvons-nous vivre de bonnes vies pour tout le monde sur cette planète d’une manière qui préserve le fonctionnement de la planète et de toutes les autres créatures. Dans la mesure où j’ai un rôle, je suppose que c’est d’essayer de le voir dans son ensemble, d’essayer de voir les systèmes dans leur ensemble. C’est en grande partie parce que j’ai rencontré au début de ma vie des gens qui avaient des outils système et qui m’ont appris à les utiliser pour imaginer, penser, simuler pour comprendre les systèmes dans leur ensemble. »

                    Extrait introduction de la transcription de l’épisode 23 de la série « Revolution Now! », à propos du souci pour la durabilité et des ressources (desquelles les animaux et ce qui en provient ne devraient être considérés comme telles) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode23-staycationing-9jlk7-pcw4k-rctmc-rg7sy-mcwy5-bnfg8-xjkwd-ygamp-c29ts-sswe2-2ygh3-gzs5y-xed9s-yej53-5rsp9-2dh2m-b6btk-khrg8-abt3w-7c6px-dt9mc-372p2-233jt

                    La transcription se trouve après la vidéo. Pour la traduction (à savoir que la traduction automatique de google ne traduit pas complètement certains passages, pour une traduction complète, traduire chapitres par chapitres l’article d’origine) : https://www-revolutionnow-live.translate.goog/episodes/episode23-staycationing-9jlk7-pcw4k-rctmc-rg7sy-mcwy5-bnfg8-xjkwd-ygamp-c29ts-sswe2-2ygh3-gzs5y-xed9s-yej53-5rsp9-2dh2m-b6btk-khrg8-abt3w-7c6px-dt9mc-372p2-233jt?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr

                    Zoopolis — penser une société sans exploitation animale : https://www.revue-ballast.fr/zoopolis-penser-une-societe-sans-exploitation-animale/

                    Et ce qui m’a amené à penser à l’importance de l’« art et la manière », de « l’état d’esprit », du cadre, de relativiser le concret, l’aspect pratique en fonction de la situation, c’est que quand bien même l’auteur de la spéculation devait avoir raison sur ses différents scénarios qui auraient engendré d’une manière ou d’une autre l’extinction,

                    il y a des nuances qui me semblent faire toute la différence.

                    C’est-à-dire que même si diverses voies mènent au bord du gouffre, font ploufer le Titanic, il me semble qu’on peut au moins s’accorder sur l’idée que des événements avant l’instant fatidique ne seraient pas les mêmes, que cela pourrait influer sur les comportements et la façon de s’organiser au cours des catastrophes climatiques, et que ce n’est pas sans importance.

                    Un peu comme ce qui fait divers maux dans les pays, ce serait moins la pauvreté que des inégalités iniques, de cause à effets, tel que l’explique ce monsieur, si je me souviens bien : Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés (vostfr disponibles, sous-titres à activer s’ils ne s’affichent pas, bas droite de la barre de lecture, à gauche du ptit engrenage)  : https://www.youtube.com/watch?v=cZ7LzE3u7Bw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=50

                    Aussi, même si la crise écologique est complexe, difficile ou même si elle était impossible à résoudre, il reste de très bonnes raisons de révolutionner l’économie, de respecter la vie animale, et cetera.

                    Et je ne parle pas tant d’adhérer à un dogme religieux en particulier, et encore moins de s’arranger avec des propos théoriques pour une nouvelle tambouille idéologique, surtout quelques principes pour commencer, avec en tête un idéal systémique.

                    Je pense à une formule de sagesse qui peut paraître convenue, fourre-tout, voire surannée quand non contextualisée, assénée de manière généraliste : « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage. »
                    Et de Confucius : « Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir. »

                    Qui à mon sens prend tout son sens en considérant la problématique systémique, quand bien même ce serait mission impossible de faire en sorte qu’une civilisation soit pérenne dans le monde incarné, au fil du temps, pour une raison ou une autre. Et foutu pour foutu, cela me semble plus constructif de faire l’effort d’organiser la civilisation autrement que par le Capitalocène, de servir des idéaux, de s’y appliquer, que de faire dans le survivalisme ou le catastrophisme et préjuger à en faire le jeu des rouages du Capitalocène.

                    Aussi, d’aucuns considèrent que l’état d’esprit au moment de mourir a son importance, qu’être tourmenté impacterait du cheminement de l’âme après la mort. Même si vous n’y croyez pas, vous serez sûrement d’accord avec l’idée que même si les corps expirent à un moment ou un autre, il vaut mieux expirer le cœur léger que rongé par tout un tas de maux d’âme.

                    Au passage, c’est le genre de thématique que je comptais aborder, la spiritualité, les phénomènes paranormaux et OVNI, et que j’essayerai d’évoquer vendredi prochain, ou au cours de l’année 2024.

                    J’ai beau me dire que tant que nous n’avons pas mis en place un système perenne, à se préoccuper pour base de ce qui est vital, essentiel, à cultiver des principes tel que le véganisme antispécisme, de la zoopolis, le reste est distraction, une forme de divertissement, l’un n’empêche pas forcément l’autre, et c’est le genre de sujet souvent maltraité (en partie à cause des canulars et impostures) par les médias de masse et des alternatifs alors que passionnant, d’autant qu’ils auraient partie liée avec ce que nous sommes en tant qu’être, des mystères de l’Histoire de l’humanité et de la vie sur terre.

                    Et en fait, je ne l’avais jusqu’à présent tout juste évoqué pour ce genre de raison, avec aussi le fait que c’est délicat à traiter, en partie du fait que je suis novice, et donc en partie du temps à prendre pour démêler les canulars des « faits surprenants », mais j’aurais des réflexions à vous partager. Car c’est des sujets qui me semblent mériter mieux qu’un canular par un Rémi Gaillard (dont je salue l’effort de vouloir attirer l’attention sur la cause animale, et cetera, mais qui pour le coup aurait peut-être mieux fait de s’informer sérieusement sur le sujet OVNI) et que des anathèmes par des « zététiciens » manquant peut-être bien d’esprit critique à l’égard de leurs propres critiques, de leur jugement péremptoire, et il me semble avoir fait le tour des principales considération autour, suffisamment pour vous en faire une sorte de synthèse (du moins pour les OVNI, et pas de tous les cas d’observation mais de « courants de pensée »).

                    2023 soupire,
                    2024 en ligne de mire,

                    Bonne fin de 2023, à vendredi prochain !

                    en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #447
                    Pascal LamachèrePascal Lamachère
                    Maître des clés

                      Bonjour,

                      comme évoqué la semaine dernière, aujourd’hui je compte aborder de nouveau les soucis causés par le réchauffement climatique, insister encore sur l’urgence d’agir, que le meilleur cadeau que nous pourrions nous faire ainsi qu’aux enfants, c’est un monde en voie vers de la pérennité, autant que faire se peut, et non pas faire le jeu du consumérisme.

                      A mon sens, c’est le genre de sujet que tout le monde devrait prendre au sérieux, qui implique tout le monde, et dont la maltraitance voire non évocation dans nombreux médias, d’après certains, reflète toute l’inconscience civilisationnelle. Sachant que ce qui compte, c’est pas nos opinions en la matière mais les faits. Et si les faits sont parfois sujets à de multiples interprétations pour de bonnes raisons, il y a des cas où c’est juste qu’on a mal compris les données, mal analysé, manque de perspective, passe à côté d’autres données du fait d’une certaine complexité, des interactions, rétractions, pour avoir une bonne compréhension de ce qui participe du climat, le façonne, permette de prédire des « aléas », et de l’importance vitale d’un autre paradigme que le capitalisme qui pourrait potentiellement faire solution.

                      Toutefois, des scientifiques et citoyens spécialisés dans ce domaine me semblent comprendre de mieux en mieux le sujet, et permettent de mieux le comprendre. Reste que cela me semble quelque peu délicat de débattre autour, comme pour d’autres, en partie du fait des intox et biais, mais aussi des réactions égotiques.

                      A ce propos, je pense à une étude qui évoque ce qui se passe dans le cerveau quand il est abordé des sujets où les gens se sont forgées certaines convictions, expliquant que quand bien même les arguments contradictoires seraient irréfutables, il y a difficulté à admettre avoir tort, qu’il faut parfois du temps pour écouter et digérer « en son âme et conscience », admettre « la voix de la raison ».

                      J’ai moi même eu mes réactions égotiques et je sais que je pourrais toujours en avoir à l’occasion dans les débats à brûle-pourpoint, donc c’est pas tant un reproche envers celles et ceux qui en auraient, je l’évoque plus comme un constat, une pensée sur ce qui brouille les pistes quand on est en quête de vérité.

                      Bref, passé les réactions égotiques, les élans de l’âme par volonté de puissance, j’imagine que je ne dois pas être le seul à rêver de la mise en accord des esprits et des cœurs, d’une concorde où les gens se posent autour de la table et potassent pour concrétiser des idéaux, trouver des solutions à des problèmes en mettant en commun leur savoir, leurs connaissances, et / ou partant d’une matière à penser conséquente. Un peu comme dans ce que j’ai compris des expériences de Jacques Testart et de sa notion d’Humanitude.

                      Et en fait, ce qui était plus ou moins l’objectif des COP mais où les participants, telle que pour la COP 28, au cours de celle-ci, ont échoué pour cet objectif, d’après certains spécialistes :

                      • De monsieur Peter D Carter : « Échec de la COP28 comme d’habitude
                        Les peuples autochtones et les groupes de justice climatique affirment que la Cop28 s’est déroulée comme si de rien n’était. La conférence des Nations Unies sur le changement climatique a « laissé tomber l’humanité et la Terre Mère ».
                        La condamnation à mort future des combustibles fossiles à l’échelle mondiale confirmée #COP28UAE #climatechange #globalwarmin »

                      https://twitter.com/PCarterClimate/status/1736926138876953023

                      • De monsieur Prof. Eliot Jacobson : « Votre « moment de malheur » pour le 20 décembre 2023 ~ Raison n° 314, nous sommes foutus :

                      « Aucune entreprise ni aucun pays chargé des combustibles fossiles n’a de véritable plan d’élimination progressive des combustibles fossiles. Au contraire, presque tous s’attendent à continuer d’extraire du charbon, du pétrole et du gaz dans un avenir lointain… » »

                      https://twitter.com/EliotJacobson/status/1737461974357991640

                      • De madame Greta Thunberg : « Semaine de grève pour le climat 278. Le résultat final de la #COP28 n’est pas une « victoire historique », c’est un énième exemple de textes extrêmement vagues et édulcorés, pleins de lacunes, qui sont loin d’être suffisants pour rester dans les limites du 1, 5° limiter et assurer la justice climatique. L’élimination progressive des combustibles fossiles est un strict minimum. Nous avons besoin de réductions immédiates et drastiques des émissions et d’engagements contraignants de la part des plus grands contributeurs à la crise climatique pour financer les pertes et dommages, l’adaptation et une transition juste dans les zones les plus touchées. Nous ne pouvons pas parler d’action climatique sans nous attaquer aux causes profondes de cette crise et sans la présence du MAPA dans la salle.
                        Appelons cette COP pour ce qu’elle est : une autre trahison et un coup de poignard dans le dos. #FridaysForFuture #ClimateStrike »

                      https://www.instagram.com/p/C032-tIMLp_/

                      Et il me semble qu’on pourrait en déduire que les intérêts financiers de lobbies sont des raisons de cet échec. Peut-être aussi la croyance en la possibilité de transition sans révolutionner le « système économique ». Peut-être aussi devrions-nous lancer un mouvement de masse pour impulser d’une manière ou d’une autre du changement. Sachant que même si je pense que la solution est systémique, paradigmatique, il faut de la volonté générale, conscience du besoin de changement, du concret, et qu’à cette fin, toutes les bonnes volontés peuvent y contribuer à leur façon, des associations telle que « Initiative du Traité de non-prolifération des combustibles fossiles » : https://fossilfueltreaty.org/fra/

                      TRAITÉ DE NON-PROLIFÉRATION DES COMBUSTIBLES FOSSILES : https://fossilfueltreaty.org/fra/#endorse

                      en passant par des associations pour la cause animale telles que Sea Shepherd France, PETA, L214,

                      la prise de connaissance des thèses de fond telles que partagées par « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                      la remise en question du système économique par Peter Joseph, Bernard Friot et le réseau salariat, l’éducation politique populaire par Franck Lepage et l’association L’Ardeur : https://www.youtube.com/@francklepage/videos

                      Et cetera.

                      Au passage, en digression, je comptais évoquer la philosophie situationniste, en partageant une conférence que j’avais trouvé intéressante à ce sujet, mais en fait, mis à part ce que j’en avais pensé, je ne m’en souviens pas assez pour synthétiser et disserter sur ce sujet, à force de m’intéresser à tout un tas de thèses, et puis que cela fait plusieurs années. Aussi, pour l’évoquer comme il faudrait, il faudrait que je me rafraîchisse la mémoire, et je pourrais tenter de prendre le temps à cette fin mais j’ai pas mal d’autres doc’s à regarder et là tout de suite je me vois mal vous conseiller de regarder une conférence sur ce sujet. Après, si vous connaissez cette philosophie, peut-être auriez-vous une vidéo dessus à me conseiller. En tout cas, je l’évoque car, de ce que je m’en souviens, il y a des points communs, du situationnisme à remettre en question les rouages systémiques, à réfléchir aux stratégies, et cetera.

                      Bref, pour revenir sur cette histoire de réchauffement climatique, je pense important d’évoquer des fondamentaux tel que les effets de l’exploitation des énergies fossiles et l’importance d’en cesser les subventions et d’en minimiser l’utilisation autant que possible. Et je comprends que certains comme ce jeune journaliste qui critique la plupart des journalistes d’être mal informés et de mal informer : https://www.youtube.com/watch?v=W5AJw5invEg

                      pensent le souci sans parti pris idéologique. Juste que je trouve dommage de ne pas remettre en question ce qui, entre autres, participe d’une certaine façon à ce que le sujet ne soit pas traité comme il l’aurait dû, comme il le devrait, considérant que tout est plus ou moins imbriqué, qu’il y a souci systémique.

                      A ce sujet, j’ai déjà partagé pas mal de docs, vous avez déjà dû comprendre mon avis dessus si vous avez pris le temps de regarder et lire, donc je rajoute que cet article au sujet de l’urgence : Andreas Malm : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » : https://www.revue-ballast.fr/andreas-malm-lurgence-climatique-rend-caduc-le-reformisme/

                      Et un article de critique des médias et idées pour du meilleur traitement d’informations, tant qu’il est encore temps : Démocratiser les grands médias : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias

                      Au passage, à propos de l’urgence et de stratégie, de ce qu’il faudrait faire, par « réalisme », certains sont catastrophistes, doomeurs, adeptes de l’effondrement, de la collapsologie. C’est aussi un sujet qui mériterait tout un développement pour cristalliser au mieux des courants de pensées, car il y a des nuances, des divergences. Mais en bref, de ce que j’ai compris, certains doomeurs le sont pour de bonnes raisons, se défendent d’être contre-productifs comme les climato-sceptiques et abondent dans le sens de certaines idées qui devraient être concrétisées, surtout que je m’interroge parfois sur les messages partagés par des doomeurs dont je consulte régulièrement les publications, où me semble y avoir à contredire, à débattre. Par exemple, la critique d’idées de solutions « toutes faites » sur le plan théorique du fait que comme quoi le désespoir serait en l’occurrence plus moteur d’action et constructif que l’espoir de changement sans avoir à rien changer par soi. Sauf que l’action pour l’action sans compréhension plus ou moins holistique de ce qu’il faudrait faire sur le plan systémique, de ce qui fait le jeu du statu quo, d’un quasi immobilisme, et cetera « attitudes » participant du réchauffement climatique, me semble pas tellement plus constructif, qu’il est important de penser « dans quel but et pour quelle fin ». Et que de ce point de vue, si il est vrai que le désespoir fait plus agir que l’espoir, le souci c’est qu’il n’est pas que question de nécessité de passer à l’action, il me semble. Et cela me semble d’autant plus important de penser l’horizon même si théorique pour le moment, que de ces doomeurs n’envisagent pas de possibilité de s’en sortir à cause de la nature humaine qui serait ceci ou cela. Ce qui me semble être une méprise, m’a fait repenser à la philosophie situationniste, l’importance de prendre conscience des circonstances, des jeux d’influence systémiques. Car le carnage d’animaux, la surexploitation des ressources et les effets délétères ne sont pas le propre de l’homme mais du fait du mode de fonctionnement d’une civilisation qui pourrait être autre, qui a été autre, qui est encore autre çà et là à notre ère, dans certains régions du monde, où des pays, des peuples ont un mode de fonctionnement plus harmonieux.

