#527
Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    je me dis que je devrais porter mon attention surtout sur le « côté plein du verre », sur ce qui a de quoi rendre optimiste, faire apprécier les instants, et j’aurais aimé terminer le « au fil des vendredis » de cette année en me concentrant sur du positif, des bonnes nouvelles – telles les libérations de Julian Assange et de Paul Watson – et du constructif, bonnes idées, actions (pour de la qualité informative, d’investigations aux élans pour une révolution paradigmatique en passant par des créations philo-poético-artistiques qui participent de prises de consciences, philosophiques, éthiques, pour des idéaux qui me semblent importants, essentiels) de la part de collectifs, associations et personnalités, mais de nouvelles réflexions critiques me sont venues à l’esprit à la lecture de certains articles, et je n’arrive pas à faire fi des préoccupations. Et ayant passé mon anniversaire et Noël en solitaire, j’ai décidé de prendre du temps de clavardage pour vider mon « sac à reproches », de ce que j’aurais à reprocher, à critiquer.

    Dans le genre, les « déclarations actions » d’Elon Musk et annonces de Donald Trump, avec en toile de fond de l’évolution sur le plan politique de l’homme le plus riche en « actions virtuelles » de la terre. Alors en soi, je ne peux pas être certain qu’il y ait eu évolution de sa part jusqu’à ce qu’il semble vouloir faire le jeu de l’extrême droite dans divers pays, qu’il serait l’archétype de ce qui est évoqué dans cet article « A propos des Dominants » : https://investigaction.net/A-propos-des-Dominants/

    Car je n’ai pas suivi son parcours « militant », je ne connais pas ses convictions idéologiques d’il y a plus d’une décennie. Surtout en tête qu’il y a 2-3 ans, avant ce qui lui est reproché dans le contexte des émeutes d’extrême-droite au Royaume-Uni, et cetera, il m’avait semblé faire preuve d’intentions plus ou moins « humanistes », de se soucier du sort de tout un chacun, du bien commun, ce qui à mon sens dénote avec son parti pris républicain américain, son rapprochement avec Trump et de ce qui seraient de ses intentions de faire le jeu de l’extrême droite dans divers pays, et cetera.

    Bon, cela s’explique probablement par un certain cynisme quand il avait parlé du fait qu’il était prêt à débourser genre des milliards pour un plan qui mettrait fin à de la précarité pauvreté, ou alors l’annonce était un fake ? Ou une déformation de ses propos de la part de certains journalistes, et / ou j’avais pas lu assez attentivement sa proposition ?
    En faisant une petite recherche pour me rafraîchir la mémoire, voir si le message annonce que j’avais lu n’était pas un fake ; je ne puis dire que c’était le même ; a-t-il fait une autre du même genre, semblant prêt, à un moment donné, à encourager une révolution systémique pour le bien de l’humanité et des conditions de vie sur Terre ? A-t-il baissé les bras, ou surtout c’était un effet d’annonce, et il est bien l’archétype sociologique des ultra-riches corrompus par le système et la « logique de lutte des classes » ? dont « l’évolution » des prises de position sur la scène politique peut s’expliquer sociologiquement tel que par analyse de l’article sur les « dominants » ? toujours est-il que je suis tombé sur cet article : « Elon Musk pose ses conditions pour donner 6 milliards de dollars contre la faim dans le monde » : https://www.ouest-france.fr/societe/pauvrete/elon-musk-pose-ses-conditions-pour-donner-6-milliards-de-dollars-contre-la-faim-dans-le-monde-79c0d41a-3bbc-11ec-b9a0-60ef7849bf45

    qui ne correspond pas tout à fait à l’annonce qu’il me semble que j’avais lue. Et qui reflète en tout cas à mon sens une certaine « inconscience » de la problématique systémique, un défaut de volonté de régler les soucis de cause à effets, au-delà du cynisme dont il a pu faire preuve.

