#600
Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    pour aujourd’hui, de nouveau quelques réflexions à vous partager, dont suite à un petit vent trolleur qui a soufflé sur l’espace commentaire(s) de la vidéo recette publiée la semaine dernière sur le compte tiktok.

    Avant, un sujet que je n’avais pas précisément évoqué, mis à part en vous invitant à écouter la conférence : « Pesticides : le scandale sanitaire du siècle ? » : https://www.youtube.com/watch?v=sdL63jQZhjQ

    Je ne suis pas assidûment les dossiers, les recours contre les délétères, mais j’ai compris que c’est un sujet (préoccupation et lutte contre de l’impact sur les pollinisateurs, et cetera) de société vital, lié aux problématiques environnementales, soucis de civilisation et périls.

    Bref, je ne vais pas tellement plus clavarder autour, si ce n’est une réflexion liée ci-après, car en fait, je suis abonné à la lettre d’informations de l’ONG POLLINIS et c’était surtout pour introduire le partage d’une récente et vous inviter à consulter leur site si vous voulez approfondir le dossier et / ou les soutenir : https://www.pollinis.org/

    Extrait de leur lettre d’informations :

    « ALERTE !

    Le syndicat des multinationales de l’agrochimie, appuyé par l’État, contre-attaque pour faire tomber la victoire historique « Justice pour le Vivant » obtenue après quatre ans de combat mené par POLLINIS et ses alliés, au nom de tous les citoyens :

    Une victoire qui contraint l’État à tester (réellement cette fois !) et à retirer sans délai les pesticides les plus dangereux – pour protéger la nature, les pollinisateurs et notre santé à tous – mais que nos dirigeants refusent d’appliquer !

    S’il vous plaît, faites circuler ce message le plus largement possible autour de vous, nous avons besoin de votre aide et de l’aide de tous les citoyens susceptibles de s’engager à nos côtés pour résister à ce nouvel assaut : arrachons ensemble une victoire définitive pour l’avenir du Vivant et des générations à venir.

    ———————–
    ­
    Madame, Monsieur,

    Le 3 septembre 2025, POLLINIS et ses alliés dans le procès « Justice pour le Vivant » ont obtenu une décision de justice historique contre l’État et le lobby français des pesticides (1) :

    La reconnaissance officielle que la contamination généralisée de notre environnement par les pesticides est LA cause majeure de l’effondrement des insectes pollinisateurs et de toute la biodiversité qui en dépend (2).

    Et que le système d’évaluation mis en place pour protéger les citoyens, leur environnement et leur santé, ne fonctionne pas :

    >> Les tests censés vérifier que les pesticides ne sont pas dangereux ne permettent pas de comprendre leur toxicité réelle pour les abeilles et les insectes en général, ni pour les oiseaux ou les petits mammifères – ni même pour la santé humaine !

    Nos institutions ont donc laissé passer tout un tas de pesticides toxiques, dont les résidus s’accumulent dans l’environnement, générant le niveau de pollution sidérant et parfaitement illégal dans lequel nous vivons aujourd’hui – absolument tout notre environnement est saturé de pesticides, des sols aux rivières, jusqu’à la brume des nuages (3)…

    C’est sur ce constat, documenté depuis des années et sur lequel toutes les agences publiques ont cherché à alerter à de nombreuses reprises – le CNRS, l’EFSA, l’INSERM, l’INRAe (4) – que notre coalition « Justice pour le Vivant » a réussi à obtenir une décision de justice hors norme :

    >> L’État EST TENU de réévaluer tous les pesticides dont les effets sur la biodiversité ont été mal testés – soit potentiellement près de 3000 pesticides actuellement en libre circulation sur nos territoires (5) ;

    >> Il DOIT interdire tous les tueurs d’abeilles et les pesticides les plus toxiques pour la nature et notre santé, au fur et à mesure que les tests préconisés par les scientifiques et les agences sanitaires auront prouvé leur toxicité réelle.

