#630
Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    Je commence le dernier message écrit pour cette formule des « Le rendez-vous du Vendredi », pour celui qui sera partagé ce 15 mai, par une question :

    vous réalisez bien que l’humanité dans le cadre de la « civilisation » actuelle, l’anthropocène capitalocène spécisme, est coupable responsable d’extinction de masse, qu’une dynamique d’extinction de masse est en cours, qu’il y a déjà eu des extinctions d’espèces de par là, et du mortifère et du péril pour toute l’humanité ?

    La question peut paraître accessoire, inutile en tant que « non climato-sceptique », en tant que convaincu, mais pour appuyer que le savoir comme on lit et apprend une nouvelle me semble potentiellement différent que de le réaliser en son âme et conscience, d’en avoir pleinement conscience au point d’en être horrifié, de réaliser la tragédie en cours, à vouloir faire tout son possible pour empêcher que cela empire, et si possible aider à du mieux être collectif, civilisationnel, de la pérennité éthique, des idéaux.

    De même que vous réalisez bien les horreurs de l’expérimentation animale, de l’exploitation animale et des crimes carnages dans les abattoirs, alors qu’il pourrait être certainement fait autrement, à respecter la vie sentiente, alors que la plupart pourraient certainement être végans ?

    Quand j’ai évoqué l’idée de « pas ta mère, pas ton lait » (au cours du message du 17 avril : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/626/ ), slogan illustrant très bien le stade de sevrage censé être fait pour être définitif, à laisser d’autant plus le lait des autres espèces pour leurs bébés, j’ai brièvement abordé une anecdote, écrit « ayant passé une partie de l’enfance à la campagne où m’est arrivé d’aller faire remplir un bidon pour la famille, pas tant une pratique dont je doutais du « naturel / norme » ». Sauf qu’en fait, j’ai un doute. Avant de végétaliser à véganiser, il y a plus de 14 ans maintenant, j’ai eu plusieurs moments où prêt à de la remise en question, où je n’avais pas encore fait concrétisé le pas du fait du manque de connaissances, et que dépendant de la cuisine d’autrui tout autant formaté, et à ainsi mettre l’idée dans un tiroir de l’esprit avant de plus ou moins régresser occulter un temps dans la réflexion. Pour signifier aborder que mon souvenir est très flou mais que j’ai en tête l’image de vaches laitières immobilisées, contraintes dans des conditions relevant d’un enferment pas fait pour de leur souffle de vie animée, et me semble bien que je m’étais au moins dit que c’était « pas glop ». Si ce n’est que pas certain jusqu’où j’avais poussé la réflexion remise en question et discussion avec la famille, que je n’arrive pas à m’en souvenir plus.

    Et toujours est-il que quand je me suis laissé aller la semaine dernière à écrire un message petit délire d’imagination sur ce qu’aurait pu juger une « confédération intergalactique d’êtres sentients ou même juste une espèce en charge de ce que nous avons baptisé la planète Terre, « dans l’ombre du monde » » sur ce dont est responsable coupable notre espèce, à la différence des préjugés contre les pigeons, de quoi considérer qu’il y a du factuel. Peut paraître injuste de formuler la sentence à stigmatiser collectivement quand pas toutes et pas tous concernés, et du fait des influences par système, mais il y a ce que l’on cautionne ou non, évolution en fonction des interactions où tout un chacun peut avoir son rôle à jouer de par là. Et en tout cas, de ce qu’évoqué, l’eugénisme, la sélection d’espèces pour du productivisme à faire vire à des espèces exploitées un enfer durant leur vie écourtée, fait partie de ce qui pourrait être reproché à notre espèce, à vouloir que cela change, à s’appliquer à l’antispécisme zoopolis. Un des arguments puissants des militants contre l’exploitation animale, des welfaristes par stratégie aux abolitionnistes par idéaux.

    Pour revenir sur la dynamique d’extinction de masse, il y a quelques temps, de l’attention des sensibles à l’actualité géopolitique était captée sur le risque d’embrasement au Moyen-Orient, à faire du souci préoccupation sur risque d’apocalypse nucléaire. Et si certes « problématique » à vouloir faire la paix tout en sauvant des vies, pouvant faire occulter diversion sur un potentiel réel présent d’apocalypse, latent au sens de signes avant-coureurs sans qu’on réalise forcément bien à prendre acte, à ce qu’il soit peut-être trop tard. Encore que, peut-être pas si latent considérant la connaissance des points de non retour, phénomènes de rétroaction. Mais pour celles et ceux qui n’étudient pas le sujet, on pourrait peut-être bien parler d’un état latent, considérer que c’est un terme qualificatif approprié, pour de cette menace « réchauffement climatique » qui a été « lente » du point de vue d’une génération humaine (très rapide en « échelle de temps / ère géologique ») à être proche d’atteindre « l’état critique » sans toutefois être encore trop cataclysmique, mais des limites planétaires déjà franchies, où pourrait y avoir une saison phénomène « Super El Niño » laissant plus que des traces, pouvant être dévastatrice de cause à effets, bien plus qu’une pandémie ;

    des pandémies pouvant même y être liées comme le sont des zoonoses et l’antibiorésistance à l’exploitation animale,

    exploitation animale aussi liée dans une certaine mesure à ce qui participe du réchauffement climatique (comme qui dirait, pourrait considérer que tout est lié : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/529/ ) ;

    telle que l’illustre cette caricature vulgarisation qui me semble à propos, pertinente : https://www.ledevoir.com/photos/galeries-photos/les-caricatures-de-godin-et-de-chloe/922476

    Ne faudrait-il donc pas s’y employer, s’employer à prendre acte, à tenter de tout faire pour éviter de l’empirement ?

    A l’aune de la tendance, s’en remettre au COP, et cetera ne remettant pas en question le mode de fonctionnement du système, même si développer des bonnes pratiques écologiques et éthiques sont à encourager, me semble une forme de torture par l’espérance désespérante au moins aussi pire qu’aux populations à qui on promet un cessez-le-feu tout en trucidant plus ou moins quotidiennement. Sachant que quand on s’enquiert de la situation à Gaza, en Cisjordanie, et cetera, plus ou moins quotidiennement d’aucuns rapportent la mort d’innocents, des crimes de guerre, des exactions.