    Et je trouve que c’est terriblement inquiétant, parce qu’il n’y aurait jamais eu autant d’écarts, de concentration de richesses mises au service d’une idéologie néolibérale, que cela se répercute entre autres sur du potentiel pouvoir d’influence par des médias, la tentative de construction d’une sorte de mythologie capitaliste dans l’imaginaire collectif. Et qu’avec la division par secteur d’activité, des intérêts à défendre pour « sa place de travail », par lobbying, cela rend plus susceptible de faire le jeu du « diviser pour mieux régner ». Et toujours est-il que la tendance politico-médiatique dans un certain nombre de pays me semble de mauvais augure, refléter une tentative de colonisation des imaginaires pour du délétère de la part des « ultra-riches » à la Musk, par inconscience, par croyance que ferait de leurs intérêts, ignorant des perspectives à plus long terme nécessaires pour de la pérennité.

    Ce que j’entends par là, c’est que cela me semble se répercuter de façon nuisible sur la perception du « champ des possibles », des biais sur la perception des problématiques et donc de solutions qui concerneraient tous et toutes, et favorise un certain manque d’éthique, du « court termisme », une certaine insouciance, inconscience de réactionnaires qui conduisent les conditions de vie sur terre à subir le sort du Titanic. Si on n’arrive pas à les contrer, à s’organiser autrement par les rouages politiques et système économique et éthique adapté.

    Par exemple, quand je lis Trump critiquer une décision de Biden en trouvant que « ça n’a pas de sens », si sa politique est « discutable », ce qui me semble refléter l’« inconscience de réactionnaires » et n’avoir vraiment pas de sens, c’est plutôt entre autres le climato-scepticisme, de ses intentions de mauvais élève de l’écologie pour quand il sera à la présidence des USA, le fait qu’on laisse se pourrir des situations qui pourraient être réglées pour peu que nous prenions acte des problématiques, à ne pas être dans le déni parce que cela n’arrange pas les affaires à court terme, ou autre « raison sans raison ».

    Et ce que je trouve dommage, dommageable, c’est aussi que même dans des médias qui ne versent pas dans le climato-scepticisme, il y en ait eu / il y en a pour participer d’une certaine insouciance, inculture, diversions.

    Par exemple, une écolo qui répond bêtement du tac-au-tac à une journaliste sur le capitalisme : « il faudra qu’on m’explique ce qu’on fait à la place » ; qui reflète du souci. Bon, elle a l’excuse qu’à brûle-pourpoint, peut-être aussi un peu par effet caméléon du rôle de politicien face aux journalistes, il n’est pas évident d’exprimer le fond de sa pensée, de développer une thèse, d’autant qu’à priori, normalement, elle sait certaines idées « anticapitalistes ». Toutefois, ce genre de réponse reflète ce qui est reproché à certains « écolos politiques », par rapport à ce que des « écologistes anticapitalistes » considèrent qu’il faudrait faire, et ce qui me semble être une excellente réponse explication :

    https://www.tiktok.com/@revpourlevivant/video/7452001872837135638

    Ceci dit, le reproche pourrait aussi être fait en premier lieu aux « journalistes » qui titillent les interviewés sans avoir eux-mêmes approfondi les problématiques et idées qui concernent toutes et tous, et donc elles et eux aussi. Parce que offrir du temps de paroles c’est bien, mais il n’y a pas de nécessité de « neutralité », et il n’y en a de toutes façons pas sur le terrain des idées. Et quand à « l’équité », de la pluralité, cela ne me semble pas une nécessité absolue, intérêt relatif à un paradigme idéal pas encore mis en place, mais aussi pour cette finalité, de nombreux médias sont critiqués.

    Et en fait, ce qui me semble manquer dans le traitement de l’information par un certain nombre, c’est le manque de temps pris pour de l’investigation, la « matière à penser » nécessaire pour bien traiter des sujets vitaux.

    Au niveau souci climatique, déjà évoqué à quelques reprises, mais cela me semble toujours pertinent dans une certaine mesure, un jeune journaliste critique les journalistes de nombreuses rédactions d’être mal-informés et de mal-informer : https://www.youtube.com/@ClimateSimple/videos

    Au niveau problématique systémique lié, je trouve dommage les pigistes qui ont fait le jeu d’une entreprise, sciemment ou inconsciemment le relai d’une officine pour le capitalisme néolibéralisme des « dominants », d’une gestion com’ pour des intérêts privés, tels ceux d’un site de jeux vidéo qui s’est fait le relai du consumérisme, a loué une entreprise japonaise en arguant que les ssd n’existeraient pas sans elle, et tels celles et ceux qui se font le relai des « bonnes actions » de Musk pour venir en aide via Starlink à des populations dans une situation dramatique. Et je ne pense pas que c’est être trop pessimiste, voir le « côté vide du verre », car quand on considère que tout est lié, traiter certaines informations de manière parcellaire fait d’une certaine façon diversion de la solution systémique, participe du mal-traitement par omission ou biais des informations qui devraient être liées.

