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Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    Ayant exprimé l’essence ciel, les bases et les digressions de ce que je souhaitais exprimer, et puis ressentant intensément le besoin de changements, j’ai hésité à terminer ce fil de messages du / pour « Le rendez-vous du vendredi » en vous composant une compilation au format pdf. Du fait de la sensation que je pouvais clore tel un chapitre, un tome, voire une histoire. Et dans l’idée aussi de ne plus me laisser adsorber à « disserter en rond » sur des sujets où déjà exprimé d’une manière ou d’une autre. Un peu comme pour m’obliger à ne plus procéder de la sorte, que ce serait vain, même si pas totalement vain du fait de la tendance à l’instantané où semble que peu prennent le temps de compulser les archives et où des « rappels » d’une manière ou d’une autre peuvent avoir leur raison d’être.
    Et mais même si je pourrais mettre le tout en forme en mode e-zine, un fichier ebook avec une mise en forme un peu travaillée, si avoir le tout disponible sur un fichier vous intéresse, pas besoin de moi pour cela.
    Et mais continuer ce « Le rendez-vous du vendredi » peut être une occasion pour simplement partager de ce que je scribouillerai, composerai, ainsi que des liens vers de ce que lirai, regarderai, écouterai, trouvé d’assez pertinent au cours de la semaine. Et puis comme je continue de songer à composer la compilation, je la ferai sûrement.

    Pour le moment, pour aujourd’hui, j’ai repris le début du roman à suivre. Vous trouverez une nouvelle version du début, du premier passage du premier chapitre, ci-après.

    Avant, juste plus ou moins brièvement évoquer de la réflexion autour de la situation géopolitique terrestre, dont une suite à une rumeur de la sphère complotiste que j’avais dû considérer peu crédible à l’époque où eu connaissance.
    Bon, elle date de l’année dernière, ou peut être d’il y a près de deux ans maintenant, et je ne me souviens plus trop du fond du propos, de la thèse, au point que je ne sais plus qui l’avait exprimée et que j’ai un doute des fondements de la théorie, du mobile, si ce n’est qu’en bref il y était question des velléités hésitations du président français de faire la guerre contre les USA, avant de mettre de l’eau dans son verre et de s’accorder un minimum par la voie diplomatique pour trouver des intérêts convergents. Et si peut-être sans rapport avec du présupposé mobile d’alors, alors considéré comme de l’infox, on pourrait considérer que le bras de fer autour du Groenland illustre des divergences, des tensions entre blocs, de ce qui était déjà su officieusement par certains. Et j’en suis venu à me dire que le théoricien dont je m’étais dit qu’il faisait certainement dans le sensationnalisme infox, avait peut-être connaissance de ce genre de dossier à confits. Il faudrait que je retrouve réécoute de sa thèse pour être certain si préjugé à raison ou tort, après, en tout cas, je ne m’avancerai pas plus à tenter de décrypter le « dessous des cartes ». Théorie du complot ou non, on peut officiellement savoir constater qu’il y a des divergences et convergences sur tel ou tel cas entre différents gouvernants des blocs, camps, et surtout, ce qui devrait nous importer en tant que citoyen, c’est savoir comment favoriser de la voie de la paix et concrétiser des solutions à des soucis, ce qui passe par ne pas se laisser avoir par les propagandes intox de va-t-en-guerre, mais aussi réfléchir au cause à effets et en prendre concrètement acte. Dont concrétiser du véganisme – autant que faire se peut – antispécisme anticapitalisme jusqu’à la zoopolis. Vaste chantier.