    Et si ce n’est que concernant le souci posé par le réchauffement climatique, la situation environnementale désastreuse, à la différence de bombardements et populations affamées par des décisions géopolitiques, cela pourrait aussi en provoquer, et cetera effets délétères, mais sans pouvoir l’empêcher par la seule volonté de paix des impliqués. D’autant si pas pris acte quand il serait encore temps d’agir, et qu’au moment de désastres, devrait pas être la géo-ingénierie qui sauvera par manque de « planification adaptée qui devrait prendre acte ».
    Aussi, pour rappel, si la « vie » sur notre planète a déjà vécu des « scénarios catastrophes », le caractère exceptionnel de celui-ci, de ce qui pourrait avoir lieu, est du fait d’un réchauffement dérèglement sur un temps géologique court avec des effondrements par effet domino qui auraient été sous-estimés.
    Aussi, en tout cas, si vous faites ne serait-ce qu’une petite recherche avec « extinction de masse » pour mots clés, vous apprenez que la vie aurait déjà bien failli disparaître et mais qu’une réaction en chaîne du fait de l’anthropocène capitalocène spécisme pourrait être plus dévastatrice que d’aucuns l’avaient prévu. Et quand bien même elle ne le serait pas ; et quand bien même il n’y aurait pas urgence exceptionnelle à pouvoir encore avoir un peu le temps de prendre acte ; en terme de temps géologique, du fait qu’il ne s’agit pas d’un moteur pouvant simplement être arrêté, le futur dépend d’actions / façon de fonctionner au présent, dans les jours, mois, années à venir, et ne voudriez-vous pas vivre dans une civilisation non coupable de crime d’êtres sentients quand peut faire autrement, soucieuse de l’état de l’environnement, des bonnes conditions pour l’épanouissement de la vie ?

    En tout cas, il n’en reste pas moins que : vous réalisez bien que l’humanité dans le cadre de la « civilisation » actuelle, l’anthropocène capitalocène spécisme, est coupable responsable d’extinction de masse, qu’une dynamique d’extinction de masse est en cours, qu’il y a déjà eu des extinctions d’espèces de par là, et du mortifère et du péril pour toute l’humanité ?

    Bref, j’ai écrit cette réflexion en me réveillant à un moment de la nuit du 11 au 12 mai, l’esprit focalisé sur la préoccupation du réchauffement climatique, et je me suis dit que je commencerai le message avec.

    Ceci fait, ceci dit, pour le message d’aujourd’hui, en guise de « conclusion », je m’étais dit qu’il faudrait que je prenne le temps de faire un « beau discours de synthèse ».

    Mais la « longue introduction » reflète un certain besoin d’encore étayer, et si cela ne me semble pas tant confus, pas abscons, et que cela pourrait se résumer en l’idée de prendre acte à s’appliquer à un système tel que préconisé par Peter Joseph, à favoriser le véganisme antispécisme jusqu’à la zoopolis,

    il y a une certaine complexité. Dont celle d’arriver à mobiliser, pour acter collectivement, civilisationnellement. Et avec prégnant un sentiment d’urgence, de préoccupation où l’expression – autant brève que développement proche d’essai thèse étayée – de ce qu’il faudrait idéalement faire ne suffit pas à avoir un effet cathartique ni à être suffisamment efficace pour le moment. Pas tant que pas les changements qu’il faudrait, pas tant que pas rassuré à cause des tendances et des probables conséquences aggravations tant que pas pris acte, que pas concrétisé.

    Pour signifier que j’ai encore des réflexions à exprimer, à délayer, avec informations doc’s à partager conseiller, et que cela va être un peu « en vrac ». Puis je presque terminerai le message, ce fil de messages, sur le partage de la réécriture de la troisième partie du deuxième chapitre de « Les pages déchirées ».

    Concernant de la réflexion, une m’est venue aujourd’hui qui revient à ce qu’assez fréquemment reproché à des médias, dont à ce qui a motivé la question pour débuter le message de ce jour :

    quand des « journalistes » titrent sur un « boom économique » dans un pays par de l’alliance pour son « économie de guerre » sans relever les circonstances délétères et que le fonctionnement de cette « économie » est de ce qui pousse la civilisation vers l’extinction, cela m’a semblé relever refléter d’une absurdité d’insouciants inconscients, et me semblant assez bien refléter que de quoi critiquer des notions de régimes politiques opposés en façade, par les étiquettes, mais ayant un certain mode de fonctionnement de « l’économie » où du « développement » n’est pas basé sur une réelle suffisante différence dans ces « mécanismes d’organisation de l’économie non économique », de ce que Peter Joseph a évoqué au cours de messages et d’articles, dont « Le mythe du marxisme et la grande illusion des étiquettes « socialistes » » : https://peterjoseph.substack.com/p/the-myth-of-marxism

    Ensuite, en me replongeant dans de « l’actualité des préoccupations environnementales » traitée partagée par des personnalités spécialisés dessus, dans l’objectif de finir ce fil de messages avec des connaissances à jour, m’est revenu du souci de ce qu’exprimé reproché au cours du message du 1er mai : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/r%C3%A9pondre/628/

    En fait, si je qualifierais bien « d’utilité publique » de ce qu’ils partagent en général, s’y est parfois glissé de ce que je trouve contestable quand mis en perspective, contextualisé. De ce que j’ai évoqué sur les voitures et le développement d’énergie renouvelable dans tel ou tel pays, d’autant quand risque d’utiliser des ressources épargnées en théorie pour des projets pollueurs ou que ne font pas tant suffisamment diminuer la pollution environnementale.
    Au passage, cf. réflexions du style développées au cours de cet article – que j’avais oublié de re-évoquer la semaine dernière – « J’ai mis en garde contre l’essor des énergies vertes. Cela a suscité un débat » : https://www-resilience-org.translate.goog/stories/2023-05-11/i-warned-against-the-green-energy-boom-it-sparked-debate/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr

    Et puis car sachant que si intérêt à évoquer de bons exemples de ce qui est fait, serait à suivre, à faire, il convient de ne pas se leurrer, de ne pas faire le jeu de l’écoblanchiment, de ne pas se laisser enfumer par de ce qui pourrait relever de l’écoblanchiment. Et pour cela, dans cet objectif, il me semble important, de base de s’en référer aux repères indicateurs qui sont un peu tels des signes vitaux.
    Et du point de vue de ceux-ci, comme déjà exprimé, de quoi s’inquiéter :

    « ACCÉLÉRATION DE L’AUGMENTATION COMBINÉE DES GES ATMOSPHÉRIQUES » : https://x.com/PCarterClimate/status/2052790792578847187

    Et dans les repères indicateurs inquiétants, il y a l’AMOC, risque de son effondrement.

    A propos de l’urgence actuelle de la Terre, avec une explication des inquiétudes sur l’état de l’AMOC :

    « David Attenborough, plus éloquent que jamais sur l’urgence climatique actuelle, explique le mécanisme de circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC). »

    Source : https://x.com/PCarterClimate/status/2052794978154516944

    Invitant à écouter la vidéo de sir David Attenborough : « Il se passe quelque chose d’anormal sur Terre… » : https://www.youtube.com/watch?v=MAPIXkeVq9M

    Présentation : « Et si l’une des voix les plus respectées au monde en matière de nature tirait la sonnette d’alarme, un avertissement que peu entendent vraiment ? Dans cette vidéo percutante et qui invite à la réflexion, Sir David Attenborough explore les changements inquiétants qui affectent notre planète – des changements qui suggèrent un déséquilibre fondamental de l’équilibre naturel de la Terre. De l’accélération du changement climatique à l’effondrement de la biodiversité en passant par des bouleversements environnementaux extrêmes, cette vidéo examine en profondeur les preuves, les avertissements et les vérités dérangeantes souvent ignorées.