    Et en l’occurrence, dans ce genre de cas, c’est vouloir faire d’une entreprise et / ou d’un pdg un « héro », lui caresser les poils dans le bon sens, participer d’une certaine façon à sa légende personnelle et de la mythologie du système capitaliste néolibéral, occulter tous les travailleuses et travailleurs qui ont autant voire plus de mérites, et des effets délétères, et que de l’innovation et des bonnes actions sont freinées par ce même système dont ils essayent de focaliser sur des « facettes positives », qu’il aurait pu et pourrait en être autrement.

    Je vulgarise, mais cela ne me semble pas être trop simpliste, et puis pour approfondir de la thèse, je vous invite à lire « La juste part : Repenser les inégalités, la richesse et la fabrication des grille-pains », la thèse de David Robichaud et
    Patrick Turmel où, entre autres, ils rendent « compte de l’importance de la coopération sociale pour toute production de « richesse » ».

    Bref, je trouve dommage, je pense que c’est un souci quand des « journalistes » rapportent les propos d’un tel ou tel comme en construisant une figure d’autorité alors que contestables quand investigue et se cultive, approfondit, et que sans le faire, c’est comme si ils se conduisaient en automate, en complices au service d’une sorte d’égrégore, que par inconscience ils alimentaient des rouages civilisationnels délétères.

    En tout cas, si se comprend que les médias traditionnels qui font dans « l’info-people », tentent de capter l’attention, rapportent plus les propos de personnalités connues que des citoyens communs, quand bien même ils n’ont pas bien potassé le sujet, je dirais que la sagesse, le bon sens, le vécu des problèmes et potentialité de solution pour les résoudre se trouve dans une quête contre la doxa de la sphère politico-médiatique, et qu’il y a une carence d’écoute sur ce plan.

    Et je n’ai rien contre encourager aux discussions politiques, à discuter de « sujets sensibles », mais quand un média qui cherche à se donner une image de traitement sérieux de l’information fait une liste de sujets de disputes pour animer le réveillon, cela me semble parfaitement refléter le souci du « journalisme » qui pose mal les bases du débat, le versement dans « l’info-people » à diversions et qui induit la pensée dans telle ou telle direction sans la matière à penser conséquente qui me semblerait nécessaire.

    Et alors, en fait, certes, il suffirait parfois de pas grand-chose pour faire la différence entre un mal-traitement de l’information et un « bien-traitement ».

    Ce qui me fait penser à de ce que j’ai trouvé dommage au cours de certains passages de la série documentaires « Les Ailleurs » que j’ai fini de visionner en début de semaine.

    J’ai apprécié le côté écoute sans jugement des témoignages et l’effort de mise en commun des expériences, les discussions dans le cadre du CERO France, le partage des tranches de vie – exceptées les scènes non véganes ou trop sucrées – et questionnements existentiels. En revanche, à un moment donné du 5ème épisode, il est discuté avec un qui se targue d’avoir une approche d’humilité tout en se permettant de faire une division entre camp « sceptiques quitte à en être négationnistes » et « crédules ». Sauf que :

    • qu’on doute de témoignages en se disant qu’ils pourraient être des affabulations, des canulars, ou des mauvaises interprétations, c’est une chose, mais celles et ceux qui ont expérimenté, ou disons disent avoir expérimenté des rencontres du troisième type en état éveillé et puis des abductions, on ne peut pas les taxer de « crédules » ;
    • il a recours à une rhétorique, une logique de zététicien auto-proclamé qui se croit rationnel, ou qu’on serait tous susceptibles d’avoir de prime abord mais qui reflète bien le souci du « scepticisme » où l’on émet une hypothèse opinion à l’aune de ce que l’on connaît sans chercher à en savoir plus, sans avoir fait l’effort d’une enquête approfondie, et même si il a l’humilité de reconnaître d’après lui, d’utiliser des éléments de langage de l’humilité, reflète bien à mon sens le souci de ne pas s’être intéressé sérieusement au sujet, tel évoquer les innombrables observateurs de par le monde depuis des décennies qui n’auraient rien vu, alors que les rapports d’observations d’OVNIS ne manquent pas, et que certes, quand on ignore qu’il y a pas mal de gens qui auraient expérimenté ce qui est évoqué dans cette série documentaires, ainsi que les cas d’observations officielles, de quoi avoir un avis de sceptique, mais l’humilité c’est de reconnaître qu’on n’est certain de rien quand on a juste vu un OVNI, c’est de pratiquer « l’ignorance éclairée / informée » en quête de savoir, pas de taxer de croyants crédules des autres de la sorte sans s’être avoir pu prendre le temps de plus potasser ;