                      A ce sujet, au sujet de ce qui serait « du propre de l’homme », un article que j’ai déjà partagé mais que je remets au cas-où vous n’aviez pas encore eu le temps de le lire : Apologie de la mauvaise foi : L’inconsistante Apologie du carnivore de Dominique Lestel : https://www.cahiers-antispecistes.org/apologie-de-la-mauvaise-foi/

                      Aussi, certes, un autre système ne résoudra pas tous les problèmes du jour au lendemain, d’autant au stade où nous en sommes, mais il favoriserait de la « sobriété heureuse », et cetera. D’autant que si nous arrivions à révolutionner le système économique, cela impliquerait sûrement une prise de conscience générale de l’urgence de régler les soucis, de la conscience qu’il y a bien un réchauffement climatique en cours, et cetera.

                      Et une bonne raison de ne pas se contenter d’évoquer des « solutions techniques » mais de penser au système, c’est la prise en compte de l’influence des lobbies qui vont à l’encontre de l’intérêt général, sont allés contre nos intérêts, pour limiter l’influence d’intérêts privés sur ce qui concerne tous. Et que des idées de technologie ne sont pas plus écolo par essence, qu’elles peuvent être l’objet de greenwashing, que c’est relatif à un fonctionnement civilisationnel, la façon dont sont exploitées et partagées les ressources, avec prises en compte de diverses contraintes. Dans le genre, le « tout électrique » quand bien même l’énergie serait propre n’est pas la solution des solutions, cela doit être pensé par la façon d’orchestrer les ressources, la cité, et cetera. Et l’emprise au green washing se fait parce que commercialisés, non « contextualisé » par la « politique », sur le plan systémique. Parce qu’il y a les ressources nécessaires pour le bon fonctionnement du tout, et des limites, des pollutions à limiter, telles que minières. Une ingénieure géologue minier, spécialisée dans les risques environnementaux et sanitaires des filières minérales, Aurore Stéphant, me semble très bien l’expliquer au cours d’un entretien accordé à Thinkerview. L’entretien est long mais très intéressant et c’est un sujet qui me semble essentiel si l’on veut comprendre certaines difficultés pour les « transitions énergétiques » et l’idée, le besoin de penser le souci sur le plan politique, de l’orchestration avec révolution du fonctionnement économique :

                      Effondrement : notre civilisation au bord du gouffre ? : https://www.youtube.com/watch?v=FkiMqLD3_YQ

                      Bref, l’urgence, la difficulté de faire bouger les lignes me fait à la chanson d’une jeune chanteuse que j’aime bien : SOS de Maëlle : https://www.youtube.com/watch?v=DLiuFsIb50o

                      qui me fait penser au concept de « génération sacrifiée ». Je devais être au collège la première fois que j’ai entendu parler de cette notion. Il me semble que c’était un professeur qui en avait parlé, peut-être pour une dissertation ou devoir dessus, je ne sais plus du tout. Je ne suis même plus très sûr de ce qu’il entendait par là, si c’était ce qui semble être associé dans certaines thèses telles que : La jeunesse, génération sacrifiée ? : http://ses.ens-lyon.fr/articles/la-jeunesse-generation-sacrifiee–183364

                      Notion qui est contestée, contestable. Car en fait, contrairement au propos de « génération sacrifiée » au sens de conflit entre générations qui aurait pris le pas à la guerre des classes, de l’idée que nos parents seraient nos adversaires, d’autant par rapport au souci du réchauffement climatique, c’est un souci qui implique tous, d’autant si on croit aux réincarnations, à la vie après la mort. Et même sans y croire, peu sont dans l’état d’esprit « après moi, le déluge », et la raison me semble être autre des aînés adversaires.

                      En fait, le « laissé faire » déploré vient, je pense, du fait que :

                      – si la problématique était connue il y a des décennies, que des scientifiques comme Carl Sagan s’étaient exprimés à ce sujet, qui avait bien conscience de tout ce que cela impliquerait ? Des scientifiques travaillant pour les énergies fossiles auraient prédit avec une certaine précision les effets liés à l’utilisation des combustibles fossiles et le réchauffement climatique. Il y a plusieurs publications qui évoquent ce genre de scandale, tout en évoquant que ces prédictions ne prenaient pas en compte les phénomènes de rétroaction, et toujours est-il que certains étaient peut-être dans l’esprit « après moi, le déluge », corrompus par des intérêts à court terme, mais c’était pas le cas de tous. On pourrait accuser les politiques d’ignorance ou d’inconscience , d’être mal influencé par un système délétère, et les médias de masse idem, d’avoir mal fait leur sensibilisation sur le sujet, d’être complices d’une certaine façon, les critiquer comme le fait très bien l’association ACRIMED : https://www.acrimed.org/

                      Démocratiser les grands médias : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias

                      mais c’est pas une histoire de génération qui servirait ses intérêts au détriment d’une autre, et si de nos jours diverses associations et personnes tentent d’élever le niveau de conscience à l’urgence, il suffit de constater qu’un certain nombre de gens ; du fait de leurs préoccupations quotidiennes, des habitudes difficiles à changer, des influences systémiques faisant diversion, du sentiment d’impuissance individuelle, pour des raisons du genre ; sont encore mal informés, ou attentistes, pour comprendre que les générations actuelles ne sont pas tellement plus efficaces, même si quelques victoires, quelques avancées ;

                      – les gens sont souvent sensibilisés à se soucier du réchauffement climatique par leur consommation, des gestes individuels, en partie avec raison je dirais, tel l’intérêt du végétalisme, du véganisme, mais celles et ceux qui tentent de sensibiliser contre les plus gros pollueurs, de s’y opposer, sont montrés dans certains médias comme des gêneurs, et il y a tendance à sous-estimer la problématique systémique, et il est difficile de révolutionner une civilisation ;

                      – les lobbies ont été assez efficaces, le climato-scepticisme brouille les débats et les prises de conscience, après, quand vous avez un président qui lors d’une visite à des autochtones d’une île, use et abuse de langue de bois pour répondre à une question d’une jeune préoccupée par le réchauffement climatique – de ses effets telle que la montée des eaux – et nécessité d’une politique à la hauteur ; qu’il lui répond que son rôle c’est de faire en sorte que la génération de cette jeune puisse avoir les moyens de décider de leur sort une fois qu’ils auront le pouvoir, sous-entendant qu’il ferait tout son possible pour limiter les dégâts si on le croit sincère et prend le propos comme si il était vertueux, intègre, responsable, de quoi douter de sa sincérité ; de quoi y voir le souci d’une certaine inconscience – que pas mal d’autres semblent avoir – de la gravité de la situation et de la révolution nécessaire sans attendre une nouvelle génération, d’autant quand on sait toutes les critiques qu’il y aurait à faire contre la politique de son gouvernement et d’autres, sur le plan écologique ;

                      Et à titre personnel, j’ai parfois l’impression d’être un peu comme un Don Quichotte, que peu de gens sont prêts à entendre des discours évoquant l’urgence et ce qu’il faudrait faire et à agir en conséquence, même parmi celles et ceux qui ne sont pas climato-sceptiques.

                      Bref, j’avais l’intention d’évoquer ce genre de considération, de réflexions au cours d’une lettre au père Noël et aux « générations du réchauffement climatique », de dénoncer l’embrigadement à la consommation et à la diversion, exprimer avec quelques traits d’humour au cours d’une lettre que le plus beau cadeau que nous pourrions nous faire, ainsi qu’aux enfants, c’est un monde en voie vers de la pérennité, autant que faire se peut, et non pas faire le jeu du consumérisme. Mais je me suis laissé emporter par le fil des réflexions et j’ai dit le principal de ce qui m’est venu à l’esprit.

                      Au passage, je viens de voir que l’extra-terrestre le plus déjanté de toute la galaxie a republié une vidéo autour de ce genre de préoccupation : Le Père Noël a les BOULES ! : https://www.youtube.com/watch?v=bmUyeQouEuQ

                      Et à voir du journal de Personne : Une idée de cadeau pour Noël : https://www.youtube.com/watch?v=VaNvEmjxUMo

                      Diverses vidéos sur la thématique : https://www.youtube.com/@lejournaldepersonne/search?query=No%C3%ABl

                      Re bref, pour aujourd’hui, je ne vais pas écrire ces pensées sous forme de lettre au père Noël, et si j’avais une réflexion à ajouter, ce serait par rapport au végétalisme. Dans mon souvenir, au cours de l’article « L’urgence climatique rend caduc le réformisme » il était remis en question le carnisme mais pas ce qui y est lié, l’exploitation animale pour de leurs produits. De ce que je viens de zyeuter, ce n’est pas son cas, cela doit être au cours d’un autre article de revue-ballast.

                      En tout cas, je pense à des adeptes d’une pensée attribuée à Léon Tolstoi en 1891 : « S’il cherche sérieusement et sincèrement la voie morale, la première dont l’homme se privera sera la nourriture animale ; car […] son usage est tout simplement immoral, car il exige une action contraire au sentiment de moralité – l’assassinat – et il n’est provoqué que par la gourmandise, la voracité. »

                      Que j’avais trouvée pertinente lors de ma transition au régime végé, qui me semble toujours être intéressante pour évoquer de l’éthique, comme une amorce, et qui était certainement véridique à son époque, mais qui mérite d’être relativisée de nos jours du fait de l’élevage intensif, pour de ce qui n’implique pas directement l’assassinat mais y est lié. Car que cela soit les produits laitiers non humains et la consommation d’œufs, et cetera, dans le cadre des marchés, il y a implication avec l’industrie mortifère, et qui cherche sérieusement et sincèrement la voie morale de nos jours devient végan, opte pour un régime végan s’il le peut, en pareilles circonstances, et pas seulement végétarien. Je pense que c’est objectivable.

                      La vie des poules pondeuses : https://www.l214.com/la-vie-des-poules-pondeuses

                      Intelligence et vie sociale des poules et des poulets : https://www.l214.com/intelligence-et-vie-sociale-des-poules-et-des-poulets

                      De nombreuses alternatives végétales permettent de remplacer les œufs pour de toutes les recettes : https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/remplacer-les-oeufs/

                      La vie des vaches laitières : https://www.l214.com/la-vie-des-vaches-laitieres

                      Conseils pour remplacer les produits laitiers : https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/remplacer-les-produits-laitiers/

                      Comprendre pourquoi et savoir comment remplacer le miel dans notre alimentation : https://vegan-pratique.fr/conseils-pratiques-vegan-pratique/le-miel/

                      Enfin, pour aujourd’hui, je terminerai par une pointe d’humour suivi par un catastrophisme en vers :

                      « Un repas chez un extraterrestre »

                      Un extraterrestre reçoit des convives humains. Après leur avoir présenté sa soucoupe à deux étages, vulgarisé le fonctionnement des moteurs, avoir atterri sur la lune de sorte à avoir une vue féerique sur la Terre, il leur sert un repas que tous savourent tout en discutant de tout et de rien. A la fin du repas :

                      Un convive : « C’était délicieux, j’ai particulièrement apprécié l’entrée, c’est une spécialité de votre planète ? Elle ressemble à… »

                      L’ extraterrestre : « Non, de la vôtre ! »

                      Le convive : « Ah ! Je me disais bien ! Vous avez repris la recette d’un de nos chefs ? »

                      L’ extraterrestre : « C’était un soufflé au fromage de lait d’humaine ! »

                      Le convive : « Quoi ? Euh… Yerk ! »

                      Un autre convive : « Euh, vous plaisantez, hein ? Vous nous donnerez la recette ? Et puis aussi du plat principal, je ne sais quelle est votre astuce pour la cuisson du pavé qui a accompagné les légumes, mais je n’ai pas souvenir d’avoir mangé jusqu’alors un de la chair aussi tendre et savoureuse. »

                      L’ extraterrestre : « Une plaisanterie ? Non. La recette ? Vous fécondez une femme humaine de sorte à ce qu’elle accouche un beau jour d’un bébé, vous lui pompez son lait et le faites cailler pour du fromage de lait d’humaine, et à la place de nourrir le bébé avec son lait, vous le faites grossir avec d’autres aliments en prenant soin de le masser tous les jours, et une fois bien dodu et bien tendre, couic, sur le grill ! »

                      Un autre convive : « Euh… Vous vous moquez de nous ? Vous jouez très bien l’air grave. Et ceci dit, j’ai trouvé aussi savoureux, délicieux, succulent le dessert, ne me dites pas que les meringues étaient à base d’œuf d’humaine ? Vous savez que cela n’existe pas ? Qu’on ne casse pas des ovaires comme des œufs ? Vous seriez pas crédible de chercher à nous le faire croire. »

                      L’ extraterrestre : « Pourquoi je vous mentirais ? Et si vous avez aimé, n’est-ce pas le principal ! Et quant aux meringues, non, elles sont à base d’aquafaba, de jus de cuisson de légumineuses de ma planète, juste que ce qui doit renforcer l’appréciation par votre palais, c’est un fourrage avec de la crème cacaotée à base de lait fermenté d’humaine. »

                      Le convive 1 : « De l’humour d’extraterrestre ? Et le principal, euh, ben, le manque d’éthique qui accompagnerait ces plats, si vous dites vrai, ferait qu’on ne les savourerait plus, qu’on ne voudrait plus en manger, nous en couperait l’appétit, que l’idée de dégoût de ce qui va avec serait plus fort que le sens des papilles, influerait sur notre appétit, n’en ferait plus des gourmandises mais des scènes de crimes. »

                      L’ extraterrestre : « Le manque d’éthique ? Du crime ? »

                      Le convive 3 : « Ben, rendre enceinte une humaine contre sa volonté, puis lui voler son bébé, puis tuer l’enfant, c’est des crimes ! »

                      L’ extraterrestre : « Des crimes chez les humains, vous n’êtes plus sur la Terre, là ! »

                      Le convive 2 : « Pour nous, cela ne change rien ! »

                      Le convive 1 : « Clairement rien, et nous qui vous preniez pour une espèce évoluée, sage, consciente. Vous avez conscience de votre inconscience ? Que nous avoir servi un tel repas casse tout effort diplomatique ? Que nous ne pouvons collaborer avec des criminels ?»

                      L’ extraterrestre éclatant de rire : « Ah ah ah ah ah !!! Vos airs de dégoûts, d’outrés…  Je devrais prendre une photo pour graver ce moment. »

                      Le convive 2 : « Ouf ! C’était donc bien une plaisanterie ? »

                      L’ extraterrestre : « Une plaisanterie ? On peut dire, si ce n’est que mon intention c’était pas tant de faire de l’humour, plus de vous faire prendre conscience de certaines de vos contradictions, de votre propre manque d’éthique, impulser une volonté de vous nourrir autrement. J’ai pensé que ce serait plus impactant que de vous faire tout un discours ! Car les autres animaux non humains et non extraterrestres n’en sont pas moins dénués de conscience d’être vivant, sont sentients, conscients, doués d’une âme comme nous, ont une qualité d’esprit, de logique qui vous surprendrait si vous pouviez les comprendre et communiquer comme il faudrait avec eux, et ils ne devraient pas être voués à subir toutes les horreurs que vous leur avez fait subir juste parce qu’ils ne peuvent se défendre et sont à votre merci, à votre merci de complices par votre consommation et vos politiques d’exploitation, de surexploitation des ressources, de ce qu’ils font de leur vivant sous contraintes et à en faire cadavres, quand vous n’êtes pas directement bourreaux. »

                      Le convive 3 : « Euh, mais donc, ce que nous avons mangé, c’étaient des produits non humains mais animaux ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais ? Ou comme j’imagine que vous êtes cohérent, que vous n’auriez pas osé une telle leçon sans l’être, c’étaient des aliments de synthèse grâce à votre technologie ? »

                      L’ extraterrestre : « Non, tout le repas était à base de plantes, végétalien, végan, c’est plus riche de possibilité de plats que vous ne deviez l’imaginer ! Et nutritionnellement, quand bien équilibré, que vous ne faites pas de multiples allergies, c’est aussi meilleur pour votre santé. »

                      Le convive 3 : « Oh ? On m’avait déjà rapporté que la cuisine végétalienne pouvait être bluffante, je ne savais pas à ce point, vous nous avez bien eus, chapeau ! »

                      Le convive 1 : « Ah, bien, hum, oui, vous avez certainement raison, pardon d’avoir mal jugé, mais euh… »

                      L’ extraterrestre : « Pas de mais qui tienne, j’ose espérer que vous avez bien pris conscience en votre cœur de nos idéaux ? De l’idéal végan antispéciste ? »

                      Les 3 convives : « Certes ! »

                      L’ extraterrestre : « Donc voilou, à votre tour de changer votre rapport aux animaux, aux écosystèmes, d’avoir un rapport plus respectueux, et donc de changer votre alimentation, de devenir végétalien. Et maintenant, je vous ramène sur Terre. »

                      Ainsi fut fait. Rêve ? Rêve ! Ainsi fut fait.

