#450
Pascal LamachèrePascal Lamachère
Maître des clés

    Bonjour,

    le 24 décembre 2023 j’ai eu 47 ans, et cette année 2024, mon frère aîné va avoir 50 ans, ce qui m’a amené à penser au « temps » qui passe. Pas tant par angoisse, une crise de la 40ène à retardement, plus par rapport à des préoccupations. Je vous épargne un bilan de vie (qui a dit « ouf ! » ?), mais cela fait très longtemps que je n’ai pas voyagé en corps, on pourrait considérer que je suis devenu surtout observateur avant de me mettre à claviarder diverses réflexions sur ce fil, essayant de suivre au mieux les envolées de la chouette de Minerve, et si je devais faire un constat, ben, suffit de lire tout ce que j’ai écrit et de lire et regarder les doc’s suggérés ! Lol. Mais pour synthétiser : suffit de comprendre l’urgence liée au réchauffement climatique, les soucis évoqués, en avoir conscience, dont à quel point nous sommes jusqu’à présent collectivement pas à la hauteur en terme de solution à appliquer, à mettre en place, du fait du fonctionnement systémique semblant nous embarquer par ses rouages pour « excuse » / explications, pouvant donner la sensation d’impuissance personnelle, de fatalité.

    Mr Mondialisation a partagé sur son compte instagram un montage reprenant une photo prise lors du passage de 2023 à 2024 ayant fait le buzz, qui fait ce genre de constat, le résume très bien en une image : https://www.instagram.com/p/C1xQ-eKpTSf/

    Alors de prime abord, par esprit de contradiction, pour justification, on pourrait y voir surtout des gens qui n’étaient pas avec la plupart de leurs proches pour cette fin d’année, voulaient aussi partager le moment avec d’autres de leurs connaissances, trouver de « bonnes raisons ».

    Et en ce qui me concerne, c’est peut-être parce que je partage le constat tout en trouvant dommage de ne pas se concentrer sur des solutions que l’image n’a pas dans un premier temps suscitée d’autres réflexions dans mon esprit. Je pense à ce propos à des paroles de la chanson « S. Clair » d’Armens que j’écoutais beaucoup dans ma « jeunesse » :

    « Avant de parler pouvoir juger
    Tomber le costume de ton mépris
    D’une question enfanter ce cri
    C’est un credo facile de toujours dénoncer
    Sans jamais proposer de solution »

    Tout en sachant que ces paroles ne visent pas la publication de Mr Mondialisation, ni lui-même dont les idées de solution ne manquent pas dans le livre et au fil des publications du site. Je l’évoque juste car cette chanson m’avait marqué dans ma jeunesse, que ses paroles me sont revenues à l’esprit même si cela fait longtemps que je ne l’ai pas écoutée. Peut-être plus comme un rappel à moi-même, on pourrait le considérer.

    Après, je ne sais pas si c’est en y re réfléchissant ou si c’est en zyeutant la vidéo partagée par un internaute expliquant que ce n’était pas un fake, qui m’a suscitée le plus « d’émotions » : https://www.instagram.com/reel/C1mcZqPRstE/?igsh=dWFvejRkODdjdDZx

    mais cela m’a fait relativiser la pensée de la semaine dernière sur les doomeurs que j’ai trouvés parfois « contre-productifs ».

    Bref, ce qui m’est venu à l’esprit en re réfléchissant à la vue de la vidéo, de l’image :

    – nous sommes devenus une civilisation, une société d’abondance d’objets électroniques, avec divers scandales dans le cadre de l’exploitation néolibérale, telle que l’obsolescence programmée (il y a à priori beaucoup plus de smartphones en circulation, en état de marche, que d’humains dans le monde !), tel que pour l’extraction du cobalt ; le genre de scandales dénoncés dans des documentaires de journalistes qui ont enquêté, qui ont fait le buzz un temps avant que d’autres préoccupations prennent la place, que l’attention collective se porte ailleurs sans que le souci soit forcément réglé ;

    – qui parmi tous ces spectateurs se soucie de l’impact écologique des feux d’artifice ? ;

