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Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    pour aujourd’hui, une petite annonce aspiration à ancrer, de nouveau quelques réflexions à partager suscitées par de ce que zyeuté depuis vendredi dernier, et une création.

    Je commence par vous partager ma petite annonce :

    « Petite annonce en quête de vie végane :

    Tient toujours la petite annonce scribouillée et partagée en fin de message pour le premier vendredi de cette année, le 3 janvier 2025 :
    https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/le-rendez-vous-du-vendredi/#post-528

    Mais une brève annonce personnelle :

    Je n’ai pas (encore) d’expérience d’écolieu, ni en permaculture, tout au plus quelques lectures à disposition que je pourrais potasser plus studieusement, et je n’ai pas beaucoup d’argent de côté pour contribuer niveau finance, toujours est-il que je suis de bonne volonté pour participer à un lieu de vie « vegan friendly », végan, dans l’état d’esprit de EOTOPIA : https://www.eotopia.org

    ou en tout cas un projet végan. Avec quelques idées pour de l’animation, d’atelier d’écriture à de la cuisine, en passant par des créations à partager. Et si je n’ai pas d’expérience professionnelle en restauration, je pense pouvoir malgré tout participer à la préparation de repas. Qu’importe le nombre à préparer pourvu que les moyens pour. Entre autres.

    Bref, il faut s’accorder sur lieu de vie, les modalités, et cetera. Toujours est-il que si vous seriez intéressé(e)(s) par un projet végan IRL avec moi, n’hésitez pas à me contacter. Même si vous êtes vous-même aussi juste niveau finance. On pourra toujours réfléchir aux moyens de tenter de le concrétiser une fois bien défini. »

    Petite annoncée passée, je vous invite à regarder écouter méditer la création, l’épisode 5 de « Sur le front des urgences civilisationnelles », titrée « Résonance » : https://indymotion.fr/w/p/poNs3xNm2top3kzYwfHBsn?playlistPosition=5

    Texte poème lu : « Résonne sur les réseaux
    des alertes, des alarmes,
    de lanceurs d’infos,
    sourcées, étudiées, va-carme ;

    Le silence des baleines,
    des absences de chants,
    comme si en berne,
    urgence d’Océans ;

    Thwaites qu’à un fil,
    Big Apple pourrait être coulée,
    ainsi de nombreuses îles,
    saisons d’hémisphères déréglées ;

    Des panaches, du corail qui dépérit,
    de pollutions, jusqu’au continent de plastiques,
    par l’anthropocène capitalocène en politique,
    de cause à effets, nombreux soucis écrits ;

    L’évolution des courants
    pourraient bien tout chambouler,
    avec l’irruption de volcans,
    des éclats non artificiels, tel apogée, découler ;

    En cours çà et là,
    des éléments s’expriment à leur façon ;
    qui écoute, à en comprendre la loi ?
    résonance jusqu’à acter de la solution (*).

    (*) Systémique, anticapitaliste, végane autant que faire se peut, à en être antispéciste jusqu’à la concrétisation des idéaux de la zoopolis. Cf ce qu’évoqué au fil du « Le rendez-vous du vendredi » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/le-rendez-vous-du-vendredi/ »

    Puis, ensuite, quelques réflexions, en vrac.

    Il y a quelques jours, vous avez sûrement eu vent que l’IA Grok s’est faite le relai de la version d’instances internationales telles que la CPI et la CIJ sur la situation à Gaza, en Palestine. Le premier article que j’ai zyeuté l’évoquant avait un titre que j’ai trouvé ambigu au premier abord. On pourrait dire par préjugés, en pensant cette IA un peu trop formatée, capable de vouloir censurer les gens qui parlent de Gaza, comme aussi d’aucuns accusent des réseaux de vouloir le faire. Sauf que si le titre était un peu maladroit, que cela ait été une maladresse intentionnelle ou non, par rapport à la tentative de captage d’attention, il/elle n’a fait que relayer des « éléments de langage » reconnus par des instances et des journalistes d’investigation. Aussi, plusieurs questions me sont venues à l’esprit :

    • si, en dehors du contexte des préjugés, le titre n’est pas ambigu de la façon dont je le pensais, par contre, évoquer un caractère « incontrôlable », laissant entendre qu’aurait tort alors que sourcé, me semble être contestable, n’est-ce pas le reflet d’une tentative d’orienter les considérations par propagande contestable, un cas d’école en la matière ? ;
    • des journalistes ont présenté l’information en reprenant des éléments de langage tels que « incontrôlable », mais qui contrôle les contrôleurs ? Pourquoi ne pas évoquer plutôt l’intention contestable de vouloir censurer une IA de la sorte ? Faire du journalisme d’investigation ? Évoquer les crimes de guerre, et cetera. Car si les IA sont perfectibles, dépendant de la matière à penser, en l’occurrence, n’est-ce pas contestable par l’intention ? ;
    • d’une certaine façon, mis de côté le prisme de présentation de l’info contestable, on pourrait considérer que c’est une façon de démontrer que l’IA Grok n’est pas soumise à la volonté arbitraire de certains de ses développeurs, et d’évoquer la situation tragique en Palestine sans avoir à trop se mouiller, mais n’est-ce pas le genre de sujet qui mériterait du journalisme d’investigation, du courage d’investigation non influencée par des lobbies, une ligne éditoriale parti pris contestable ? ;