                      Et maintenant, le « catastrophisme en vers » : « Lettre à vous »

                      Qu’avons-nous fait de notre humanité ?
                      De notre âme d’être vivant, de création ?
                      Entre les slogans et les illusions,
                      les cataclysmes, les guerres et les marchés,
                      l’état vendeur et consommateur,
                      paroles, paroles, et le cœur ?!

                      Qu’avons-nous fait de notre cœur ?
                      De l’essentiel pour la vie sur terre,
                      de l’essence ciel à bonne heure ?
                      Le temps nous est compté, course d’ère,
                      entre comploteurs, collabos, complices, militants,
                      faites vos jeux, rien ne va plus, jusqu’à quand ?

                      Qu’avons-nous fait de nos idéaux ?
                      D’une quête de sens, en conscience.
                      Sous une montagne de papiers sans le cadeau
                      qui ferait de la civilisation pérenne fragrance ;
                      en fumée dans l’opium moderne, les illusions,
                      et les générations, montagnes russes pour horizon ?

                      Qu’avons-nous fait de nous ?
                      A subir, au fil des jours, le Capitalocène,
                      à rêver qu’il pourrait en être autrement, telle végane Cène,
                      en attendant, paralysés par sensation d’impuissance, à genoux ?
                      L’année à venir s’annonce encore terrible pour Gaza et le climat,
                      mais tant que nous restons incarnés, nous pouvons évoluer, fidèles à soi ;

                      Et un jour, même si le plus dur reste à faire ;
                      Et un jour, même si des jours d’enfer, de désert ;
                      Et un jour, même si il faudrait agir dès maintenant, sans tarder, qui sait ?
                      Haut les cœurs !, nous pouvons toujours énergies rassembler, prendre le temps
                      de limiter les dégâts, les hécatombes, l’extinction d’êtres incarnés,
                      dans les océans, sur terre et les airs, et la civilisation orchestrer autrement.

                      A la semaine prochaine !

                      en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #446
                      Pascal LamachèrePascal Lamachère
                      Maître des clés

                        Bonjour,

                        quand nous nous intéressons à la problématique systémique et à la solution de révolution systémique, paradigmatique, mais aussi en général aux « solutions » à des soucis de civilisation, que nous y pensons, l’envisageons, ce qui est assez frustrant, c’est que quand bien même nous aurions raison sur ce qu’il faudrait faire en théorie, en pratique, pour concrétiser, c’est une autre histoire.

                        Philosophiquement, psychologiquement, il y a le concept du « conatus », de persistance dans son être que d’aucuns prennent en compte dans leur stratégie, comme Fréderic Lordon où dans une publication il était question que son projet théorique était de montrer comment Spinoza est susceptible de compléter Marx.

                        Aussi, l’effectivité, la concrétisation, l’ancrage, le « comment y arriver ? » est une étape importante au « Pourquoi ? / pour quoi ? / dans quel but et pour quelle fin ? ». Et à l’aune du fonctionnement de notre époque, comme abordé vendredi dernier, il y a de quoi avoir l’impression d’un côté « mission impossible ». Toutefois, ce que d’aucuns pourraient prendre pour Utopie au sens de chimérique, « non réaliste », aurait déjà été expérimenté, et des alternatives de système abouties et une presque aboutie mais sabordées « par des forces obscures ».

                        A propos d’une tentative sabordée, déjà évoqué, à écouter ou lire l’épisode 46 du podcast « Revolution Now ! » de Peter Joseph qui évoque, entre autres, les manipulations dont ont été capables les États-Unis pour contrer une autre façon d’organiser « l’économie » au Chili (le podcast est en anglais mais peut être traduit avec l’option de traduction automatique de youtube (activer sous-titres, cliquer sur l’engrenage, puis sur « Traduire automatiquement » et puis sur « Français »), ou vous pouvez aussi traduire la transcription complète publiée après la vidéo) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode46asdf-erckc-g3nhm-zd3be-ykrn8-edjr3-r5srt

                        Pour ce qui est de ce que d’aucuns prennent pour Utopie à un moment donné, par ignorance de la concrétisation, voir le documentaire « Vivir la Utopia / Vivre l’Utopie » : https://www.youtube.com/watch?v=-wLH8veaVrw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=65

                        Après, étant donné l’état des lieux actuel, difficile d’être certain de comment révolutionner à nouveau, diverses stratégies sont envisagées. Peter Joseph prépare le quatrième film de la série de films Zeitgeist, titré « Zeitgeist | Requiem » : https://www.youtube.com/watch?v=zlJ8KPZakNI

                        Et de ce que j’ai compris, accompagné de sa diffusion, à l’époque de la sortie du film, il devrait initier les prémices d’un système alternatif, tel qu’évoqué au cours de la conférence « Une société viable » (A Viable Society) : https://youtu.be/8RSZMVxfv38?t=1406

                        Vous pouvez aussi traduire la transcription complète qui a été publiée sur : https://peter-joseph.medium.com/a-viable-society-full-transcript-ac12c123fa53 

                        Bernard Friot et le réseau salariat envisagent une solution qui me semble similaire, proche, si ce n’est en commençant par « élargir », « utiliser » ce qu’ils appellent du « déjà là », du moins dans des pays comme la France. Si vous n’avez pas encore pris le temps de regarder ne serait-ce qu’une seule de ses conférences gesticulées ni de consulter de leurs articles sur leur site, je vous encourage à le faire, et une de ses conférences que j’avais trouvée aussi intéressante : Conquérir la souveraineté populaire, sur la valeur et sur la monnaie : https://www.youtube.com/watch?list=PL9C4E9847954BBFF4&v=Fb6vZ7-XiNI

                        Et en bref, en prémices du « salaire à vie », pour une sécurité sociale de l’alimentation, du transport, du logement et cetera : https://www.youtube.com/watch?v=lRHO5GfKgFY&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=3

                        Quelques articles débats au sujet de leur idée que j’avais pas listé sur le fil de discussion dédié :

                        Revenu de base ou salaire à vie ? première partie : https://www.revue-ballast.fr/revenu-de-base-ou-salaire-a-vie-1-2/

                        Revenu de base ou salaire à vie ? deuxième partie : https://www.revue-ballast.fr/revenu-de-base-ou-salaire-a-vie-2-2/

                        Salaire à vie et revenu de base en débat : Bernard Friot et Baptiste Mylondo : https://www.revue-ballast.fr/salaire-a-vie-et-revenu-de-base/

                        Les artistes sont aussi des travailleurs — discussion avec Convergence des Luths : https://www.revue-ballast.fr/convergence-des-luths/

                        Une histoire politique de la musique classique — discussion avec Convergence des Luths : https://www.revue-ballast.fr/une-histoire-politique-de-la-musique-classique-discussion-avec-convergence-des-luths-2-2/

                        Ceci écrit, j’ai de nouveau lu et entendu au cours de la semaine des réflexions d’adeptes du « développement personnel » comme quoi il faut se changer soi pour changer le monde, ou semblable à la pensée mantra de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ».

                        Le genre de pensée qui me semble découler d’un certain bon sens, d’une sagesse, ne serait-ce que pour cultiver le principe de cohérence avec ses idéaux, ne pas faire ce qu’on pourrait reprocher aux politiciens et adeptes de la langue de bois : « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

                        Ce pourquoi j’encourage à avoir une alimentation végétalienne et à tendre vers un mode de vie végan, et évoque l’idée de besoin de révolution de la politique économique pour une civilisation « pérenne », ou du moins qui tente de l’être dans des circonstances qui vont être de plus en plus compliquées pour cet objectif, du fait du réchauffement climatique, mais qui reste valable pour la prise en compte de cette contrainte, soit adaptatif à ce genre de circonstances.

                        Toutefois, si je pense important d’être cohérent et de ne pas se comporter comme un Tartuffe, je m’interroge sur les « limites » de ce genre de mantra, de maxime, le côté potentiellement « contre-productif » quand ce genre d’appel à la cohérence n’est pas « contextualisé ».

                        Parce que :

                        – pour être sensible à ce genre de morale généraliste, il me semble qu’il faut déjà soi-même être en démarche de remise en question, et cela peut culpabiliser celles et ceux qui le font déjà à leur façon mais pensent qu’elles et ils « en font pas assez », qui portent déjà sur eux « le poids du monde », une charge mentale écrasante qui ne rend pas plus « opérationnel » contre les problèmes du monde et de soi ;

                        – c’est relatif à une pensée plus ou moins holistique et par son incantation il est normalement entendu mais pas explicité que cet « appel à la cohérence » ne concerne pas les belliqueux, les va-t-en-guerre, les colonisateurs, les tueurs, divers travers, ne s’applique pas à « toutes les habitudes », ou disons s’applique à une conscience bien éveillée des « problèmes et des solutions ». Sauf que quid des victimes d’un conflit ? Des martyrisés ? J’avais lu il y a quelques années un Indien adepte de la non violence et de la pensée de Gandhi faire des émules, lancer un mouvement avec un certain succès après s’être laissé tabasser sans faire de même à son tour, pour vulgariser. Je ne me souviens plus de son nom et je ne puis juger de l’efficacité de sa militance de la sorte, on pourrait considérer que c’est toujours plus efficace que de ne rien faire, que ce qu’il a fait c’est pas tant subir sur le long terme. Et je suis admiratif des juives et juifs antisionistes objecteurs de conscience qui refusent de faire l’armée quitte à être emprisonné(e), ainsi que des membres de l’union juive française pour la paix : https://ujfp.org/
                        Elles et ils diraient sûrement ce genre de phrase « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » à de leur pair, en explicitant que ce n’est pas par le massacre des Palestiniens qu’ils auront la paix. Cela inspirerait, cela parlerait peut-être à des recrues qui du fait de pressions familiales n’ont pas osé s’opposer aux ordres reçus, ainsi qu’aux adeptes – par inconscience – du sionisme.
                        Mais dirait-on de même aux Palestiniens en train de se faire bombarder ? Quelle « attitude » vis à vis des armées qui les envahissent et massacrent de leur famille, et cetera, pourrait servir des idéaux, la morale « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », et faire qu’ils puissent « vivre leur vie » ? D’autant sur une terre empoisonnée ces derniers jours, de ce que j’ai lu, par l’eau salée ? Et que dire aux orphelins ? Cela me fait penser au slam d’une poétesse palestinienne : « Nous enseignons la vie, monsieur ! »  (vostfr) : https://www.youtube.com/watch?v=-LGCTw5wj8U ;

                        Alors vous pourriez me dire que si l’on considère important de prendre en considération le souci systémique, l’horizon de révolution paradigmatique, la maxime reste valable, est valable d’une certaine façon. « Être le changement que l’on souhaite voir dans le monde » consiste en l’occurrence à relativiser ce genre de parole, à exprimer l’importance de penser l’horizon et la « stratégie », et ne pas se contenter d’appel au changement par soi sans expliciter le concret « dans quel but, pour quelle fin ? », et cetera. Aussi, c’est fait, j’ai exprimé ce que je souhaitais exprimer à ce sujet. Si ce n’est qu’avec les « fêtes » de fin d’année, j’aurais à insister encore sur l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique, que le meilleur cadeau que nous pourrions nous faire ainsi qu’aux enfants, c’est un monde en voie vers de la pérennité, autant que faire se peut, et non pas faire le jeu du consumérisme. Je reclaviarderai à ce sujet la semaine prochaine. Pour le moment, pour aujourd’hui, si vous n’avez toujours pas écouté et lu : Poème « Que faisons-nous ? » et réflexions pour les fêtes de fin d’année : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/poeme-que-faisons-nous-et-reflexions-pour-les-fetes-de-fin-dannee/

                        Enfin, pour aujourd’hui, je termine en partageant le lien évoquant la philosophie de Léon Tolstoï, son éthique. C’est un peu en contradiction avec ce que je viens d’écrire car il n’y est pas explicitement question d’idée de système économique, d’organisation autour d’une révolution de l’économie qui insufflerait du changement qui favoriserait la concrétisation des « bonnes intentions » telle que la Zoopolis, je pense que c’est complémentaire, que cela ferait synergie, qu’il y manque cette composante à l’article, ne serait-ce que d’un point de vue stratégie systémique,

                        mais de celles et ceux qui pensent aux soucis systémiques, à une révolution économique, ont tendance à sous-estimer l’importance de la cause animale, ou tout du moins ne pas l’évoquer, ou trop rarement et pas comme il me semble il faudrait, aussi, je pense important de l’évoquer tel un rappel, un appel à la complémentarité :

                        L’éthique de Léon Tolstoï : https://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/

                        Voilou, bon week-end !

                        en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #445
                        Pascal LamachèrePascal Lamachère
                        Maître des clés

                          Photo Pascal Lamachère avec livre Vous êtes l'évolution et livrets écologiques et tasse mug série Doctor Who sur un banc entouré d'arbres, dans parc château de Malpagat de L'Union près de Toulouse

                          Bonjour,

                          il y a diverses thématiques que j’aimerais encore aborder, mais je me pose toujours la question de l’intérêt de ce que je fais, de ce que je scribouille. Je veux dire, comme évoqué en introduction, laissé entendre avec la mention du renard et du Petit Prince, l’intention de ce fil de discussions est de m’épancher comme si je parlais d’ami à ami(e), de sensibiliser autour de ce qui me tient à cœur, et puis de là où ma curiosité et mes réflexions m’ont porté. Aussi, je ne pense pas faire de « crise existentielle » vis à vis de cette intention. Par contre, je suis dans une situation un peu délicate, et je me dis que de ce que j’écris me fait me divertir de mes propres problèmes. Au sens que je suis d’accord avec les critiques contre le système capitaliste néolibéral et le besoin de changement, de révolution de « l’économie politique », que je pense très bien les comprendre à les en soutenir, à en militer à mon niveau même si probablement vain, et que j’ai évoqué à plusieurs reprises des doc’s autour, et que j’aurais envie de continuer de claviarder pour évoquer des réflexions diverses et variées, et de partager divers contenus, de continuer, mais qu’en attendant, pour qui est un peu marginal comme moi, c’est pas évident de « faire sa place », de « vivre sa vie ». C’est certes plus « confortable » que d’être dans une région du monde en guerre ou soumis au déchaînement des éléments, mais on est pas plus « pérenne » que ne l’est le fonctionnement de la civilisation. Le genre de tracasserie qui freine les élans créatifs, les bonnes volontés.

                          Cela me fait penser à une vidéo du journal de Personne : « Ma précarité » : https://www.youtube.com/watch?v=hHczaoFaOgo

                          Alors, je ne suis pas en quête d’encouragements à faire ce que je fais, d’autant qu’en général, le lot d’encouragements et de compliments vient aussi avec des commentaires critiques, que je suis du genre à démarrer au quart de tour, au moins mentalement, à me laisser plus affecter par les critiques, et surtout que ma démarche depuis un certain temps consiste à dire ce qui je pense doit être dit, à exprimer pour servir à ma façon des idéaux. Juste que ma situation est un peu délicate, et plus je m’informe sur l’urgence climatique et les soucis de civilisation, plus je me dis qu’il faudrait réussir à impulser du changement, mais plus je constate aussi tout le côté « mission impossible » et ma propre finitude. Et il se pourrait que je déserte Internet du jour au lendemain.

                          Mon rêve, au sens de mon idéal de vie, serait de pouvoir « vivre d’amour et d’eau fraîche » dans une ère où l’humanité est végane, cultive la philosophie de la Zoopolis, se soucie de son environnement, des autres êtres vivants, s’organise par une « économie vraiment économique ».
                          A défaut, en « attendant sans attendre », ce serait de vivre dans une communauté du style EOTOPIA : https://www.eotopia.org/wordpress/fr/les-piliers/
                          Ou de participer à la fondation d’un écolieu « bâti » autour de piliers dont il est fait mention.
                          Mais il faut que d’autres soient aussi motivés pour cet objectif, et avoir les moyens de concrétiser.

                          Bref, « en attendant », sans attendre, ma situation actuelle est délicate, moins que ne l’est celles d’autres, et moins que ne l’est celle de toutes et tous sur le long terme du fait du réchauffement climatique, et cetera.