    Découvrez comment la hausse des températures mondiales, la fonte des calottes glaciaires, la déforestation et la dégradation des océans sont autant de signaux interconnectés d’une planète en détresse. Pourquoi ces changements se produisent-ils plus vite que prévu ? Et surtout, pourquoi n’en parle-t-on pas davantage ?

    Ce documentaire combine analyses d’experts, données environnementales et récit captivant pour révéler ce qui se trame réellement. Si le changement climatique, le développement durable, la protection de la faune et l’avenir de notre planète vous tiennent à cœur, ce documentaire est incontournable.

    Restez informés. Restez vigilants. L’avenir de la Terre dépend de nos prochaines actions.

    Horodatage

    00:00 🚨 Alerte Terre alarmante
    04:00 🌍 Explication des changements planétaires
    08:00 🔥 Preuves de la crise climatique
    12:00 🌊 Océans en danger
    16:00 🌳 Disparition des écosystèmes forestiers
    20:00 🐾 Espèces sauvages menacées d’extinction
    24:00 ⚠️ Le silence mondial remis en question
    28:00 🎬 Message final urgent »

    Alors, je n’ai pas encore pris le temps de bien l’écouter, pour être certain de finir l’écriture de ce message pour vendredi, mais c’est le genre de monsieur qui me semble très bien traiter le péril.

    Ceci invité à écouter, de la petite recherche que je viens de faire, lu que des scientifiques sont à l’étude sur l’idée d’un barrage géant pour tenter de « sauver » l’AMOC. Sauf que de ce que j’ai compris, c’est un peu trompeur de parler de sauver de la sorte. Et si cela devait aggraver ? Et puis dans le fond, n’est-ce pas une forme de projet détournant des « actions » qu’il faudrait en tout cas, même avec ce barrage, faire ? Car si peut-être intérêt à le mettre en place, en tout cas, il ne faudrait pas oublier le cause à effets, un peu comme l’évoque en conclusion un article vulgarisant autour du projet : « Il serait probablement plus simple et plus efficace de réduire sans attendre notre consommation de charbon et de pétrole. »

    Source : https://lanature.ca/2026/04/28/un-projet-radical-de-barrage-dans-le-detroit-de-bering-pourrait-sauver-le-courant-amoc-ou-aggraver-la-situation

    Ce qui me fait penser qu’à propos de ce qu’il faudrait faire par rapport aux indicateurs, en prenant acte, une vue plus ou moins d’ensemble de divers secteurs source de pollutions, d’il y a quelques années : https://x.com/PCarterClimate/status/1645580255367929856/photo/1

    Où il est exprimé un avis que je partage :

    « Adoptez le véganisme ! Plus d’énergies fossiles ! Fermez l’industrie des énergies fossiles (toutes sont des sources de méthane). »

    En ajoutant, précisant avec, par un système mode d’organisation qui en prendrait acte.

    Avant de faire une tentative de synthèse qui cristalliserait des réflexions préoccupations aspirations exprimées au fil des « Le rendez-vous du Vendredi » et de partager de la suite de l’histoire, j’ai hésité à terminer à la place, ou après, sur une liste de médias à consulter régulièrement, pour se tenir au courant du péril climatique, de l’état des lieux, tendances ; pour se cultiver sur divers sujets ; pour du journalisme d’investigation sur de la géopolitique, contre des propagandes de guerre ; pour la cause animale, véganisme anticapitalisme antispécisme zoopolis ; pour des idées qui prendraient acte à s’appliquer concrétiser une « justice climatique, sociale, de l’éthique ».

    Mais si vous lisez ce message, il me semble que pas besoin de rappel, et ne comptant pas partager le message de ce jour à part sur les réseaux pour d’éventuels nouveaux lecteurs temporaires, pas tellement d’intérêt.

    Encore que, au moins le lien d’un autre des anglophones qui est une de mes références en matière de sensibilisation au péril climatique du fait de l’anthropocène capitalocène spécisme, qui s’est mis à publier sur substrack à la place de son site, et dont le « Top 40 des impacts du changement climatique » n’est plus consultable à l’adresse que j’avais partagé. Il faut aller sur son compte substrack, et comme un très bon rappel synthèse des effets délétères, voilou sa liste des « 40 des impacts du changement climatique » : https://climatecasino.substack.com/p/top-40-impacts-of-climate-change-e18

    Et bref, si à la lecture, écoute, visionnage de tout cela, vous en êtes toujours à penser les soucis en terme d’opportunités de business, avec des maximes leitmotiv’ de capitalistes ou y revenant, c’est que, de mon point de vue, vous avez une inconscience à guérir à cesser d’être indigne, et en tout cas c’est désuet pour l’essence ciel et pour tenter d’éviter ou limiter les dégâts, et être à la hauteur des enjeux de notre époque.

    Et puis toujours est-il qu’aussi, si vous n’êtes pas anxieux(euse), pas inquiet(ète) à vouloir tout faire pour qu’il soit pris acte, du changement constructif qui en prendrait acte, soit c’est parce que vous avez gobé du climato-scepticisme et n’avez pas pris le temps de bien mieux vous informer et y penser, dont pas encore consulté ce que suggéré ? Soit c’est parce que vous êtes une entité qui a une technologie inconnue de l’humanité et êtes des bourreaux ? Soit il faudrait m’expliquer de votre inconscience. Ou peut-être que je n’ai pas su trouver les mots justes ? Et mais les doc’s suggérés ?

    Cynisme de côté, me fait penser qu’en fin du premier message de cette formule « Le rendez-vous du Vendredi », celui du 6 octobre 2023 https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/le-rendez-vous-du-vendredi/,

    j’avais écrit :

    « Pour finir ce premier message, récemment lu une réflexion qui résume ma considération actuelle »

    et j’avais partagé une citation avec traduction automatique maladroite, erreur rectifiée l’année suivante avec un complément.

    Pour rappel, extrait :

    « Les faits entourant la crise climatique sont véritablement terrifiants. La réalité à laquelle nous sommes confrontés m’empêche de dormir la nuit. Mais je ne pense pas que le fait de repousser ce désespoir bien justifié puisse aider qui que ce soit. Je suis donc ici pour dire aux climatologues – et à mes collègues journalistes spécialisés dans le climat – d’arrêter de faire ça.