    Aussi, je pense que c’est caractéristique d’erreurs de raisonnements, d’une contradiction et d’un souci qui concerne aussi ce que j’aurais à reprocher à pas mal de journalistes et médias et de celles et ceux qui se revendiquent « zététiciens » : avoir l’humilité de reconnaître qu’on ne sait pas quand on est confronté aux limites de ce qu’on peut savoir, ne pas s’embarquer dans des extrapolations sans savoir, mais extrapoler les connaissances de par le monde alors qu’il ne sait pas vraiment, qu’il n’a pas fait les investigations pour, et alors qu’il pourrait les faire.

    Aussi, plutôt que de donner la parole à un sceptique de la sorte, je pense qu’il aurait été plus intéressant de le faire s’intéresser aux témoignages dans le cadre du CERO si il ne les connaissait pas, de construire le documentaire ou un épisode en partie par l’évolution de ses connaissances, de son prisme, de ses considérations.

    Et une autre scène du documentaire où j’aurais aussi à déplorer un préjugé, le même genre de travers de donner son avis alors qu’ignorant : à un moment du dernier épisode, du sixième, au cours d’une conversation entre deux certains d’avoir été sujets d’abductions, un qui me semble globalement assez érudit a pourtant exprimé de l’inculture, un préjugé, lancé ce qu’on pourrait qualifier d’une boutade à l’intention des végans de Vénus, avec aussi sous-entendu qu’il a du mal avec le lait de soja. Sauf que l’alimentation végane est riche de possibilités, de variations, et même si c’était une forme de boutade, on pourrait le considérer comme une tentative de se trouver un bouc émissaire, une instrumentalisation contre le véganisme, une diversion à se trouver d’autres « hors normes de la doxa », conte les railleries dont peuvent faire l’objet celles et ceux qui évoquent des abductions, le sujet OVNI, et son propos reflète bien les préjugés de la doxa de l’ère anthropocène capitalocène, de l’ignorance, de l’arrogance de construire une opinion (penser difficile, voire mission impossible, la possibilité de généraliser du véganisme) sur la base de préjugés. Le genre de propos qui aurait mérité contradiction et non pas laissé de la sorte dans le documentaire, afin ne pas participer de la mal-information.

    Bon, j’ai conscience de la difficulté d’être parfait de bout en bout. Mes plus grosses disputes avec de mes proches l’ont été pour de ce qui n’aurait pas mérité que je me fâche autant, lié à ce sentiment d’être confronté à des raisonnements contestables, des qui ont tenté de se poser en figure d’autorité alors que parfois contestables, tel quand on est jeune avec le sentiment de tout savoir même si c’est faux ; si ce n’est travers qui n’est pas tant histoire de jeunesse mais de doxa, pourrait-on considérer, tel que développé dans l’épisode 36 du podcast « Révolution Maintenant ! » autour de « l’ignorance éclairée / informée » ; et alors que j’ai parfois pu avoir aussi ce travers – donner mon avis, défendre mordicus, par ego, une opinion alors que préjugé et non pas en ayant approfondi, non pas au cours d’une quête de connaissances nécessaires – et que je l’aurai peut-être encore par moments.

    Toujours est-il que je pense que c’est dommage, alors voilou.

    Et tant que je suis dans la critique des médias, si je devais faire un peu plus mon auto-critique : j’accorde bien trop d’importance à des propos que je trouve contestables, je devrais cesser de lire et de me prendre la tête, ainsi que la vôtre si vous êtes encore là à me lire (merci de votre attention), sur et à cause des médias qui ont une ligne éditoriale que je trouve critiquable, et plus me concentrer sur ce que je trouve constructif, sur des idées de solutions, les promouvoir d’une manière ou d’une autre, ainsi donc que de l’action, jusqu’à l’action, m’y appliquer.