                          A ce propos, actuellement se déroule la COP 28. Cela fait des décennies qu’il est question de fenêtre d’opportunités mais qu’il n’a pas été agi comme il faudrait, d’après certains spécialistes. Et je n’ai pas suivi les débats et discours de plans écologiques, les « belles promesses » au cours de celle de cette année, mais je suis enclin à croire « qu’il y a plus de lobbyistes des combustibles fossiles que de délégués à la COP28 » : https://www.instagram.com/p/C0fVWZQO4vw/

                          et les critiques telles que partagées par ce monsieur, « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité » : https://twitter.com/PCarterClimate

                          Aussi, je suis assez consterné de voir qu’il y en a encore à faire dans le climato-scepticisme. Tel qu’un qui m’a écrit sur un réseau social pour partager une thèse assez originale mais manquant d’un certain bon sens à mon sens, présentant le réchauffement climatique comme un hoax alimenté par les lobbies des énergies fossiles afin de faire du commerce basé sur certaines sources d’énergie fossile. Sachant qu’en tout cas, qu’il y ait un risque d’instrumentalisation et de récupération pour de « fausses solutions » d’un problème ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souci à la base, qu’il y en a pas.

                          Et je comprends plus ou moins celles et ceux qui gobent certains discours, moins celles et ceux qui en font leur fonds de commerce en sachant qu’ils mettent en péril l’avenir, celle de leur descendance et la leur, et le nôtre au passage, car mine de rien, les prédictions alarmistes semblent avoir été sous-estimées, des effets dévastateurs sont déjà en cours, mais aussi il est question du fait qu’un certain nombre savaient le péril il y a plusieurs décennies et ont malgré tout continué comme si de rien n’était.

                          Encore que, celles et ceux qui gobent le climato-scepticisme, si je comprends que c’est par inculture, manque de connaissances face à des discours ayant un semblant de logique, d’avoir gobé des intox jouant dessus, les biais de confirmation, semblant convaincants par sophisme, l’art de la « rhétorique », cela m’apparaît de plus en plus comme une forme de déni de réalité, d’inconscience.

                          Après, nombre de celles et ceux qui sont convaincus qu’il y a du réchauffement climatique ne sont pas forcément bien au courant des « connaissances actualisées », de l’état des lieux, ni bien conscient de ce qu’il faudrait faire politiquement, collectivement, éthiquement, de la complexité de la situation et de l’urgence, et ne sont pas tellement plus avancés « en acte » que les climato-sceptiques.

                          Cela me fait penser que j’ai lu des anciens climato-sceptiques cessé de l’être car fini par être convaincus par certaines explications, arguments, mise à jour de leurs connaissances. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de noter ce qui leur avait fait prendre conscience de leurs erreurs, mais si vous n’êtes pas climato-scepetique, vous devez comme moi savoir quelques arguments qui devraient faire changer d’avis celles et ceux qui le sont encore. Reste qu’il faut que les gens soient prêts à lire des contradictions, y penser sérieusement, c’est le genre de sujet où l’art de la pédagogie, la qualité de patience peut aider. Le genre de qualité dont j’ai l’impression de manquer un peu, d’autant sur des sujets délicats où tout un chacun a tendance à avoir ses préjugés.

                          Aussi, certains considèrent qu’il ne faut pas perdre son temps avec les « trolls climato-sceptiques ». Je pense qu’ils ont raison dans la mesure où c’est probablement plus constructif de sensibiliser celles et ceux qui sont conscients qu’il y a des soucis écologiques mais n’ont pas pris le temps d’approfondir la question. Juste que je trouve dommage que sur un sujet aussi crucial, aussi vital, il y ait encore autant de difficulté à faire « la voie de la raison ».

                          Un peu dans le même genre d’inconscience que les discours climato-sceptiques, prenant d’une certaine façon source dans les mêmes « mécanismes » qui façonnent de la « bêtises politiques », « systémique », paradigmatique, de mon point de vue, j’en ai lu opposer l’aide à Gaza, pour la Palestine, à celle au Pas-de-Calais suite au passage des tempêtes – conséquence des vents violents et des inondations -, râlant contre l’aide humanitaire hors de France face aux soucis qui attendent les Français. Alors que l’un n’empêche pas forcément l’autre même dans ce système. Et puis qu’il faudrait bien que tôt ou tard il y ait un autre fonctionnement économique, un autre système, et que si les moyens sont limités, il faut certes faire avec, sans toutefois préjuger sur ceux-ci. Car en fait, ces « râleurs » ne font que préjuger, distiller de la discorde, des oppositions, sans savoir de quoi il en retourne réellement au moment présent, ni avoir conscience de ce qu’il faudrait faire sur le long terme. Impression que j’en ai, mon avis.

                          Re bref, j’ai déjà exprimé à de multiples reprises des réflexions au sujet du réchauffement climatique, j’avais rien à dire de plus, mais les critiques justifiées de la COP 28 et le troll climato-sceptique qui m’a été envoyé il y a quelques jours m’ont donné envie de l’évoquer à nouveau. Et puis c’est malheureusement un sujet qui devrait rester d’actualité jusqu’à la fin de nos vies sur cette planète Terre. Alors voilou.

                          Si pas encore vu, je vous invite à voir le film documentaire pièce de théâtre « Ecocide changer ou disparaître » et l’entretien « BIODIVERSITÉ : LA PLUS GRAVE ET LA PLUS IGNORÉE DES CRISES » à propos des crises de notre époque : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/documentaire-piece-de-theatre-et-entretien-a-propos-de-la-biodiversite/

                          Et si pas encore lu, voir tous les doc’s et lire tous les articles mis en lien çà et là, évoquant l’importance de la cause animale et du véganisme pour l’humanité et les animaux de compagnie quand c’est possible, qu’il y a des alternatives véganes, avec conseils pour de l’alimentation végétalienne si vous n’êtes vous-même pas encore végan(e).

                          Enfin, si pas encore vu, je vous invite aussi à voir le film documentaire « En quête de sens » : https://www.enquetedesens-lefilm.com/

                          Bon visionnage, à la semaine prochaine !

                          en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #444
                          Pascal LamachèrePascal Lamachère
                          Maître des clés

                            Aujourd’hui je comptais évoquer un sujet que j’avais hésité à aborder la semaine dernière. Parce que qui dit anniversaire, dit en général gâteau, et qui fait gâteau, utilise en général du sucre, à moins de suivre un régime spécial par rapport à la « norme » de la civilisation actuelle. Et j’avais aussi hésité à partager des recettes de gâteaux végans sans aborder le souci lié à la consommation du sucre, tel que je l’avais fait au cours de cette vidéo : Recette de Tarte crue à la crème d’avocat et au citron vert : https://www.youtube.com/watch?v=LVDtIQ7DnGE&list=PLWG3MhJ7E0kjmx-Ti1ZSfgsa1JBlMIXeB&index=5&pp=iAQB

                            mais je m’étais dit que ce serait mieux de l’évoquer un de ces jours, un autre jour, tel qu’aujourd’hui.

                            Ceci écrit, ayant sûrement mangé plus de sucreries dans ma jeunesse qu’il faudrait sur toute une vive, faisant toujours à certaines occasions des gâteaux et chocolats végans pas mal sucrés, je ne suis probablement pas des plus « légitimes » pour critiquer son utilisation. Toutefois, je pense au propos du capitaine Paul Watson ancré dans son livre « Urgence ! Il faut sauver les océans », sur le fait qu’avoir certaines contradictions n’empêche pas d’avoir raison dans son propos, sur ce qu’il faudrait faire. Et puis ma mère ayant un risque de diabète, je m’intéresse de plus en plus aux alternatives « sans sucre ajouté » (et sans édulcorant), telle que pour la galette des rois : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/recette-de-galette-des-rois-sante/

                            ainsi qu’à faire des « biscuits santé » aussi pour moi : https://www.lacuisinedejeanphilippe.com/recipe/biscuits-sante-a-lavoine/

                            Au passage, pour cette recette, vous pouvez remplacer les bananes par deux petits pots de compote (équivalent à environ 200 g de compotes, sans sucre ajouté), les datte hachées par des raisins secs, mettre un peu plus de beurre d’arachide et de flocons d’avoine, faire 12 boules que vous aplatissez avec un sceau et espacez sur un tapis de cuisson, avant d’enfourner et de cuire environ 20 minutes à 180 °.

                            Bref, on m’avait offert « Le mal du sucre » de Danièle Starenkyj, qui évoque le souci autour, comprenant les scandales pour sa production à l’époque de l’esclavagisme ; le souci du « lobby du sucre » ; dont je vous recommande la lecture. Si vous ne le trouvez pas, d’autres livres évoquent le souci et proposent aussi certainement des alternatives. Et à savoir que d’aucuns vont jusqu’à présenter l’utilisation du sucre comme le mal du siècle ou un des plus grands maux pour la santé. Je n’ai pas retrouvé le documentaire qui l’évoque, je me souviens surtout des propos alarmistes du fait de son utilisation ayant tendance à provoquer de la surconsommation et des mauvais effets sur la santé sur le long terme. Toujours est-il que si vous n’avez pas de livres sous la main ni dans une bibliothèque qui serait proche de chez vous, voulez approfondir, j’en ai pas vu un récemment donc je ne puis vous en conseiller un en particulier, mais vous trouverez divers documentaires et autres vidéos évoquant les effets nocifs liés à la consommation de sucre.

                            Ensuite, à propos du souci lié à des lobbies non éthiques, de la tendance à la division par secteurs d’activité et de ses effets, intérêts des corporations, de la défense d’intérêts par « copinage » et des potentiels soucis qui en découlent, j’ai récemment entendu des propos et vu des publications qui ont renforcé mon indignation, me ramènent aux critiques systémiques, d’un état d’esprit lié, dont d’un manque d’éthique, d’une certaine forme d’inconscience.

                            Dans le genre, la bêtise d’un « défenseur des arbres » peu soucieux de la vie animale. Sachant que bio ou pas, quelqu’un de vraiment soucieux de la vie animale défend le véganisme antispécisme, devient végan et ne fait pas la promotion de l’exploitation des animaux non humain et de ce qui en découle à des fins de consommation, point barre.

                            Un militant d’une association végane antispéciste écologiste le synthétise très bien, l’explique très bien : https://www.instagram.com/reel/C0EaSyNCeMx/

                            Voilou, ça, c’est dit, très bien exprimé.

                            Un peu dans un autre genre, j’ai vu passer des titres que j’ai trouvés un peu pompeux, avec des accroches du genre « il est vital de faire ceci », « vital de faire cela », manquant de relativiser par rapport aux problèmes de fond et potentielles solutions dans l’absolu, pour de la « pérennité de civilisation », même si c’est très relatif à l’aune du dérèglement climatique et des effets de rétroactions, du fait de « paliers », des « limites planétaires » qui seraient franchies.

                            Alors je comprends que dans l’état actuel chacun compose avec diverses contraintes, juste que cela m’agace toujours quand il n’est pas remis en question l’essence du système telle que l’a critiqué Peter Joseph a plusieurs reprises au cours de son podcast « Révolution Maintenant ! » : https://www.revolutionnow.live/episodes

                            Et puis qu’il est sous-estimé la gravité de la crise écologique, l’urgence avec un côté « déjà trop tard », de même que sous-estimé l’importance de la cause animale par certains.

                            Et j’ai déjà évoqué le souci lié aux diversions tout en évoquant l’intérêt de « s’aérer l’esprit », de suivre son chemin « en son âme et conscience », de se cultiver et de « s’amuser » de manière « responsable », de préférence en cohérence avec son éthique, laissant entendre que pouvait y avoir synergie et que tout ne devait pas forcément toujours être militant, juste que tout cela me ramène au coup de vers la fin du film « Don’t Look Up : Déni cosmique », reflétant métaphoriquement une humanité qui n’a collectivement pas su dire stop, s’est laissée guider par des intérêts qui ne faisaient pas tant l’intérêt pour eux/nous et les autres formes de vie sur terre. Et que je trouve que c’est déplorable.

                            Après, il y a la théorie et la pratique, de quoi se sentir démuni à titre personnel face au déroulement de l’Histoire du monde, de la planète.

                            Philosophiquement, il y a l’idéal de la Zoopolis, de l’antispécisme, et dans les idées de « système alternatif » sur le plan « économique », il y a le modèle d’une économie qui serait vraiment économique évoqué par Peter Joseph, et tout en revenant un peu au même dans l’intention anticapitaliste, peut-être surtout stratégie d’accroche différente, qui pourrait être complémentaire d’une certaine façon au sens de palier, j’ai déjà partagé un article d’un économiste philosophe, de Frédéric Lordon, qui s’est intéressé à ses / leurs travaux et en a évoqué l’intérêt, et si vous ne connaissez pas encore, je vous invite à écouter des conférences de Bernard Friot et du réseau salariat autour de l’idée du « salaire à vie », des sécurités sociales multi sectorielles qui pourraient être « orientées éthiquement ».

                            Leur site : https://www.reseau-salariat.info/

                            Leur chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@ReseauSalariat

                            Un fil de discussion que je leur avais consacré : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/conference-gesticulee-je-veux-decider-du-travail-retraite-salaire-a-vie/

                            Enfin, il y a d’autres sujets que je m’étais dit que j’évoquerais aujourd’hui, mais la tragédie en cours à Gaza, les « fêtes » de fin d’année qui sont de plus en plus proches et l’actualité lié au réchauffement climatique, les écocides, font que présentement je n’ai pas envie de plus m’épancher sur d’autres sujets. Et puis avec les divers liens que j’ai déjà partagés, je me dis que vous aurez certainement pas le temps de tout consulter.

                            Aussi, j’ai pas trop le cœur non plus pour le moment, pour aujourd’hui, à continuer l’histoire que j’ai commencé la semaine dernière, mais pour « la route », je vais quand même essayer de la continuer là tout de suite, de vous partager de ce que je vais écrire, alors voilou :

                            Suite de : Dans l’ombre du monde

                            Lugh eut du mal à tenir en place vers la fin de la séance de méditation, ses pensées et émotions liées revenant en trombe, s’étant particulièrement imprégné des propos d’Uriana, de ses ondes d’aspirante révolutionnaire particulièrement bien incarnée. En entrouvrant les yeux avant le reste de la troupe, sa mire se posa sur Persona Che qui avait gardé son masque, puis sur Uriana qui affichait un air serein.