    Je pense que les climatologues (et les journalistes) sous-estiment les gens. Si vous traitez les gens comme des enfants qui ne peuvent pas supporter la vérité, ils se comporteront comme des enfants. Comme des adolescents, en fait, perdant leur temps comme s’il en était inépuisable. Oui, il y a beaucoup de gens qui préfèrent le déni. Mais je parie qu’ils sont tout aussi nombreux à vouloir la vérité, aussi douloureuse soit-elle. Nous méritons une chance de nous montrer à la hauteur. »

    Extrait de l’article : « De nombreux scientifiques refusent de dire la vérité sur le changement climatique. Voici pourquoi » : https://www-wbur-org.translate.goog/cognoscenti/2023/10/03/1-5-degrees-celcius-un-climate-change-report-barbara-moran?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp&_x_tr_hist=true

    Et mais j’ai un doute d’à quel point j’en avais conscience, « en mon âme et conscience », tel qu’il me semble qu’il faudrait quand bien informé à comprendre le péril, la dynamique d’extinction.
    Je veux dire, avec la cause animale et s’appliquer à un système qui prendrait acte, les problématiques environnementales font partis de mes « thématiques » récurrentes depuis pas mal de temps. Si ce n’est que je dirais que même si inquiet, j’étais peut-être pas autant imprégné du sentiment d’urgence d’en prendre acte. Pas autant qu’en ce moment, où comme écrit plus haut, j’en suis à penser, à ressentir le besoin d’écrire de la réflexion en me réveillant dans la nuit, « l’esprit focalisé sur la préoccupation du réchauffement climatique ». Encore que, j’ai un doute, c’est peut-être surtout parce qu’entre temps, j’avais un temps cessé de consulter les actualités sur le sujet, que je m’étais légèrement désensibilisé.
    Il n’en reste pas moins que quand on réalise que le dérèglement climatique ne peut se freiner tel qu’on le fait avec un moteur, se comprend que c’est un sujet qui préoccupe certains depuis plusieurs décennies, et mais moins que cela ne soit pas le cas de tous, d’autant de nos jours avec le dépassement des limites planétaires, et s’ajoutant de possibles points de non retour qui pourraient être franchis, et puis qu’il y a tout ce que cela implique. Au sens que si une forme de déni, de l’apathie, de la dissonance cognitive peut se comprendre selon un certain prisme, d’une certaine façon, dont que peut trouver des excuses circonstances atténuantes, dont problème systémique, cf. ce qu’écrit à plusieurs reprises.

    Ceci écrit, à propos du fait que nous devrions être catastrophé à acter et mais des excuses circonstances atténuantes de certains, il y a le rôle de l’information.
    Aussi, à ce propos, je me demande quelle est la perception des jeunes et puis gens qui ne sont pas au courant de toutes les implications. Du fait d’une forme de normalisation de catastrophes, et quand on a pas été témoin de certaines dégradations de l’environnement, d’un état d’avant, et pas au courant des conséquences à un certain terme. De ce qui peut amener à être et penser un peu comme si se disait que dans telle région du monde il y a une saison de moussons avec son lot de soucis et qu’on peut potentiellement faire avec, alors que s’ajouteraient d’autres effets délétères.
    J’écris cela en pensant à de ceux que lus il y a quelques années qui se la jouaient cool en avançant partant du principe que vivaient dans une zone relativement fraîche et pensaient que ne seraient pas trop impactés ; et du genre ceux qui seraient habitués à l’aridité des déserts et se disant qu’ils ont les connaissances pour survivre dans un environnement hostile désertique ; mal-informés, ignorants les impacts délétères qui les concerneraient aussi d’une manière ou d’une autre, les effets compromettants des bonnes conditions de vie pour toutes et tous. Entre autres, cf. ce qu’entraînerait l’effondrement de l’AMOC et la liste « 40 des impacts du changement climatique ».
    Aussi, je crois que je suis plus inquiet, à être consterné, de ce qui semble être une certaine inconscience apathie à ne pas prendre acte. C’est lié à l’inquiétude, de ce qui participe de la mise en péril, et mais même si des catastrophes devaient être inévitables, car nous pourrions éviter de l’empirement, et en tout cas de quoi trouver problématique ce qui freine voire empêche de mettre en place une civilisation digne, pérenne, éthique dans son rapport à l’environnement et aux êtres. D’autant qu’on pourrait considérer que c’est lié de cause à effets. Même si devait pas être suffisant au stade où nous en sommes.

    Et à propos de ce qui ferait le jeu d’un certain statu quo, un autre sujet que je voudrais évoquer de nouveau pour ce dernier message du « Le rendez-vous du Vendredi » : le souci de la « démocratie représentative » avec des gouvernants qui ne représentent pas forcément les aspirations des peuples

    (où certains sont considérés avoir été démagogiques, à de la bêtise, à favoriser du souci de se trouver des boucs émissaires effets telle que surpopulation ; à mettre en avant louer des solutions sur pour le souci énergétique tel que le nucléaire ou voitures électriques, et cetera ; qui ont fait diversion vis-à-vis d’une analyse et solution holistique éclairée qui serait nécessaire, sans évoquer un ensemble de défis enjeux qui nécessiteraient une révolution de fond, comprenant du besoin de refonte changement de système / mode d’organisation, pour des fondamentaux bases dont une civilisation pérenne digne éthique autant que faire se peut),

    mais plutôt la soumission aux règles des marchés d’une certaine façon, et cetera.
    Du genre, le reflétant, aux USA, nombreux, d’après des sondages la majorité, considéreraient le péril climatique comme un grand péril, ne sont pas climato-sceptiques, et le président toujours encore ? Alors, je me méfie des sondages, et considérer que c’est un péril ne veut pas dire la conscience de la politique qui en acterait. Néanmoins, on peut en conclure qu’il – la grande majorité du peuple – désapprouve la politique écocidère de son gouvernement et des lobbies impliqués et qu’ils souhaiteraient que soit appliquée une politique, un système économique pratique qui acterait, aurait pour objectif de s’appliquer à être moins pollueur, et cetera.
    Après, si je me méfie du résultat des sondages, au-delà du souci que les sondages sont parfois biaisés, lié à de ce qui influence les réponses et rend les résultats relatifs, et ne sont donc pas toujours significatifs pour une raison ou une autre, suivant le prisme plan repère de pensée, il y a le souci des dissonances cognitives, des incohérences des uns et des autres, tout ce qui fait que cela ne veut pas dire être prêt aux changements qui acteraient.
    Aussi, même si reste que c’est une bonne nouvelle que la majorité sont conscientes et conscients du souci et qu’il faudrait du changement à la hauteur, cela me semble être un peu comme le souci pour la cause animale où nombreux se sont déclarés soucieux de leur bien être sans forcément s’appliquer à de ce qui en prendrait acte, où une partie de ce qui en prendrait acte serait est en leur pouvoir. En tout cas, je pense que la base, c’est s’informer à végétaliser son alimentation. Pas suffisant pour faire changer à prendre acte sur le plan civilisationnel, mais un bon début. Et puis vient le vouloir d’un mode de fonctionnement adapté.
    Bon, pour ce qui d’être « écolo-responsable », c’est peut-être plus délicat. Encore que, quand le souci est pour la vie sentiente en général, comme signifié, ne peut se suffire de son évolution individuelle mais cela peut y contribuer, et après c’est aussi compliqué, il y a la sensibilisation et tentative de concrétisation de ce qui y serait adapté. Ce pourquoi un certain nombre deviennent militants et puis intérêt à sensibiliser vers un système qui en prendrait acte.