    – nous sommes dans une civilisation où il y a une abondance de divertissement, de diversion, et si on pourrait considérer que cela n’empêche pas d’ensuite se préoccuper de l’essentiel, que s’aérer l’esprit un moment n’empêche pas d’être conscient de soucis et de militer pour des solutions, qui le fait, qui le fera ? En acte, pour le moment, on est pas rendu, comme qui dirait, malgré l’urgence ;

    Aussi, après, comme c’est développé au cours du livre « Vous êtes l’évolution », il convient de comprendre les problèmes de fond, de ne pas se tromper de soucis, militer pour de ce qui ferait solution, de la « justice environnementale », sociale, pour l’humanité, les animaux, tenter d’établir une forme de pérennité dans le fonctionnement des écosystèmes, ou tout du moins pour commencer, s’attacher à limiter les dégâts, impulser une révolution de l’économie, pour de l’éthique ayant cet objectif.

    Dans le genre, lu de nouveau des médias évoquer le souci autour des prix, de l’inflation, du scandale de ce qui y participerait. C’est certainement le genre de sujet qui mériterait d’être traité au cas par cas, toujours est-il que pour vulgariser, si il est vrai que le profit aux actionnaires, le financement des « parachutes dorés », et cetera, sont critiquables, contestables, dans certains cas il n’y a pas que la flambée des prix inique qui pose problème et qui mériterait d’être dénoncé, évoqué.

    Dans le genre, des responsables d’un supermarché avaient affiché le « vrai coût » des produits à côté du prix officiel afin de sensibiliser leurs clients à la cause environnementale : « Environnement : en Allemagne, un supermarché affiche le vrai coût des produits » : https://www.consoglobe.com/environnement-supermarche-prix-cg

    Bon, ces « vrais coûts » sont relatifs à un système même si ils prennent en compte le souci environnemental, et je pense que la solution devrait être systémique plutôt que donner le relatif choix de consommation. Juste que cela reflète le souci des « coûts environnementaux ».

    Et niveau « coûts environnementaux », le Capitalocène est en train de provoquer une extinction de masse d’individus et d’espèces, et cela ne fait pas de mal de le rappeler.

    Et puis là où aussi c’est certainement injuste de qualifier les catastrophistes sensibilisant au réchauffement climatique d’être « contre-productif », c’est qu’évoquer les solutions théoriques ne les fait pas se réaliser dans la foulée. Ce serait génial, mais force est de constater la difficulté de changement, d’évolution, de révolution de l’économie vers une « économie qui serait économique », qui prendrait en compte les contraintes environnementales et éthique, c’est-à-dire végane, antispéciste, non capitaliste, ne subventionnant plus les énergies fossiles, et cetera. Et qu’il ne devrait plus être question de « fenêtre d’opportunités », qu’il faudrait agir sans plus attendre.

    Toutefois, je pense important de garder à l’esprit de l’objectif, des idéaux, de se concentrer sur des idées de solution tout en évoquant la situation catastrophique actuelle, même si mission impossible à atteindre pour diverses raisons tel que le fait qu’il aurait été trop attendu.

    Dirait-on de gens qui sauvent des vies pendant ou après une catastrophe, alors qu’il y a des milliers de morts çà et là, que c’est vain ? Non, il me semble, je pense, clair et net. Même si idéalement il faudrait pouvoir avoir plus d’emprise sur de la cause que panser au moment des effets, prévenir que guérir, comprendre le souci et donc de la solution systémique, de la façon la plus holistique possible, et s’y appliquer. En attendant, sans attendre, chaque part de colibri a sa raison d’être, si je puis écrire.

    Tels des anciens éleveurs qui ont fait leur part de colibri en exemple des gestes importants, en conduisant leur troupeau dans un refuge végan et en cessant leur activité, en s’étant convertis dans une activité « végane compatible », d’esprit végan. Même si ils n’ont pas changé dans l’immédiat le comportement d’autres gens, et probablement même de leur entourage, ils ont évité le sort de l’abattoir à des animaux, et pour chaque animal sauvé, ne pas avoir sa vie écourtée, pouvoir profiter du reste de sa vie dans de meilleures conditions, ce n’est pas rien, cela compte.