    Et ceci dit, j’en suis revenu à me poser des questions sur certaines prophéties. Je ne vais pas revenir sur le souci du caractère qui peut en rendre auto-réalisatrice, du risque d’instrumentalisation par des « politiques religieux », plus pour évoquer l’intérêt d’une mise en garde, comme si une potentialité mais pas forcément du mektoub. Du genre, ne pas oublier que les apparences pacifiques pacificateurs pourraient être instrumentalisées, n’être qu’apparences laissant place à un réel « pas glop ». Je pense à une des prophéties où, de ce que je me souviens, il est question d’un qui trompera même des probes, avec période apocalyptique de 7 années funestes avant renouveau et réelle voie vers du mieux être collectif, de civilisation, grâce à d’autres (ou aux mêmes ayant appris de leurs « erreurs », ayant eu comme une épiphanie ?), et au fait que si un certain cynisme me semble patent dans la prétention de certain(s) à un prix Nobel de la paix et à se présenter comme constructeur d’une oasis sur des cendres après un génocide, de même qu’un certain deux poids deux mesures, combien de journalistes de médias mainstream l’ont relevé ? Et si je doute que « l’histoire officielle » retiendra sa com’, occultera les parties critiquées de sa politique, sachant qu’il faut bien reconstruire, qui sait quelle légende personnelle cela servira ? Et de quoi avoir l’impression que certains médias de nos pays l’ont servi.
    Ceci dit, je m’interroge aussi sur la stratégie pour de la paix, et souci de com’ contestable venant de gens avec qui je suis d’accord sur l’intérêt de certaines idées idéaux, le besoin de révolution de système, mais où parfois de quoi trouver à redire sur de ce qui sert à une certaine démonstration argument thèse. En fait, lu une note billet d’humeur d’un militant américain donnant son point de vue sur le climat politico-médiatique mondial à partir du cas d’une française pour le moment déclarée coupable – d’avoir tenu des propos « pas glop » – en première instance et premier appel. Sauf que de la petite recherche que j’ai faite, si il me semble que de ce pourquoi elle a été condamnée peut être excusé par le contexte de dépit, d’indignation face à un contexte « pas glop » reconnu et condamné par le droit international, et qu’on peut se demander si il n’y a pas eu un deux poids deux mesures dans certains pays comme en France par rapport au fait que les défenseurs du camp opposé ont tenu des propos qui pourraient être jugés autant condamnables pour les mêmes raisons sans qu’ils aient – pour le moment, à ma connaissance – été condamnés, et même plus et vraiment condamnables étant donné que les propos de la dame n’impliquent pas d’actions délétères au présent alors que du camp opposé si ;
    de ses propos sont « pas glop », ne concernent pas tant qu’une liberté d’expression militante vis-à-vis de la situation récente, pas tant qu’un soutien.
    Si ce n’est que je me dis que j’ergote ratiocine encore sur ce coup, car pourrait considérer que la réflexion argumentation du militant américain reste assez valable du fait que semblerait que d’autres cas colleraient à celui qu’il a évoqué, qu’il y a d’autres internautes, dont des politiques, qui auraient été inquiétés alors que des propos qu’on pourrait considérer sourcés, attestés, reconnus vrais, pas polémiques de la sorte.
    Si ce n’est peut-être que passé le temps de pressions donnant la sensation d’un climat politico-médiatique de répression de la parole inique, il me semble que possible de s’en tenir à du factuel pour défendre la cause palestinienne. De ce qui me le fait penser, c’est que lu et entendu le cas de politiques inquiétés mais finalement pas condamnés devant la justice car politico-médiatiquement pas coupables condamnables de la sorte, et alors qu’il semblerait qu’ils puissent eux faire condamner leurs accusateurs pour diffamation et certains coupables d’une certaine façon de ce dont ils ont été accusés. Bon, peut-être pas encore fait, pas suivi l’évolution des dossiers et je ne connais pas tous les cas, et pourrait considérer raison de quoi déplorer un certain climat de censure répression inique disproportionnée avec l’impression d’un deux poids deux mesures, avec le fait que faut avoir les moyens pour la défense, et cetera.
    Reste que je me demande si y a pas une exagération dans la démonstration. De la même façon qu’on pourrait considérer exagérée la condamnation de propos dérapage dans un tel contexte propice à de l’indignation ? Peut-être, sûrement.
    Et mais reste que me semble toujours possible de s’indigner sur le contexte, évoquer les crimes de guerre, le cause à effets et la répression par des lobbies – non mandatés / hors cadre légal – envers des militants internautes honnêtes dont des personnes impliquées dans des instances officielles internationales ayant qualifié de génocide et émis des mandats d’arrêt. Et que le souci, c’est peut-être plus hors cadre légal, hors cadre de l’état de droit toujours viable valable dans sa potentialité.