    Toutefois, tant que je suis dans la critique des médias, j’ai zyeuté un article où il était déploré les ingérences russes, tentatives via des influenceurs avec volonté de les payer pour relayer de la propagande de Poutine. Sauf que si la politique et géopolitique du gouvernement russe est critiquable, cela m’a semblé être un peu l’hôpital qui se fout de la charité sur les tentatives d’influences, les tentatives d’ingérences, comme pour faire oublier les ingérences telles que par les « Fonds Marianne » et les nombreuses publications qu’on pourrait considérer de l’ordre du « journalisme de préfecture » que déplore et critique pertinemment, je pense, l’association ACRIMED.

    Aussi, difficile de comparer sans pouvoir en savoir plus sur les moyens mis en œuvre, mais dans l’intention vis à vis de l’influence sur la perception des problématiques par et de la population, cela ne me semble pas tellement mieux en matière « d’ingérences numériques » que la propagande stigmatisée, sont aussi de l’ordre des « menaces qui pèsent sur notre débat public », à mon sens.

    Aussi, le souci pour un débat public exempt d’ingérences, d’influence de lobbies contestables, y compris de la doxa, je pense que cela nécessiterait un travail de fond où besoin de remise en question systémique. Un peu tel qu’évoqué dans cette tribune pour ce qui est des médias : « Démocratiser les grands médias » : https://www.acrimed.org/Democratiser-les-grands-medias

    Et pour approfondir le souci autour des médias, de la critique de médias, cf. les publications de https://www.acrimed.org

    Ceci exprimé, je terminerai les critiques de cette année sur la critique des « réseaux sociaux » et de tiktok en particulier, et de mon rapport aux réseaux, car si il y a lieu de faire une critique systémique, par rapport au système capitaliste basé autour, il y a aussi relativité à l’usage qu’on en fait.

    J’ai évoqué en début de message de ce jour avoir passé mon anniversaire et Noël en solitaire. Je ne m’en plains pas, je dirais pas tant que c’est du fait d’un choix de ma part si ce n’est que reflète symbolise les conséquences d’être entier que j’assume, avec le fait que je ne me suis pas encore sociabilisé dans une association partageant de mes idéaux, mais même si j’ai en tête ce que je reproche, qu’ici ils (parents, et cetera) auraient eu un réveillon végan, au moins je n’ai pas eu à faire l’effort de ne pas devoir être moralisateur le jour de Noël, et j’ai pu être en relative paix avec moi-même.

    Au passage, je partage l’avis de Aymeric Caron vis à vis du souci pour les Palestiniennes et Palestiniens : https://www.facebook.com/aymeric.caron.5/posts/pfbid0ZDXFY6ef8GZW1KohLtrxL2kqNqtzrjRreQFgEDkv8nJ3Suo2xhuhnxenbAPsgcBnl

    Le rapport avec les réseaux sociaux, c’est que la semaine dernière j’ai évoqué mon appréhension, par rapport aux messages que je recevrais certainement de la part de « contacts » qui n’ont pas pris le temps de connaître mes convictions, et dont je ne connais pas non plus grand-chose.

    On pourrait voir l’ intérêt des réseaux comme la mise en lien potentiel de la « famille humaine », si ce n’est que dans le cadre du système néolibéral, en plus d’être des produits, cela favorise des travers, du butinage, une certaine superficialité. Et c’est pas un reproche que j’adresse en particulier à des gens, c’est une critique du système et que je m’adresse aussi, du fait qu’à une époque j’ai succombé à la tendance de lancer des invitations à tout va sur facebook, pour « se faire voir », promouvoir de ses créations. Ce que je regrette, en dehors / en plus de mon évolution à véganiser anticapitaliste, car c’est participer à alimenter des réseaux centralisés, et j’ai pas mal de « contacts » qui n’ont sûrement jamais pris le temps de regarder de ce que je publiais, ai partagé, invité à consulter.