    Bref, si d’un point de vue holistique, se soucier des êtres devrait faire se soucier de l’état environnemental ; et que se soucier de l’état environnemental devrait faire se soucier des êtres dont à végétaliser son alimentation et mode de vie ; et que participer le moins possible du mortifère fait ne pas trop avoir mauvaise conscience ; sachant que la civilisation est dans une dynamique d’une sixième extinction de masse, que l’anthropocène capitalocène spécisme en est responsable, de quoi considérer que les gestes individuels ne suffisent pas, que besoin d’une remise en question de fond, de mode d’organisation adapté, d’application d’une manière ou d’une autre à un système qui en prendrait acte.

    Ceci exprimé, j’ai évoqué que je ferai une tentative de synthèse. J’avais commencé à scribouiller claviarder un brouillon avant d’étoffer de ce que je viens d’écrire qui, même si pas synthétique, me semble peut en faire l’office.
    Juste peut-être ajouter, rappeler à ne pas oublier que pour les réflexions sur divers problèmes, il me semble qu’il convient de bien poser les bases du cause à effets, de dépasser le cadre de la doxa, de ne pas penser résoudre un souci en faisant le jeu de l’anthropocène capitalocène spécisme. Car même si nous avons tous nos préoccupations et qu’il est logique de se dire qu’il faut composer avec un état des lieux, des forces en présence, des contraintes, sans attendre Godot, je pense que si on veut se montrer à la hauteur des « enjeux de civilisation », il convient de remettre en question, à s’appliquer sur ce qui devrait être fait plus que sur ce que nous pouvons faire, compte tenu de l’état des lieux, et mettre fin à ses des dissonances cognitives.
    Par rapport à cela, nous pouvons certes difficilement faire fi de la conscience lucidité de la complexité, des préoccupations quotidiennes sans attendre Godot, et sachant que les « y a qu’à », « faut qu’on » théoriques sont faciles, la pratique une autre histoire, mais il ne faudrait pas se décourager et il faudrait tenter de l’incarner, de concrétiser le changement considéré nécessaire. Cf. en pistes potentialités les idées de Bernard Friot et du réseau salariat, le programme de la « Révolution écologique pour le Vivant », l’idée de système de Peter Joseph, les idéaux du véganisme anticapitalisme antispécisme zoopolis.

    Y arrivera-t-on ? De quoi en douter. Le peut-on ? Ne le faudrait-il pas ?

    A dire vrai, je m’efforce d’être optimiste, mais on pourrait dire qu’une de mes dissonances non encore résolues me fait naviguer entre pessimisme et optimisme. Ou peut-être plus par conscience de la difficulté, que s’agit pas que de moi, qu’il y a un côté mission impossible.
    Ce qui m’amène à penser à des tentatives de personnalités et groupes qui ont plus ou moins fonctionné un temps mais se sont confrontés à des soucis, et que pas tant ou pas que histoire de capacité d’influence.
    Cf. notamment le cas de Michael Jackson, sa chanson « They Don’t Care About Us », le fait que de ses chansons sensibilisaient il y a déjà plusieurs décennies sur les soucis environnementaux et sociaux ; et puis les galères vécues par des lanceurs d’alerte, des politiciens et personnalités diverses et variées (tel Coluche) qui portaient des projets pour un autre mode de fonctionnement que l’anthropocène capitalocène spécisme et se sont heurtés à des lobbies (cf. notamment l’histoire autour du projet de Salvador Allende : https://www.revolutionnow.live/episode-46/ ) ; et sans oublier le cas de Jésus.

    Il n’en reste pas moins que si des gens ont été ennuyés, des lanceurs d’alerte et militants invisibilisés par des formes de shadowbanning, des bâtons dans les roues d’idées idéaux un temps ; le péril climatique, les enjeux environnementaux me semblent devraient faire prendre conscience que toutes et tous intérêt à du changement qui en prendrait acte. Et même si eu encore des lobbies à faire des infox, des effets d’annonce diversions de semblant insouciants et déconnectés des fondamentaux pour une civilisation pérenne, et cetera ; est resté l’opportunité de les contrer d’une manière ou d’une autre, et nous pouvons toujours évoquer défendre des idéaux, impulser des changements en mettant fin à des préjugés mal-informations. Et si des limites par la politique politicienne, du souci du fait d’un certain mode de fonctionnement difficile à révolutionner (dont pour de pouvoir « débattre de bonne foi » et favoriser de la prise de conscience collective et contrer des lobbies, de ce qui est considéré « contre-productif »), de la piste, pas sans possibilité d’alternatives individuelles et collectives.

    Par rapport à cela, j’insiste sur l’importance de bien comprendre le cause à effets pour changer les choses, améliorer, ne pas « tout changer pour ne rien changer ». Après, peut-être pas qu’un seul chemin, façon d’y arriver. On pourrait considérer de la potentialité par la politique ; bases par une constituante populaire ; de la potentialité par des idées s’appliquant à de « l’économie économique » orientée éthique « environnementale, sociale, antispéciste », autre façon de s’organiser.
    Reste des doutes, du fait de la complexité, de la difficulté pour des idéaux, et puis de ce qui serait l’urgence climatique.
    Aussi, concernant l’importance de bien poser les bases des problèmes pour ne pas s’égarer sur des fausses pistes, solutions qui n’en sont pas tellement d’un point de vue plus ou moins holistique ;
    la complexité du fait des forces en présence, des habitudes prises, colonisation de l’imaginaire ;
    le « réalisme » a de quoi rendre collapsologue, avec complexité de trouver sa place en conscience, en cohérence, en fonction de la conscience des soucis, composer avec les « contraintes » et les aspirations, à la limite de l’aporie.
    Et par la conscience du manque d’éthique de la « civilisation anthropocentrique capitaliste spéciste », des soucis, et cetera, de quoi se sentir comme la fille du 5ème élément qui découvre les horreurs dont ont été capable des in-humains et être en plein doute existentiel.
    Et puis si y a le souci des diversions, il y a divers sujets plus ou moins liés, rien n’empêche de la complémentarité à s’intéresser à de l’ésotérisme, cultiver de la spiritualité.
    Et puis pour des « idées de solution », contre des effets et pour du cause à effets, j’allais ajouter de penser en terme de stratégie, de paliers pour des idéaux. Et mais quand on a clarifié « dans quel but, pour quelle fin », a les convictions fermes, et puis du fait des « urgences environnementales », comme qui dirait un Andreas Malm : « L’urgence climatique rend caduc le réformisme ». Ce qui fait que si intérêt à favoriser le développement du véganisme antispécisme, de la REV et candidat de gauche allié pour les élections, à ne pas délaisser le champ politique, que peut y avoir complémentarité, que l’un n’empêche pas forcément l’autre, j’encourage aussi à se concentrer sur la concrétisation du projet Intégral, d’« Économie Parallèle Intégrale » de Peter Joseph.

