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Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    pour aujourd’hui, je comptais surtout vous inviter à découvrir quelques créations, dont des vidéos informatives, mais Leïla Huissoud, une chanteuse francophone dont j’aime beaucoup la voix, la qualité de plume, la créativité, a publié la semaine dernière une chanson qui a résonné par rapport à de mes préoccupations, et quelques réflexions me sont venues à l’esprit.

    Bref, la chanson : « La Maladresse » : https://www.youtube.com/watch?v=fVHwatwxrJw

    Concernant les réflexions, c’est tout d’abord, principalement, en pilier, par rapport à la quête d’authenticité, autour de cette considération, de cette quête, cette aspiration. Avec tout ce que cela implique, peut impliquer de cause à effets.

    Car en fait, à mon sens, la quête d’authenticité s’accompagne par une quête de vérité, ou disons de compréhension, de prise de conscience, impliquant mise en lumière sur la part d’inconscience, autant que possible, autant que faire se peut.

    Ce qui me fait penser à que :

    • la pensée est « vivante », relative, une interprétation de données, et l’écriture, la communication permet une mise au clair, une mise au point, temporaire, relative au cheminement de la conscience, de l’état de la conscience vouée à évoluer.
      Cela vous paraîtra certainement de l’onanisme intellectuel de le présenter ainsi, une exagération, une complexification, une généralité conceptuelle, dogmatique, contestable au cas par cas. Probablement que cela l’est par rapport à certaines considérations, à certaines connaissances, tel que 1+1=10 en base 2.
      Toutefois, les points de vue sont relatifs aux connaissances, et pour certains sujets où vous avez dû en apprendre plus, vous avez dû réaliser de vos préjugés, remettre en question de vos avis. Et j’écris cela par rapport aussi au fait qu’il y a quelques mois, un internaute avait partagé sur un groupe une pensée de Nietzsche relativisant l’importance de la vérité par rapport à ce qui permet aux « forces vitales » de s’épanouir, quitte à user d’artifices. Je vulgarise la philosophie, le texte, toujours est-il que c’est ce que m’a semblé vouloir faire dire à Nietzsche l’internaute, par rapport à ses préoccupations sur le plan politique, pour de sa contrée. Et que je trouve contestable de se servir de pensées d’auteurs humains de siècles passés quand celles-ci sont relatives à un contexte et des connaissances qui ont grandement évolué, pour leur faire dire ce sur quoi ils ne seraient pas forcément d’accord si ils étaient vivant de nos jours, à continuer de penser et revoir leurs copies. Alors si ce n’est que je pense fortement que le Nietzsche qui a écrit les textes du passé est mort et qu’il serait sûrement agacé en tant qu’être ayant évolué de savoir ce qu’un certain nombre ont fait de ses textes pour justifier des idéologies politiques, ainsi que contre des philosophes qui s’en revendiquent tel qu’un Onfray, je n’ai pas la prétention de savoir avec certitude ce qui pourra être fait politiquement, pratiquement, mais j’ai mes convictions sur ce qui devrait être fait, sur le plan systémique, et cela implique une compréhension, une quête de vérité, d’authenticité. Et en vérité, je me contrefiche de ce qu’un Nietzsche ait pu en penser. Sans exclure le recours à de ce qu’évoquait Nietzsche dans ce texte, mais sans en faire une philosophie de vie, encore moins les bases d’un programme politique, une considération de dogmatique. D’ailleurs, je crois aux vertus de l’art, de la « mise en scène ». J’expliciterai tout à l’heure, en fin de message du jour. Surtout que je ne pense pas bon d’en tirer un principe de vie, une conduite à tenir, une généralité avec ses implications sur le plan politique, systémique, tel que m’a semblé vouloir le présenter cet internaute avec du texte de Friedrich Nietzsche, me semblant sous-estimer le pouvoir constructif et vital, nécessaire pour régler certains soucis, d’une certaine « vérité » ;

    au sens que, par exemple, vouloir trouver une solution à un souci dans un paradigme, se concentrer dessus, est en général très différent que de considérer les imbrications entre divers soucis, avoir un point de vue plus holistique qui permet de prendre en considération un tout, de penser une solution plus pérenne, plus viable sur le long terme, de système, de paradigme, même si plus difficile, demande de mobiliser plus « d’énergie » sur le court terme.