    Bon, il y a déjà des médias qui font de l’investigation, tels que Michel Collon et le collectif Investig’Action : https://www.youtube.com/@michelcollon/videos

    Les journalistes pigistes devraient leur donner la parole plutôt que de mal-traiter l’information de la sorte.

    Parce qu’entre cette façon de présenter la tentative de censure de l’IA Grok alors que ne se fait que le relai d’instances officielles, reconnues « d’utilité publique », et des qui se disent pas responsables de la souffrance des palestiniens alors qu’ils ne sont pas des objecteurs de conscience et que la guerre et les crimes de guerre qu’ils cautionnent (ou pas s’ils en avaient connaissance conscience du cause à effets), et les colonies illégales, y seraient liés, n’y a-t-il pas de quoi y voir les effets d’un lavage de cerveau, de la propagande génératrice d’inconscience insouciance ?

    Dans un autre genre de propagande, je me pose de nouveau des questions sur les effets – dont les propagandes – de « l’info-consommation » induits par le diktat de l’instantané lié au système argent avec difficulté de capter l’attention à cette fin de la part de celles et ceux qui aspirent à s’y faire une place, à tenter de s’y retrouver. Avec le souci des arguments d’autorité et de l’ultracrépidarianisme tout en ayant besoin d’être un minimum « pluridisciplinaire » et crédible quand s’évoque des sujets de société.

    Alors un des cas qui m’y a fait repenser, je ne suis pas certain qu’il soit très juste de le considérer de la sorte. Parce que si au cours de son interview (sur le sujet des OVNIs) il a repris des éléments de langage du narratif mythologie autour de l’essence de la démocratie américaine, de la liberté sans bien contextualiser sa relativité, du narratif contre les « communistes », et cetera, cela peut s’expliquer par la position qu’il a occupé (ancien agent spécial du contre-espionnage de l’armée américaine, et cetera), que si il a démissionné, est présenté en tant que lanceur d’alerte, il ne peut tout divulguer et doit composer avec certaines « forces en présence ». Et il a conscience que l’humanité devrait tendre à certains idéaux.

    Reste que j’ai trouvé qu’il y a un côté assez « cocasse » / « contradictoire » / « dommage » d’évoquer le souci des projets de désinformation qu’auraient eu des officines, des programmes secrets contre des sujets ayant attrait à du mystère, en faisant d’une certaine façon l’équivalent de con trollage pour des problématiques sociales, éthiques, civilisationnelles. Et pourrait s’expliquer parce que n’a pas pu avoir le temps de se former sur ce genre de sujet, mais bon.

    De ce qui me pose souci, de ce que je trouve regrettable de la sorte, c’est que sur ce même média qui a fait cette interview intéressante en mettant de côté les propos que j’ai trouvés contestables, il me semble qu’il y a d’une certaine façon cette « tendance idéologique », même si se défendent d’en servir une à l’occasion, à servir tels que d’aucuns le reprochent vis-à-vis de ce serait une « dissidence contrôlée », bien qu’ils évoquent aussi de temps en temps des soucis, des travers de la doxa, le besoin de changements.

    Bon, c’est peut-être pas très juste de le considérer de la sorte. Peut-être plus « travers civilisationnel » que bien intentionnel.

    Reste que me semble s’être dégagée cette tendance, de ce que j’ai écouté, et puis quand j’ai entendu au cours des discussions entre deux qui sont assez érudits sur des sujets ésotériques, moins sur d’autres sujets, juger l’humanité, parler de « nature humaine » à l’aune de leurs connaissances / propos relativisables, contestables, se faire le relai de la doxa, en faire le jeu, cela a été un peu la goutte de trop, si je puis dire, et m’a semblé symptomatique du travers l’ultracrépidarianisme.