    Après, en bref, cela ne lui donne pas fondamentalement tort sur l’analyse du contexte, l’état des lieux géopolitiques, les tensions, et en tout cas je pense raison sur de ce qui met en péril la civilisation, les soucis, les effets, les dégradations environnementales, et cetera.

    Action ?!

    Ceci exprimé, je termine le message de ce jour sur la nouvelle version du début premier passage du premier chapitre titré « Greendle et la plume chinée » de l’histoire à suivre titrée provisoirement « Les pages déchirées ». Avec cette première vidéo de lecture (pour la petite histoire, je voulais composer une vidéo avec des illustrations générées à l’aide de l’intelligence artificielle, comme pour la plupart des épisodes pour celle écrite au cours des deux premiers mois de 2023, mais coupure d’internet ici depuis mercredi, j’en ai donc fait une avec juste une photo pour vous la partager aujourd’hui ; après, soit j’en referai une nouvelle avec des illustrations, ou peut être que je continuerai avec simplement une ou deux photos pour gagner du temps, on verra) : (pour ce vendredi 30 janvier 2026, souci de fibre que semble ne pouvoir régler le technicien de la FAI, nécessitera l’intervention de l’entreprise propriétaire du réseau, et si je vais utiliser le smartphone pour poster ce message, j’ai un forfait minimum qui fait que j’attendrai que la connexion fibre soit rétablie pour publier la vidéo sur internet, ce qui pourrait prendre plus d’une semaine, pour le moment, voilou toujours le texte)

    Édition : j’ai finalement pu mettre en ligne la vidéo, voilou le lien : https://indymotion.fr/w/p/8AS2zp7TPVxHrQznMy31ZJ?playlistPosition=1

    Texte lu :

    Les pages déchiréesHistoire à suivre

    Chapitre 1Greendle et la plume chinée

    « Un crin de lumière traverse
    dans sa course, se déverse ;
    une ombre forme césure
    tel impact dans le mur ;
    l’union tente d’apercevoir l’infini au-delà… »

    Tel est le chemin à venir d’un homme baptisé Greendle. Il se considérait, s’était considéré ordinaire au sens de la doxa, jusqu’à ce que…

    « Danse du printemps
    par les nuages avec le conscient,
    çà et là les fleurs s’animent, même en ville,
    poussières d’étoiles abreuvant s’y éparpillent… »

    Un beau jour de mai, ces quelques mots chantés, accompagnés d’une musique classique diffusée par l’application radio-réveil de son smartphone, le firent s’écumer vers le monde des yeux ouverts. Branché sur sa station favorite, il plia sa couette sur le bord du lit, s’étira puis resta quelques instants allongé, repensant aux bribes de songeries de la veille de nuit qui ne se s’étaient pas encore évaporées vers la dimension hors de portée des réveillés de cet univers.
    Une fois fait, il se tourna vers le calepin posé sur la table de chevet, légèrement à cheval sur sa paire de lunettes, non loin de l’appareil sonore. Après un instant d’hésitation, il se leva, saisit le calepin de fortune dans lequel était glissé en marque page un stylo et se mit à scribouiller tout ce qu’il venait de passer en revue.

    « Mais la saison déraisonne,
    des êtres raisonnent,
    des se renfrognent,
    des bouts de terre grognent… »

    Greendle appuya sur le bouton off, fit trôner sur son nez légèrement aquilin la monture cuivrée de ses lunettes rondes et se dirigea vers la petite salle de bain de son 23 m². Devant le miroir au dessus de l’évier, il plissa ses petits yeux, « contempla » son reflet de jeune homme de 28 ans. Ses cheveux bruns, bien qu’assez courts, avaient trouvé le moyen de se mettre en vrac. Il les ébouriffa, passa ensuite ses mains sur sa fine moustache, sa barbe naissante, et enfin sur ses pommettes saillantes avant de traîner son corps d’allure commune sous la douche.