    En bref, c’est ce qui fait toute la différence entre des politiques contestables, voire nuisibles, écocidères, et des idéaux souhaitables. Et c’est tout le défi, toute la difficulté de penser les solutions au réchauffement climatique, contre ce qui met en péril les conditions de vie sur terre. Un jeune scientifique l’a très bien exprimé au cours d’une conférence titrée « La fin de leur monde » : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/compilation-en-rapport-avec-lecologie/ ;

    • dans une quête d’authenticité, de vérité, il y a le souci du respect de l’information à sa source, quitte à devoir composer avec sa part de mystère, d’inconnaissable, en évitant de surinterpréter, de mésinterpréter la part d’inconscience, la respecter, si je puis dire. Ce qui implique une sorte de synergie entre particulier et universel, une rencontre entre subjectivité et objectivité, du cas par cas et de l’holistique. Telle au cours d’une enquête journalistique. Et ce qui fait que je pense important une certaine quête de vérité pour certains soucis, c’est que même si difficile d’être certain de toutes les implications de certaines idées, de certaines considérations, nombreux sont les médias-mensonges, les hoax, les intox, les mal-informations, les biais de lobbies qui mettent des battons dans les roues d’idéaux, d’idées, servent des propagandes de guerre, à du mortifère, assez facilement identifiables pour peu qu’on prenne le temps d’écouter les débats contradictoires et de bien y penser, et dont des « journalistes », des « personnalités télé » ne se feraient pas l’écho tel qu’ils l’ont fait, si ils prenaient le temps d’une enquête honnête plutôt que de tordre l’information pour le présenter à une sauce que contestait un Malcom X, par exemple.

    Un cas d’école de nos jours, c’est la propagande servie par certains médias et « intellectuels », pour justifier le carnage contre les Palestiniens, et diffamer de leur soutien, monter en épingle de l’info à les en diffamer, tel que le déplore d’une certaine façon https://www.acrimed.org/ et tel que le critique Aymeric Caron ici (par rapport à l’affaire « science po », entre autres) :

    https://twitter.com/CaronAymericoff/status/1769662484779065425

    Et reprennent en chœur d’autres, tel qu’ici : https://twitter.com/GuillaumeQ1T1/status/1769690836965417443

    ici : https://twitter.com/Jeanbat31/status/1769672564324872263

    et ici : https://twitter.com/AniceLajnef/status/1769802311285555218

    Et en bref, de ce qui me pose souci par rapport au traitement / mal-traitement de l’information, comme vous l’aurez compris, c’est ce qui me semble être une tendance à la maltraitance par certains médias de sujets « objectivables », tel par de ceux évoqués, critiqués, avec le fait de subir des discours, quand il n’y pas de courageux contradicteur, sur des sujets où l’on trouve à redire en potassant un minimum, en prenant suffisamment le temps d’approfondir et de réfléchir. Et à ce niveau d’implications, dans ce genre de cas, les propagandes guerrières, ne s’intéressant pas à des solutions pacifiques, ainsi qu’à l’urgence d’aides à apporter aux Palestiniens, ainsi qu’à l’urgence liée au réchauffement climatique, aux soucis écologiques, m’en deviennent intolérables.

    Après, c’est certainement un peu hypocrite de ma part de le reprocher de façon généraliste, en dehors d’évoquer des cas pratiques, particuliers tel que le souci pour la Palestine et le réchauffement climatique, et l’importance à accorder à la cause animale, au véganisme, à la philosophie antispéciste. Au sens, dans la mesure où je ne connais pas forcément tous les arguments contre-arguments, certaines complexités de tous les sujets que j’ai évoqués. Et de la même façon que j’ai arrêté de regarder des informations télés et de médias dont je trouvais qu’il y avait une certaine maltraitance de sujets que je maîtrisais un minimum, si dans 10 ans je devais relire tout ce que j’ai écrit ici, j’aurai peut-être du mal à aller au bout, je n’aurai peut-être pas envie de tout lire, et au moins peut-être des contradictions et critiques ou compléments à apporter à certaines réflexions, à l’aune des connaissances à jour, de rouages mieux compris, d’évolutions, de progrès sur le chemin de la « connaissance en conscience ».