    Voici ancré pour les réflexions en vrac.

    Si ce n’est que, et maintenant, toujours la même réponse réflexion à la question « vous réalisez bien que l’humanité dans le cadre de la « civilisation » actuelle, l’anthropocène capitalocène spécisme, est coupable responsable d’extinction de masse, qu’une dynamique d’extinction de masse est en cours, qu’il y a déjà eu des extinctions d’espèces de par là, et du mortifère et du péril pour toute l’humanité ? » ?

    Qu’est-ce que nous attendons pour en prendre acte ?

    Me fait penser entre autres aux films documentaires « Demain », « Après demain », « En quête de sens » et « InterReflections ».

    Concernant « Les pages déchirées », j’ai terminé la réécriture pour véganiser de ce que j’avais écrit à une époque. Je vais probablement continuer poursuivre l’écriture de ce roman à suivre pour y introduire des notions, préoccupations et idéaux étudiés et évoqués ces dernières années. Si ce n’est que j’hésite. La priorité serait de concrétiser de ce qui prendrait acte des périls enjeux soucis, et mais et puis en tout cas j’aurais besoin de faire évoluer ma situation.

    Toujours est-il que voilou la version réécrite de la troisième partie du deuxième chapitre :

    Les pages déchirées – Histoire à suivre

    Suite 2 du chapitre 2 – Au-delà de la brume

    Greendle est derechef submergé d’une émotion paralysante.
    L’infernal trépigne, donne l’impression qu’il veut jouer avec sa potentielle proie ; se mettant ensuite à courir autour du tétanisé, puis créant des volutes de fumée et se rapprochant petit à petit, un air de plus en plus féroce.

    Le rêveur se concentre et…

    – « And ?… Même pas peur ! », lance-t-il sur un ton faussement malicieux, tout en retrouvant de sa mobilité en donnant un coup de pied en direction de l’assaillant.

    – « Oh oh oh ! You’re game over ! », assène le diablotin qui l’évite sans mal.

    Malgré l’annonce prophétique de fin imminente, et même sur l’instant, l’humain réplique en paroles :

    – « Game over ?
    Même pas peur !
    Et ça rime,
    c’est sublime !
    Et c’est pas fini !
    Si jouer les Cyrano vous dit,
    à deux, sans être odieux !
    En se laissant inspirer des cieux ?! »

    Suite à cette invitation déclamée, son opposant le regarde sans rien répondre, semblant décontenancé, tel pris dans un moment de flottement.
    Greendle hésite à poursuivre sur sa lancée, sentant de sa verve retrouvée, et… mais sentant l’étrange créature prête à décliner son offre, se met un instant en position de boxeur, prêt à combattre.
    Et… mais voyant le malin ricaner à la vue de la drôle de position guerrière de son étant d’apprenti aspirant boxeur, il est pris d’une impulsion instinctive, fuit, le battement de cœur suivant, prenant les jambes à son cou, presque littéralement : le bras gauche tendu en arrière, la paume face à l’adversaire, comme s’il pouvait ainsi le stopper, le garder à distance. Tout en incantant :

    – « Par la lumière lumineuse, que tu sois renvoyé dans les limbes, démon… Par la lumière lumineuse… »

    Le malin se rue vers le fuyard pas suffisamment rapide pour complètement le distancer, tout en rugissant à ces mots.
    Finalement, presque arrivé à portée d’action, après que l’incantateur se soit arrêté de courir en zigzaguant pour mieux s’appliquer à sa prière semblant faire de son effet, l’aspirant assaillant émet des grognements, semblant plus que jamais menaçant, sans toutefois attaquer, sans jouer de sa fourche, reculant même.

    Un flash immaculé plus tard…

    Greendle cligna des yeux. Il lui sembla entendre un grognement, un écho réel à l’irréel. L’Anglais se retourna sur le côté, la tête vers les volets. Constatant l’absence de lumière naturelle dans leurs commissures, il se dit qu’il pouvait se rendormir et referma les yeux. Néanmoins, troublé par le cauchemar, il resta un bon quart d’heure à les garder clos tout en ayant l’esprit éveillé, à se raisonner, se rasséréner jusqu’à trouver la paix. Avant de glisser vers le repos, il rit alors presque, à la remémoration de sa pseudo incantation.

    – « Par la lumière lumineuse ? N’importe quoi… Pourquoi pas plutôt un Notre Père ? », se reprocha Greendle.

    Lorsque Mozart, par radio-réveil interposé, le rappela dans sa chambre et à ses impératifs humains, Gri-gri avait presque oublié le rêve étrange face au diablotin. Un autre avait pris la place dans son esprit. Mais au moment de l’écriture, sur la table à manger, une tasse de thé fermenté et des biscuits santés faits maison à droite de son calepin à rêves, de la seconde salve d’escapades dans l’univers impalpable, le réveillé ne retint que deux phrases, prononcées à la fin – « Je vais prendre ces deux livres » et « des ciseaux, il me faut des ciseaux, vite ! » -, et un vague décor d’appartement chic, après un escalier où une personne croisée. Du moins, lui sembla-t-il face à la brume des vagues souvenirs de l’esprit. Et en tentant de tout revisiter, dans sa phase introspective, son premier rêve, la première scène rêvée lui revint comme une vague se reformant après s’être échouée et ayant la puissance d’emporter au large avec un force accrue ; tel un coup de poing dans un ventre ramolli par trop de confiance, dénué de réflexes ; ou comme une balle retirée en élargissant le trou dans la chair ; ou comme… Bref, il se souvint assez bien du rêve et se sentit plus troublé qu’il ne l’avait été pendant et juste après l’avoir vécu. Le « véganisateur exporté » en secoua la tête, posa son calame, but quelques gorgées de sa boisson, se sustenta puis ressentit le besoin de méditer à la fenêtre un bout de temps.

    Greendle porta son regard sur les fenêtres des bâtiments voisins, sur les passants, sur les voitures, et enfin sur le ciel grisé de nuages. En les zyeutant, quelques vers vinrent naturellement se former dans son esprit, et il en vint à une conclusion : le rêve avait réveillé l’écorché vif qui somnolait en lui. Il ressentit le besoin, l’envie d’évacuer, de se laisser aller sur le papier, dans une écriture quasi automatique. Il alluma son ordinateur, mit en lecture l’album Dangerous de Michael Jackson et reprit le calame cristallin.
    Ainsi, après avoir fini d’encrer le « cahier à rêves » de la source de son trouble, il gratta des pages d’un autre, plus grand et plus volumineux, consacré au scribouillage d’histoires, pensées et expressions diverses venues à lui dans la journée, hors du lit, hors de la dimension de Morphée.

    […] Je regarde
    des yeux clos du béton
    s’ouvrir à une nouvelle aube ;
    des flammes d’autres, déjà éveillés,
    parcourir le chemin de la vie.

    Je regarde
    le cours passé ;
    du temps où j’errais dans la brume,
    entre ombre et lumière,
    en lévitation,
    à mi-chemin des abîmes et de la terre.