    Cette décision représente un élan d’espoir prodigieux et un point de bascule vers un changement complet de système…

    une avancée qui a aussi une portée exceptionnelle par son caractère «exécutoire» : c’est-à-dire qu’elle doit être appliquée immédiatement, sans attendre et ce, même si l’État décide de contre-attaquer devant le Conseil d’État.

    Pourtant, et malgré les nombreuses relances, rencontres officielles, rendez-vous à Matignon et rappels formels : l’État refuse toujours d’exécuter sa condamnation !

    C’est tout simplement inacceptable.

    Face à l’armada de lobbyistes et de conseillers que l’État et les firmes de l’agrochimie sont en train de mobiliser en ce moment même, main dans la main, pour attaquer devant le Conseil d’État notre victoire citoyenne unique au monde pour les abeilles et la biodiversité…

    nous avons besoin de vous pour résister, les contraindre à respecter l’État de droit et faire appliquer immédiatement la décision de justice.

    Avec votre soutien, et celui de tous les citoyens engagés dans cette bataille historique contre les géants de l’agrochimie soutenus par l’État, POLLINIS et ses alliés de la coalition Justice pour le Vivant se mettent en ordre de bataille pour :

    1 – Réunir immédiatement les meilleurs avocats, juristes et scientifiques pour défendre les abeilles et la biodiversité devant le Conseil d’État, et obtenir une victoire définitive sur les lobbys – pour la nature et le monde que nous allons laisser aux générations futures !

    2 – Saisir dès que possible le juge de l’exécution pour contraindre l’État à se mettre au travail dans les meilleurs délais et à rééxaminer les centaines de pesticides tueurs d’abeilles en libre circulation qu’il faut de toute urgence retirer du marché ;

    3 – Répliquer cette victoire en justice partout où nous le pourrons en Europe, pour mettre fin à plusieurs décennies d’extermination généralisée des abeilles, des bourdons, des papillons et de toute la biodiversité florale et animale qui en dépend.

    ———————–

    Cela paraît fou et pourtant :

    >> ce sont de simples associations citoyennes qui sont obligées de rappeler à nos dirigeants les principes élémentaires de l’État de droit et l’obligation d’exécuter une décision de justice ;

    >> ce sont POLLINIS et ses alliés qui se retrouvent en première ligne pour documenter les conséquences dramatiques des failles dans l’évaluation des risques des pesticides que l’État a choisi d’ignorer pendant des années ;

    >> et ce sont nos équipes qui doivent, encore et toujours, contraindre les décideurs à regarder en face l’effondrement des écosystèmes et à en tirer les conclusions qui s’imposent (10).

    Il y a urgence :

    L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de tirer la sonnette d’alarme sur l’extraordinaire rapidité avec laquelle les insectes pollinisateurs sont en train de disparaître partout en Europe (11) :

    >> Plus de cent nouvelles espèces d’abeilles sauvages viennent de basculer dans la liste rouge des espèces menacées d’extinction, parmi lesquelles 15 espèces de bourdons sur les 70 qui peuplent l’Europe, et 14 espèces d’abeilles cellophanes, essentielles à la pollinisation des arbres comme les érables rouges et les saules ;

    >> Les populations de syrphes – le troisième grand groupe de pollinisateurs – risquent de perdre 37 % de ses contingents si rien n’est fait ;

    >> Plus de 40 % des papillons uniques à la région européenne et présents nulle part ailleurs dans le monde sont désormais menacés d’extinction ou sur le point de l’être.

    C’est une catastrophe qui appelle à la mobilisation de toutes et tous, et à une réaction urgente avant qu’il ne soit trop tard.

    Avec votre soutien, en votre nom, et au nom du million et plus de citoyens qui se battent au côté de POLLINIS :

    >> Nous avons remis officiellement une feuille de route technique et scientifique aux mains du Premier ministre pour que les autorités sanitaires se chargent immédiatement de retirer les autorisations des 300 pesticides les plus dangereux et les plus répandus en France ;

    >> Nous allons réunir les meilleurs avocats pour obliger l’État à respecter à la lettre ses obligations judiciaires et attaquer l’État pour non exécution s’il continue à refuser de s’exécuter pour retirer du marché tous les pesticides tueurs d’abeilles utilisés sur notre sol ;

    >> Nous allons surveiller de très près, avec l’aide des plus grands spécialistes des abeilles, de la faune terrestre et aquatique, et de la santé humaine, chaque procédure de réexamen des autorisations de mise sur le marché et chaque proposition de réforme, pour s’assurer que les réponses étatiques soient à la hauteur des enjeux.