                            Persona Che, toujours en position du lotus, alors que les autres détendaient leurs jambes : « Je sens que tu es tracassé, Lugh. »

                            Lugh : « Tu as un sixième sens très développé, et je suis admiratif devant ta capacité à retrouver un état de zénitude malgré les soucis et l’envie de renverser l’ordre social, et peut-être que tu as su dompter en toi la partie rebelle pour t’en servir comme d’une alliée, mais toujours est-il que votre pièce résonne en mon âme, et j’ai toujours du mal à accepter l’idée de ce que nous avons fait à notre planète en tant qu’espèce, même si c’est plus histoire de fonctionnement de civilisation qui aurait pu être autre et de puissants inconscients de facto. »

                            Persona Che : « Si la séance s’était terminée quelques minutes plus tôt, te considérerais-tu plus troublé que nous ? »

                            Lugh : « Euh, peut-être pas, je ne suis pas certain, si ce n’est en théorie peut-être pas, mais euh… »

                            Persona Che : « En tout cas, il est normal d’être ému quand le monde va mal, et ce n’est pas de l’indifférence que de prendre le temps de se reposer, c’est ainsi que l’on navigue en eaux troubles, ou présentement une résilience pour que le monde de demain soit à la hauteur de nos aspirations. »

                            Uriana : « Et n’oublie pas que la contenance est parfois une apparence, le jeu de théâtre nous permet de jouer dessus, qu’il est normal de ressentir diverses émotions au cours d’une même journée. »

                            Persona Che : « Et si tu as de nouveau besoin d’exorciser ce qui te tracasse, faisons une séance de questions réponses à brûle-pourpoint ? Le même genre d’exercice que nous proposons à des spectateurs. Olith, tu serais prête à faire l’inquisitrice ? »

                            Lugh : « Euh, ben, je trouve en général intéressant les propos tenus au cours de ces séances, mais aussi délicat et sujet à débats. Je veux dire : j’aime bien l’improvisation mais en matière de penser, il vaut mieux pouvoir prendre le temps, à partir d’une matière à penser conséquente pour certains sujets, et puis de disserter autour d’une matière à penser commune quand on discute, ce qui est tout l’intérêt de l’interaction avec les spectateurs qui voient une scène commune, même si leurs perceptions et compréhension peuvent diverger, mais aussi parfois rend difficile une quête de vérité si il leur manque des clés de compréhension, des connaissances, si je puis dire. »

                            Olith : « Fais pas ton rabat joie, allez, prête toi au jeu ! Je suis prête à dégainer les questions, à toi de mettre ton gilet pare-bafariboles si tu veux être le plus juste possible, mais ne t’en veux pas trop si tu dis des bêtises. L’essentiel en l’occurrence c’est que cela pourrait permettre de te défouler ? »

                            Lugh : « Hum, le défouloir pourrait aussi renforcer ma frustration, au final ? »

                            Persona Che : « Fais comme tu le sens ! »

                            Lugh : « Oui, bon, nous sommes entre nous, alors d’accord ! »

                            Olith : « Chic ! Alors, euh :

                            Si tu pouvais remonter dans le temps, que ferais-tu ? »

                            Lugh : « J’alerterais qu’une catastrophe est en cours, que si ils n’en prennent pas acte et ne changent pas le fonctionnement de leur civilisation, le fonctionnement de leur économie, ne prennent pas plus soin de leur environnement et de la vie des animaux, ce sera terrible pour tous, qu’importe les bunkers, mais c’est ce que beaucoup ont cherché à faire, alors euh… J’essayerais de monter un groupe ayant une stratégie de changement qui serait efficace ! »

                            Olith : « C’est-à-dire ? Et tu ne penses pas que celles et ceux qui ont cherché à sensibiliser comme tu penses qu’il faudrait, ont réfléchi aux stratégies possibles ? »

                            Lugh : « Oui, ben, euh, si je pouvais remonter dans le temps, ce serait grâce à une machine ? Je pourrais alors amener d’autres gens à voyager dans le temps avec moi, les sur-motiver en constatant l’état catastrophique si nous continuons à ne pas arriver à faire ce qu’il faudrait en théorie, et puis je pourrais permettre au groupe d’avoir les moyens de ses ambitions ? Et puis je sensibiliserais à l’alimentation végétalienne aux racines de l’humanité ! »

                            Olith : « Et si ton groupe était infiltré par de mauvaises graines ? »

                            Lugh : « Si ils comprennent que pour leur bien être ils ont tout intérêt à se soucier du bien être collectif, pas de risque ? »

                            Olith : « Et si ils étaient mus par le mal radical ? »

                            Lugh : « Euh, j’essayerais de mettre en place un protocole qui les empêche de sévir ? Qui assure que le groupe reste au service de nos idéaux, de l’objectif ? »

                            Olith : « Es-tu certain de pouvoir tout prévoir, les réactions en chaîne ? »

                            Lugh : « Euh, je ne suis pas certain de pouvoir prévoir tous les imprévus, et il y a probablement des forces en présence liés aux rouages systémiques de l’époque que j’aurais du mal à raisonner, mais je suis certain que si je prends le temps de pouvoir penser une stratégie et les moyens pour l’appliquer, de grandes chances de succès. »

                            Olith : « A quoi bon y penser vu qu’on n’a pas de machine à remonter le temps ? »

                            Lugh : « Euh… Tu te fiches de moi ? C’est un exercice de l’esprit que tu m’as posé ! »

                            Olith : « Et tu y as répondu volontiers, mais à quoi bon ? »

                            Lugh : « Euh, réfléchir sur ce qui aurait dû être fait dans le passé peut permettre de réfléchir sur ce que nous pourrions faire actuellement ? Même si la situation est différente, il y a de l’objectif commun. Après, peut-être que je me cherche des excuses à la rêverie que tu as suscitée, en tout cas, je pense que c’est moins vain que s’accommoder d’une situation pourtant pas commode, façon de parler ! »

                            Olith : « Certes ! Mais si la situation est catastrophique, qu’importe les bonnes volontés, à quoi bon ? »

                            Lugh : « Garder la tête haute ? Avoir le sentiment d’avoir fait de son mieux, d’avoir été cohérent avec soi, la conscience bien éveillée ? »

                            Olith : « Tu crois à la vie après la mort ? »

                            Lugh : « Je crois que ce que nous appelons la vie n’est qu’une étape, une étape où nous évoluons, si ce n’est qu’il y a une part de mystère que je ne m’explique pas. Je veux dire, je ne crois pas au concept de diable en tant qu’entité, je pense que tout être peut être influencé en bien ou en mal, mais je me demande si il n’y a pas des forces divergentes qui font que la source créatrice est-elle même en proie à… des difficultés ? Qu’il y a des oppositions, un je ne sais quoi qui fait que le monde est pas glop. »

                            Olith : « Tu serais enclin à la sainte colère ? »

                            Lugh : « Peut-être, mais je ne puis juger sans savoir tout ce qui se passe aux cieux, aussi, je crois malgré tout en la bienveillance et transcendance créatrice d’une force supérieure, à nous d’en être digne ? »

                            Olith : « Et si il était écrit qu’il fallait qu’il en soit ainsi pour élever son niveau de conscience, tels des enfants qui ont besoin de faire des expériences pour apprendre à se connaître ? »

                            Lugh : « Ce serait un peu couillon, non ? En tout cas, pas besoin de renforcer le mal et d’attendre d’expirer pour comprendre qu’il faudrait que les survivants comprennent les erreurs du système du passé et que nous pourrions faire autrement, non ? »

                            Olith : « Alors ? »

                            Lugh : « Alors quoi ? Tu veux que j’étaye ma thèse sur ce que je pense comment la société devrait s’organiser ? Là tout de suite ?

                            Olith : « Hu hu hu, pourquoi pas ! Mais non, je voulais dire : comment tu te sens ? Toujours contrarié ? »

                            Lugh : « Ah ! Euh… Je reste inquiet, tracassé, mais merci de m’avoir permis de m’épancher, ça va mieux ! »

                            À suivre

                            en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #443
                            Pascal LamachèrePascal Lamachère
                            Maître des clés

                              Bonjour,

                              aujourd’hui c’est l’anniversaire de madame Emeline, l’Artiste du journal de Personne qui info-scénarise l’actualité depuis plus d’une décennie,

                              alors bon anniversaire, meilleurs vœux Emeline.

                              Quelques vidéos autour de la thématique de l’anniversaire qu’elle a faite : https://www.youtube.com/@lejournaldepersonne/search?query=anniversaire

                              Cela me fait penser que j’avais pour projet d’écrire une histoire dans un univers post-apocalyptique à la sauce heroic fantasy végane antispéciste orchestrée autour des pérégrinations d’une troupe de théâtre, avec pour « protagoniste » la troupe de théâtre où l’héroïne, l’actrice principale de la troupe serait inspirée de son info-scénario, serait une Personne mystérieuse inspirant une révolution de consciences, et de l’offrir pour un de ses anniversaires. Je l’évoque au risque de gâcher une future surprise, car à force de m’éparpiller sur les projets d’écriture, que cela fait pas mal de temps que je l’ai laissé reposer, je ne sais pas si j’aurai le courage de reprendre et continuer ce que j’avais écrit, d’autant que j’avais écrit le début sous forme de scénario de bande dessinée et que mon intention c’est d’en faire un roman en changeant du background, du « bestiaire », ce qui me semble plus difficile que d’écrire une toute nouvelle histoire. Encore que, tiens, pour l’occasion, je me motive, je vais m’attacher à écrire le début comme si c’était une nouvelle histoire et j’essayerai de la continuer pour vous partager la suite au fil des vendredis, parmi les réflexions, les pensées, les envolées, diverses créations que je vous y partagerai.

                              Bref, donc voici l’introduction, le début :

                              Titre provisoire : Dans l’ombre du monde

                              Dans la pièce centrale, la pièce principale d’une très grande caravane aéroglissant au-dessus d’un chemin d’herbes séchées entouré d’un paysage désertique, quelques arbres çà et là survivant, une petite troupe de théâtre est rassemblée pour répéter une scène. La caravane est décorée d’une peinture abstraite, si ce n’est en titre « La troupe à Persona Che ». La pièce est composée d’une fenêtre sur chaque mur et une au plafond. Le plancher est en bois, les fenêtres des murs couvertes d’épais rideaux blancs et celle du plafond est en verre opacifiant, instaurant une atmosphère diaphane.

                              « Diantre, fichtre, le malin a-t-il rongé la vie sur terre,
                              qu’est-ce qui a pris le bon sens de nos ancêtres
                              pour ne pas faire corps avec les idéaux nécessaires
                              aux enjeux de civilisation, l’épanouissement de l’être ;
                              à la place provoquer un cataclysme, instaurer un enfer
                              et nous le léguer pour des générations, tel un errement sans fin dans le désert ? »

                              Sermonne une personne masquée, baptisée Persona Che, vêtue d’une djellaba blanche, marchant autour d’une lampe de chevet trônant au milieu de la pièce, posée sur un tapis en lin.

                              « Ce doit être la faute aux gobules et aux dragonzards
                              qui se sont alliés à des fées du néant pour se venger
                              de la maltraitance qu’a fait subir l’humanité
                              à diverses formes de vie, dont eux aux phares ? »

                              Suggère, sur un ton candide, Adam, un grand homme au crâne rasé, au teint basané, vêtu d’habits bleus foncés et d’une cape blanche, semblant comme contemplatif face à une des fenêtres.

                              « Des bouc émissaires, encore et toujours,
                              c’est facile pour se défausser de ses responsabilités !
                              Quand bien même il y aurait du vrai,
                              quand tu comprends que pour faire le jour,
                              il faut de la poussière de fée,
                              tu ne restes pas là à attendre la fin des temps
                              à se regarder dans blanc des yeux, sans chant,
                              que d’autres fassent l’élan pour en invoquer ! »

                              Réplique Uriana, une femme au teint aussi basané, aux cheveux de jais, vêtue d’une toge violette, assise en position de lotus, dos au mur, non loin d’Adam.

                              Persona Che : « Tout à fait ! Mais ce qui a été fait ou pas fait,
                              nous ne pouvons revenir en arrière,
                              ainsi est l’état des lieux, de l’ère,
                              l’expression du dépit est cathartique, c’est fait,
                              maintenant, à nous de faire en sorte
                              que le monde se porte mieux,
                              de la terre aux cieux et la cohorte. »

                              Uriana : « Ceci dit, pour le moment, en mon âme, j’ai froid comme jamais… Comme si j’errais en haut d’une montagne où souffle un grand blizzard, mais non, ce n’est pas ça.

                              J’ai faim comme une affamée, comme si, pour me rassasier, il me fallait manger tout un tonneau de pommes de terre, de haricots rouges et d’omelettes véganes où il est laissé les poules faire leur vie et leurs œufs à elles, jusqu’à l’éclosion, mais non, ce n’est pas ça.

                              Je…

                              Je me sens mourir ? Oui, en quelque sorte, c’est ça ? »

                              Adam se tournant vers elle, l’air affolé : « Tu… tu te transformes en vampire ?
                              Ou tu as besoin que je te frictionne les épaules à t’en faire sourire ? »

                              Uriana : « Ainsi mourut le monde ? De questions et de réponses sans rien faire ?! »

                              Adam : « Je ne suis pas docteur ! Et même, pour bien faire,
                              ne faut-il pas d’abord bien diagnostiquer ?! »

                              Persona Che : « Allons, allons, il y a des troubles forces en présence,
                              il faut lutter contre l’état de torpeur,
                              par des idées claires, systémiques, faire briller la bougie de l’espérance,
                              tel un phare, du terreau nourrissant, transformant un désert en jardin pour fleurs. »

                              Uriana : « Oui, compostons, nourrissons les vers,
                              débattons-nous à de petits gestes pendant que les ennemis
                              de diverses formes de vie font perdurer l’avènement de leur ère,
                              nous serons remerciés de leur avoir fichu la paix par des tombes, sans préavis ! »

                              Adam, indigné : « Que de cynisme, de sarcasmes ! A m’en tuer !
                              Car en tout cas, les petits gestes, les petits rien comptent au fil des saisons,
                              ont leur rôle, même si il ne faut certes pas s’en contenter !
                              Ce n’est pas tant un risque de diversion de l’essentiel, non ? »

                              Persona Che : « Oui, vous avez tous les deux raisons d’une certaine façon,
                              les petits gestes comptent, et en même temps il y a un souci de fond,
                              un souci de paradigme, une révolution à impulser ! »

                              Adam, sur le ton de la panique : « Le monde à feu et à sang, des têtes à couper ? »

                              Uriana, amusée : « Pff… Il y a révolution et Révolution,
                              c’est un terme sujet à polysémie,
                              et croquer ou ne pas croquer la pomme, telle n’est pas la question ?!
                              Je veux dire, il faut faire preuve de stratégie
                              pour ne pas être contre-productif, éviter de faire trop de mal,
                              mais d’une certaine façon, ne s’agit-il pas de Révolution, au final ? »

                              Adam, l’air rassuré, se tournant vers Persona Che qui avait levé la tête vers la fenêtre du plafond après s’être arrêtée de marcher :
                              « D’accord, je comprends l’intention, mais comment on fait ?
                              On procède, pour commencer, en semant des graines à réveil, à éveiller ? »

                              Persona Che : « Plus ou moins, mais pour l’instant, commençons par méditer,
                              en cercle autour de la lampe, chacun en position du lotus, confortablement posé,
                              et quand je dis chacun, vous aussi Lugh et Olith, qui comme spectateurs avez écouté. »

                              Au moment de s’adresser à eux, Persona Che baissa la tête dans leur direction. Ils étaient assis sur une planche arrondie, adossée à un coin, formant une sorte de banc.

                              Lugh est un homme d’apparence jeune, peau blanchâtre, une paire de lunettes noire fichée sur le nez, vêtu d’une chemise et d’un pantalon noirs. Olith est une femme d’apparence jeune, peau aussi blanchâtre, mais vêtue de manière un peu plus extravagante, à commencer par un couvre chef en fleurs de papier et une paire de lunettes en forme de losange, puis une robe bariolée et enfin des chaussures noires recouvertes d’étoiles rouges.

                              Lugh et Olith applaudirent comme pour saluer la fin de représentation d’une scène avant de venir s’asseoir entre Persona Che et Adam.

                              Olith, au moment de s’asseoir : « Génial, j’adore particulièrement cette nouvelle scène,
                              j’espère qu’à Ripas Realmont ils sauront apprécier, qu’ils en auront pas de peine,
                              et surtout que cela les fera réfléchir sur leur organisation,
                              et que les gardiens comprendront l’intention, la remise en question,
                              nous laisseront continuer nos représentations. »

                              Persona Che : « Nous ferons une première en petit comité, en discrétion,
                              autant s’appliquer à soi nos paroles, en commençant par une bonne stratégie ! »

                              Lugh : « Oui, mais sachant qu’on ne peut prévoir toutes les réactions,
                              peut-être tout simplement exprimer au plus de monde ce que nous pensons,
                              ou / et suivre son instinct, et advienne qu’adviendra de cause à effets, sur les parvis ? »

                              Persona Che : « Peut-être, en tout cas les premières représentations se feront en petit comité,
                              face à des camarade de quand j’y étais,
                              n’oubliez pas qu’ il y aura de l’interaction avec les spectateurs,
                              du moins que nous écouterons de leur avis, de leurs préoccupations,
                              et pour le moment, apaisons nos cœurs,
                              en silence, méditons ! »

                              Lugh sembla vouloir répliquer puis soupira et ferma les yeux, se plongea en état méditatif dans la foulée des autres.

                              À suivre

                              en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #442
                              Pascal LamachèrePascal Lamachère
                              Maître des clés

                                photographie montage graphisme de terre horloge dans univers avec mains autour

                                Bonjour,

                                aujourd’hui je comptais évoquer des considérations sur l’univers « incarné » mêlant d’une certaine façon transcendance et immanence, pensant le monde en théorie non pas du point de vue de l’acteur mais du spectateur, évoquer la relativité de ce que nous appelons le temps et implication dans la considération sur la « réalité ». Ainsi que la pertinence ou non pertinence de théoriser ce qu’il serait possible ou impossible selon nos perceptions depuis le « prisme incarné », ou du moins ce qui en est compris par des scientifiques, tel que la « mécanique des ondes » : https://dailygeekshow.com/theorie-physique-voyage-temps/

                                En fait, même si je pense comprendre certaines théories, que je les trouve intéressantes et surtout valides par rapport à des « faits », elles posent problème vis à vis de l’interprétation qui leur est donné par certains, d’autant que l’humanité ne peut prétendre avoir tout compris des forces de l’univers, du « mystère », pour celles et ceux qui seraient adeptes de « l’ignorance éclairée ».
                                Tel que prétendre définir tout le « réel » à l’aune de thèses qui interprètent des données relatives à ce que nous percevons à un moment donné, telle que la théorie de la « mécanique des ondes », il me semble. Ou si on remonte plus loin dans le passé, celles et ceux qui pensaient que la terre était le centre de l’univers et que le contraire était impossible.
                                Je veux dire, il est entendu en général par les scientifiques qu’ils font des hypothèses, les connaissances scientifiques se sont enrichies ainsi par paliers, de prise de conscience en prise de conscience d’une certaine façon, mais j’ai parfois l’impression qu’ils sont comme certains scientifiques qui au début du 20ème siècle auraient pu penser qu’il n’y avait rien de fondamental à comprendre de plus, avant que de nouvelles découvertes ouvrent de nouveaux horizons, que de nouveaux rouages dans la mécanique de l’univers soient perçus et changent la compréhension du tout.
                                Bon, c’est peut-être juste un travers au cours d’une formalisation à des fins de vulgarisation tout en étant conscient des limites de leurs connaissances, de la relativité des certitudes, mais bon.