    Au passage, j’ai partiellement « menti » la semaine dernière quand j’ai écrit que je me sentirai obligé de répondre « merci, bonnes fêtes de fin d’année » aux messages de bon anniversaire de « contacts » sur les réseaux avec qui je n’ai aucune interaction le reste de l’année mais qui envoient un message une foi l’an à de leurs « contacts », ont pris pour habitude de souhaiter les anniversaires, par automatisme.
    Probablement par esprit de contradiction, et peut-être surtout parce que moralement anticipé, préparé, digéré, et par soif de volonté de rester ferme à ne pas trahir mes convictions, j’ai changé ma formulation, et si j’ai quand même au final réprimé de la morale que j’aurais aimé faire en me disant que dans ces circonstances cela pourrait être contre-productif, surtout, j’ai suggéré à une non végane dont le message reflétait qu’elle en savait rien, d’écouter le podcast antispéciste, en prenant sur moi – la moutarde m’étant monté au nez du fait que son message cristallisait de ce que je considère être plusieurs travers – pour rester concis et un minimum poli.

    Mais je dirais que c’est du travers (butinage sur les réseaux sociaux, souhaiter les anniversaires à tout-va s’en s’intéresser aux publications des gens, et cetera) du fait des incitations, reflète un souci systémique, notamment le mode de fonctionnement des réseaux avec notifications avertissant des anniversaires, pour celles et ceux qui les consultent, et avec incitation et facilitation à déposer un message sur le mur ou via message privé sans avoir à consulter la page des « contacts », des concernés.

    Un exemple qui illustre parfaitement que nombreux sont les gens qui envoient des messages pour souhaiter un anniversaire à des gens desquels ils ne regardent jamais les publications : une contact décédée il y a un peu plus d’une décennie, dont l’annonce a été faite sur sa page par de ses connaissances irl, qui n’a qu’une 100ène de contacts sur facebook, se retrouve pourtant chaque année avec des messages de bon anniversaire de gens qui ignorent qu’elle n’est plus dans le monde incarné.

    Et à propos d’incarné / pas incarné, digression : la dame qui a fait la bourde dans sa formulation de souhait, s’est définie athée tout en évoquant son opportunisme de consommatrice non végane pour les fêtes. Je n’ai rien contre celles et ceux qui se revendiquent athée au sens anarchiste « ni dieu ni maître », d’insoumission à un ordre terrestre jugé inique mais qui ne sont pas athées en terme d’idéaux, d’idéal, à la différence de celles et ceux qui se définissent athée par ignorance, par préjugés, par défaut d’enquête sur divers mystères de l’existence, et où je trouve bête, critiquable, contestable, à remettre en question de se définir de la sorte.

    Bref, j’ai déjà exprimé, développé des réflexions sur ce genre de considération, ainsi que de la critique des réseaux sociaux classiques et invité à rejoindre un alternatif au cours du message du 13 septembre, je ne vais pas plus m’épancher de nouveau dessus.

    Surtout, là, évoquer une critique de TikTok. Me souviens avoir lu que TikTok était un « bon élève » en matière de lutte contre certaines intox telles que le climato-scepticisme, et me disant que le souci de certaines tendances nocives, défis ayant provoquées des morts, était plus du fait que réseau prisé par les jeunes que du fait du fonctionnement de tiktok en lui-même, si ce n’est avec un besoin de modération adapté qui se corrigerait avec les rappels à l’ordre, c’est une des raisons pour lesquelles j’avais évoqué l’intérêt de déserter les réseaux de Musk et Zuckerberg sans l’y mentionner.

    Toutefois, si il y a certainement relativité avec l’usage qu’on en fait dans ce qui se retrouve dans les suggestions, qu’il ne tiendrait qu’à moi de ne pas consulter ce qui m’est suggéré, d’être « proactif » en sélectionnant autour de « mots clés », vous vous êtes peut-être retrouvée vous aussi avec des mèmes tendances de tiktokeurs dont vous en avez rien à fiche, et mais en fin de compte, je trouve qu’il y a une certaine toxicité qui règne sur tiktok (du genre scènes normalement prohibées, telles que diffusion d’images de l’attentat en Allemagne, et d’accidents mortels). Et si on pourrait considérer que c’est à cause du mauvais usage qu’en font certains, que la modération est aussi à posteriori sur les autres réseaux, que je trouve parfois contestable la stigmatisation d’un réseau en particulier, que tous les centralisés sont critiquables selon tel ou tel prisme (cf. le documentaire « derrière nos écrans de fumée »), que j’ai quelques doutes sur une thèse « complotiste » d’un hackeur sur le fait que TikTok aurait un mode de fonctionnement différent en Chine que dans d’autres pays (différences, dont de contenus mis en avant / apparaissant sur le fil « pour toi », qui pourraient s’expliquer en théorie par différence de public s’y intéressant et y publiant), que si cela peut s’expliquer par du succès et manque de moyens correspondants, il n’en reste pas moins que j’en suis à me dire qu’il n’a peut-être pas tort, et que ce qui est certifié par l’expérience :