    Toujours est-il que je trouve problématique, consternant les biais, les intox, la maltraitance autour du soutien apporté à la Palestine, de ce qui relève de la calomnie de pacifistes pro-Palestiniens, ainsi que d’écologistes (vive le courage de Greta Thunberg et de ses pairs), de végans, et cetera. Et que dans une quête d’authenticité, prendre le temps de bien s’informer me semble important, ainsi que de pouvoir être entendu « en connaissance de causes », quand l’information a été pris le temps d’être bien « digérée » ;

    •  ceci écrit, un souci, c’est la masse d’informations, où il y a pas mal d’intox, de hoax de lobbies, de biais. Bon, en général, c’est pas si compliqué. Pour certains sujets, je pense qu’on peut assez facilement se faire une idée, même si il peut toujours s’apprendre certaines « nuances », des subtilités. C’est potentiellement plus compliqué quand se greffe les « opinions ». Par exemple, des arguments de climato-scepticisme peuvent assez facilement être contredits au niveau factuel. Même avec de ceux qui vous prétendent contre-argumentés, si vous prenez le temps de faire une recherche, vous trouverez le contre contre-argumentaire, tel que sur les cycles de réchauffement solaire et des mouvements du noyau de la planète (du genre, quand un « doomeur » évoque la courbe sur une décennie, un climato-sceptique a évoqué une courbe sur deux, arrangeant les données à son interprétation biaisée, mais sur plusieurs siècles, plusieurs millénaires, millions d’années, la courbe prend encore une toute autre allure, et in fine le tendance du réchauffement climatique du fait de l’impact humain via le Capitalocène me semble établie, prouvée) et cetera. En revanche, impression que c’est plus compliqué dès lors qu’il s’agit d’idéologies qui se construisent autour de justifications anthropocentriques, de croyances. Pas au sens de ne pas pouvoir contredire, mais être bien compris, faire prendre conscience du danger des écocides, du dérèglement de l’environnement, de l’impact nocif de certaines activités. Par exemple contre les adeptes d’une apocalypse, d’une prophétie apocalyptique auto-réalisatrice si ils devaient réussir à la faire se concrétiser et non pas parce que mektoub du point de vue de l’absolu, non pas parce qu’il devrait en être ainsi et pas autrement.

    En tout cas, ce n’est pas évident de rester prudent vis à vis de toutes les informations diffusées, auxquelles vous vous intéressez quand vous êtes éclectique. D’autant que chaque jour voit son lot de nouvelles informations.

    Aussi, il y a le souci de subir des discours de propagandistes et / ou de mal-informés / mal-informateurs qui compliquent la tâche, mais aussi d’arriver à faire passer ses considérations, participer à ce qui fait la culture collective, contemporaine, même si des outils sur internet permettent une certaine interactivité. Ainsi que comme exprimé à un moment de la chanson « La Maladresse », la difficulté à se parler en temps normal, qui rejoint la difficulté de communiquer exprimé, théorisé par Bernard Weber.

    Ce qui fait que plus vous en apprenez, plus vous en savez, plus vous en comprenez, moins vous avez envie de participer aux conversations de comptoir, ou plus il devient compliqué d’y participer à moins d’avoir fait un travail d’orateur, mis au clair les arguments. Encore que, c’est pas forcément suffisant pour bien rendre hommage à une pensée systémique, quand les débats impliquent une pensée systémique. Ce qui est souvent le cas du fait des imbrications entre sujets, du point de vue holistique. Il peut alors être suggéré des articles et des conférences, des docs, mais encore faut-il que les gens prennent le temps de les regarder, de les consulter, et cela ne simplifie pas les conversations à brûle pourpoint où il est rare qu’il n’y ait pas de jeu de volonté de puissance, des jeux d’egos ;