                                Toujours est-il que je pense notamment aussi au concept de l’illusion que serait le monde incarné, la considération de non existence du temps dans l’absolu, et cetera.

                                Quand vous écoutez une musique, lisez un livre, jouez à un jeu, regardez un film, il y a un début et une fin. En état spectateur, vous pouvez certes vous amusez avec la temporalité, si ce n’est peut-être dans les jeux où vous êtes dépendant(e) des lois de la programmation et où, à moins de hacker, pendant que vous jouez vous suivez le fil des événements, vous ne pouvez faire autrement pendant ce temps.

                                Et qui pense quoi ?
                                Ce n’est pas tant une digression dans la digression, passer du coq à l’âne, pour signifier et insister que j’ai parfois la sensation que dans les considérations sur la « réalité » il est parfois amalgamé « spectateur » et « acteur », transcendant et immanent, comme si en étant en quête d’une thèse qui permettrait d’unifier toutes les lois de l’univers, on s’embrouillait, faisait de la confusion. Et le souci de la relative pertinence de procéder ainsi, de penser ainsi.

                                D’où le questionnement sur le sujet pensant et les points de vue sur la temporalité et le monde, le questionnement sur divers « plans de vérités », diverses dimensions, divers points de « vue » et diverses possibles « temporalités ».

                                Et à bien y penser, si je puis dire, il y a des incertitudes, si ce n’est que par rapport aux médiums évoqués plus haut, le jeu vidéo me semble plus proche de caractériser ce que nous vivons, telle une matrice, et si le temps « ressenti » dans l’expérience « incarnée » est relatif d’un certain point de vue, il y a un « temps biologique » et une forme de « réalité » qu’il me semble impropre de qualifier d’illusoire, de non existant du point de vue de l’expérimentateur.
                                Et certes, entre ce que nous percevons par nos sens et ce que nous interprétons, il peut aussi se glisser des méprises, mais cela me semble être un autre sujet de possibles méprises.

                                Et pour revenir sur cette histoire de « temporalités », même si on considère qu’il y a forcément un lien avec « le hors temps » dans la considération, la pensée, le sujet pensant, quand vous jouez, vous jouez en fonction des lois de l’univers programmé. Et la question qui me vient à l’esprit : et si il était écrit dans ces lois qu’il pouvait être joué avec de la temporalité ?

                                Je pense à la théorie de la double causalité, où le temps est considéré autrement qu’en terme de passé, présent et futur. Un dessin planche de bande dessinée qui me semble très bien le synthétiser : https://www.doublecause.net/indexc09b.html?page=conscience-quantique.htm

                                Et mais re toujours est-il que c’est un sujet délicat à bien traiter, au sens que nécessite de s’informer sur les théories actuelles, de repotasser le sujet, n’étant pas un spécialiste ni amateur à l’affût de toutes les publications relatant les thèses les plus récentes. Et « l’actualité du monde Terrestre » fait que j’ai envie d’évoquer, de re évoquer d’autres sujets, des soucis.

                                Bon, pour le coup, je me suis quand même un peu épanché autour, je ne traiterai peut-être pas à nouveau ce genre de sujet (de quoi « Ouf » ?!), si ce n’est peut-être pour disserter autour de la théorie de la double causalité, et de ses applications, que je trouve plausible. Encore que si cela vous intéresse, vous avez diverses thèses, divers articles et conférences publiées sur le site dédié : https://www.doublecause.net

                                Bref, j’ai parfois l’impression que ce qui fait qualifier la « réalité incarnée » d’illusion ou de relative aux perceptions individuelles sert de prétexte à telle ou telle posture individuelle et non collective vis à vis de la vie plus qu’une quête de « vérité », de compréhension de la réalité commune qui serait la plus holistique possible du point de vue de la vie. Tels des bourreaux qui sous-estiment leurs victimes pour ne pas avoir trop mauvaise conscience, des colonisateurs qui se donnent le beau rôle vis à vis des peuples colonisés. Ou les diverses formes de racisme, tel que le spécisme vis à vis des animaux. Pour approfondir la philosophie sur le souci de la « sous-estimation », je vous invite à regarder des épisodes du podcast « Comme un poisson dans l’eau », tel que les deux volets de l’épisode 20, « Les poissons plient le game », où si je me souviens bien il en est question : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

                                Et si la théorie de la double causalité peut avoir des implications, des applications, que nous importe en tant qu’étant « incarné » la relativité du temps du point de vue de l’absolu, non ?

                                En tout cas, il y a des problèmes sociaux, d’environnement, une base pour de la pérennité que la « civilisation » devrait mettre en place, et c’est une de mes principales préoccupations, qui fait que si ma curiosité me pousse à m’intéresser à tout un tas de sujets, il y a comme un sentiment d’urgence qui me ramène aux fondamentaux, aux bases, à l’essentiel du point de vue du sujet ayant les pieds sur terre. Et donc à ce qui me tient à cœur.

                                Parce que quand je vois le « temps de cerveau disponible » de gens intelligents absorbé par des sujets purement théoriques, les grosses fortunes se tourner vers les conquêtes dans l’espace, et cetera, la plupart semblant inconscients des diverses pollutions qui vont avec, des soucis de fond, je me dis que y a comme un besoin de taper du poing sur la table, de dire stop, de faire une grève générale.

                                Et je m’excuse si mon propos paraît confus du fait des diverses digressions. En ce moment j’écris un peu comme mes pensées viennent, et tout étant un peu imbriqué, une pensée en faisant naître une autre, il m’est difficile de clarifier le fil tel qu’au cours d’une dissertation qui serait suffisamment bien structurée.

                                Aussi, en fait, si je devais définir une principale thématique pour aujourd’hui, ce serait la critique des « diversions », des « sujets à diversions » par rapport aux soucis pour l’expérience incarnée plus que de philosopher autour, dessus. Même si l’un n’empêche pas l’autre.

                                D’ailleurs, à ce propos, comme expliqué plusieurs fois, « philosophiquement », « spirituellement », même en considérant le concept de la caverne de Platon, ou d’autant plus en le considérant, je pense important de respecter les diverses formes de vie, et en premier lieu celles dont nous sommes certains qu’elles sont dotées de « conscience ».

                                De mes diverses lectures et écoutes de thèses, d’aucuns m’ont semblé sous-estimer l’importance de la cause animale selon telle ou telle considération militante, selon tel ou tel prisme, et j’en suis venu à me questionner sur mes mobiles, et sur mon évolution, l’évolution de ma considération, de ma perception, de ma sensibilité, de mon hypersensibilité, et de mon jugement sur de mes contemporains. Car je ne suis pas né végan, je n’ai pas été sensibilisé à la cause animale dans mon environnement éducatif, et si de ce que je me souviens j’étais ému, attristé de voir des animaux morts, je ne faisais pas forcément le lien avec de ce qui avait dans mon assiette. Encore que mes parents ont eu leur période végé et si je ne m’en souviens pas bien, il a dû me traverser l’esprit de me passer des cadavres d’animaux à diverses périodes mais je n’avais pas eu la curiosité de m’informer sur les connaissances nutritionnelles d’alors, sur la possibilité de s’en passer, il m’a fallu du temps pour faire le pas, prendre le temps de mieux m’informer.
                                Et toujours est-il que je ne supporte plus de voir tout ce qui n’est pas végétalien, dans les supermarchés, dans les restaurants, les pêcheurs, et cetera. Et même dans les fictions, les livres, les jeux, les séries, films, documentaires, divers moyens d’expression se faisant l’écho du carnisme, une empreinte des travers d’une époque, cela m’est un peu subir une forme de torture, j’ai du mal. Ce qui n’était pas le cas avant où je ne voyais pas autant le mal.

                                Aussi, ce qui me l’a fait considérer comme du mal, je me suis demandé si cela relevait d’une forme de PNL, de reprogrammation neurolinguistique à force de voir des messages et images d’associations militantes, si cela m’était « naturel » ou venait de l’influence de docs qui m’avaient touché, exacerbé dans mon âme le souci pour les animaux.

                                En conclusion, il me semble que je suis juste devenu plus cohérent avec ma sensibilité, avec moi-même, plus conscient des implications, que j’étais plutôt inconscient, en état de dissonance cognitive avant d’opter pour un régime végétalien. Et niveau richesse alimentaire, potentialité de repas, la cuisine végétale est plus riche que ce qu’on peut penser par préjugés, par méconnaissances. Je ne me souviens plus trop, mais il me semble que les premiers mois de ma conversion au végétalisme j’avais cessé de cuisiner certaines gourmandises et je me contentais de plats simples et rapides (cuisson légumes, céréales et légumineuses) par méconnaissance de possibilité d’adapter les recettes, ni en prenant le temps de consulter de nouvelles recettes, de blogs de recettes dédiés à la cuisine végétalienne.

                                J’ai déjà partagé çà et là des liens vers des blogs de chefs végans, je vous en repartagerai probablement au cours d’un vendredi prochain, pour le moment, pour remplacer lait, œufs, et cetera : Les bases de la cuisine végétale : Le b.a.ba pour bien se lancer en mode 100 % végétal : https://vegan-pratique.fr/cote-cuisine/

                                Et sur ce site il y a une partie recettes centralisant celles de divers cuisiniers.

                                Concernant l’aspect éthique, si il y a plusieurs mobiles, plusieurs raisons qui font qu’il y a « divers véganismes », que certains le sont que temporairement, des témoignages que j’ai lus, pas mal de végétaliens ont eu le même cheminement. C’est-à-dire qu’à un moment donné il leur est devenu intolérable ce qu’ils étaient par le passé, du moins par leur alimentation. Et le seul regret pour la plupart, c’est de ne pas s’y être éveillé plus tôt, avec aussi le souci / regret pour un certain nombre d’avoir un entourage dont ils ont du mal à faire prendre conscience de ce dont ils ont pris conscience en leur « âme et conscience ». Et si vous trouverez des témoignages de certains anciens végans qui ne le sont pas restés, c’est une autre histoire, que je qualifierais bien de ne pas s’être suffisamment bien renseigné pour l’équilibre de leur alimentation et / ou suffisamment bien éveillé à la cause antispéciste, mais c’est une autre histoire, et à voir probablement au cas par cas.

                                Et il n’en reste pas moins que dans le genre des prises de conscience, illustrant la « dissonance cognitive » que tout un chacun peut avoir un temps, il y a des enfants de chasseurs, des anciens chasseurs ayant pris conscience de l’enfumage des « arguments » mauvaise foi de leurs pairs, des anciens éleveurs, des anciens travailleurs d’abattoirs, des anciens bouchers, des anciens très carnistes / des anciens très amateurs de cadavres d’animaux qui ont fini par se convertir, témoignent dans ce sens.

                                Un éleveur sauve son troupeau de l’abattoir et devient végétarien : https://www.slate.fr/story/173049/eleveur-betail-vegetarien

                                Confessions d’une employée d’abattoir : https://blog.l214.com/2020/05/19/confessions-dune-employee-dabattoir

                                L’envers de la viande : un ancien boucher raconte : https://blog.l214.com/2022/11/15/lenvers-viande-ancien-boucher-raconte

                                « « Quand tu réalises que ce que tu prenais pour des vérités sont des mensonges, et quand tu prends tout ce raz-de-marée dans la figure, c’est très fort : l’une des choses principales pour les nouveaux militants est de gérer cette rage et de pas exploser. » se souvient Alexandra Morette »

                                Extrait de : « Il faut cesser de considérer les animaux comme des objets de consommation » : https://lareleveetlapeste.fr/il-faut-cesser-de-considerer-les-animaux-comme-des-objets-de-consommation/

                                Sylvie Guillem – Danseuse étoile et végane pour les animaux : https://www.youtube.com/watch?v=lhKVHa0ejuA

                                Pourquoi devenir vegan ? Animaux, environnement, santé, humains : 4 bonnes raisons de faire le choix vegan ! : https://vegan-pratique.fr/pourquoi-devenir-vegan/

                                Si ce n’est que comme expliqué, je pense qu’on peut considérer qu’il y a divers « véganismes », mobiles, intérêts, et que c’est pas tant ou pas que une histoire de sensibilité mais aussi de « logique », de conscience, de façon de considérer ce vers quoi devrait tendre l’humanité. L’introduction du livre « Antispéciste » de Aymeric Caron m’a semblé très bien cristalliser le propos, très bien synthétiser le principe de respect, de combat social, et cetera. Je vous invite à le lire si pas encore lu.

                                Aussi, c’est le genre de préoccupation qui fait que je culpabilise à disserter sur des sujets plus « théoriques » tel que la relativité du temps et des perceptions de la « réalité », qui font diversion de ce point de vue, et que les « fêtes » de fin d’année n’en sont plus du tout dans mon esprit, avec aussi le travers consumériste qui va avec, si ce n’est que je peux cuisiner des très bons repas végans.

                                Ceci écrit, cela me fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques temps : « Charles Dickens, l’homme qui inventa Noël ».

                                Non pas par rapport au risque de devenir un Scrooge, mais par rapport aux préoccupations, à l’intention affichée, et au problème d’avoir bien conscience des problèmes sociaux, environnementaux, et cetera, et potentielles solutions en se forgeant des idéaux, et la difficulté de les servir.

                                Vous connaissez certainement ce Conte de Noël de Charles Dickens, peut-être moins l’histoire autour de l’écriture du livre, les mobiles de l’auteur et l’influence que son conte a eu. Et si le film est une fiction autour, que cela me semble être un peu exagéré de le présenter comme « l’homme qui inventa Noël », de la petite recherche que j’avais faite, de ce que j’ai appris, il y a du vrai, tel que de son influence, de son impact sur le monde anglo-saxon, une facette sociale pour les fêtes de Noël d’alors. Si ce n’est que l’idée de départ c’était plus encourager de la générosité, susciter de l’empathie envers les vivants, de la « charité » au sens noble. Du moins, de ce que je me souviens du film, il est relaté le fait que les fêtes de fin d’année n’en étaient pas pour la plupart avant que le cœur et l’esprit à la fête soient influencés, suscités, ayant eu de l’effet sur plus de dons à des associations, à des œuvres, des orphelinats, et cetera, suite à la parution de son livre. Et de ce que je me souviens, je m’étais fait la réflexion que de nos jours son histoire serait peut-être autre, qu’il regretterait l’impact sur la planète, le mode de vie consumériste développé au fil du temps plus que des intentions charitables, la surexploitation des ressources, l’extinction de masse en cours, avec préoccupation systémique et peut-être aussi pour les animaux, pour les victimes, plus que susciter des élans de générosité à titre individuel.

                                Aussi, dans les préoccupations, il y a aussi la situation à Gaza, en Palestine, les divers conflits dans le monde, et la situation environnementale.

                                Et désolé de faire autant de digressions, mais cela me fait repenser à la responsabilité individuelle versus collective, et surtout ce que je trouve contestable dans le discours d’adeptes du « développement personnel », tel que la responsabilité individuelle par rapport à la maladie. Parce que même si en tout cas, l’effort individuel est important, que nous avons une responsabilité aussi envers nous-même, qu’il peut s’apprendre à écouter son corps et son âme, il y a certaines nuances et distinctions qu’il me semble importantes à faire. Je l’ai déjà évoqué d’une certaine façon, mais appliqué aux discours autour de la maladie, du risque de maladie, cela consiste à comprendre les causes environnementales, extérieures à soi, le cause à effet du point de vue le plus holistique possible.
                                Et en fait, je l’évoque car j’avais commencé à écouter une femme promouvoir son livre à propos de son expérience face à la maladie, évoquer son cheminement, sa prise de conscience de sa responsabilité vis à vis d’elle même, et ce qui m’a « titillé », m’est apparu contestable en partie, c’est le même refrain que d’aucuns tiennent en me semblant surestimer le pouvoir individuel et sous-estimant les diverses influences environnementales. Et il est certes plus facile d’identifier ce qui pose problème à soi, d’agir dessus que de partir dans des réflexions systémiques sur lesquelles on a peu d’emprise dans l’immédiat, mais sociologiquement, certaines études tendraient à démontrer les effets de la précarité, et que de ce point de vue c’est une forme d’inconscience d’autant insister uniquement sur le pouvoir par soi.