    C’est pour mettre sur pied ce plan ambitieux et salutaire pour les abeilles que POLLINIS fait appel dans l’urgence au soutien des citoyens.

    Pour soutenir POLLINIS : https://soutenir.pollinis.org »

    Ceci partagé, petite réflexion : en plus de la difficulté de l’humanité de s’accorder à de la paix et pour de la pérennité civilisationnelle, ou disons lié dans le cause à effets, du fait des effets systémiques, d’un mode de fonctionnement d’une « économie non économique », constater la difficulté que rencontrent les défenseurs des causes environnementales desquelles toutes et tous devraient se sentir concerner a de quoi rendre collapsologue, douter du « bon sens » des contemporains. Quand bien même peuvent se trouver des explications « justifications » raisons mobiles avant que cela ne soit bien pris acte.
    Clairement, je dirais même plus, il me semble qu’il est difficile d’accepter, et même impossible, en fait, quand vous vous êtes sensibilisé(e) à l’impact et à ce qu’il faudrait idéalement faire, qu’il ne soit pas pris acte, que prime des intérêts court-termistes d’industries jugées délétères et que ne soit pas cessé un certain manque d’éthique.

    Après, dans les repères, à mon sens, il y a la cause animale. Et même si peut s’expliquer par un mode de fonctionnement systémique qui anesthésie l’empathie, de la conscience, impossible d’accepter qu’il en soit pas autrement une fois que vous avez eu le courage de remettre en question et d’être en cohérence. A rendre assez amer quand vous êtes confronté(e) à la difficulté de sensibiliser d’autres.

    Ce qui m’avait fait ancrer une réflexion sur les « braves gens », notamment avec le poème « Tout est lié » partagé au cours du message du 10 janvier de cette année : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/529/

    Aussi, même quand vous comprenez qu’il y a une « majorité silencieuse », que certains sont adeptes de « gaslighting », font du trollage à dessein, à plus ou moins désensibiliser même les hypersensibles aux commentaires « pas glop », du souci c’est que même si ils ne sont pas représentatifs, ils le sont de travers civilisationnels et cela ne rend pas plus « acceptable » quand lié à des causes que toutes et tous devraient considérer d’intérêt général.

    Dans le genre, je me suis pris un petit vent trolleur dans l’espace dédié aux commentaires de la vidéo recette publiée la semaine dernière sur le compte tiktok. J’en ai pas eu beaucoup, mais comme je ne publie pas auprès d’une communauté végane, que la majorité des gens regardant ne commentent pas, j’en ai rarement sur les vidéos que je partage, donc a détonné un peu, d’autant qu’ils ont été caractéristiques de quand des commentent sur un détail sans forcément avoir pris le temps de regarder la vidéo, de s’intéresser au texte, et cetera. Avec intention patenté d’ennuyer, de se moquer bêtement. De la part de gens plus ou moins de mon âge et un ou deux plus âgés, visiblement anti écolos, tendance droite. Et si certains – la plupart, voire tous les militants ayant un certain succès niveau audience – ont reçu pire comme commentaires de types de cette communauté, n’en reste pas moins désolant vis-à-vis des idéaux.

    Bref, dans ce « festival » de « mesquineries de trolleurs », un est allé jusqu’à la mesquinerie de faire une remarque sur le physique.

    Et je ne pense pas qu’on puisse me juger manquer d’humour, de trop me prendre au sérieux. Préjuger peut-être, mais pas juger. Par contre, je prends au sérieux la cause animale, le véganisme, l’antispécisme, et je m’oppose aux moqueries qui reflètent un manque d’éthique, de considération, et on pourrait considérer paradoxalement un « manque d’humour sain », qu’ils semblent plutôt avoir un humour de pervers narcissique cons trolleurs (du genre quelques mots de commentaires avec plusieurs smileys de « foutage de gueule »).