     

    Au final, cela me fait penser aux sages paroles d’une Personne exprimées il y a une 10 ène d’années, sur le fait que pour contredire de manière honnête, de bonne foi, un auteur théoricien, il faut bien comprendre son œuvre, son prisme, et le faire par rapport à ce prisme. Car si des contradictions peuvent être apportées à certaines réflexions, certains passages, cela ne contredit pas forcément le fil de son raisonnement, le bien fondé de son prisme, de ses idéaux. Et il me semble que savoir écouter l’autre, chercher à comprendre, cela devient de plus en plus une forme de luxe que l’on ne peut accorder à tous et toutes, mais nécessaire pour bien juger, si l’on veut éviter de mal juger.

    En écrivant cela, je pense en partie à un certain nombre de personnalités qui sont calomniées sur internet par de leurs opposants, où il y a de quoi les défendre, démonter la simplification des critiqueurs, et mais où les défendre peut vous valoir d’être assimilé à un certain parti politique « pas glop », et être à votre tour calomnié.

    Et je pense aussi à « L’Art d’avoir toujours raison » d’Arthur Schopenhauer, où il est évoqué d’une certaine façon ce genre de souci, le fait de pouvoir être contredit sur des détails mais n’en avoir pas moins raison in fine. Entre autres.

    Mais pour revenir à la difficulté de communication, de se parler, une de mes principales préoccupations depuis un certain temps en tant que militant aspirant à servir au mieux des idéaux : pouvoir faire passer le message, et être certain d’être bien compris. Et l’efficacité en terme d’action concrète, d’un point de vue systémique et non pas juste action individuelle.

    Ce qui, au passage, m’a amené à réfléchir sur l’évolution d’internet, des usages. Ce n’est probablement pas forcément pertinent de se forger un avis de son expérience personnelle, tant internet est une vaste toile. L’on pourrait considérer que chacun utilise internet à sa façon, qu’il y a pléthore d’usages, comme une richesse de comportements sociaux. Si ce n’est qu’entre l’essor des plateformes de streaming, des réseaux, des applications sur smartphones, il me semble qu’on peut y voir les grandes lignes de l’évolution des usages. Et la difficulté de capter l’attention, du temps de cerveaux disponibles, en de pareilles circonstances.

    Par rapport à cela, si vous êtes comme moi à ne pas utiliser d’applications en vogue sur smartphone et à ne pas interagir sur les réseaux / pages des autres, vous vous retrouvez vite en marge. D’autant que les gens doivent de moins en moins passer de temps à consulter leur fil d’actualité sur les réseaux, quand ils ne sont pas surchargés et ne peuvent accorder du temps qu’à une infime partie des publications, et se consacrer plus aux échanges sur des applications qui ont remplacé les messageries instantanées type d’AOL, Caramail, Msn.

    Bon, la difficulté de communiquer autour d’idéaux et de certains sujets propices à tensions n’est pas forcément dû à cette évolution, à la part plus importante accordée collectivement aux diversions.

    Il y a quelques mois, j’ai écouté un entretien de personnalités affiliées au « Club de Rome ». A un moment, quand ils ont évoqué la difficulté de sensibiliser les citoyens, au-delà d’être confronté aux intox, contre l’action insuffisante des politiques, un monsieur a témoigné, a expliqué que sa fille ne s’est intéressée à de ses vidéos que quand elle est venue lui rendre visite, qu’elle a pris le temps d’écouter une conférence qu’il lui avait conseillé pendant qu’il lui massait les pieds. Peut-être pas de quoi en tirer une conclusion générale, on pourrait y voir le reflet comme qui dirait que « nul n’est prophète en son pays », toutefois, il y a des contenus « prises de tête » auxquels peu de gens semblent avoir le courage de sérieusement s’intéresser.

    Après, cela vient peut-être aussi du fait que le développement des smartphones, des applications, a fait du plus grand nombre des créateurs de contenu, et que sans mettre en place une stratégie de développement de l’audience, de moins en moins de chance d’être lu ou entendu. Même par de ses proches.