    Je regarde
    le côté du fleuve où je regardais ;
    le cristal de mes pensées,
    le froid causé par l’absence de soleil,
    les étoiles filantes qui m’ont presque fait chavirer ;
    dos à la source du Hors-Temps.

    Je regarde
    les fourmis motorisées
    sous les nuages qui nous entourent ;
    des sombres nuées,
    des montagnes qui s’élèvent,
    acides ;
    à ce que les tripes m’en tombent.

    Je regarde
    une décennie d’horreurs et de merveilles,
    de douleurs et de douceurs,
    de toutes les couleurs,
    l’arc-en-ciel de l’Histoire
    d’aventures humaines
    lumineuses et obscures ;
    d’un monde renversant,
    comme la tête en bas d’un nouveau né,
    doux et / ou cruel, suivant l’étoile
    et la bulle protectrice
    de ce qui s’immisce.

    Je regarde
    un monde rempli d’injustices
    qui font à des cœurs vifs supplices ;
    du mal qui assaille,
    se gausse,
    tente de percer
    par sa toxicité ;
    reste de l’espoir tapi.

    Je regarde
    des yeux clos du béton
    s’ouvrir à une nouvelle aube ;
    des flammes d’autres, déjà éveillés,
    parcourir le chemin de la vie.

    Je regarde
    la mélodie divine ricocher sur les astres,
    s’épandre vers les sans armure,
    vers la rive de mondes incarnés et désincarnés ;

    Je regarde
    par le cœur qui bat la chamade,
    jusqu’à ce qui fait les ténèbres s’enfuir…
    Et la lumière fut ?
    Et la lumière fut…

    […]

    Lorsqu’il eut fini, le poète hésita à déchirer les pages qu’il venait de brunir. Un peu par insatisfaction, un peu parce qu’il voulait laisser s’envoler, symboliquement, les ondes capturées, un peu… parce qu’il ne savoir trop pourquoi, il sentait que c’était dans l’élan, la suite logique. Mais il n’en fit rien. Ses pensées se tournèrent vers Personne. Il hésitait à lui envoyer, à lui partager de ce qui l’avait troublé. L’Anglais avait peur qu’elle le juge négativement, de trop se livrer, malgré la confiance qu’il avait en elle. Il regarda l’heure. Il n’avait plus trop le temps de lui écrire le texte poétique, ni de lui faire part de la bonne nouvelle sur le concert, si il voulait un minimum y mettre de la forme. Il lui écrirait le soir venu.

    Entre cet instant et celui où il se trouva à rédiger le courriel à destination de son amie, dans la pénombre d’un croissant de lune, Greendle eut une journée troublante, dans la continuité de son introspection amorcée au réveil et des étranges synchronicités récemment vécues.

    Peu après avoir quitté son appartement, en déambulant dans les rues toulousaines grisées par le ciel, sur le chemin des locaux du journal où il devait récupérer et/ou soumettre une liste de suggestions d’articles, au moment où il passa devant une librairie, l’éveillé entendit :

    – « Je vais prendre ces deux livres », annonça un client, la cinquantaine, caucasien, barbu.

    Gri-gri n’avait pas trop fait attention à l’apparence du monsieur, une des deux phrases de fin de réveil s’étant rappelée à lui. Encore une histoire de synchronicité ? Il se dit que ça commençait à faire beaucoup en deux jours et poussa un peu plus loin sa réflexion de la veille.

    Lorsqu’il fut arrivé à destination, du moins la première, le penseur en était arrivé à ceci : si la phrase entendue est une phrase qui peut être considérée récurrente, que l’on peut l’entendre plusieurs fois dans un mois, pour peu qu’on soit amateur de livres, le fait qu’il en ait rêvé et l’ait entendue peu après, n’est peut-être pas anodin, ce n’est peut être pas qu’une simple coïncidence ; et il ne s’agit certainement pas d’une prophétie autoréalisatrice, il n’a aucunement été influencé, provoqué cette situation parce que rêvée. Si ce n’est qu’en dehors de l’idée de vivre du mystère, de réaliser que l’existence a une composante non matérialiste, cela n’avait pas tellement de sens en l’état, aucune utilité pour son existence incarnée, ou disons qu’il lui faudrait d’autres preuves, plus de « matière » pour tirer une conclusion à considérer véridique le mantra du Petit Prince et en prendre acte d’une certaine façon. Il allait être servi.

    Le ciel s’était éclairci, une légère brise chaude printanière taquinait ses cheveux quand notre reporter-photographe arriva à sa deuxième destination, un immeuble, à proximité du croisement de la rue du Faubourg Bonnefoy et de l’avenue de Lavaur. Il s’était vu confier un article de fond sur un homicide qui avait eu lieu la veille, en fin de soirée. Il devait interviewer, enquêter, prendre des photos.
    Après avoir réussi à obtenir le droit d’entrer, quand il mit les pieds dans la demeure en briques roses, posa son regard sur l’escalier, l’investigateur de fortune eut un flash, eut l’impression de vivre de la scène dont il avait rêvé. Cela le tourneboula quelque peu et il fit à nouveau marcher sa matière grise, les rouages de la machine à agiter ses neurones : il n’a pas choisi cette destination, ne pouvait savoir qu’il y mettrait les pieds, donc là aussi, il ne l’a pas provoqué ; mais là, si le lieu peut aussi correspondre, ce dont il se souvint du rêve est trop vague, et le doute est d’autant plus permis qu’il est possible qu’il modifie ses souvenirs en fonction de ce qu’il perçoit en état éveillé, à ainsi se faire avoir par l’effet Barnum.

    Pendant sa réflexion, Greendle avait commencé à monter. Lorsqu’il croisa un habitant de l’immeuble, il sortit de ses pensées, le salua et tenta une approche, pour une interview, tâter le terrain.
    Le contact passa bien avec Charles-Pierre-Henri, fraîchement retraité ; un béret sur la tête ; des cheveux grisonnants en dépassant ; la peau ridée comme les gens de son âge.
    Notre reporter-photographe obtint son sésame pour rencontrer d’autres résidants. Au moment de prendre congé, il entendit, venant du palier de l’étage du dessus, une phrase qui paracheva le trouble initié au début de la matinée.

    – « Des ciseaux, il me faut des ciseaux, vite ! Charles-Pierre-Henri… », supplia presque une femme d’âge mûr, la voix chevrotante.

    L’« introspecteur » frissonna et devint livide, vacilla, posa sa main sur la rambarde pour rétablir l’équilibre, faire arrêter de tanguer les murs de son esprit. Greendle en avait inquiété son interlocuteur, qui s’enquit de sa santé. Après un « Tout va bien ! Juste un manque de sommeil… », Charles-Pierre-Henri alla voir ce que lui voulait sa femme.