    Et même si je pourrais y « mettre les formes », être plus pédagogique ; répondre à certains tel que le monsieur d’un certain âge qui a semblé tiquer sur « chocolat végans » – à moins que cela ait été pour l’orthographe étrange – parce qu’il ne devait pas connaître les subtilités du véganisme, n’a pas pris le temps de consulter le lien partagé en texte sur le souci de l’exploitation des singes, que j’aurais pu l’inviter à s’informer sur pourquoi important de préciser ; quand vous avez l’impression d’avoir affaire à des trolls provoc’s, j’en suis à me dire qu’il vaut mieux suivre le conseil de ne pas perdre de temps avec eux. Peut-être quand même faire une petite vidéo explicative sur certaines subtilités telles que l’importance d’une huile de coco certifiée végane et le label « Cruelty-free and vegan ».

    Pour revenir sur la réplique sur le physique, j’ai un doute. Ce qui est un peu la caractéristique du trollage « gaslighting ». Si ce n’est l’intention de troller, d’agacer. Et peut-être le genre de commentaire qu’il laisse à toutes et tous ceux qui sont végans, écolos, qui militent pour des idéaux qu’il ne sait pas encore respecter.
    Pour « tout dire », c’était « le physique de ses idées », accompagné de plusieurs smileys de « foutage de gueule ».
    Et si je puis comprendre que le t-shirt « Végan Runner » avec la tête d’un animal en fasse réagir, que je ne suis pas fan de mon physique, si je puis dire, en revanche, j’ai des idées idéaux à défendre, et si je doute qu’il se foutait du physique type végan, ni de l’idée « Végan Runner », ni de « l’esthétique » de ma tête (ou alors assez cocasse, de façon troll pn, étant donné qu’on pourrait dire qu’il y avait ressemblance niveau physique, du moins au niveau de la tête, du moins de son avatar avec un monsieur à barbe pouvant faire penser à un écolo ; juste le pseudo de son compte qui laissait entendre la différence, qu’il était un ennemi des écolos),
    en l’occurrence, en tout cas, il me semble pas de quoi rire se foutre de la gueule de quelqu’un qui aurait « le physique des idées que j’ai (et qui sont belles) ».
    J’ai hésité d’ailleurs à lui répondre que « moi au moins, j’ai des idées, des constructives et non des perverses à troller les gens de la sorte », et que si ce n’est que si à mon sens le véganisme, l’antispécisme, et cetera, ne sont pas tant des « idées » mais une philosophie à incarner concrétiser de laquelle il serait plus inspiré de s’abreuver s’informer se cultiver plutôt que de perdre et faire perdre du temps à con troller en commentaire, je n’avais en tout cas pas à avoir honte d’avoir « le physique de mes idées » et qu’il ferait mieux de ravaler ses rires d’abruti.
    Non mais c’est vrai, même si tout le monde n’a pas les mêmes références, il me semble que faut vraiment avoir la conscience d’un troll inconscient pour se moquer d’un « Runner Vegan ». Pour le coup, en retour karmique, sur le plan spirituel, il risque de se prendre un « Kamé Hamé Ha » couplé à un Rasengan propulsant un marteau de Thor et une lance de Poséidon, et un Expelliarmus en finish, sur sa figure d’âme, et avec le sourire (oui, non, mais, j’ai quand même de belles idées !).

    Après, le commentaire le moins désobligeant que j’ai eu sur cette vidéo, c’est :

    « Quand t’es vegan tu es vigoureux et volontaire. Ça fait fait plaisir à regarder .. je vais me coucher »

    qui me semble refléter venir aussi d’une tendance troll d’une certaine façon, possible méprise, d’« humour étrange », lié au t-shirt, sans rapport avec l’invitation à faire la recette (et dont l’auteur(e) n’a d’ailleurs à priori pas liké la vidéo).
    Aussi, même si d’aucuns sont prêts à tenter de se trouver n’importe quel prétexte pour troller de ce qui heurte leurs habitudes idéologisées et / ou se faire voir, je ferai peut-être d’autres vidéos de recettes véganes sans ce t-shirt. On verra.