                                Je veux dire, je suis pour encourager les gens à prendre soin d’eux, à cultiver la conscience de ce qui ne va pas dans leur vie, à s’appliquer à des solutions, à de ce qui peut être constructif, à poursuivre leur cheminement personnel. Surtout que je pense dommage de ne pas évoquer alors le souci collectif, systémique, l’idée « dans quel but, pour quelle fin ? » au niveau collectif, social, de manquer de perspective par rapport aux soucis sociaux, les imbrications avec les « politiques économiques », le souci de pérennité pour la civilisation. Voire entre autre des études évoquées au cours du film « InterReflections » (des sous-titres français peuvent être activés (cliquer sur « CC » à droite du réglage du volume et sélectionner la langue de votre choix)) : https://www.interreflectionsmovie.com/watch

                                Et : Richard Wilkinson : Comment les inégalités économiques nuisent aux sociétés : https://www.youtube.com/watch?v=cZ7LzE3u7Bw&list=PL9C4E9847954BBFF4&index=50

                                Pour le dire autrement, mon souci, c’est que le discours de certains « adeptes du développement personnel », pas tous, me donnent l’impression de ne pas avoir bien conscience que la planète est malade à cause, d’une certaine façon, des individualistes, d’un système d’individualistes inconscients du souci systémique et de la responsabilité vis à vis des animaux, de l’ensemble du vivant, et que même si il est important de reprendre le pouvoir sur soi, il faudrait voir au-delà d’un problème particulier. C’est mieux d’être bien dans sa peau en tout cas, mais à quoi cela vous servira-t-il si tout s’effondre autour de vous, si bien portant ou mal portant, vous n’avez plus que quelques années à vivre du fait que nous ayons pas été à la hauteur des problèmes collectifs ?

                                Et puis en fait, si on considère que la maladie est une chance de remise en question, si on suit cette logique jusqu’au bout, quand on comprend que la « planète » est malade d’un certain point de vue, autant l’appliquer aussi à une façon de reconsidérer le système, le fonctionnement du monde humain. « Chance » qu’aurait pu saisir le « monde » au moment de la covid 19, si l’on peut dire.

                                Donc, en fait, la logique de la dame appliqué au « monde » a de quoi faire relativiser les discours des « adeptes du développement personnel », dont le sien, ou leur faire prendre conscience qu’en allant jusqu’au bout de la remise en question, il faudrait considérer la maladie de façon encore plus holistique, aller au-delà de son problème particulier.

                                D’autant que ce qui est « vrai » pour un souci particulier ne l’est pas toujours du point de vue holistique, ou peut être considéré autrement.
                                Par exemple, si il est « subversif » que les gens reprennent le pouvoir sur eux par rapport à des intérêts marchands, c’est relatif si cela conduit à des attitudes qui favorisent par des chemins de traverse le néolibéralisme, et c’est vraiment subversif, ou disons plus subversif de remettre en question le fonctionnement systémique, d’avoir une idée claire en tête, de « dans quel but, pour quelle fin ? » sur le plan systémique, d’un point de vue le plus holistique possible.

                                Et je me répète, mais sachant que du point de vue holistique, il faudrait une révolution systémique d’une manière ou d’une autre, par et avec des gens conscients de l’importance de révolutionner le système, de résoudre le souci collectif, je pense que ma critique est pertinente.

                                Pour le dire autrement, si tout le monde faisait comme elle, si c’était reproductible par tous, il y aurait sûrement moins de maladies et moins de malades, et peut-être que cela aurait un effet pour du mieux être collectif de cause à effets, par effet boule de neige, par synergie, mais si et seulement si il est compris le souci systémique, les imbrications, le besoin d’un nouveau système économique. Dans le cas contraire, de fortes chances d’être comme une guérie face à un événement cataclysmique qui la fera elle et nous tous mourir, contre lequel elle et nous ne pourrons rien.
                                Et que paradoxalement, elle aura eu raison de se considérer responsable de ce qui lui arrive, à elle et aux autres, mais responsable pour le sort collectif, de n’avoir pas compris le souci pour la vie sur la planète, systémique, les imbrications systémiques, ou de l’avoir sous-estimé, de n’avoir participé à « guérir la planète », l’environnement, ou en tout cas ne pas polluer encore plus.
                                Et vous me trouverez, me trouvez peut-être dur et arrogant. Je veux dire, bien entendu, tant mieux si son expérience individuelle sert à d’autres pour ne pas tomber malade ou se guérir, juste que voilou.

                                Et déjà partagé le lien, mais si je devais faire un autre parallèle, c’est un peu comme les travailleurs du monde de la culture qui pensent que c’est leur faute si ils ne vivent pas de leur passion, alors que c’est plus « compliqué », tel qu’expliqué par l’économiste philosophe Frédéric Lordon : Garantie économique générale et production culturelle : https://blog.mondediplo.net/garantie-economique-generale-et-production

                                Et en tout cas, je trouve « écartelant » les discours qui responsabilisent l’individuel vis à vis de lui-même sans comprendre ou sans évoquer les imbrications systémiques, le souci systémique, plus holistique, vis à vis du collectif.

                                Et vous pourriez me dire, me répliquer : comme évoquer le souci systémique sans évoquer la responsabilité individuel, en fait.

                                Sauf que si vous m’avez bien compris, c’est pour cela que je l’évoque, que j’évoque les deux facettes, le besoin d’individus qui élèvent leur niveau de conscience, comprennent les soucis pour la santé personnelle et collective, impulsent un changement de système, une révolution politique et économique, le besoin de comprendre « dans quel but, pour quelle fin », d’avoir conscience du souci systémique, des interactions, des synergies, du problème collectif.

                                Et je puis comprendre que certains se sentent « dépassés », cultivent la philosophie « carpe diem »,

                                mais j’en arrive à me dire que peut-être aussi surtout que c’est signe que la plupart des gens sous-estiment la gravité de la crise climatique, écologique, les écocides et leurs implications, leurs conséquences.

                                Je me méfie des résultats de sondage, d’autant que des opinions peuvent évoluer, j’ai en tête une étude déplorant un grande % de climato-sceptiques et évoquant ce qui serait la sous-estimation de presque la majorité du point de vue de spécialistes du sujet.

                                Quand vous ne vous informez pas dessus, ne connaissez pas les controverses et surtout un aspect probablement incontrôlable de nos jours du fait des limites dépassées, vous êtes peut-être de ces certains se disant que l’humanité s’adaptera peut-être d’une façon ou d’une autre.

                                On pourrait imaginer diverses possibilités de fonctionner pour « s’adapter » en théorie. Sauf que jusqu’à quel point aura-t-on réussi à prévoir et anticiper les catastrophes ? Une partie du problème est que sans être proactif, il y a renforcement des effets dévastateurs, il a déjà été trop attendu, et si l’humanité continue avec le genre d’état d’esprit qui consiste à attendre de voir, d’être au pied du mur, d’avoir heurté l’iceberg, c’est « contre-productif », inconscient.

                                Et j’ai l’impression que le principal souci pour en faire prendre conscience, prendre conscience des implications concrètes, c’est que beaucoup de gens ignorent toutes les implications, les causes à effets, ont été intoxiqués par le climato-scepticisme, mal sensibilisés par la « culture populaire », les médias de masse, et cetera.

                                Un message trouvé sur le compte d’un « doomer » : https://twitter.com/EliotJacobson/status/1724206836226879496

                                « Un alarmiste est quelqu’un qui crie au feu dans un théâtre bondé s’il n’y a pas d’incendie. Mais si le bâtiment est en feu, il dit simplement la vérité. »

                                Et la « vérité » par rapport au dérèglement climatique, c’est diverses catastrophes en cours et à venir dans les semaines, mois, années : Top 40 des impacts du changement climatique : https://climatecasino-net.translate.goog/2021/10/top-40-impacts-of-climate-change/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp

                                Peut-être que pour certains ce n’est pas aussi palpable que d’être face à un incendie, même si quand on s’informe bien, divers incendies auraient été ravageurs en partie du fait du dérèglement climatique, quand bien même il est possible d’apprendre des « erreurs », de s’adapter dans une certaine limite, que des solutions peuvent être mises en place pour agir plus rapidement et limiter l’impact.

                                Et au passage, le dérèglement climatique est aussi un bon exemple autour des faits et l’interprétation des faits, des biais conduisant à de mauvaises interprétations des faits, de la part de gens que j’avais trouvé plutôt attentif, « précautionneux », considéré comme des esprits « conscients », éclairés sur d’autres sujets, mais qui se sont fait avoir par du climato-scepticisme et des sophismes.
                                Tel un aspirant à la présidentielle française d’un parti « dissident » qui ne m’avait pas convaincu par son programme politique, qui ne me semblait pas aller assez loin dans la remise en question systémique mais qui avait fait des conférences que j’avais trouvées assez pertinentes, mais qui s’est mis à relayer il y a quelques mois des publications relativisant les incendies en Grèce et compagnie, avant les mégas incendies au Canada, par le prisme relativiste climato-sceptique.
                                A mon sens, son tort, leur tort était de sembler inconscient de la cause à effets du dérèglement climatique et d’ergoter autour du nombre d’incendies par année, évoquer des statistiques sorties de leur contexte pour servir une démonstration de sophiste et non pas une bonne compréhension des effets du réchauffement, le renforcement délétère. Je n’ai pas retrouvé l’article qui critiquait et argumentait en détail contre les thèses relativistes de ce genre de climato-sceptiques. Si vous voulez approfondir, vous pourrez trouver facilement diverses publications évoquant « pourquoi le réchauffement climatique est impliqué, même si la plupart des feux sont d’origine humaine ». Et un peu de bon sens suffit à comprendre que du réchauffement accroît les emprises aux étincelles et décuple les effets, même si des politiques liées aux forêts, à la gestion des forêts, ont aussi un rôle direct dans un certain nombre de cas : La forêt, l’incendie et la carte : https://www.revue-ballast.fr/la-foret-lincendie-et-la-carte/

                                Et déjà évoqué le souci du réchauffement climatique, ce genre de considération, de questionnement avec piste de réponse, mais je me requestionne sur ce qui fait que des gens comme Carl Sagan témoignaient devant le Congrès en 1985 sur le changement climatique malgré le peu d’implications directes à leur époque, et l’« inconscience » de nos jours malgré tout un tas de catastrophes climatiques rapportées. Étaient-ils plus prévoyant, sommes-nous devenus plus « court-termiste » ?

                                Alors pour être juste, il y a toujours des gens comme Carl Sagan, des scientifiques en rébellion, qui font de leur mieux pour essayer de faire bouger les lignes, d’éveiller les consciences, de sensibiliser politiques et citoyens.

                                Cet épisode 35 du podcast « Révolution Maintenant ! » évoque le souci des intérêts financiers, des lobbies aux intérêts particuliers : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode34-staycationing-9jlk7-kbr23-98fgl-fngdf-jn9pp-zsp5y-mzpbc

                                Aussi, toujours est-il que quand je vois que collectivement, « on est pas rendu », j’ai la sensation d’être sur le Titanic après l’impact fatidique, sur un bateau en train de sombrer pendant que tout un chacun se divertit, semblant inconscient du drame en cours malgré la flagrance ; ou dans le film « Melancholia », ou dans « Don’t Look Up : Déni cosmique ».

                                Et ce qui, avec le fait que pour un grand nombre, tant que pas d’évolution dans leur consommation, leur éthique, va avec les « fêtes » de fin d’année, du fait de mon souci pour les animaux, et des liens, imbrications avec le dérèglement climatique, renforce mes préoccupations, mon indignation, ma révolte, le fait que cela ne m’est plus des fêtes.

                                Ce qui est le cas depuis plusieurs années déjà, en fait. J’en ai écrit un texte poétique l’année dernière, accompagné d’un essai de récitation et de réflexions : Poème « Que faisons-nous ? » et réflexions pour les fêtes de fin d’année : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/poeme-que-faisons-nous-et-reflexions-pour-les-fetes-de-fin-dannee/

                                Pour revenir sur la sensation, la métaphore « Don’t Look Up : Déni cosmique » me semble assez appropriée, dont des interviews des scientifiques, et surtout de la fin, surtout une phrase à laquelle je pense souvent et que je trouve très forte, appropriée : https://www.youtube.com/watch?v=4-zv5Cvg6pM

                                Au passage, quelques articles :

                                “Déni cosmique” : le cadeau de Noël empoisonné de Netflix : https://mrmondialisation.org/deni-cosmique-le-cadeau-de-noel-empoisonne-de-netflix/

                                Top 9 des pires arguments climatosceptiques débunkés : https://mrmondialisation.org/top-9-pire-arguments-climatosceptiques/

                                Top 5 des méthodes de greenwashing à détecter : https://mrmondialisation.org/pire-methodes-greenwashing/

                                Tribune : Urgence écologique, on nous roule dans la farine ! : https://mrmondialisation.org/tribune-urgence-ecologique-on-nous-roule-dans-la-farine/

                                Je suis Climatologue. Don’t Look Up expose la Folie que j’observe chaque jour ! : https://mrmondialisation.org/je-suis-climatologue-dont-look-up-expose-la-folie-que-jobserve-chaque-jour/

                                Enfin, je pense avoir évoqué tout ce que je comptais évoquer aujourd’hui. J’imagine que vous n’avez pas encore eu le temps de lire tout ce que je vous ai suggéré les précédentes semaines, que vous aurez encore plus du mal à tout lire du pavé que je viens d’écrire, ainsi que de consulter tous les liens. Néanmoins, c’est fait, et si vous êtes encore à me lire, je vous remercie de votre attention, d’avoir pris le temps de lire mes pérégrinations dans la sphère de la pensée, les réflexions.

                                J’essayerai de faire plus court la semaine prochaine, d’évoquer d’autres sujets ou de partager juste une création, je me suis suffisamment épanché, encore que pour être en cohérence avec l’idée de cesser les diversions tant que nous ne nous préoccupons pas des fondamentaux pour une pérennité de civilisation, je devrais faire grève générale illimitée, m’y appliquer. Pas évident de restreindre sa curiosité, sa soif de partage.

                                D’ailleurs, je rajoute un dernier lien pour aujourd’hui. J’ai appris au cours d’une pause d’écriture la mort de Karl Tremblay, le chanteur du groupe des « Cowboys fringants » dont j’ai adoré des chansons, tels que : 8 secondes : https://deezer.page.link/NgbRxmf36KmLWhpi8

                                Et Plus rien : https://deezer.page.link/7tFED67amcuccZg4A

                                Vidéoclip de Plus rien : https://www.youtube.com/watch?v=ZMxAdn7w0fY

                                Et j’ai envie de lui rendre hommage en évoquant de ces chansons. C’est fait. Paix à son âme, repose en paix l’Artiste, condoléances à la famille.

                                À la semaine prochaine !

                                 

                                Photographie montage graphique d’illustration trouvé sur : https://pixabay.com/fr/illustrations/horloge-mains-espace-temps-5842395/

                                en réponse à : Le rendez-vous du vendredi #441
                                Pascal LamachèrePascal Lamachère
                                Maître des clés

                                  femme avec drapeau de la Palestine sur le visage

                                  J’ai d’une certaine façon un contentieux avec les adeptes du complotisme, ou du moins d’un des courants, de celles et ceux qui l’instrumentalisent par peur de l’instrumentalisation, de la récupération, par peur d’un « agenda caché », favorisent d’une certaine façon le statu quo, et favorisent en fait de ce qu’ils craignent ou de ce qu’ils contestent, et me semblent assez inconscients d’une certaine causalité, de problèmes de fond et de « solution », de potentialité. Tels les climato-sceptiques.

                                  Et autant je trouve intéressant de réfléchir à diverses théories, autant, quand on est dans une « quête de vérité », j’ai l’impression que des thèses complotistes brouillent les pistes, au sens de jeter l’anathème sur telle ou telle remise en question sans examen sérieux des idées, des versions, qui ne sont pourtant pas celles du système, des gouvernants.