    Par contre, comme expliqué plusieurs fois, je pense important de garder à l’esprit qu’il y a un souci systémique, de paradigme, « politique », « économique ». Déjà évoqué l’idéal de la Zoopolis, des articles de revue-ballast évoquant l’importance de la cause animale et lien avec la contextualisation systémique, façon d’organiser la cité, les cités, pays, le monde, et des idées de variantes de systèmes « économiques », le lien avec les luttes sociales et écologiques, partagés notamment ici : https://www.cuisine-art-politique-et-compagnie.com/forums/sujet/articles-a-propos-de-la-cause-animale-politique-economique-et-ecologique/

    ainsi que ce podcast de Victor Duran-Le Peuch, mais pour rappel, vous inviter à prendre le temps de l’écouter si pas encore fait, divers intervenants à « Comme un poisson dans l’eau » l’ont évoqué : https://www.youtube.com/@poissonpodcast/videos

    tel que les épisodes où un intervenant développe sa thèse autour du risque d’Écofascisme (les 3 volets de l’épisode 21) et :

    Approche intersectionnelle de l’animalité : entre racisme et spécisme : https://www.youtube.com/watch?v=nERrpDq3q8A

    Antiracisme et antispécisme peuvent-ils s’allier ? : https://www.youtube.com/watch?v=dizsz0crC5U

    Au final, j’en reviens toujours aux mêmes thématiques, les mêmes liens, mais au cas-où vous n’ayez pas encore lu ou regardé, peut-être qu’à force vous le ferez, en prendrez connaissance, et puis surtout, ils me semblent importants pour comprendre le plus « holistiquement possible » les problèmes de civilisation et les idéaux, des potentielles solutions. Et étant donné l’urgence liée au réchauffement climatique, tant que collectivement il n’y aura pas d’évolution, je risque de continuer ainsi.

    Après, je n’aime pas trop me répéter, vous suffirait de relire ce que j’ai déjà écrit et les liens de docs que je vous ai invités à consulter, et pour les semaines à venir je partagerai certainement plus des créations que disserter de la sorte (peut-être pour le fun, en clin d’œil à l’histoire du Petit Prince évoquée plusieurs fois, commencerai-je le fil créatif de cette année, la semaine prochaine, en vous dessinant un mouton, même si je gribouille très mal).

    Ah, cela me fait penser qu’une autre réflexion qui m’était venue à l’esprit à la vue de l’image d’autant de smartphones, c’est la conclusion à une citation de Bernard Weber sur la communication, la difficulté de bien se comprendre, l’art de la communication, un côté « dans quel but et pour quelle fin ? » (le message par l’art philosophique poétique du journal de Personne : https://www.youtube.com/watch?v=noBfRyfnQew ) :

    « La communication se résume par cette phrase que j’ai affichée chez moi :

    “Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.”

    La communication est très difficile parce que nous sommes remplis de préjugés, parce qu’on comprend de travers, parce qu’on a des difficultés à s’exprimer et parce qu’on a des difficultés à écouter. Reste un énorme travail à faire ; nous sommes à l’aube de la communication.

    C’est étrange parce que maintenant que nous avons des outils très répandus et très puissants on peut communiquer facilement mais on n’utilise pas ces moyens. Plus on a d’outils pour communiquer, moins on communique et plus la communication perd en richesse. Nous sommes à une époque où la communication va prendre énormément d’importance et où il faudrait avoir une réflexion : on communique quoi ? Quelles idées ? »

    Source : http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/innerview/pages/Communication.htm

    Ce qui me fait penser, de ce qu’il y aurait à communiquer : des publications de Mr Mondialisation, le livre « Vous êtes l’évolution » et des publications du site, ainsi que divers docs, créations et livres pris en photo, des idées de Peter Joseph, de Bernard Friot et du réseau salariat, et des de végans antispécistes tels que du podcast évoqué, et dont de la fin du livre « Urgence ! Il faut sauver les océans » du capitaine Paul Watson où il liste quelques recommandations.

    Et je pense au film « Un monde meilleur », où il est question de la potentialité d’une idée pour aider le monde à sortir de son marasme, de ce qui pourrait participer de faire face aux effets délétères du réchauffement climatique, et cetera.