    Ceci écrit, c’est du néant par rapport à des comptes victimes de cyberharcèlement type effet de masse par des groupes de cons trolleurs, de « fermes à trolls », de gens formatés par de la doxa, de leurs « ennemis politiques ». On pourrait dire à la mesure du fait que compte peu suivi. Et si ce n’est que si je ne supprimais pas leurs « commentaires », on pourrait considérer que paradoxalement ils pourraient être de mes alliés au sens de m’aider à gagner en visibilité auprès de gens non trolleurs. Certains ont d’ailleurs fait des vidéos pour répondre aux commentaires « pas glop » qu’ils recevaient tout en remerciant les commentateurs trolls de les aider vis-à-vis de l’algorithme qui prendrait en compte les réactions, interactions. Mais si je m’en suis fait un peu à l’idée, si je me suis fait à l’idée que des commentent sans prendre le temps de regarder et encore moins d’y penser, que sert à rien de chercher à argumenter avec eux, que je pourrais faire avec, pas envie de laisser d’emprise à de la malveillance (à ce propos, assez cocasse qu’un se comporte tel un troll alors qu’a fait une composition publication tiktok avec « ça devient risqué d’être quelqu’un de bien » ; on pourrait considérer que reflète la sous-estimation méprise de l’importance de la cause animale), et comme ce sont quasiment les seuls à commenter sur certaines de mes vidéos, quand un vent mauvais semble souffler, je préfère ainsi désactiver fermer l’espace commentaires. Et en général, quand c’est juste un de temps en temps, je supprime les commentaires réactions et bloque leurs auteurs « pas encore végans, pas encore écolo friendly ».

    Il n’en reste pas moins que si peut se comprendre les ressorts, que certains ont été mal-informés, se sont faits eus par des lobbies, faire avec, s’en amuser, voire s’en servir pour essayer d’être pédagogique contre l’inculture et la mauvaise foi que tous avons peut-être eu à un moment ou un autre, pour une raison ou une autre, et faire évoluer au cas par cas, il me semble y avoir une certaine tendance qu’il est difficile de contrer.

    Aussi, plus que la difficulté de faire prendre acte du souci du réchauffement climatique tel que le préconise certains, ou disons que lié car serait vital en tout cas de faire prendre acte du péril climatique, des soucis écologiques, c’est le genre de sujet qu’on pourrait considérer tel un « test moral » pour l’humanité, savoir si capable d’être bienveillante ou non, de se remettre en question, et qui fait que je ne crois pas les « braves gens » de l’être, d’être de bonne foi, en conscience de ce que cela devrait impliquer, tant qu’ils n’auront pas su en prendre acte, quand ils savent qu’ils peuvent, qu’ils pourraient.

    Par rapport à cette considération, je pense notamment à la citation déjà évoquée au cours du message du vendredi 22 décembre 2023 : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/447/

    , cette pensée que Léon Tolstoi aurait exprimé encré au cours de l’année 1891 :

    « S’il cherche sérieusement et sincèrement la voie morale, la première dont l’homme se privera sera la nourriture animale ; car […] son usage est tout simplement immoral, car il exige une action contraire au sentiment de moralité – l’assassinat – et il n’est provoqué que par la gourmandise, la voracité. »

    et sachant que si il était en vie de nos jours, il préciserait exprimerait certainement que par « nourriture animale » il ne pense pas qu’aux cadavres mais aussi à ce qui n’entraîne pas leur assassinat immédiat, à de ce qui participe de leur exploitation mauvais sort, et prêcherait pour le véganisme quand possible.