    Ce qui n’est pas forcément tant dû à l’évolution des usages d’internet d’un certain point de vue. A l’époque où les forums et les blogs étaient très fréquentés, en vogue, je me souviens avoir lu des auteur(e)s dont j’appréciais la qualité d’écriture qui n’avaient que peu de réactions à leur partage alors que quand publié(e)s par des qui reprenaient de leurs textes, avec ou sans autorisation, précisant pas forcément qui étaient les auteur(e)s, recevaient une pléthore de louanges parce que ces blogueurs s’étaient constitués une audience, une communauté, en interagissant avec des uns et des autres.

    Ce qui me fait penser qu’il y a quelques années j’ai ouvert un groupe dédié au cinéma sur un réseau, plutôt que d’en rejoindre un, dans l’idée d’y partager du contenu d’artistes et de conférenciers abordant des thématiques qui me tiennent à cœur, dans l’espoir que de mes contacts s’y intéresseraient et auraient aussi envie d’en partager. Petit à petit certains créateurs de contenu y sont venus, sauf qu’au final, peu de gens s’intéressent au contenu des autres. Alors cela vient probablement du fait qu’en ce moment, depuis quelques temps, il y a un concours de courts métrages organisé par une entreprise, qu’ils font leur auto-promotion. Ce qui exacerbe la tendance. Si n’est qu’il me semble que ce genre de fonctionnement peut aussi se constater en dehors, que c’est symptomatique de l’usage fait par un grand nombre des groupes où se partage divers contenus. Peut-être aussi parce que je ne fais pas d’effort pour animer le groupe, mais bon, la tendance à partager sur un groupe sans s’intéresser à ce que d’autres partagent se ferait quand même certainement par la majorité. D’ailleurs, j’évoque pas tant pour les critiquer, pour déplorer ce rapport aux groupes sur certains réseaux a-sociaux. Je serais hypocrite de le faire. Considérez que je l’évoque plus comme un constat et un peu comme une auto-critique, car je fais un peu la même chose sur les groupes de ces réseaux : partager du contenu sans en général m’intéresser attentivement à ce que les autres partagent. Pour ma défense et la défense de celles et ceux qui font pareil : j’ai déjà pas mal à faire avec les artistes que je suis et les podcasts que j’écoute, pour ce qui me reste de temps de cerveau disponible.

    Ce qui me fait me questionner par rapport aux méthodes de militance. Sachant que même dans la rue, c’est pas forcément plus évident de capter l’attention que de commenter et d’interpeller sur internet, pour peu qu’il y ait fait un effort de communication çà et là sur les réseaux et sites.

    Et ceci écrit, à propos de stratégie de développement de l’audience qu’il faudrait probablement mettre en place quand on cherche à communiquer autour d’idéaux, et même pour contester et changer ce mode de fonctionnement : j’ai l’impression que des plateformes de publications de contenus ont elles-mêmes certaines pratiques « étranges », des « stratégies » de développement. Je ne sais plus si TikTok était concerné par une enquête journalistique autour de la mise en avant de contenu, encore que me semble bien que oui, j’ai d’ailleurs souvenir qu’ils avaient contesté des conclusions, toujours est-il qu’au-delà de la critique du fonctionnement des algorithmes et de la suspicion de fonctionnalités qui permettraient de mettre arbitrairement en avant du contenu par des employés, j’ai constaté une « étrangeté » qui n’était pas évoqué dans l’enquête, de ce que je m’en souviens :