    Et c’est dommage. Car au fond, manque de pas grand-chose. De notions sociologiques, comprendre l’importance du contexte, environnemental, donc y compris de l’état d’esprit, d’un mode de fonctionnement civilisationnel, et que si des êtres peuvent parfois se laisser aller à la facilité, s’y sont laissés aller, cela ne dit rien sur la nature des êtres dans leur potentialité, dans l’absolu. Et que les « sages » qui, après avoir été en marge, s’en reviennent avec des idées pour des changements, s’accorder à de la « loi » sur façon de faire société, des idées de mode de fonctionnement, ne seraient / sont pas tant une exception qui confirmerait une règle imaginaire. On pourrait considérer que les « sages » – considérés comme tels – qui sont revenus avec des lois, sont « sages » parce qu’ils ont compris l’importance du cadre, se sont accordés le temps pour, qu’il s’agit pas tant de lutter contre la « nature humaine » mais de poser les bases d’un mode de fonctionnement, des rouages systémiques sur lesquels s’accorder pour « faire société », où idéalement la « nature des êtres » pourrait s’épanouir – quand possible – sans nuire à autrui.

    De même qu’il me semble leur manquer, ainsi qu’à de nombreuses rédactions du point de vue d’un jeune journaliste écolo : https://www.youtube.com/@ClimateSimple/videos

    d’être bien informés sur les soucis écologiques liés à un mode de fonctionnement qui pourrait être autre.

    Et en fait, si on considère que des mythes du passé, qu’ils aient partis liés avec de la réalité ou des paraboles parties liées avec de la réalité, sont en tout cas symboliquement tels des messages mises en garde et rappels de principes contre soucis, ce n’est pas pour porter toute la faute sur l’être humain, pas une histoire de « nature humaine » qui aurait tel ou tel penchant relatif, mais une problématique liée à une façon d’organiser, faire société, civilisation, même si aussi ainsi qu’à des forces qui ne peuvent probablement être entièrement maîtrisées.

    Bref, je pense important de ne pas faire la confusion entre penchant relatif à des influences environnementales, comprenant mode de fonctionnement, et « nature humaine » dont la notion définition est sujette à caution évolutive
    (ce qui me fait penser à la publication « Apologie de la mauvaise foi : L’inconsistante Apologie du carnivore de Dominique Lestel » : https://www.cahiers-antispecistes.org/apologie-de-la-mauvaise-foi/ ),
    et important de comprendre les bases évoquées en fin de message de la semaine dernière, comprendre les bases du souci systémique et des impacts des écocides, et cetera ; que s’agit pas tant d’être « particulièrement intelligent », juste conscient, bien informé sur ces sujets, d’avoir pris le temps de potasser.

    Aussi, je presque termine le message de ce jour en revenant sur des propos du lanceur d’alerte américain que j’ai trouvés relativisables, dont la contestabilité instrumentation des notions du « communisme » faisant comme brume dans les idées, au sens de rendre difficile la perception qu’il pourrait être clairement autrement, serait certainement mieux un autre système de cause à effets.

    Une publication qui l’évoque, qui me semble assez pertinente :

    « Ne laissez jamais les identités absurdes du « socialisme » et du « communisme » vous confondre. Il n’y a pas de sens à ces mots sans faire référence à l’anticapitalisme ou à l’économie de marché.

    Et réaliser les problèmes du capitalisme de marché signifie simplement : réaliser les problèmes du marché, du capitalisme et travailler à des solutions.

    Et les vraies solutions exigent l’établissement d’un nouveau type de modèle économique. Un modèle basé sur des principes fondamentaux de durabilité et de santé publique qui sont prouvés empiriquement.

    Cette perspective et cette base de raisonnement ne doivent jamais être confondus avec tout ce qui a déjà été présenté ou qui a été propagandisé par le culte des « marchés libres. »

    Vous voyez, les dualités servent un but important. Ce sont des poubelles associatives. Et tout ce que vous avez à faire c’est associer les gens d’une certaine façon, et leur pensée critique s’éteint complètement. »

    C’est la traduction automatique d’un message qui accompagne une citation évoquant la propagande instrumentalisation de l’ « anti communisme » qu’il y a eu aux USA et ailleurs : https://www.facebook.com/peterjosephofficial/posts/pfbid0qKHnGzUWsM4KcBdzXJNrjrxhDVpxTuwiqrZdSVGUzcGaobqXDaG45VUrPFk1zeaQl

    et qui évoque le besoin de bien penser et poser les termes, la notion, une compréhension de fonctionnement systémique.

    Pour le développement de l’argumentaire, cf. le podcast « Révolution Maintenant ! »

    et le substack de Peter Joseph : https://peterjoseph.substack.com/

    Et je termine en vous invitant à lire, écouter, regarder si pas encore fait, les articles, conférences, doc’s évoquant l’importance de la cause animale, d’idéaux aspiration éthique dont les liens ont été partagés au fil des messages, dont :

    Voilou pour aujourd’hui,
    Merci de votre attention,
    Bon courage,
    Bonne journée,
    Bonne fin de semaine.