    « I hoope a day
    loove will knock in my hearth
    and the suun shine
    and the suun… »

    De sa voix anglaise, avec son timbre chaud et mélodieux, ce jeune photographe-reporter se prit à chantonner le refrain d’une chanson d’un boys band bien de chez lui dont il n’était pas fan.
    Bien qu’il avait eu le courage de s’expatrier en France, à Toulouse, Greendle se définissait lui-même comme un baroudeur pantouflard et aimait bien avoir ses repères lui rappelant son île d’origine, aussi peu à son goût soient-ils. Du moins, c’est ce qu’il se disait. En y réfléchissant, approfondissant la réflexion, il pensa que chantonner cette chanson un peu inconsciemment traduisait probablement plus un manque. Célibataire presque endurci, il avait gâché toutes ses potentielles relations depuis sept bonnes années, en décourageant ou snobant toutes les femmes qui s’étaient intéressées à lui, même si trouvées charmantes. Il en regrettait un certain nombre, au moins amicalement, et si parfois une plus que les autres, au fil des instants les regrets changeaient de tête, ce qui en soi, se raisonnait-il, était la preuve d’un mektoub à transcender les regrets, au sens qu’il avait le souci d’avoir un cœur d’artichaut qu’il lui fallait affermir. Et toujours est-il qu’il avait l’élan pour compenser, en se leurrant, en état de conscience, ce creux sentimental, à occuper la plupart de son temps et ses pensées : il menait de front deux jobs, deux postes, l’un de correspondant photographe-reporter pour un journal anglais, l’autre de photographe-reporter pour un local. Son temps libre en était devenu peau de chagrin. Toutefois, il se débrouillait pour grappiller, lier les activités, et ne se plaignait pas tant de son sort. Ainsi, aujourd’hui, samedi, il avait décidé de faire un footing à petite allure, avec pauses courses véganes, en se rendant sur son lieu de reportage.

    Lavé, coiffé, habillé, le sac – préparé la veille – en bandoulière sur l’épaule gauche, Greendle était paré. Plus par habitude, par acquis de conscience quasi obsessionnelle que par nécessité, comme si un TOC, il vérifia sur son agenda virtuel le programme de la journée. Il n’y avait rien de bien différent des autres jours, il savait déjà où il devait aller, ce qu’il voulait faire avant. Il rangea son agenda, éteignit la lumière et sortit.

    « La lueur diaphane
    des promesses à l’être plane
    au cœur de la nuit
    s’évanouit
    dans la volonté
    trop acérée… »

    Dans la fraîcheur matinale de la ville, non loin du Grand Rond, il regarda sa montre à aiguille qui indiquait 6 h 45. Avec son footing entre ses pauses, il aurait bien le temps de prendre son breakfast végan dans un bar dédié et de flâner un peu sur le marché aux puces et à la brocante de la Place Saint Sernin.
    Sur le chemin de là où il devait se rendre, il se choisit donc une petite table près d’un coin de verdure, en plein un hot-spot wifi gratuit. Il passa commande, paya et posa devant lui son petit ordinateur portable pour vérifier sa messagerie.
    Le message d’une amie-du-net fit ses lèvres former un large sourire. Expatriée sur une île, qu’elle lui avait raconté, sans avoir encore précisé le nom, ni même « l’emplacement géographique approximatif », à ses sens, ses envolées fleuraient bon le beau temps et la chaleur équatoriale. Il avait commencé des échanges épistolaires avec elle par l’entremise d’un site de poésie shakespearienne. Après que le serveur eut déposé son thé, son jus d’ananas, son croissant végan et un bol de « tofu brouillé », après un « mirci » et l’entame, il rédigea sa réponse :

    « Chère Personne,

    J’ai lu avec grand plaisir ce que tu m’as envoyé. Voici un petit écho pseudo poétique en guise de clavardage impressionnatif :

    Le paysage de tes mots m’émeuvent.
    Je les imagine murmurer aux vagues
    la beauté de la terre qu’elles ne peuvent, en leur état, toucher,
    qu’elles peuvent admirer qu’au travers de leur écume, de loin ;
    je les imagine ranimées par eux et atteindre une autre rive
    comme une bouteille à la mer traverse l’océan
    avant de s’échouer avec et par amour,
    transformant du rocailleux
    en poussière d’étoile,
    en une myriade de sable fin ;
    d’ainsi aller et venir, sans fin.

    Amicalement,
    Greegree »

    Greendle cliqua sur « Envoyer » puis engloutit ce qui restait, rangea son ordinateur et repartit comme arrivé.

    A suivre.

    Voilou pour aujourd’hui,
    Merci de votre attention,
    Bon courage,
    Bonne journée,
    Bonne fin de semaine.