    •  alors que sur youtube il n’y a pour le moment aucune vue de ma publication la plus récente, de mes premières publications sur TikTok, que je me suis récemment mis à utiliser, y ont suscité des centaines de vue et des dizaines de cœurs / « like », sans effort de communication du lien de ma part. De quoi m’encourager à l’utilisation de TikTok.
      Mais ensuite, pas eu de nombreux likes sur les autres publications, et une vidéo dont le compteur reste bloqué à 2 vues. Ce qui pourrait s’expliquer par le fait que la deuxième que j’y ai partagée était apolitique et qu’ensuite je me suis mis à y partager des poésies militantes, si ce n’est que la toute première était la présentation toute bête du site web « cuisine-art-politique-et-compagnie.com » et que j’imagine mal des internautes liker une telle vidéo sans même avoir pris le temps de consulter le site, ce qui a été le cas de la majorité si je m’en tiens aux chiffres, aux stats, et ce qui me fait soupçonner l’utilisation de « bots » pour des visionnages et du likage de publications ;
    •  encore que, c’est peut-être pas tant une étrangeté du fait du fonctionnement des algorithmes et éventuel recours à des bots, il y a aussi le rapport des usagers de TikTok qui doivent surfer rapidement, s’intéresser à une pléthore de contenu, peut-être aussi cherché à attirer l’attention par du « likage » (si ce n’est que explication pas convaincante pour les « likes » sur la vidéo de présentation du site pourtant peu consulté et le peu de réactions sur d’autres) : il y a des comptes de créateurs qui ont des millions d’abonnés et des centaines de milliers , voire des millions de vues sur des vidéos, et juste quelques centaines sur d’autres, ce qui laisse à penser que la grande majorité ne va pas sur les profils des créateurs même quand ils s’abonnent, qu’ils consultent surtout leur fil d’actualité tiktok et ne prennent pas le temps de voir les autres vidéos des comptes auxquels ils se sont abonnés, ce qui reflète la tendance à l’instantané sur les réseaux, la masse de contenus partagés, ce qui participe à mon sens de la difficulté de « se parler » entre « concitoyens » ;

    Bref, cela me fait penser à des réflexion de Boris Cyrulnik, et j’en viens aux vertus de l’art auxquelles je crois. Des réunions autour de l’art. Et ce qui je pense pourrait faire solution pour servir des causes communes, à en mettre fin à des intox.

    Boris Cyrulnik sur le terrorisme, le complotisme, les guerres, évolution de l’Allemagne et relativité de comportements en fonction de l’organisation sociale : https://rutube.ru/video/cbec499ef62437077627f04e3e74c121/

    Vers 5 mn 07 secondes, il commence à parler du rôle du théâtre, de la fiction, d’une agora constituée autour, de ce qui pourrait permettre de se cultiver tout en pouvant potentiellement participer, apprendre à se connaître et forger un avis bien éclairé par une phase de discussions en « connaissance de cause », favorisant les prises de conscience, plutôt que de subir le discours de la doxa politicienne et de « journalistes » n’ayant pas le temps d’investiguer, déformant des informations au cours d’un condensé des nouvelles du jour par un prisme d’info de masse au 19h – 20 h, tel que le font / consomment certainement encore beaucoup de gens.

     

    Re bref, j’ai fait une longue digression autour de cette notion de quête d’authenticité via le souci de l’information / mal-information, la difficulté de militer pour des idéaux, sans évoquer de notion d’être au monde, de philosophie sur l’être, la vie, mais cela me semble lié d’une certaine façon, et pour finir le message d’aujourd’hui, voilou les liens vers les créations et vidéos informatives, divers docs que je voulais vous inviter à découvrir, à prendre connaissance si pas encore fait :

    •  les épisodes récents (et des anciens si pas encore tout écouté) du podcast « Comme un poisson dans l’eau », podcast contre le spécisme qui fait synergie avec les soucis écologiques, éthiques, connaissances philosophiques, sociologiques et scientifiques  : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos ;
    •  Maxime Ginolin, le créateur de l’extraterrestre le plus déjanté de toute la galaxie, a sorti avec sa « Magic Jack Production » une nouvelle enquête de l’Inspecteur Magic Jack : ZOODYSTOPIA : https://www.youtube.com/watch?v=4vVw4Aad20I ;
    •  sur le souci posé par le réchauffement climatique, des indicateurs autour, des infos sensibilisant, alertant sur la situation de plus en plus inquiétante, les publications et partages de Peter D Carter « Directeur du Climate Emergency Institute, expert réviseur du GIEC, co-auteur de Unprecedented Crime, publié sur le changement climatique, le développement durable, la biodiversité » : https://twitter.com/PCarterClimate ;

     

    Bonne fin de semaine !