    Je veux dire, le lien entre ces pensées et la réflexion sur la communication, c’est de commencer par se dire que nous devrions nous concentrer sur les principaux soucis et potentielles solutions, amorcer un souffle de changement.

    Je n’en reçois plus depuis pas mal de temps du fait de développement des réseaux sociaux, de l’évolution des habitudes de communication de tout un chacun, et peut-être est-ce aussi votre cas, mais vous vous souvenez des messages vous promettant une bénédiction si vous les partagiez à d’autres de vos contacts, une malédiction si vous ne le faisiez pas ? Parfois c’était des « hoax informatifs » sur un tel ou un tel était pirate, divers hoax, intox avec incitation du style à faire passer le massage, composant au fil des partages comme une sorte de chaîne de communication sur une base de « vide informatif ».

    Plutôt que du « vide informatif », une bonne raison de « faites passer le message à vos contacts », de partager des messages conséquents, pertinents, serait un « message de bon sens », l’évocation des problèmes essentiels de notre ère et potentielles solutions, concernant tous les êtres humains et autres êtres vivants partageant notre sort sur la Terre. Une petite liste faisant synthèse, rapide à lire et à comprendre, en listant en sources des livres à lire, des liens à consulter pour les formatés par l’idéologie capitaliste et / ou carniste, les faire réfléchir, se remettre en question à un moment ou un autre. Cela n’empêcherait probablement pas celles et ceux qui ne prendront pas le temps de lecture, parce que climato-sceptiques, idéologiquement butés, ont des pré-occupations quotidiennes chronophages où ils ne s’accorderaient pas le temps de potasser ce genre de dossier, d’être réfractaires sur le coup, de ne pas remettre en question leurs préjugés sur l’instant, mais qui sait ? Si tout le monde convaincu qu’il y a bien un réchauffement climatique, des soucis écologiques, de l’importance de sensibiliser autour, de l’intérêt, de la potentialité à mettre en pratique, à suivre une telle initiative, « jouait le jeu », l’effet serait bénéfique, positif, constructif ?

    A chacun de voir, de réfléchir et d’agir en conséquence.

    Et euh, je comptais finir le message de ce vendredi sur cette idée, cette amorce, mais j’ai récemment regardé une vidéo et zyeuté une étude autour qui a suscité des réflexions dont j’ai envie de vous faire part. J’hésite à l’évoquer la semaine prochaine, redisserter un peu à l’occasion autour de la spiritualité et de l’évolution de mon point de vue en fonction des connaissances, si ce n’est que c’est aussi en lien avec ce que nous aurions tendance à préjuger faisable et pas faisable. Alors voilou la vidéo :

    Suite Expérimentation Macro-PK au centre SENTERIS : https://www.youtube.com/watch?v=9hUx1OteuHw

    Et l’étude : Recherches avec un sujet psi grec : https://www.metapsychique.org/recherches-avec-un-sujet-psi-grec/

    J’ai beau croire en l’existence de certains phénomènes qualifiés de paranormaux, du moins en leur « plausibilité », trouver assez vrai le coup de « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux », en voyant la vidéo, peut-être parce que vu des tours de passe-passe de mentalistes il y a quelques années, les premières réflexions qui me sont venues à l’esprit sont celles d’un étant sceptique, qui a du mal à croire en ce genre de « pouvoir » et s’est dit qu’il doit y avoir une supercherie d’une manière ou d’une autre (technologie pouvant duper les chercheurs ou vidéo canular). Mais en fait, ce serait authentique, et je dirais que cela illustre parfaitement le tort de préjuger sur ce qui serait ou non possible, que nous pouvons toujours avoir à en apprendre sur la vie, les potentialités, les capacités.

    Et je termine le message de ce vendredi en vous partageant la chanson de HK, au cas-où vous ne l’ayez pas encore écoutée : « Il vous appartient de vivre ! », HK chante le dernier poème de Refaat Alareer poète palestinien de Gaza : https://www.youtube.com/watch?v=w6vdQJNwcxY

    Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, une bonne fin de semaine, à vendredi prochain !