    Au passage, si pas encore lu, ou pour vous rafraîchir la mémoire, cf. « L’éthique de Léon Tolstoï » : https://liberationanimale.com/2010/07/19/vegetalisme-ethique-leon-tolstoi/

    Bref, à une ère où l’empathie plus ou moins anesthésiée, où divers périls, des extinctions, difficile de croire en l’humanité, croire possible que la civilisation évolue à tendre vers le véganisme l’antispécisme anticapitalisme jusqu’à concrétiser la zoopolis. Heureusement qu’il y a des sages comme Matthieu Ricard qui invitent travaillent à « étendre notre bienveillance à l’ensemble des êtres sensibles. Dans l’intérêt des animaux, mais aussi des hommes ».

    Cf. entre autres son livre « Plaidoyer pour les animaux » et conférences autour de l’altruisme.

    Et pour rappel, à lire « En finir avec les idées fausses sur l’antispécisme » de Victor Duran-Le Peuch : https://editionsatelier.com/boutique/accueil/492-en-finir-avec-les-idees-fausses-sur-l-antispecisme-9782708295407.html

    Après, si certains comme moi ont évolué, que d’aucuns ont fait des efforts, font des efforts, ont progressé, progressent, qu’on pourrait considérer que la politique des gouvernements n’est pas tant représentative des aspirations idéaux des peuples, qu’ils ont des trains de retard ; si ce n’est qu’il y a eu dans certains pays à un moment donné des ministres végé ; il n’en reste pas moins que les contradictions, la dissonance cognitive, l’influence de la doxa, des mauvaises pratiques qui perdurent ont fait de quoi désespérer de l’humanité, ou disons d’un état d’esprit de la majorité dans le cadre du système spécisme.
    Dont le souci de gouvernements qui prennent encore les animaux comme les pandas tels des ressources dont ils peuvent disposer, sortir de leur habitat pour offrir en « cadeau temporaire », en gage « d’amitié diplomatique », sans parler des politiques pas encore à la hauteur de ce qu’il faudrait faire pour la cause animale et environnementale liée.

    Ce qui me refait penser à ce qui me semble être un biais de raisonnement de la part d’adeptes de la « dark spiritualité », de gens justifiant des galères, des « événements pas glop » pour de la « prise de conscience », pour de « l’évolution de l’âme », trucs du genre, tentant de rationaliser un peu comme le feraient des victimes du syndrome de Stockholm, en fait, et considération croyance « en la justice du monde » faisant l’erreur de sous-estimer l’importance d’un cause à effets qui dépendrait pas que de soi et où que la justice ne serait pas – encore – dans ce monde incarné.
    Déjà exprimé mon avis dessus au cours de messages.
    Le parallèle qui m’est venu par rapport à la cause animale, pour de la sensibilisation à la cause animale, c’est que si certes voir et faire voir la violence dans les abattoirs peut faire prendre conscience de la malveillance faite vivre à nombreuses espèces animales, ce n’est pas indispensable pour éveiller au véganisme.
    Bon, l’invisibilisation et com’ marketing de lobbies pour tenter de masquer et justifier les cadavres d’animaux, l’exploitation des animaux, le résultat dans les assiettes, dont par le travers du « suicide food », c’est ce qui participerait de désensibiliser certains, de la problématique systémique,
    et lutter contre, en évoquant le souci, un peu comme expliqué, de ce que je me souviens, au cours de : « Mmmh mangez-moi ! » : https://www.youtube.com/watch?v=uQ9CoKnHNL0

    et un peu comme le fait d’une certaine façon, par psy inversée, cette dessinatrice : https://www.instagram.com/barbaradanielsart/