    • j’ai eu beau cliquer sur « pas intéressé » sur des vidéos, il m’a été parfois de nouveau proposées des mêmes vidéos au cours d’un autre « scrollage », ce qui reflète un souci de programmation, et en dehors des vidéos toxiques pour un végan dont je me passerais bien, il m’a été affichées des vidéos toxiques pour la communauté, certes modérées à posteriori, mais devraient pas être aussi fréquentes considérant le nombre de publications autre qui doit être faramineux ;
    • j’ai souvent eu d’affichées des vidéos montages reprenant des vidéos de tiktokeuses et tiktokeurs avec vidéos montrant d’un côté de leur création / scène et de l’autre une vidéo sans rapport, montrant par exemple scènes de bricolages, et sans lien vers vidéos ou chaînes d’origine, et rarement de vidéos de ces créateurs, et si le système de copyright peut se contester dans l’aspiration à un autre système, ce n’est pas ce qu’ils font, je pense qu’ils n’apportent rien de constructif en terme de prise de conscience, pour le bien commun, et en l’occurrence, actuellement, cela reflète à la fois l’incitation à créer des chaînes tiktok pour chercher à faire des vues en reprenant le contenu des autres, et le souci de programmation de l’algorithme de tiktok où de ceux qui filoutent semblent y être favorisés ;
    • alors que pourtant pas mal de créatrices et créateurs publient sur tous les réseaux les plus populaires du moment, ce qui se dégage de ce qui m’est suggéré à regarder sur tiktok dans la partie « pour toi », à la différence de quand sur instagram ou youtube, est très rarement « pour moi », trop de tendances que je ne retrouve pas sur les autres réseaux, et si le fait qu’un réseau en sache beaucoup sur les contenus susceptibles de nous intéresser n’est pas tellement une qualité selon une certaine considération, cela va au-delà de cette considération, car ce n’est même pas tant que la plupart des vidéos sur les autres réseaux m’intéressent en dehors de la curiosité éclectique, c’est surtout que je trouve que l’algorithme de tiktok est certainement le plus critiquable, que pour telle ou telle raison, y a un mode de fonctionnement dont le résultat pour ce qui est suggéré au cours d’un scrollage sur la partie « pour toi » me semble plus critiquable, rarement intéressant ;

    Vous me direz, ou pas, au final, cela pousse à y consacrer peu de temps, ce qui est mieux que si ils rendaient accro.

    Bref, voilou, j’ai vidé mon « sac à reproches ».

    Je m’engage à l’avenir à me concentrer sur des idées pour de la solution, à me concentrer sur de la cause systémique et non des effets, d’une manière ou d’une autre. Ma résolution pour l’année à venir.

    Et je termine le message d’aujourd’hui sur du « positif », en vous invitant à regarder les épisodes récents du podcast « Comme un poisson dans l’eau » : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

    Et l’épisode conférence récent du podcast « Révolution Maintenant ! » de Peter Joseph (transcription complète publiée après la vidéo, que vous pourrez traduire si besoin) : https://www.revolutionnow.live/episode-53/

    Et sur ce nouvel essai improvisation live (mais diffusé en différé, car enregistré avec appareil photo et microphone un peu plus mieux ; l’enregistrement à la webcam du premier essai du Tongue Drum ayant un très mauvais son et n’ayant pas de branchement pour le microphone sur le mini-pc) d’un cadeau d’anniversaire Noël avec lecture poème « Sur la pointe de l’hiver 2024 » écrit vers la fin du message partagé le 13 décembre du « rendez-vous du vendredi » : https://www.youtube.com/watch?v=99bMPs5uoM0&list=PLWG3MhJ7E0kiAZOzNc9-0czU5hIvYrM6_&index=9

    Merci de votre attention,
    Bonne journée,
    Bonne fin d’année.