    Gri-gri ne tarda pas à retrouver totalement ses esprits, quoique ses neurones commençaient derechef à s’activer avec un peu trop de vigueur pour son aspiration à de la « paix de l’esprit ». Il prit une grande inspiration, expira lentement et tenta de penser à autre chose, à logiquement les retourner vers son enquête, l’objectif de son article. Ce qu’il réussit assez bien, jusqu’à ce qu’il croise de nouveau son premier contact, en fin de matinée. Celui-ci s’informa sur l’avancée des investigations du reporter, eut besoin d’être encore rassuré, d’entendre qu’il allait suffisamment bien.

    Quand Charles-Pierre-Henri retourna dans son appartement, Greendle quitta les lieux, vers son repas végan.
    En chemin, il ne cessa de repenser à ce qu’il qualifiait de trop nombreuses coïncidences à pouvoir assurément correspondre à la définition de synchronicité, et surtout au sens à en donner. L’univers voulait-il lui envoyer un message ? Que devait-il en faire, en tirer ? Le signe était-il qu’il pouvait, devait aider à apporter des preuves au dossier de la thèse sur la réalité de l’esprit, de la dimension impalpable depuis ce qui est qualifié d’incarné ? En commençant par plonger au plus profond de sa conscience qu’il le pouvait et tenter de reformer le dernier rêve de la nuit ? Mais là, ne serait-ce pas comme peindre quand on est aveugle ? Lui vint à l’esprit l’idée d’avoir recours à un spécialiste de l’hypnose, tout en se disant que cela ne serait pas suffisant pour écarter la part de doute, qu’il avait eu vent de potentielles déformations des souvenirs même avec.
    Ne trouvant de réponses assurées, l’Anglais se tourna vers son intuition. Bien que d’éducation anglicane, il ne se sentait pas d’appartenance à la confession, ne se considérait pas croyant en cette doctrine à ce jour, plus agnostique. Mais… il eut à nouveau un frisson, cette fois sans en être déstabilisé, plus comme une sensation « d’eurêka par l’inconscience » qui émergeait. Il s’en dit que c’était le reflet qu’il était remué de réaliser qu’il tenait sûrement là une sorte de preuve que la « vie » est bien plus qu’une histoire de robots génétiquement programmés, que c’était bien plus qu’une histoire de rêves et de situations qui se répètent, que ce cas dépassait certainement le cadre de l’effet Barnum.

    L’heure du soupir solaire venu, après un après-midi consacré à la poursuite de son enquête auprès des policiers et tutti quanti ; après un dîner en compagnie de collègues dont son ami Jolan ; de retour chez-lui, Greendle fit quelques recherches sur le net. Il tomba sur un site catégorisant les rêves et où il était expliqué que les rêves prémonitoires, des songes véridiques, étaient faits pour nous aider à nous préparer à certains événements. Il se conforta sur le coup qu’il s’agissait bel et bien de cela et conclut, aux descriptions, que de ses rêves récents étaient de ceux qui seraient inspirés par l’ange des rêves, Ciddîqoûn. Même si notre surfeur avait du mal à croire à son existence. Mais pourquoi pas ? Et puis, même s’il ne s’était pas souvenu de tout, même s’il n’y avait pour le moment pas trouvé une utilité autre que théorique, il s’en dit que son inconscient avait travaillé pour lui et que cela l’avait peut-être bien aidé, influencé positivement d’une certaine manière, que cela avait éveillé sa foi, qu’il y aurait peut-être des répercussions positives, constructives. Cependant, en poursuivant son étude, ce qu’il retint le plus de sa promenade sur le site en question, fut l’explication, la théorie sur la possible origine de ses rêves les plus désagréables, de ses derniers cauchemars : le fait que ses rêves en rapport avec le diablotin pouvaient être des rêves exutoires, des rêves inspirés par des djinns ou par le diable et compagnie, et qu’il ne devait pas y accorder d’importance, les ignorer, quand revenu dans « l’incarné ».
    Dans l’élan de la réflexion, il se rappela le concept de la Double Causalité, que cela pouvait être une autre piste d’explications, et il entreprit de l’approfondir, en commençant par écouter un bout de conférence la traitant.

    Approchant l’instant de la glissade vers les rêves, à la lueur du croissant lunaire et de l’écran de son ordinateur, Greendle se sentit apaisé, inspiré. Il reprit son cahier d’histoires, claviarda le poème, l’améliorant au passage, et ajouta un petit mot à l’attention de Personne. Une fois envoyé, il ferma les volets et alla se coucher.

    De cette nuit qui suivit, bien qu’il eut observé les conseils du site pour rêver au mieux, chasser certains songes désagréables, et peut-être pour cette raison pensa-t-il en y réfléchissant au cours du petit-déjeuner, il ne se souvint de rien, juste l’impression d’avoir fait de jolis rêves. Si ce n’est que l’Anglais se réveilla d’humeur badine, taquine, la sensation d’avoir un esprit malin en lui, d’être légèrement différent, grisé par un humour étrange qui lui donna envie de tout prendre à la dérision. Ou presque.

    À suivre.

    « Pour la route » :

    Tic tac,
    instant après instant,
    un horizon devient présent.

    Tic tac,
    de la contingence
    à concrétiser, conscience ?

    Tic tac,
    du pire désamorçons,
    du bien mieux amorçons.

    Tic tac,
    des urgences,
    dont une quête de sens.

    Tic tac,
    par du dérèglement climatique,
    possible saisons tragiques.

    Tic tac,
    mais nous pouvons toujours agir
    pour de la dignité, idéaux, causes, sans faillir.

    Tic tac,
    il faut s’armer de courage,
    s’activer aux rouages.

    Tic tac,
    des défis pour la civilisation,
    mécanisme délétère arrêtons.

    Tic tac,
    stopper les guerres,
    système pérenne à faire.

    Tic tac,
    impulser, concrétiser,
    de la bonne idée.

    Tic tac,
    le cœur à l’ouvrage,
    par-delà les orages.

    Tic tac,
    qu’importe si fin des temps,
    actons en cohérence, dans l’élan.

    Tic tac,
    même si ce qui est à venir relatif, ou pas,
    à part de colibri, à chacun de soi.

    Tic tac,
    instant après instant,
    un horizon devient présent.

    En attendant, en tout cas, je partagerai sûrement de temps en temps des créations et éventuelles annonces, brèves, réflexions, conseils de doc’s ; et vous êtes invité(e)(s) à participer à des jeux d’écriture ; sur le site : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com

    La chaîne IndyMotion : https://indymotion.fr/c/cuisine_art_politique_et_compagnie/videos

    Et je songe à cesser de publier sur les autres réseaux, mais au cas-où :

    La chaîne TikTok : https://www.tiktok.com/@cuisineartpolitiqueetcie

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    Et vous pouvez télécharger la compilation ebook livre électronique de tous les messages du « Le rendez-vous du Vendredi » à cette adresse : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/livres/compilation-ebook-livre-Le-rendez-vous-du-vendredi.pdf

    Voilou pour ces « Le rendez-vous du Vendredi »,
    Merci de votre attention !,
    Bon courage.