    peut permettre d’éveiller de l’empathie, des prises de conscience.
    Mais pas le cas pour tous, où certains le sont « par l’idée », pas tant besoin d’être confronté au « funeste provoqué par l’humanité » pour vouloir leur éviter, prendre conscience du souci pour les animaux, et quand besoin, pourrait considérer que c’est plus du fait d’une sorte d’apathie provoquée par un système, et puis surtout, en fait, les animaux ne sont pas responsables de ce qui leur arrive, de ce qu’on leur fait subir, de la dégradation de leur environnement, et cetera. Ils sont doués de conscience, nombreuses espèces influencées par les conditions environnementales comme les humains, au sens de comportements qui y sont relatifs, et reflètent que c’est pas les galères, et cetera trucs pas glop leur arrivant, qui les fait évoluer vers un mieux être, de la « prise de conscience ».
    Pour le dire autrement, je dirais que du souci, c’est plus que de l’humanité a été plongée dans une forme d’inconscience, à « faire des bêtises » à se laisser embarquer dans un système délétère. Et que les adeptes de la « dark spiritualité » en semblent aussi inconscients que des autres. Et je reviens à l’idée que ces gens qui justifient rationalisent l’expérience, des mauvaises expériences suivant la logique type « dark spiritualité », auraient sûrement besoin paradoxalement d’être confronté à ce qui provoquerait une remise en question de leur prisme, pour ne plus mal comprendre le cause à effets, le souci systémique, de paradigme, et cesser de penser les prises de conscience selon une grille de lecture de masochistes inconscients de leur travers de sadiques masochistes.

    Ainsi, au fond, j’en suis à n’avoir aucune ou que peu de confiance dans la plupart des gouvernements, par rapport à ce qu’il faudrait faire, autant en de la Russie, des USA, de la plupart de l’Europe, la Chine, et cetera. Pas tant parce que anti mode de fonctionnement par gouvernement. Plus du fait de ce que je considère être un « test moral » duquel nous échouons et échouerons en tant qu’espèce et donc peuples – du fait des mauvaises habitudes système, mais pas raison pour ne pas remettre en question et évoluer et faire évoluer le système – tant que pas à prendre acte des divers soucis civilisationnels ; tant qu’à faire des guerres coloniales et écocides ; tant qu’à faire du spécisme ; tant que pas à la hauteur pour de la pérennité, dont « pérennité éthique ».

    Me vient à ce propos à l’esprit le fameux discours de Victor Hugo du 9 juillet 1849 à l’assemblée nationale française. Si il était actualisé, de nos jours, avec la prise de conscience de la misère faite vivre aux animaux, des conflits armés, des budgets des armements, du décomptage quotidien de morts limite « normalisé », limite rendu acceptable par certains selon le camp duquel font partie, il serait sûrement cinglant, tranchant, la plume par le cœur saignant. En tout cas, comme qui dirait, de quoi être indigné et aspirer à de la dignité.

    Au passage, je viens de zyeuter des titres autour du résultat d’une enquête d’Amnesty International, reflétant une focalisation parti pris de la part de certaines rédactions. Bon, pour être juste, il faudrait savoir leur « revue de presse », si évoqué le sort fait vivre aux uns et aux autres de façon assez juste. Je parle des réactions dont les titres appuient sur les exactions du 7 octobre en semblant retenir / mettre l’accent sur / que cela du rapport d’enquête. Parce que le rapport conclusion d’Amnesty International évoque aussi diverses exactions contre des Palestiniens, la tragédie faite vivre au peuple Palestinien (cf. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS) : https://www.amnesty.org/fr/documents/mde15/0283/2025/fr/

    Et le même jour que la publication de cette conclusion, ils ont publié un article autour des crimes commis par des d’Israël contre des Palestiniens : https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/12/sustainable-peace-requires-international-justice-for-all-victims-of-all-crimes-in-israel-and-the-opt/

    Et je termine le message de ce jour sur cette « question » : quand est-ce que nous – en tant que civilisation – prendrons acte des périls, de ce qui est délétère, serons responsables vis-à-vis de la « vie contemporaine » et de l’avenir ; quand est-ce que seront cessées les corruptions pour des intérêts court-termistes qui vont à l’encontre de ce qui relèverait du bon sens au passage ; quand est-ce que seront cessés les crimes tueries meurtres d’animaux non humains et humains ; à concrétiser de belles idées, des idéaux, un système pérenne adapté ? Vivement !

    Voilou pour aujourd’hui,
    Merci de votre attention,
    Bon courage,
    Bonne journée,
    Bonne fin de semaine.