                                  Cela m’est revenu en relisant ce que j’ai écrit pour vendredi dernier, ainsi qu’à la lecture de réactions à un exposé vidéo autour des manuscrits de Nag Hammadi, où nombre de commentateurs ont semblé se considérer plus spécialiste de la théologie que l’intervenant, tentant de balayer par leurs seuls arguments d’autorité, fondés de mon point de vue sur la peur de la remise en question de leurs croyances religieuses, le propos, l’histoire autour de ces manuscrits, et non pas sur des arguments pertinents.

                                  Vous le savez peut-être déjà si vous vous êtes intéressé(e) à diverses thèses de médias alternatifs, mais une des marottes du « complotisme », c’est le nouvel ordre mondial, dont l’avènement est soit dit en passant plus ou moins déjà réalisé, et viendrait avec une nouvelle religion, et cetera. Et donc ce qui aurait tendance à remettre en question des dogmes religieux, des coutumes, d’aucuns ont tendance à l’assimiler à ce dessein politique, cette « finalité ».

                                  Je serais curieux de connaître combien d’entre eux connaissent réellement le sens originel des textes de la « Bible officielle » et non pas la traduction approximative, ont sincèrement examiné et réfléchi dessus. De quoi penser qu’ils ont une « foi du charbonnier », ont une tendance de pharisien.

                                  Et toujours est-il que je suis loin d’avoir tout lu, je ne sais pas si je trouverai le courage et le temps de tout lire, mais je trouve très intéressant de connaître cette version : Les manuscrits de Nag Hammadi : https://afrikhepri.org/les-manuscrits-de-nag-hammadi-pdf/

                                  Et liste des traités de la Bibliothèque copte de Nag Hammadi : https://www.naghammadi.org/traductions

                                  Et puis qui connaît l’histoire des conciles, des débats, des controverses, me semble devoir comprendre l’aspect « politique » aux racines de ce que certains ont retenu, mis de côté, et matière à remises en question des choix d’alors plutôt que de vouloir jeter l’opprobre sur une interprétation « non orthodoxe » par principe que pourrait ébranler un courant, une branche, une doxa.

                                  Et bref, plutôt que de craindre un « nouvel ordre mondial » déjà en place d’une certaine façon, ainsi que de voir d’un mauvais œil un approfondissement de la spiritualité amenant à de la remise en question ; et parce que au fond celles et ceux qui remettent en question les dogmes religieux le font parce qu’ils étudient des textes, cultivent leur spiritualité, mettent à l’épreuve leur conscience, font un effort sur le chemin spirituel ; il me semble que ces « complotistes » devraient plus réfléchir à leurs propres idéaux et aux soucis dans le monde.

                                  Aussi, si il y a de l’instrumentalisation religieuse à craindre, cela me semble plus être du côté de certains « orthodoxes ». Encore que je ne suis pas certain qu’il soit approprié de les considérer comme tel. Si ce n’est que dans les « forces politico-religieuses en présence », j’ai appris qu’il y en a qui ont une certaine foi et dont l’ambition serait d’être au service d’une prophétie, qui du coup serait comme une prophétie auto-réalisatrice, favorisant une forme d’apocalypse.
                                  Au passage, je ne sais pas si ils cachent leurs croyances, mais sans l’associer à une religion, sur le plan / facette qui serait uniquement par le politique, tout en revenant un peu au même dans l’idée que les religieux de l’apocalypse, j’avais lu thèse de gens prêts à jouer un jeu très dangereux, avec le feu, tels des pompiers pyromanes, partant du principe qu’une stratégie à mettre en œuvre pour révolutionner le système, de repartir sur des bases saines, serait de pousser à bout l’actuel, exacerber les excès du capitalisme néo libéralisme, mettre en exergue les travers en donnant le mauvais exemple jusqu’au point de non retour, si je puis dire, de ce que j’ai compris.

                                  J’imagine que vous en conviendrez, que ces « bonnes intentions » pour la finalité ne peuvent s’ancrer de manière certaine, que remettre sa foi dans un après, après avoir favorisé du « pas glop », penser qu’il ressortira un mieux être collectif de la sorte est un pari douteux, contestable. Et que même si avoir théorisé des idées pour un système ne garantit par l’application, il vaut mieux s’attacher à comprendre au mieux les soucis et les potentialités, se forger des idéaux et militer pour, savoir où l’on veut aller en terme d’idées, et militer dans l’objectif que cela se réalise, que se mettre au service d’une apocalypse comme ils le planifieraient, avoir recours à une stratégie où les fins justifieraient les moyens, et où les mauvais moyens mis en place fragiliseraient voire seraient contre-productifs pour une assurance de concrétisation d’un horizon.

                                  Et vous me trouverez probablement condescendant de considérer qu’ils ne l’ont pas fait, de juger de la sorte, mais je pense qu’il convient de bien s’informer et de bien diagnostiquer les problèmes sociaux, élever son niveau de conscience, réfléchir aux moyens appropriés en conscience des difficultés, de certaines complexités telles que les diversités des mobiles des uns et des autres, mettre au point un plan avec capacité d’adaptation tout en étant ferme dans l’objectif, dans ses convictions.

                                  Bon, je vous parais certainement un peu abscons ou trop « généraliste », dans la théorie, au cours de ces réflexions, du partage de ces pensées. J’espère que vous aurez compris ma considération critique de ce qui me semble être de la mauvaise foi, le problème de l’instrumentalisation des croyances sans forcément bien comprendre les problèmes sociaux, de la critique de celles et ceux qui mettent des bâtons dans les roues d’idéaux par peur du changement, favorisent des préjugés par conservatisme.

                                  A ce propos, pour contrer les préjugés et être au service d’idéaux, je pense qu’un des moyens c’est la participation à la « bataille des idées » d’une manière ou d’une autre. Avoir le courage de ses convictions. Si ce n’est que si sur internet le travail de militant peut être facilité, il semblerait et il est logique qu’une audience conséquente a beaucoup plus d’impact, vaut un grand nombre de militants. Du moins, j’avais lu une étude sur le sujet le laissant entendre, et même si c’est délicat de comparer de la sorte, il m’avait semblé que suite à sa participation à un débat à une émission pas mal écoutée, un professeur engagé pour une démocratie directe, assemblée constituante citoyenne et RIC, avait eu beaucoup plus de gens s’intéressant au projet que pendant des années avec le soutien de gens l’ayant connus et partageant ses idées avant la diffusion. Et peut-être que sa médiatisation vient en partie du fait de soutiens de militants de longue date, et c’est sur le long terme qu’il faudrait pouvoir juger de l’efficacité, reste que cela m’a semblé illustrer le pouvoir médiatique et le possible peu d’effets de commenter « à droite et à gauche » sur divers espaces du Web.

                                  Et si c’est pas pour autant qu’il ne faut pas se décourager quand on est convaincu de ses idées, quitte à prêcher dans le désert ou à être comme Don Quichotte, et que je me dis qu’il ne faut pas avoir peur de la confrontation, des tensions, qu’il est nécessaire, pour l’évolution des consciences, de prendre le temps de se forger une opinion « pesée et emballée » et d’oser exprimer le fond de ses pensées, je me pose des questions sur l’efficacité. Peut-être qu’il ne faut pas chercher à être le plus efficace possible, ne pas chercher à pratiquer une forme de productivisme militant, tant en plus il est difficile d’être certain sur le long terme, et qu’il vaut peut-être mieux faire « comme on le sent ».

                                  J’écris cela un peu comme une sorte d’auto-critique, ou disons une sorte de mise au point, au clair de ma façon de procéder par rapport à mon mode de fonctionnement, ma propre militance. Même si internet permet aux timides de s’extérioriser, d’être un peu « extraverti », à moins de le prendre comme un jeu de rôle, c’est un peu se faire violence, on est pas tellement plus dans une zone de confort quand on expose ses idées même par écran interposé, et si il fut un temps où je « croisais le fer » avec divers militants et des commentateurs de médias de masse sous des pseudonymes, à en devenir parfois odieux ou devoir faire face à des qui l’étaient, et si j’ai une certaine nostalgie de certains réseaux, je ne me vois pas de nouveau faire de même et je me questionne toujours sur l’efficacité, tel un constat de l’impuissance de l’expression de nos avis sur ce qui se passe en Palestine, à Gaza, pour les aider. J’imagine que les manifestations de soutien sont toujours bienvenues, qu’elles valent mieux que rien dire ou rien faire, mais j’en ai lu faire pression sur tel ou tel artiste pour qu’ils et elles prennent position en faveur des Palestiniens, et je me dis que si ils et elles ne l’ont pas encore fait, c’est peut-être non pas par indifférence mais par dépit face au déroulement des atrocités.

                                  Au passage, pour vous informer sur la situation en Palestine : Télé Palestine : https://investigaction.net/category/tele-palestine/

                                  Des articles : https://investigaction.net/?s=Gaza

                                  Pour le message par l’art philosophie poésie, vous pourrez voir des vidéos du journal de Personne entre autres sur : https://www.tiktok.com/@le.journal.de.personne

                                  Une analyse de Peter Joseph dans l’épisode le plus récent à ce jour de son podcast Révolution Maintenant ! (c’est en anglais mais vous devriez pouvoir traduire d’une manière ou d’une autre la transcription complète publiée après la vidéo) : https://www.revolutionnow.live/episodes/episode47

                                  Ceci écrit, pour revenir à mon contentieux avec les adeptes du complotisme, ou du moins d’un des courants, si je suis enclin à défendre d’une certaine façon du « complotisme » par rapport à la critique des politiques, tel que le fait cet économiste philosophe que j’avais trouvé pertinent à l’époque où j’avais lu l’article : Conspirationnisme : la paille et la poutre : https://blog.mondediplo.net/2012-08-24-Conspirationnisme-la-paille-et-la-poutre

                                  Il n’en reste pas moins que dans la préoccupation « dans quel but, pour quelle fin ? », comme expliqué, laissé entendre, certains me semblent faire fausse route, en amalgamant à la fois critique des politiques actuelles, des desseins occultes, et pratiquant la défense de politiques réactionnaires, conservatrices qui y ont menées. Et occulter qu’il y a de bonnes raisons de cultiver une spiritualités, de chercher de la vérité « en son âme et conscience » sans se référer à un dogme fondé sur du contestable.

                                  A propos des contradictions sur le plan politique de la part de « complotistes », une forme d’inconscience à mon sens, un article qui me semble synthétiser le souci : A propos des Dominants : https://investigaction.net/A-propos-des-Dominants/

                                  Il n’y est pas question de complotisme en soi, mais de ce que je me souviens, je l’avais trouvé pertinent par rapport au souci de certains complotistes qui par leur tendance conservatrice, leur prisme politique, avaient le tort qui y est critiqué.

                                  Et re ceci écrit, précisé, je ne comptais pas aborder de nouveau le sujet de sitôt, d’autant que je vous ai déjà suggéré de la doc’ pour la défense philosophique et nutritionnelle de l’éthique végane antispéciste, mais les fêtes de fin d’année se profilent, j’ai en tête l’horreur faite aux animaux, et j’ai aussi un « contentieux » vis à vis de l’ « humanisme spéciste », de l’anthropocène, et plus largement des « carnistes ». Et ce que j’ai écrit à propos de complotistes est aussi valable pour eux, d’autant que d’entre eux ont en commun une rhétorique critique contestable, bancale à l’égard du véganisme, du moins selon le prisme du véganisme antispéciste ayant pour idéal de la Zoopolis.

                                  Aussi, par la même occasion, je voudrais revenir sur ce que j’ai écrit sur les adeptes du « développement personnel ».

                                  Celles et ceux qui vous disent par amertume que l’être humain est ceci ou cela, que tel ou tel travers serait l’apanage de l’homme me semblent généraliser leur propre mode de fonctionnement et / ou manquer à relativiser selon l’influence systémique, un état d’esprit systémique.

                                  Si vous ne connaissez pas, je vous invite à voir le documentaire « Vers un monde altruiste ? », mais pour résumer, certaines études tendraient à prouver un aspect inné à être prêt à aider autrui, et que c’est plus la division du monde par influence systémique qui nous conduirait à avoir un comportement différent au fil du temps.

                                  Et un article qui conteste le concept du « propre de l’homme » : Apologie de la mauvaise foi : L’inconsistante Apologie du carnivore de Dominique Lestel : https://www.cahiers-antispecistes.org/apologie-de-la-mauvaise-foi/

                                  Et mon souci par rapport à l’ « humanisme spéciste », des carnistes, d’une partie des complotistes, de religieux et de certains militants politiques, y compris des personnalités de gauche et même de philosophes situationnistes, c’est leur tendance aux préjugés, aux clichés, à ignorer l’intérêt nutritionnel, et cetera, quand bien équilibré, à mésestimer le véganisme, la philosophie antispéciste, la cause animale, le considérant au mieux comme une mode de bobo gaucho européen ou au pire comme une mauvaise influence par une « propagande sataniste des sectes américaines ». Du grand n’importe quoi ! Et assez cocasse si on considère que c’est faire couler le sang qui relève du satanisme et quand on sait que des pratiquants de diverses religions sont devenus végans du fait de leurs soucis pour les animaux, aussi sur la base de leur foi, l’ouverture de leur conscience aux problèmes éthiques et écologiques et interprétation de textes.

                                  L’Islam, les animaux et la rahma : https://lamorce.co/lislam-les-animaux-et-la-rahma-bonnes-feuilles-du-recueil-la-pensee-vegane-2020-dirige-par-renan-larue/

                                  Je voudrais donc re relativiser ce que j’ai écrit sur les adeptes du « développement personnel ».

                                  D’un côté je pense important de comprendre le souci systémique, de ne pas réduire la solution à des efforts individuels et du consumérisme,

                                  de l’autre, je trouve dommage et contestable que pas plus de « penseurs systémiques » ne militent pas pour le véganisme antispécisme, déculpabilisent les individus de la responsabilité de l’humanité vis à vis de l’ensemble du vivant.

                                  Donc, si je trouve dommage que pas plus de végans et autres adeptes de l’effort individuel ne militent pour une révolution systémique, collective, je trouve aussi dommage que des conscients du souci systémique ne s’informent pas mieux sur la cause animale et ne militent pas pour, sous prétexte de se concentrer sur de la cause des causes, quand c’est pas par préjugés (et réductionnisme ; il serait temps d’apprendre que le passé de l’humanité ne se réduit pas à « chasseurs-cueilleurs », qu’il y aurait eu des peuples végé d’avant le néolithique).

                                  Un lien que j’avais déjà partagé mais que je remets, au cas-où vous ne l’ayez pas encore lu : A propos du souci économique, écologique, politique et éthique, de la cause animale, la cause palestinienne, un article où est abordé la critique de la part de certains et l’intérêt du véganisme antispéciste anticapitaliste : https://www.revue-ballast.fr/jerome-segal-qui-sont-les-animaux/

                                  Et des intervenants du podcast « Comme un poisson dans l’eau » évoquent ce genre de considération, tel que les épisodes autour du risque d’Écofascisme et :

                                  Approche intersectionnelle de l’animalité : entre racisme et spécisme : https://www.youtube.com/watch?v=nERrpDq3q8A

                                  Antiracisme et antispécisme peuvent-ils s’allier ? : https://www.youtube.com/watch?v=dizsz0crC5U

                                  Dans un autre genre, le sujet OVNI est aussi l’objet d’anathèmes de la part d’une branche du complotisme. Alors que si là aussi y a de quoi se méfier des récupérations politiques, des instrumentalisations par la politique, le sujet est suffisamment tangible pour être étudié et pris au sérieux. J’essayerai de l’évoquer dans un futur message. Peut-être pas vendredi prochain car j’ai pas encore développé certaines réflexions que je voulais vous partager, j’ai pris du retard, et pour aujourd’hui j’ai déjà beaucoup écrit et partagé.

                                  Pour la route, quelques vers :

                                  Route de Babel,
                                  le monde tombe, rebelle,
                                  tant de déplacés climatiques,
                                  de tragédies, d’instants critiques.

                                  Route de Babel,
                                  le monde se cherche, se perd,
                                  perte de repères,
                                  tel à Gaza après le passage d’Israël.

                                  Route de Babel,
                                  il faut s’accrocher, le cœur soigner,
                                  pour ne pas sombrer, à l’accalmie se relever,
                                  et participer d’un écosystème pérenne, une révolution de civilisation de la terre au ciel.

                                  Bon week-end, à vendredi prochain !

                                   

                                  Photo d’illustration trouvée sur : https://pixabay.com/fr/illustrations/femme-portrait-visage-chagrin-8353953/

                                15 sujets de 121 à 135 (sur un total de 221)